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    <title>Chili</title>
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    <description>Entrées d’index</description>
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      <title>La transition vers la démocratie au Chili : pouvoirs de faits, politiques et conflits de mémoire</title>
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      <description>Au Chili, suite aux mobilisations populaires qui conduiront au Référendum de 1988 et à la chute de la dictature de Pinochet, la transition démocratique va rester « sous tutelle » des forces civilo-militaires antérieures à chaque fois que celles-ci useront, à défaut de pouvoirs directs, de leurs prérogatives institutionnelles pour empêcher que ‘vérité’ et ‘justice’ ne se fassent. Dans ce sens, elle se caractérise tout autant par la tentative d’éclaircir officiellement la vérité historique que par la volonté de forcer un oubli se voulant réconciliateur. La mise en place de la Commission « Rettig » en 1990, comme les négociations politiques auxquelles elle a donné lieu, illustrent parfaitement ce paradoxe sur lequel va se dessiner un clivage mémoriel conduisant à deux positions bien distinctes et opposées : d’un côté, celle défendue aujourd’hui par la Fondation Pinochet créée un mois avant l’emprisonnement du général Contreras en novembre 1995, qui représente le secteur économique et politique le plus proche et fidèle du dictateur depuis son arrestation à Londres en 1998, pour qui la ‘vérité’ historique ne saurait remettre en cause le cadre institutionnel issu de la dictature, celui-là même qui permet de garantir l’impunité des crimes, seule condition de la ‘réconciliation’. De l’autre, celle des familles de victimes et associations de défense de droits de l’Homme qui, à travers des actions de ‘ justice sociale’ telles que la FUNA, continuent de réclamer des comptes et n’acceptent de parler de ‘réconciliation’ que dans la mesure où la ‘vérité’ historique est établie. En réalité, ni les négociations autour de la « Table de Dialogue » sur les droits de l’Homme sous les mandats des présidents Frei et Lagos, ni le Rapport Valech clôturé suite à la victoire électorale de Bachelet, ne permettront de construire une histoire officielle satisfaisante pour tous et d’aboutir à une reconnaissance des responsabilités. Alors que Pinochet meurt en toute impunité en 2006, et face à ses polémiques funérailles, la nation reste toujours fortement divisée dans sa mémoire. In Chili, after people’s demonstrations that provoked the 1988 referendum and the fall of Pinochet’s dictatorship, the transition to democracy will remain “under surveillance” of the precedent civil and military forces. These forces will use, in the absence of direct powers, of their institutional prerogatives in order to allow “truth” and “justice” is made. In this sense, they show a parallel wish to officially put into clear the historical truth and by the aim to force reconciliatory forgetfulness. The setting up of the Retting Commission in 1990, as well as the political negotiations it implied, perfectly show the paradox on which a cleavage of memory will be based. It will lead to well differentiated and confronted positions: on one side, the position of the Pinochet Foundation, which was set up one month before the imprisonment of general Contreras in November 1995, and which nowadays represents the political and economic sectors loyal to the dictator since his arrest in London in 1998. For them, the historical “truth” cannot question in any way the institutional framework of the dictatorship, which guarantees the impunity of crimes and that is the only condition for “reconciliation”. On the other side, the position of the families of victims and human rights associations, like the FUNA, that through “social justice” actions keep on asking for justice and only accept “reconciliation” if the historical “truth” is set. The reality is that neither the negotiations of the Table of Dialogue on human rights under Frei and Lagos presidencies nor the Valech Report, closed after Bachelet’s election, will allow to build up a satisfactory official history for all and reach an assumption of responsibilities. While Pinochet died with impunity in 2006, and front of his funerals polemics, the nation remains deeply divided in its memory. </description>
      <pubDate>jeu., 25 janv. 2018 10:01:42 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>lun., 25 sept. 2023 14:31:36 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Chile y los poderes fácticos de iure. Un caso paradójico de transición a la democracia</title>
      <link>http://preo.ube.fr/individuetnation/index.php?id=356</link>
      <description>En Chile, con el advenimiento de la Constitución de 1980, erigida como el principal instrumento de negociación de la transición democrática, se han consolidado poderes fácticos ‘de iure’. Esto es, grupos de poder que se han posicionado por sobre el poder del Estado, cuya fuerza e influencia política se hallan constitucionalmente amparadas y reforzadas. Primero las Fuerzas Armadas, que asumieron un poder tutelar de la democracia hasta el año 2005; luego, los principales conglomerados económicos, cuyo poder se ha ido configurando al alero de una férrea defensa constitucional de la propiedad privada y del libre mercado. Este artículo se propone demostrar que la transición chilena, aun cuando se alce como una experiencia ejemplar, se corresponde en realidad a un caso paradójico de democratización. Pues si bien es cierto que en este proceso han primado la estabilidad institucional, la gobernabilidad y el crecimiento económico, también se han generado condiciones de enorme desigualdad económica y de segregación político-social que no han permitido una participación igualitaria en el juego democrático. Au Chili, avec la Constitution de 1980, érigée en élément principal de négociation de la transition vers la démocratie, se sont consolidés certains Pouvoirs de fait. Des groupes de pouvoir, dont la puissance et l’influence politique se sont vues constitutionnellement protégées ou renforcées, ont pris le dessus sur l’État lui-même. En premier lieu, les Forces Armées et leur rôle de « pouvoir tutélaire » de la démocratie jusqu’en 2005; ensuite, les principaux groupes économiques qui ont su tirer leur force d’une défense acharnée de la propriété privée et du libre marché dans le texte constitutionnel. Cet article démontrera que la transition chilienne, bien qu’elle soit souvent présentée comme une expérience exemplaire, correspond en réalité à un cas paradoxal de démocratisation. En effet, s’il est certain que, au cours de ce processus, la stabilité institutionnelle a été l’objectif primordial à atteindre, tout comme la gouvernabilité et la croissance économique, il n’en est pas moins vrai qu’il a généré les conditions d’une énorme inégalité économique et d’une ségrégation politico-sociale, empêchant ainsi une participation juste et pleine dans le jeu démocratique. Since the enactment of 1980 Constitution, erected as the principal negotiating tool in the transition to democracy in Chile, factual powers ‘de iure’ have been consolidated. That is, power groups positioned over the state power, whose political influence are constitutionally guaranteed. First the Armed Forces, that assumed a trusteeship power of the democracy until 2005. Then, the main economic conglomerates, whose power has been shaped under the auspices of a tough constitutional defense of private property and free market. With this, the author tries to demonstrate that the Chilean case, even if considered as an exemplary experience of democratic transition, better corresponds with a paradoxical case of democratization. Thus although in the country has prevailed the constitutional stability, the governance and the economic growth, it has also generated conditions of political and social segregation that have not allowed equal participation in the democratic game. </description>
      <pubDate>jeu., 25 janv. 2018 10:01:19 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>lun., 25 sept. 2023 14:31:22 +0200</lastBuildDate>
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