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    <title>Auteurs : Louis Mühlethaler</title>
    <link>https://preo.ube.fr/revue3s/index.php?id=141</link>
    <description>Publications de Auteurs Louis Mühlethaler</description>
    <language>fr</language>
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    <item>
      <title>Ce que la lutte des reconnaissances fait au         diagnostic dans Leibhaftig de Christa Wolf</title>
      <link>https://preo.ube.fr/revue3s/index.php?id=120</link>
      <description>Cet article envisage le diagnostic fictionnel par le         prisme des différentes formes de reconnaissance entre soignants et         soignée à partir d’une analyse de Leibhaftig         (2002). Ce récit a été écrit par Christa Wolf, dont la voix narrative         double autofictionnellement celle de sa narratrice, atteinte d’une         étrange maladie d’ordre possiblement psychosomatique et immunitaire.         La maladie de cette narratrice ne semble pas reconnue de manière assez         adéquate par les médecins. Leur vision essentiellement         « immunologique », formulée à l’endroit de la malade traitée étant         réductrice, l'art de la narratrice consiste à pointer les défaillances         d'un système médical qui objective le corps souffrant et tente de le         guérir sans en prendre soin. L’objectif de cette contribution est de         mettre en rapport le diagnostic et les trois formes de reconnaissances         (autour desquelles se structure l’article) théorisées par Ricœur         (cf. 2006). La première forme – identificatoire – de reconnaissance         correspond dans le cadre de l’étude du récit wolfien aux tentatives et         tentations du diagnostic immunitaire. La seconde forme de         reconnaissance consiste dans les lectures et relectures de la personne         elle-même. La troisième forme se place quant à elle sous l’angle des         conséquences des réciprocités narratives dans l’accompagnement du         diagnostic. La conclusion de l’article envisage l’ambiguïté du         diagnostic, interrogeant la tension qu’entretiennent fiction et         modalité questionnantes. L’un des objectifs de la réflexion est ainsi         de fragiliser les lignes de la relation entre le soignant et le soigné         : en complexifiant la vision traditionnellement honnethienne d’une «         Lutte pour la reconnaissance » (cf. Honneth 1992) en une lutte des reconnaissances,         la voix de ce récit porte la dimension d'une « moindre autorité » (cf.         Samoyault 2020) de la littérature par         rapport à celle de la médecine. Elle permet de sortir d'une vision         trop schématique de l'immunité médico-immunologique, en articulant la         question diagnostique au déploiement sémantique des         reconnaissances. This article looks into the fictional diagnosis         through the prism of the different forms of recognition between carers         and cared-for, based on an analysis of Leibhaftig (2002). This story was authored by         Christa Wolf, whose narrative voice autofictionally dubs that of her         narrator, who suffers from an odd condition of a possibly         psychosomatic and immune nature. The narrator’s illness appears not to         be adequately recognized by doctors. Their essentially “immunological”         vision of the patient’s disease is reductive, and the narrator's art         consists in pointing out the failures of a medical system that         objectifies the suffering body and endeavours to cure it without         taking care of it. The aim of this paper is to relate the diagnosis to         the three forms of recognition (around which the article is         structured) as theorized by Ricœur (cf. 2006). The first -         identificatory - form of recognition corresponds, in the context of         the study of the Wolfian narrative, to the attempts and temptations of         immune diagnosis. The second form of recognition consists in the         readings and re-readings of the person themselves. The third form of         recognition looks into the consequences of narrative reciprocity in         accompanying the diagnosis. The article concludes by considering the         ambiguity of diagnosis, exploring the tension existing between - for         they are both questioning - fiction and modality. One of the aims of         the discussion is thus to dilute the lines of the relationship between         carers and cared-for: by complicating the traditionally Honnethian         vision of a “Struggle for Recognition” (cf. Honneth 1992) into “a recognitions struggle”,         the voice of this narrative carries the dimension of a ‘lesser         authority’ (cf. Samoyault 2020) of literature in relation to that of medicine. It         allows to depart from an overly schematic vision of         medical-immunological immunity, by linking the diagnostic question to         the semantic unfolding of recognitions. </description>
      <pubDate>mer., 24 juil. 2024 15:36:54 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>jeu., 19 sept. 2024 11:15:16 +0200</lastBuildDate>
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