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    <title>Lettres d’écrivains européens : du romantisme au modernisme</title>
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    <category domain="http://preo.ube.fr/intime/index.php?id=72">L’intime</category>
    <language>fr</language>
    <pubDate>Thu, 25 Jan 2018 10:15:40 +0100</pubDate>
    <lastBuildDate>Mon, 25 Sep 2023 15:21:54 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Lettres d’écrivains </title>
      <link>http://preo.ube.fr/intime/index.php?id=74</link>
      <pubDate>Thu, 25 Jan 2018 10:17:28 +0100</pubDate>
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      <title>Epistoliers romantiques anglais : « de la feuille qui perdure à la feuille qui périt » </title>
      <link>http://preo.ube.fr/intime/index.php?id=76</link>
      <description>A l’époque romantique, la correspondance devient petit à petit considérée comme un genre mineur, distinct de la création poétique. Les deux genres apparaissent en effet incompatibles : alors que la lettre devrait être spontanée, fermement ancrée dans le présent, le poème est une œuvre créée, qui tente de se libérer de la temporalité. Cependant, l’on peut s’attendre à rencontrer quelques références à la poésie dans les lettres d’un poète. Cet article prend pour objet des lettres écrites par plusieurs poètes romantiques anglais, et il analyse le statut des lettres par rapport à celui de la création poétique. Alors que dans certains cas le poème est seulement présent dans la lettre en tant qu’objet, dans d’autres lettres, celles de Keats notamment, lettre et poème se répondent, et même parfois se fondent dans le même acte d’écriture. During the Romantic Age letters became considered as a minor genre, distinct from poetic creation. The two genres indeed seem to be at cross purposes: where the letter should be spontaneous, firmly grounded in the present, the poem is an artefact, and tries to escape time and mutability. However, one may expect to find some references to poetry in a poet’s letter. Focusing on letters written by several Romantic poets, this paper assesses the status of letters in (or as opposed to) poetic creation. While in some cases the poem only remains present in the letter as an object, in other letters, those of Keats in particular, letter and poem interact, and even, at times, merge together. </description>
      <pubDate>Thu, 25 Jan 2018 10:17:38 +0100</pubDate>
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      <title>La correspondance d’Elizabeth Gaskell et son œuvre : engagement et discrétion </title>
      <link>http://preo.ube.fr/intime/index.php?id=77</link>
      <description>Les liens entre la correspondance de Gaskell et son œuvre sont assez lâches. Les lettres indiquent clairement les motivations de l’auteur et éclairent les principes qui guident ses choix narratifs (ainsi que la difficulté de les respecter). Elles parlent aussi clairement de la fatigue de l’écrivain et de ses causes. Mais elles sont beaucoup moins explicites en ce qui concerne l’écriture même. Si nous arrivons à nous faire une idée du processus de composition, les choses deviennent plus difficiles quand il s’agit des choix esthétiques et stylistiques. Nous n’avons en fait que des traces ou des remarques d’ordre général. Quant à l’utilisation des lettres comme d’un laboratoire d’écriture elle est pour ainsi dire non existante dans la correspondance, ou ce qui nous en est parvenu, avec pour exception, le texte non fictionnel majeur de Gaskell, la biographie de Charlotte Brontë. The relationship between Gaskell’s correspondence and the works is an uneasy one. The letters give some information as to what motivates her writing. They throw light on the basic principles behind the author’s narrative principles (as well as on the difficulty to adhere to them). If they are revealing of writer’s fatigue, they are much less so when it comes to the actual writing process. They allow some insight into the compositional process but remain very discreet about aesthetic and stylistic choices, only giving hints of a very general nature. The use of the letters as a sort of writing laboratory is almost non existent in the correspondence as it stands, with the exception of the major non fictional text, The Life of Charlotte Brontë. </description>
      <pubDate>Thu, 25 Jan 2018 10:17:46 +0100</pubDate>
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      <title>De la correspondance à The Voyage Out : Portrait de Virginia Woolf en jeune femme de lettres </title>
      <link>http://preo.ube.fr/intime/index.php?id=79</link>
      <description>La correspondance woolfienne des années 1904-1915 offre une occasion unique d’analyser les relations entre épistolarité et création romanesque car elle s’écrit en même temps que la première fiction The Voyage Out. Seul exutoire aux sentiments de la jeune écrivaine, la correspondance se fait l’écho à la fois de son désir de faire œuvre de romancier et de ses premières intuitions modernistes. Elle est le lieu de croisement du journalistique, de l’auto/biographique et de la fiction et permet d’entrevoir le lien entre genèse de soi en tant que femme et genèse auctoriale. La lettre est un espace parfois ludique parfois dramatique, propédeutique à l’écriture romanesque qui entretient avec elle une rivalité mimétique des plus fertile. La lecture croisée des lettres et de The Voyage Out révèle les affinités entre les deux textes où esthétique du fragment et éthique sociale de la conversation dominent : la correspondance n’est pas seulement le laboratoire de l’œuvre romanesque, elle anticipe et annonce les fulgurances modernistes des années 1920. Before she became a novelist, Woolf was already a compulsive letter writer (together with an essayist). The letters she wrote during the exceptionally long gestation of her first novel The Voyage Out afford a glimpse of her feelings and of her intuitions about creative writing. They betray her anxieties about her identity as a woman and as a writer, but also reveal that for Woolf, letter writing was considered as an exercise in style. Her letters are a mixture of anecdotes, gossip and the record of daily observation but they also betray Woolf’s attraction towards fiction. The reading of her first novel together with her letters reveals the cross-fertilization between the two: the basic ingredients of any correspondence (conversation and silence) also inform the novel, and the letters are an opportunity to voice her artistic credo and her intuitions concerning modernism. </description>
      <pubDate>Thu, 25 Jan 2018 10:17:55 +0100</pubDate>
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      <title>La correspondance entre Arthur Schnitzler et Hugo von Hofmannsthal, ou la rencontre artistique de deux écrivains viennois dans les années 1900 </title>
      <link>http://preo.ube.fr/intime/index.php?id=81</link>
      <description>Hugo von Hofmannsthal et Arthur Schnitzler se sont rencontrés dans la Vienne des années 1890, et sont deux représentants importants du cercle des Jeunes Viennois, groupe d’artistes et d’intellectuels réunis par leur aspiration commune au renouvellement de l’art et de la pensée esthétique. Les deux écrivains commencent leur carrière littéraire précisément dans ces années 1890, et les lettres qu’ils commencent à échanger dès cette période témoignent de leur vie sociale en tant qu’artistes de plus en plus reconnus, ainsi que de leurs interrogations, parfois communes, au sujet de la création littéraire. Au fil des ans, l’un et l’autre ont volontiers évoqué dans leurs lettres les métamorphoses de l’amitié qui les unissait, amitié réciproque, mais menacée parfois par ce qui séparait le jeune prodige Hofmannsthal de son aîné Schnitzler. Hugo von Hofmannsthal and Arthur Schnitzler met in “fin de siècle” Vienna. They are both major figures among the “Young Viennese”, a group of artists and intellectuals who had in common their ambition to renew art and aesthetic thought. Both writers began their literary career during that decade and the correspondence they began during those years is a testimony of their social lives as literary men of increasing renown, as well as of their reflections, sometimes very similar, about literary creation. Over the years, each of them spoke readily in his letters of the development of their relationship, a reciprocal friendship, occasionally threatened by all that set Hofmannsthal apart from his elder, Schnitzer. </description>
      <pubDate>Thu, 25 Jan 2018 10:18:03 +0100</pubDate>
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      <title>Georg Trakl : le cri de la correspondance </title>
      <link>http://preo.ube.fr/intime/index.php?id=83</link>
      <description>Malgré une relative indigence documentaire (152 lettres conservées), l’étude de l’œuvre épistolaire du poète autrichien Georg Trakl (1887-1914) conduit au cœur de la question qui fut sa grande affaire : celle du langage, pour la conquête duquel il lutta douloureusement toute sa vie. Incapable de soutenir la tension née de la dissociation existentielle du sujet, l’écriture épistolaire voit voler en éclats sa double fonctionnalité traditionnelle, abandonnant en quelque sorte à la création poétique la fonction expressive du langage (discours), ne retenant pour elle, progressivement, que la fonction communicative, à travers le cri (acte) qu’elle adresse au monde. Dans cette distribution singulière, car paradoxale, se constitue, tragiquement, une œuvre double, dissociée, par quoi le sujet lutte pour son unité en même temps qu’il en consacre son impossibilité. Despite the relatively paultry documentation (only 152 letters have been preserved), the study of the epistolary work of the Austrian poet Georg Trakl (1887-1914) leads to the heart of the question which was central to his interests: language, which he fought painfully all his life to conquer. Unable to bear the tension resulting from the existential dissociation of the subject, his epistolary writing obliterates its traditionally dual functionality, leaving behind the expressive function of language (as discourse) for poetic creation, retaining, increasingly, only the communicative function of language – as expressed by a cry (act) addressed to the world. Within this paradoxical and thus singular distribution, a double, dissociated work develops tragically in which the subject fights for his unity even while he confirms its impossibility. </description>
      <pubDate>Thu, 25 Jan 2018 10:18:13 +0100</pubDate>
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      <title>Leopardi : lettres familiales </title>
      <link>http://preo.ube.fr/intime/index.php?id=86</link>
      <description>Si l’absence de la dimension publique semble situer dans un espace intime le discours épistolaire léopardien, la présence encombrante de la dimension familiale forme le caractère de cette intimité. Les membres de la famille, intimes et lointains à la fois, sont les interlocuteurs privilégiés des lettres léopardiennes ; mais le style familial finit par déteindre sur les autres correspondants, la rhétorique de la réticence en vigueur chez les Leopardi s’impose comme un code autonome qui règle toute la vie de Giacomo épistolier. Ce style, né de la fusion entre l’impossibilité de dire décrétée par la mère Adelaide et la nécessité de mentir cautionnée par le père Monaldo, aboutit à une rhétorique des sentiments aussi mutilée que vibrante. La règle d’esquiver les sujets compromettants fait que presque rien n’est dit sur l’amour et sur la littérature ; mais les sentiments chassés du centre de la lettre se réfugient dans ses marges brûlantes, dans le cérémonial qui met en scène le lien entre les correspondants. Ou alors, c’est la compassion chrétienne qui vient investir le vide mélancolique laissé par les passions interdites d’expression. Mais, tout envahissant qu’il est, le style familial n’est pas le seul responsable de la construction du texte épistolaire léopardien. Celui-ci surgit dans le lieu où la famille cherche à se convertir en littérature : les gens du monde littéraire sont très présents dans cet univers, qui est aussi « familier », au sens que prend cet adjectif d’après l’exemple de Pétrarque, et se nourrit de littérature tout en évitant de la représenter. Family is a burdensome presence in Leopardi’s letters, that compels the writer to set up a strategy of evasion and a rhetoric of reticence – making intimacy look like severe reserve. But feelings and emotions that cannot be expressed openly nonetheless find their way into the margins of the epistolary text. Moreover, writing letters is also an occasion for Leopardi to discover another family, the one he longs for, whose members are other writers and whose language is literature. Se l’assenza della dimensione pubblica sembra collocare in uno spazio intimo il discorso epistolare leopardiano, la presenza ingombrante della dimensione familiare dà un carattere a tale intimità. I membri della famglia, intimi e lontani, sono gli interlocutori privilegiati delle lettere leopardiane ; ma lo stile familiare finisce per estendersi agli altri corrispondenti, la retorica della reticenza in vigore a casa Leopardi si impone come un codice autonomo che regola tutta la vita di Giacomo epistolografo. Questo stile, nato dalla fusione tra l’impossibilità di dire decretata dalla madre Adelaide e la necessità di mentire suggerita dal padre Monaldo, porta a una retorica sentimentale tanto mutilata quanto vibrante. La regola di schivare i temi compromettenti fa sì che quasi nulla sia detto sull’amore e sulla letteratura ; ma i sentimenti cacciati dal centro della lettera si rifugiano nei suoi margini ardenti, nel cerimoniale che mette in scena il legame tra i corrispondenti. Oppure, è la compassione cristiana che investe il vuoto malinconico lasciato dalle passioni colpite da divieto di espressione. Ma, per quanto invadente, lo stile familiare non è il solo responsabile della costruzione del testo epistolare leopardiano. Questo sorge nel luogo in cui la famiglia cerca di convertirsi in letteratura : la società letteraria è molto presente in questo universo, che è anche « familiare » nel senso che questo aggettivo prende dall’esempio delle epistole petrarchesche, e si nutre di letteratura mentre evita di rappresentarla. </description>
      <pubDate>Thu, 25 Jan 2018 10:18:35 +0100</pubDate>
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      <title>Traduction inédite : Juliusz Słowacki, Lettres à sa mère </title>
      <link>http://preo.ube.fr/intime/index.php?id=88</link>
      <description>Juliusz Słowacki est le portrait typique d’un poète du romantisme polonais, époque très riche en événements politiques, sociaux et artistiques. Il est né en 1809 à côté de Vilnius (autrefois terre polonaise), mort en 1849 à Paris. Malgré son génie artistique, sa vie a été très malheureuse et ses succès littéraires n’ont pas facilité son existence. Un amour tragique, la nostalgie, les voyages et l’absence de ses proches ont marqué sa vie et influencé ses ouvrages, dont témoignent les cent trente-neuf lettres écrites entre le 15 septembre 1830 et décembre 1848, adressées à sa mère. Juliusz Słowacki is the typical portrait of a Polish Romantic poet. Romanticism was a very rich period as far as political, social and artistic events go. He was born in 1809 near Vilnius (in the former Polish territory), and died in 1849 in Paris. Despite his artistic genius, his life was very unhappy and his literary success did not make his existence any easier. A tragic love, nostalgia, travels and the absence of his family marked his life and influenced his works, as evidenced by the one hundred and thirty-nine letters written between September 15, 1830 and December 1848, addressed to his mother. </description>
      <pubDate>Thu, 25 Jan 2018 10:18:44 +0100</pubDate>
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