Friends et les épisodes de fin d’année : la tradition festive à l’épreuve du temps https://preo.ube.fr/rec/index.php?id=307 Aux États-Unis, plusieurs fêtes de fin d’année se succèdent en l’espace de deux mois : Halloween le 31 octobre, Thanksgiving le quatrième jeudi de novembre, Noël le 25 décembre, et le réveillon du Nouvel An le 31 décembre. Ces fêtes périodiques rythment notre vie privée et font office de repères dans nos calendriers. Par leur périodicité et leur ritualité, elles se sont rapidement imposées comme des cadres narratifs récurrents pour le genre séminal qu’est la sitcom à la télévision américaine. Des fêtes comme Thanksgiving ou Noël étant célébrées par une grande majorité de la population américaine, il était logique qu’elles trouvent leur place dans la sitcom et se synchronisent au calendrier de ses spectateurs. À la télévision américaine, la sitcom est en effet un genre présentiste par excellence. Mais celui-ci se résume-t-il à une chronique du quotidien, sans mémoire (extra)diégétique ni volonté de poser les fondations de son avenir narratif ? Cet article considère la question en s’appuyant sur une œuvre emblématique du genre : Friends (NBC, 1994-2004). Afin de porter un regard transversal sur la série, il procède à une analyse croisée, à la fois narratologique et socio-historique, de l’ensemble de ses épisodes de fin d’année, qu’ils s’articulent autour d’Halloween, de Thanksgiving, de Noël ou du réveillon du Nouvel An. Il s’agit de mettre en lumière le présentisme lié à ces célébrations, avant d’explorer leur pouvoir de rétrospection comme de projection vers un avenir qui se dessine dans l’esprit du spectateur. L’article inspecte ainsi les différentes strates de la sitcom et évalue la manière dont elles soumettent la tradition festive à l’épreuve du temps. In the United States, several end-of-year celebrations take place in the space of two months: Halloween on October 31, Thanksgiving on the fourth Thursday in November, Christmas on December 25, and New Year’s Eve on December 31. These periodic celebrations punctuate our private lives and act as landmarks on our calendars. Their periodicity and rituality quickly established them as recurring narrative frameworks for the seminal sitcom genre on American television. Since holidays such as Thanksgiving and Christmas are celebrated by a large majority of the American population, it was only logical that they would find their place in the sitcom and synchronize with its viewers’ calendar. Indeed, on American television, the sitcom is a presentist genre par excellence. But does it reduce itself to a chronicle of everyday life, with no (extra)diegetic memory or desire to lay the foundations for its narrative future? This article examines the question by focusing on an emblematic work of the genre: Friends (NBC, 1994-2004). In order to take a holistic look at the series, it proceeds with a cross-analysis, both narratological and socio-historical, of all its end-of-year episodes, whether they revolve around Halloween, Thanksgiving, Christmas or New Year’s Eve. The aim is to highlight the presentism associated with these celebrations, before exploring their power of retrospection and projection towards a future that takes shape in the viewer’s mind. The article examines the different strata of the sitcom, and assesses the way in which they subject festive tradition to the test of time. Numéros Fêtes de fin Le fin mot de la fête fr lun., 01 déc. 2025 10:05:47 +0100 jeu., 11 déc. 2025 13:54:27 +0100 https://preo.ube.fr/rec/index.php?id=307 0