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    <title>démocratie</title>
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    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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      <title>La transition vers la démocratie au Chili : pouvoirs de faits, politiques et conflits de mémoire</title>
      <link>http://preo.ube.fr/individuetnation/index.php?id=362</link>
      <description>Au Chili, suite aux mobilisations populaires qui conduiront au Référendum de 1988 et à la chute de la dictature de Pinochet, la transition démocratique va rester « sous tutelle » des forces civilo-militaires antérieures à chaque fois que celles-ci useront, à défaut de pouvoirs directs, de leurs prérogatives institutionnelles pour empêcher que ‘vérité’ et ‘justice’ ne se fassent. Dans ce sens, elle se caractérise tout autant par la tentative d’éclaircir officiellement la vérité historique que par la volonté de forcer un oubli se voulant réconciliateur. La mise en place de la Commission « Rettig » en 1990, comme les négociations politiques auxquelles elle a donné lieu, illustrent parfaitement ce paradoxe sur lequel va se dessiner un clivage mémoriel conduisant à deux positions bien distinctes et opposées : d’un côté, celle défendue aujourd’hui par la Fondation Pinochet créée un mois avant l’emprisonnement du général Contreras en novembre 1995, qui représente le secteur économique et politique le plus proche et fidèle du dictateur depuis son arrestation à Londres en 1998, pour qui la ‘vérité’ historique ne saurait remettre en cause le cadre institutionnel issu de la dictature, celui-là même qui permet de garantir l’impunité des crimes, seule condition de la ‘réconciliation’. De l’autre, celle des familles de victimes et associations de défense de droits de l’Homme qui, à travers des actions de ‘ justice sociale’ telles que la FUNA, continuent de réclamer des comptes et n’acceptent de parler de ‘réconciliation’ que dans la mesure où la ‘vérité’ historique est établie. En réalité, ni les négociations autour de la « Table de Dialogue » sur les droits de l’Homme sous les mandats des présidents Frei et Lagos, ni le Rapport Valech clôturé suite à la victoire électorale de Bachelet, ne permettront de construire une histoire officielle satisfaisante pour tous et d’aboutir à une reconnaissance des responsabilités. Alors que Pinochet meurt en toute impunité en 2006, et face à ses polémiques funérailles, la nation reste toujours fortement divisée dans sa mémoire. In Chili, after people’s demonstrations that provoked the 1988 referendum and the fall of Pinochet’s dictatorship, the transition to democracy will remain “under surveillance” of the precedent civil and military forces. These forces will use, in the absence of direct powers, of their institutional prerogatives in order to allow “truth” and “justice” is made. In this sense, they show a parallel wish to officially put into clear the historical truth and by the aim to force reconciliatory forgetfulness. The setting up of the Retting Commission in 1990, as well as the political negotiations it implied, perfectly show the paradox on which a cleavage of memory will be based. It will lead to well differentiated and confronted positions: on one side, the position of the Pinochet Foundation, which was set up one month before the imprisonment of general Contreras in November 1995, and which nowadays represents the political and economic sectors loyal to the dictator since his arrest in London in 1998. For them, the historical “truth” cannot question in any way the institutional framework of the dictatorship, which guarantees the impunity of crimes and that is the only condition for “reconciliation”. On the other side, the position of the families of victims and human rights associations, like the FUNA, that through “social justice” actions keep on asking for justice and only accept “reconciliation” if the historical “truth” is set. The reality is that neither the negotiations of the Table of Dialogue on human rights under Frei and Lagos presidencies nor the Valech Report, closed after Bachelet’s election, will allow to build up a satisfactory official history for all and reach an assumption of responsibilities. While Pinochet died with impunity in 2006, and front of his funerals polemics, the nation remains deeply divided in its memory. </description>
      <pubDate>jeu., 25 janv. 2018 10:01:42 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>lun., 25 sept. 2023 14:31:36 +0200</lastBuildDate>
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