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    <title>Moyen Âge</title>
    <link>http://preo.ube.fr/crescentis/index.php?id=149</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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      <title>Le vigneron médiéval, un personnage urbain ?</title>
      <link>http://preo.ube.fr/crescentis/index.php?id=1639</link>
      <description>Alors qu’on associe spontanément le vigneron au monde rural, c’est paradoxalement la documentation urbaine qui nous renseigne le mieux sur lui pour les trois derniers siècles du Moyen Âge. Si les sources notariales et seigneuriales ne sont pas toujours précises le concernant avant le xve siècle, les archives urbaines permettent de mieux comprendre l’émergence d’un métier reconnu, en partie façonné par les exigences de la ville. Au xive siècle, les listes produites (de vote ou d’imposition) donnent à voir un groupe socio-professionnel bien identifié. Dans les décennies suivantes, les sources normatives se multiplient à leur sujet ainsi que les conflits sur leur temps de travail. Enfin, la fin du xve siècle voit l’apparition de métiers organisés dans plusieurs villes. Cette lente évolution répond à une exigence de professionnalisation de la part de citadins investissant de plus en plus dans des clos périurbains sans procéder eux-mêmes à leur exploitation. Although we spontaneously associate winegrowers with the rural world, surprisingly it is urban documentation that tells us the most about them for the last three centuries of the Middle Ages. While notarial and seigneurial sources are not always precise before the 15th century, urban archives provide a better understanding of the emergence of a recognised profession, partly shaped by the demands of the town. In the 14th century, the lists that were produced (for voting or taxation purposes) show a clearly identified socio-professional group. In the decades that followed, there were more and more normative sources on their subject, as well as conflicts over their working hours. Finally, the end of the fifteenth century saw the emergence of organised professions in several towns. This slow development was a response to the need for professionalism on the part of city people who invested more and more in peri-urban enclosures without farming them themselves. </description>
      <pubDate>ven., 20 déc. 2024 10:27:21 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>lun., 03 févr. 2025 14:43:30 +0100</lastBuildDate>
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      <title>Produire le vin à Reims au Moyen Âge. Interactions, lieux du vin et fabriques de la norme, xiie-xvie siècle</title>
      <link>http://preo.ube.fr/crescentis/index.php?id=1534</link>
      <description>L’article explore les conditions de la production de vin dans la ville de Reims du xiie au xvie siècle par une plongée dans les archives des seigneurs des bans de la ville. Malgré une origine assez ancienne de la viticulture aux alentours de la ville, les lieux du vin sont rarement mentionnés dans le périmètre urbain. Profitant d’un dense maillage de villages proches, la production du vin se retrouve principalement sur les coteaux alentours : versant nord de la Montagne de Reims et massif de Saint-Thierry. Même, les équipements de vinification en ville sont très rares et étroitement contrôlés. Cependant, les dynamiques de régulation de la production, d’organisation des espaces et de commercialisation proviennent des jeux d’acteurs urbains, parmi lesquels se distinguent l’archevêque de Reims, le chapitre cathédral et l’échevinage. Ces échanges, parfois vifs, témoignent de la vitalité de cette économie sociale viticole mais ont échoué à faire émerger un « vin de Reims » se distinguant par sa typicité. Ils en ont néanmoins affirmé l’essor, à l’aube de la modernité. The article explores the production of wine within the city Reims, from the 12th to the 16th century, by delving into the archives of the lords of the city bans. Despite the ancient origin of winegrowing in the surrounding area, vines are scarcely mentioned within the urban perimeter. Thanks to a dense network of nearby villages, wine is mainly produced on the surrounding hillsides : the northern slopes of the Montagne de Reims and the Saint-Thierry massif. Even so, the winemaking equipments are uncommon in town and closely controlled. However, the regulation of the production, the dynamics of the organization of wines’ areas, and commercialization come from complex interactions of urban actors. The archbishop of Reims, the cathedral chapter and the aldermen’s council of Reims are particularly involved. These sometimes heated exchanges demonstrate the vitality of the wine social economy, but have failed to establish a “wine of Reims”, that stands out for its typicity. Nevertheless, they confirmed its growth at the dawn of modernity. </description>
      <pubDate>jeu., 19 déc. 2024 11:54:31 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>lun., 03 févr. 2025 14:41:45 +0100</lastBuildDate>
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      <title>De la théorie à la pratique. Penser et nommer la vigne dans les sources médiévales</title>
      <link>http://preo.ube.fr/crescentis/index.php?id=1484</link>
      <description>Cet article explore les manières de nommer les variétés de vignes entre le xiiie et le xve siècle. Les œuvres magistrales de Vincent de Beauvais, Thomas de Cantimpré, Barthélemy l’Anglais, Albert le Grand et Pierre de Crescens proposent un système de nomenclature emprunté aux auteurs anciens. Au même moment émerge dans les sources normatives et de la pratique une nomenclature vernaculaire vivante, riche et originale pour désigner des sortes de vignes et de vin ; ce système de dénomination est ignoré des grands auteurs du xiiie siècle. C’est à partir du xive siècle que des traités d’agriculture commencent à prendre en compte ces noms nouveaux. Cependant, jusqu’à l’invention de l’ampélographie dans la seconde moitié du xixe siècle, cette dénomination vernaculaire est ambiguë, servant à désigner parfois des variétés de vigne, plus souvent des qualités de vin. This paper explores the naming of grapevine varieties between the 13th and 15th centuries. The masterpieces of Vincent de Beauvais, Thomas de Cantimpré, Barthélemy l’Anglais, Albert le Grand and Pierre de Crescens propose a system of naming inherited from ancient authors. At the same time, a lively, rich and original vernacular nomenclature was emerging in normative and practical sources to designate types of vine and wine ; this naming system was ignored by the great authors of the 13th century. From the 14th century onwards, agricultural treatises began to take these new names into account. However, until the invention of ampelography in the second half of the 19th century, this vernacular naming system was ambiguous, sometimes designating vine varieties, more often wine qualities. </description>
      <pubDate>mer., 20 déc. 2023 22:10:17 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 10 janv. 2024 10:04:18 +0100</lastBuildDate>
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      <title>Des variétés de vignes dans le compte de la bouteillerie du comte de Blois en 1385</title>
      <link>http://preo.ube.fr/crescentis/index.php?id=1451</link>
      <description>La bibliothèque Abbé Grégoire de la ville de Blois (France) conserve dans le fonds Joursanvault un dossier concernant l’office de la bouteillerie du comte de Blois dans la seconde moitié du xive siècle. Un compte de 1385 présente la particularité d’utiliser une dénomination vernaculaire technique pour désigner la variété des qualités de vignes et de vins : auvernat, tendrier, fromenté, fourmenté, vin de festu, vin saugé. Cet article présente cette source exceptionnelle et analyse le sens de cette terminologie ambiguë. In the Joursanvault collection, the Abbé Grégoire library in Blois, France, conserves a record concerning the office of the bouteillerie of the Count of Blois in the second half of the 14th century. An 1385 wine account is unusual in that it uses a technical vernacular name to describe the various qualities of vines and wines : auvernat, tendrier, fromenté, fourmenté, vin de festu, vin saugé. This article presents this exceptional source and explains the meaning of this ambiguous terminology. </description>
      <pubDate>lun., 18 déc. 2023 12:50:08 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>sam., 30 déc. 2023 10:24:18 +0100</lastBuildDate>
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      <title>Le “plaisir sucré” de la duchesse : un point sur la production du « galant de Madame » à la fin du Moyen Âge</title>
      <link>http://preo.ube.fr/crescentis/index.php?id=1176</link>
      <description>Le « galant » est une boisson qui apparaît pour la première fois en 1383 parmi la gamme des produits élaborés dans les vignobles des ducs de Bourgogne à la fin du Moyen Âge. Cet article propose une relecture des sources qui évoquent le galant dans les comptes des closiers des domaines ducaux de Talant et de Chenôve, à proximité de Dijon, à la fin du Moyen Âge. Il ressort de l’étude de ce produit rare (2 à 4 % de la production), certainement aromatisé à la gentiane, qu’il faille reconsidérer la notion de « vin cuit » pour les xive et xve siècles. En effet, le galant n’est obtenu que par chauffage au chaudron et réduction d’un à deux tiers du volume initial de moût de raisins blancs, sans adjonction d’eau-de-vie. Ce procédé d’élaboration rapproche le galant de la catégorie des « robs », qui sont des réductions de fruits, souvent de raisins, importés de la médecine arabe, et fréquemment appelés « vins cuits » dans les manuels de pharmacopées prémodernes. On propose ainsi l’hypothèse que le galant ne soit ni un vin apéritif, ni un vin récréatif particulièrement prisé par les duchesses de Bourgogne, mais bien plutôt un produit médicinal en accord avec la nature « froide » du corps féminin, selon les préceptes de la médecine médiévale. Among the range of products elaborated in the Dukes of Burgundy vineyards at the end of the Middle Ages, the galant is first quoted in 1383. This paper strives to shed new light upon the sources in which the galant appears, i.e. the accountability documentation of the Dukes’ vineyards. Our research focuses on two demesnes located near Dijon: Talant and Chenôve.The study of this rare product (2-4% of total production), which was certainly flavored with gentian, shows that the notion of fortified wine should be reconsidered for the 14th and 15th centuries. The galant was obtained only by heating white grape must in a cauldron, searching to reach a diminution of one- or two-thirds of the basic volume. The process of its making brings the galant closer to the category of “robs”. Imported from Arabian medicine knowledge, robs are reductions of fruits, often grapes, that we frequently refer to as “vin cuit” in pre-modern pharmacopeia manuals. We can submit the hypothesis that the galant was neither an aperitif nor a product particularly prized by the Duchesses of Burgundy for its sweetness, but rather a medicinal product kin with the “cold” nature of the female body, according to the precepts of medieval medicine. </description>
      <pubDate>mer., 28 juil. 2021 12:21:15 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>mar., 24 mai 2022 10:10:35 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Un pressoir et des résidus de vinification de la fin du xiiie s./début du xive s., découverts dans le centre de Moissac (Tarn-et-Garonne</title>
      <link>http://preo.ube.fr/crescentis/index.php?id=1079</link>
      <description>La ville de Moissac présente un sous-sol particulièrement riche d’un point de vue archéologique, favorisé par une forte humidité propice à la préservation des restes organiques, en particulier de bois et de graines. C’est dans ce contexte qu’ont été mis au jour, au sein même de la ville, d’importants restes de vinification associés aux vestiges d’un puissant pressoir à levier à taissons enterrés. La conservation de nombreuses pièces de bois permet de documenter les fondations de cette structure datée de la fin du xiiie s. ou du début du xive s. Pour cette époque, plusieurs pressoirs appartenant à l’abbaye Saint-Pierre sont mentionnés dans les textes, mais tous sont situés aux portes de la ville. Le statut de l’ouvrage reste donc inconnu, même si ses dimensions suggèrent plutôt d’y voir un pressoir collectif. Cette découverte, rare pour cette période et ce contexte, invite aussi à réfléchir sur la chaîne opératoire et sur la topographie des lieux de production du vin. The city of Moissac presents a rich archaeological underground due to high humidity, allowing a good preservation of organic remains, in particular wood and seeds. During excavation works in the city, significant evidence of winemaking have been discovered in association with remnants of a powerful lever winepress. The conservation of many pieces of wood makes it possible to document the foundations of this structure, dated by dendrochronology from the end of the 13th century or the beginning of the 14th century. For this period, several winepresses belonging to Saint-Pierre Abbey are mentioned by written sources, but all are located at the gates of the city. The status of the structure therefore remains unknown, even if its dimensions rather suggest a collective press. This discovery, which is rare for this period and this context also invites us to reflect on the operating chain and the topography of the places where the wine was produced. [Traduction de Candice Médigue] </description>
      <pubDate>mer., 15 juil. 2020 16:08:27 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>lun., 28 sept. 2020 10:33:44 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Des traces archéologiques témoins de l’implantation d’un vignoble sur le finage de Cernay-lès-Reims et Saint-Léonard au Moyen Âge</title>
      <link>http://preo.ube.fr/crescentis/index.php?id=1018</link>
      <description>Les nombreuses opérations archéologiques réalisées sur les communes de Cernay-lès-Reims et Saint-Léonard, en limite sud-est de l’agglomération rémoise, ont permis de rencontrer plusieurs occupations de la protohistoire à la période contemporaine. Parmi elles, la présence d’une multitude de petites fosses trapézoïdales a été attestée sur une grande partie de l’emprise qui a fait l’objet des interventions. Avec leurs morphologies atypiques, ces fosses se sont révélées être les témoins d’une activité viticole installée sur le finage de la commune de Cernay-lès-Reims aux alentours des XIe-XIIIe siècles. Thanks to the numerous archaeological operations carried out in Cernay-lès-Reims and Saint-Léonard - on the south-eastern edge of the Reims urban area - several sites from protohistory to the contemporary period were discovered. Among them, the presence of a multitude of small trapezoidal pits could be observed, and that over a large part of the area that was the subject of the interventions. With their atypical shapes, these pits are the proof of a wine-growing activity at the edge of Cernay-lès-Reims around the 11th-13th centuries. [Traduction de Claire Lavaud] </description>
      <pubDate>mar., 17 déc. 2019 09:17:50 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>lun., 09 mars 2020 11:03:05 +0100</lastBuildDate>
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      <title>Un clos…. ou des clos ? Quelques réflexions autour d'une pratique de démarcation en Côte de Nuits et Côte de Beaune.</title>
      <link>http://preo.ube.fr/crescentis/index.php?id=237</link>
      <description>Résumé : En Bourgogne, le clos est intimement lié à l’image de la viticulture, mais son sens, son origine et son histoire restent encore peu étudiés. Cet article propose une enquête dans les sources médiévales et modernes visant à interroger la chronologie de la pratique, et la ou les valeurs de cette clôture sur les Côtes de Nuits et de Beaune. Sur le coteau bourguignon, le rythme d’apparition des clos est discontinu, marqué par deux temps forts majeurs, l’un à la charnière des XIIème et XIIIème siècles, l’autre entre les XIXème et XXème siècles. S’ils se traduisent de la même manière dans le paysage, les valeurs sous-jacentes qu’ils recouvrent, leur rôle ou leur charge symbolique diffèrent. Pour le Moyen Âge, l’analyse historique souligne la valeur de droit et de fiscalité d’une clôture qui permet d’extraire une partie de terre d’un mode d’imposition ou de justice appliqué à un territoire plus vaste. Après la Révolution, la clôture perd ce sens premier mais, loin de disparaître, sa valeur est remotivée. Le clos devient alors progressivement l’expression d’une viticulture d’exception. Abstract : In Burgundy, the enclosure is strongly linked to the viticulture. Nevertheless, its meaning, its origin and its history remain quite unknown. This paper proposes a survey in medieval and modern sources in order to question the chronology of the practice and its value (or values) on the Côte de Nuits and the Côte de Beaune. On the Burgundian hillside, the rhythm of enclosure appearances is discontinuous: it is marked by two major peaks, one at the turn of the 12th and 13th centuries, the other between the 19th and 20th centuries. Their value, their role or their symbolic potential differ a lot, although their shape and location in the landscape may be unchanged. For the Middle Ages, the historical analysis emphasizes the legal and fiscal value of a fence that extracts a piece of land from a mode of taxation or justice applied to a larger territory. After the Revolution, the fence loses its meaning but, far from disappearing, its value is revived. During the Modern period, the enclosure becomes gradually the expression of an exceptional vineyard. </description>
      <pubDate>mar., 11 sept. 2018 12:08:45 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>jeu., 20 déc. 2018 11:02:28 +0100</lastBuildDate>
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      <title>L’invention du cru en Bordelais. Du croît d’un lieu au vin de distinction (Moyen Âge-XVIIème siècle)</title>
      <link>http://preo.ube.fr/crescentis/index.php?id=147</link>
      <description>En Bordelais, la conception actuelle du cru, dans ses dimensions pédologiques, œnologiques, juridiques, etc., est le résultat d’un processus de discernement des vins hérité du XVIIIème siècle et normalisé aux XIXème et XXème siècles avec la mise en place d’un réseau de spécialistes qui en ont établi les critères. Participant de ce regard moderne, les historiens, tels René Pijassou et Henri Enjalbert, ont voulu en restituer l’avènement qu’ils associaient à celui des vins de qualité et des châteaux aux XVIIème et XVIIIème siècles. De cette sorte, ils ont négligé l’emploi du terme de cru dans les sources plus anciennes et corrélativement, la part de l’héritage médiéval dans son invention. L’étude se propose ici de la restituer en analysant l’usage du terme dans les sources de la fin du Moyen Âge et en observant l’évolution de sa sémantique jusqu’à l’émergence des « grands crus ». In the Bordeaux region, the current approach of growth in its soil, œnological, legal, etc. aspects is the result of a wine discrimination process inherited from the 18th century and standardised during the 19th and the 20th centuries, with the setting of a network composed of experts who have established the criteria for discrimination. As part of this modern conception, historians' works, such as those of René Pijassou and Henri Enjalbert, tried to retrace this emergence that they linked with those of fine wines and of the « châteaux » during the 17th and the 18th centuries. In this way, they have neglected the use of the word « growth » in more ancient texts and in the same time they have forgotten the medieval legacy in its invention. This study proposes to restore it by the analysis of the uses of this word in Late medieval texts and by the comment of its semantic evolution until the appearance of the « grands crus ». </description>
      <pubDate>ven., 22 déc. 2017 11:08:45 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>jeu., 20 déc. 2018 10:46:57 +0100</lastBuildDate>
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