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    <title>Récits d’esclavage en bande dessinée et vulgarisation du savoir historique</title>
    <link>https://preo.ube.fr/epistemocritique/index.php?id=990</link>
    <description>L’édition contemporaine de bande dessinée pour la jeunesse ne vise pas seulement le divertissement de son destinataire, mais se montre capable de s’emparer des questions sensibles et des pages éprouvantes de l’histoire pour nourrir la culture des jeunes lecteurs. En l’occurrence, depuis la promulgation de la loi Taubira qui, en 2001, reconnaît l’esclavage comme crime contre l’humanité et rend son enseignement obligatoire, il se publie de nombreux récits d’esclavage dans tous les genres littéraires pour traiter ce sujet, donc également en bande dessinée. Le présent article se propose de rendre compte de la manière dont la bande dessinée la plus récente cherche à transmettre l’histoire de l’esclavage en exploitant les caractéristiques du genre, les images séquentielles, le dialogue du texte et de l’image, la fictionnalisation du savoir. Nous avons retenu trois tendances différentes. La première, de facture classique, fait alterner fiction en BD et documents d’archives (Enchaînés dans l’entrepont de la Marie-Séraphique, 2021). La deuxième élit la biographie pour sortir de l’ombre des figures d’esclaves jusque-là délaissées par l’histoire officielle (Vingt Décembre. Chroniques de l’abolition, 2023). La troisième atteste l’engagement de ses auteurs et décrit leurs efforts pour mettre au jour ce que l’histoire a longtemps passé sous silence (Wake. L’histoire cachée des femmes meneuses de révoltes d’esclaves, 2022). Quels que soient les moyens narratifs et graphiques sollicités, ces albums attestent le rôle clé de la bande dessinée pour vulgariser, sans concession ni édulcoration, des connaissances historiques sur un passé dont les échos retentissent toujours sur la société contemporaine. Contemporary comics for young people are not only intended to entertain their audience, but also to tackle sensitive issues and difficult chapters of history in order to foster the cultural development of young readers. In fact, since the enactment of the Taubira Law in 2001, which recognizes slavery as a crime against humanity and makes its teaching mandatory, numerous stories about slavery have been published in all literary genres to address this subject, including comics. This article aims to show how the most recent comics seek to convey the history of slavery by using the features of the genre, sequential images, the dialogue between text and image, and the fictionalization of knowledge. We have selected three different trends. The first, which is classic in style, alternates between fictional comics and archival documents (Enchaînés dans l’entrepont de la Marie-Séraphique, 2021). The second uses biography to bring to light figures of slavery who had previously been overlooked by official history (Vingt Décembre. Chroniques de l’abolition, 2023). The third attests to the commitment of its authors and describes their efforts to uncover what history has long ignored (Wake: L’histoire cachée des femmes meneuses de révoltes d’esclaves, 2022). Regardless of the narrative and graphic techniques used, these albums attest to the key role of comics in popularizing, without compromise or sugarcoating, historical knowledge about a past that still resonates in contemporary society. </description>
    <category domain="https://preo.ube.fr/epistemocritique/index.php?id=73">Numéros</category>
    <category domain="https://preo.ube.fr/epistemocritique/index.php?id=959">Bande dessinée et partage des savoirs, 2</category>
    <category domain="https://preo.ube.fr/epistemocritique/index.php?id=1063">Dossier thématique</category>
    <language>fr</language>
    <pubDate>mer., 17 déc. 2025 14:08:44 +0100</pubDate>
    <lastBuildDate>mar., 10 mars 2026 12:02:19 +0100</lastBuildDate>
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