legal expertise https://preo.ube.fr/revue3s/index.php?id=117 Entrées d’index fr 0 Border Crossing: Raising Ethical Questions about Care Through the Failure of the Psychologist https://preo.ube.fr/revue3s/index.php?id=108 This article focuses on how Pat Barker explores the ethical stance of her main character, Tom, a psychologist, who is as confused by the conundrum of the distinction between facts and truths as the readers who are tempted to read the story of Border Crossing as a thriller revisiting a real-life case may be. This enables me to show that instead of simply criticizing the way mental health experts are used in the British judiciary system, Barker’s novel suggests that failure to critically engage with one’s practice defeats alleged scientifically-based methods. Tom’s motivations are debatable from the point of view of the therapist’s ethics, and ultimately no longer oriented by Danny, his patient. The novel’s tension mainly stems from a therapeutic situation that unsettles all ethical principles: Tom is chosen for what Danny thinks was Tom’s role in his being sentenced, almost forced to account for the report he then wrote. I wish to argue that by questioning the guarantee of trial expertise and diagnoses, especially in the biopolitical context of the promotion of DSM as more ‘scientific’ than other methods, Barker challenges the association of care and cure that has somehow become central to literary analyses of mental health: she shows that caring for/ about a patient may have nothing to do with their cure, encouraging a reflection on mental health therapists’ ethics, in particular their well-meaning objectives. As this is a question that has been central in defining the breach between psychoanalysis and psychiatry, especially in the teaching of Lacan, this will be the main framework for the definition of the ethics of the cure in this article. Cet article analyse comment Pat Barker explore la position éthique de son personnage principal, Tom, qui est tout aussi perdu dans l’entrelacs des questions de vérités et de réalité factuelle que peuvent l’être les lecteurs tentés de lire l’histoire de Border Crossing comme un roman à suspense fondé sur une histoire vraie. Il s’agira ici de montrer qu’au lieu de simplement critiquer la manière dont les spécialistes de la santé mentale sont utilisés par le système judiciaire britannique, le roman de Barker suggère que l’absence de recul critique dans la pratique thérapeutique met en péril les méthodes les plus éprouvées sur le plan scientifique. Les motivations de Tom sont discutables du point de vue de l’éthique thérapeutique et in fine ne s’orientent pas du patient, Danny. La tension dans le roman provient justement d’un cadre thérapeutique qui se joue de tous les principes : Tom a été choisi parce que Danny pense que Tom a eu un rôle décisif dans sa condamnation, et c’est Tom qui se voit forcé de rendre des comptes au sujet du rapport qu’il a écrit à l’époque. En mettant en question la garantie offerte par les expertises et les diagnostics dans les tribunaux, dans un contexte biopolitique où le DSM était promu comme plus “scientifique” que d’autres méthodes, Barker ébranle l’association généralement admise entre soin et cure, qui est devenue d’une certaine manière centrale aux études littéraires portant sur la maladie mentale : s’occuper d’un patient (care) n’a peut-être rien à voir avec la cure (au sens de soin et de thérapeutique), nous encourageant à réfléchir à l’éthique du psychologue, notamment du psychologue armé de bonnes intentions. Comme cette question est devenue centrale dans l’opposition entre psychanalyse et psychiatrie, notamment chez Lacan, c’est dans ce cadre analytique que la question de l’éthique thérapeutique sera posée. mer., 24 juil. 2024 15:36:54 +0200 jeu., 19 sept. 2024 10:52:05 +0200 https://preo.ube.fr/revue3s/index.php?id=108