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    <title>Savoirs en lien</title>
    <link>http://preo.ube.fr/sel</link>
    <description>Savoirs en lien est une revue francophone pluridisciplinaire. Elle réunit des spécialistes de littérature française, de littérature comparée, de linguistique, de culture antique, d’histoire et de philosophie pour analyser une problématique au cœur de l’actualité. Savoirs en lien is interdisciplinary French-language digital journal. It brings together specialists in French literature, comparative literature, linguistics, ancient culture, history and philosophy to analyze a topical issue.</description>
    <language>fr</language>
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      <title>Instances éditoriales</title>
      <link>http://preo.ube.fr/sel/index.php?id=138</link>
      <description>Rédaction Directrice de la revue : Dubravka Saulan (Université Bourgogne Europe)Rédactrices en chef : Vanessa Besand (Université Bourgogne Europe) et Marie-Ange Fougère (Université Bourgogne Europe) Comité de rédaction Le comité de rédaction est élu pour 3 ans. Chaque mandat est renouvelable une fois. Il se réunit 3 fois par an pour concevoir les dossiers thématiques, déterminer la direction scientifique du numéro, rédiger l’appel à contributions et examiner les propositions retenues. Il transmet alors les contributions sélectionnées aux experts chargés de les évaluer. Le comité de rédaction supervise donc le volet scientifique et éditorial de chaque numéro (correction ortho-typographique, stylage, conversion des documents et mise en ligne). Vanessa Besand (Université Bourgogne Europe, France) Virgine Brinker (Université Bourgogne Europe, SLL University of Cape Town, France) Damien Deais (Aix-Marseille Université, France) Brigitte Denker-Bercoff (Université Bourgogne Europe, France) Marie-Ange Fougère (Université Bourgogne Europe, France) Stéphanie Genand (Université Paris-Est Créteil, France) Pauline Julia (Université Bourgogne Europe, France) Laurence Le Diagon-Jacquin (Université Marie et Louis Pasteur, Université Bourgogne Europe, France) Isabelle Morillon (Université Bourgogne Europe, France) Monica Paniz (Université Bourgogne Europe, France) Nesrine Raissin (Université Bourgogne Europe, France) Dubravka Saulan (Université Bourgogne Europe, France) Comité scientifique Le</description>
      <pubDate>jeu., 11 juin 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Boards</title>
      <link>http://preo.ube.fr/sel/index.php?id=141</link>
      <description>Editorial staff Director of the journal: Dubravka Saulan (Université Bourgogne Europe)Editors in Chief: Vanessa Besand (Université Bourgogne Europe) and Marie-Ange Fougère (Université Bourgogne Europe) Editorial board Editorial board’s members are elected for a period of 3 years. Each mandate is renewable once. It meets 3 times a year to plan the special issues, determine the scientific direction of the publication, draft the call for contributions and review the proposals. It then forwards the selected contributions to the experts in charge of the peer reviews. The Editorial Board therefore oversees the scientific and editorial aspects of each publication (spelling and typographical correction, styling, conversion of documents and publication on line). Vanessa Besand (Université Bourgogne Europe, France) Virgine Brinker (Université Bourgogne Europe, SLL University of Cape Town, France) Damien Deais (Aix-Marseille Université, France) Brigitte Denker-Bercoff (Université Bourgogne Europe, France) Marie-Ange Fougère (Université Bourgogne Europe, France) Stéphanie Genand (Université Paris-Est Créteil, France) Pauline Julia (Université Bourgogne Europe, France) Laurence Le Diagon-Jacquin (Université Marie et Louis Pasteur, Université Bourgogne Europe, France) Isabelle Morillon (Université Bourgogne Europe, France) Monica Paniz (Université Bourgogne Europe, France) Nesrine Raissin (Université Bourgogne Europe, France) Dubravka Saulan (Université Bourgogne Europe, France) Scientific</description>
      <pubDate>jeu., 11 juin 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Introduction</title>
      <link>http://preo.ube.fr/sel/index.php?id=578</link>
      <description>Cette introduction expose la proposition de ce volume en explicitant l’angle d’approche initial – faire ou défaire famille avec la littérature – conçu à partir de travaux sur la littérature d’Ancien Régime et de l’affirmation que l’on agit dans le monde social avec la littérature. Le fait que la plupart des contributions proposées portent sur la littérature contemporaine et sont nourries des réflexions sur les transformations récentes du modèle familial a conduit à réfléchir sur la congruence entre le regard qu’une partie de la sociologie porte sur l’individu dans la famille et la littérature comme instrument privilégié d’un « faire croire » à la singularité des parcours individuels. Le dernier tiers de cette introduction présente les différentes contributions. This introduction outlines the aim of this volume by clarifying its initial approach: “making or unmaking family with literature”, a concept developed from studies of literature in the Ancien Régime and the premise that through literature we act s in the social world. The fact that most contributions focus on contemporary literature and engage with reflections on recent transformations of the family model prompted us to examine the alignment between certain strands of family sociology—particularly their emphasis on contextualized individualism—and the role of literature as a means of “making us believe” in the uniqueness of individual life trajectories. The final third of this introduction is devoted to presenting the various contributions included in the volume. </description>
      <pubDate>ven., 30 janv. 2026 00:00:00 +0100</pubDate>
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      <title>Un glissement affectif et identitaire ? figuration du statut et de la fonction du père dans la littérature contemporaine (Nicolas Mathieu, Adeline Dieudonné, Édouard Louis)</title>
      <link>http://preo.ube.fr/sel/index.php?id=590</link>
      <description>La littérature contemporaine rend compte d’un changement de regard porté sur le père dans la société depuis ces dernières décennies et tend à brosser un portrait du père aux multiples facettes. Sa représentation en figure relationnelle s’opère par le biais d’un élargissement sur le plan affectif, qui menace le pater antique au profit d’une réflexion sur les liens familiaux. Les œuvres de Nicolas Mathieu (Leurs enfants après eux), Adeline Dieudonné (La Vraie Vie) et Édouard Louis (En finir avec Eddy Bellegueule), illustrent ce changement, en donnant à voir des figures fracturées, fragmentées, menacées d’amuïssement et de disparition. De qui hérite-on ? et dans quelle mesure ce questionnement rejaillit-il sur la prose littéraire ? Considérant que l’amenuisement progressif du statut de père, garant de l’héritage et de l’autorité, s’accompagne d’une réévaluation de la figure de l’enfant et de son affirmation sur le plan individuel, l’étude de la dimension relationnelle de la figuration paternelle permet de saisir un basculement dans les représentations. Contemporary literature has highlighted a certain change towards how the father figure has been perceived through the past decades, and it is trying to paint a multifaceted portrait of this figure. The representation of the caring father figure is done by stretching out the emotional sphere—which is threatening the ancient pater and offering a way to rethink family bonds. Literary works from authors such as Nicolas Mathieu (And Their Children After Them), Adeline Dieudonné (Real Life) and Édouard Louis (The End of Eddy) are epitomes of that change for they present fractured—fragmented—figures threatened by the idea of vanishing or being totally erased. Who gives us our legacy? and in which way is this question being tackled in literature? Given the gradual erasure of the father figure—id est the gatekeeper of two concepts, legacy and authority, which are themselves paired with a re-evaluation of the child figure and the latter’s individual assertion—, the study of the father figure as a bond allows the understanding of a certain shift in how it is represented. </description>
      <pubDate>ven., 30 janv. 2026 00:00:00 +0100</pubDate>
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      <title>Les familles monoparentales dans le roman hugolien</title>
      <link>http://preo.ube.fr/sel/index.php?id=602</link>
      <description>Le xixe siècle est une période riche en bouleversements, on le sait, politiques, sociaux et économiques. Il l’est également du point de vue de la famille. Faire famille est un nouvel enjeu, car des modèles s’opposent. Face au modèle bourgeois de la famille nucléaire, la Révolution semble avoir ouvert la voie, et les Lumières avant elle, à de nouvelles structures, qui décomposent les mécaniques traditionnelles. Cet article cherche ainsi à étudier les spécificités du système monoparental dans le roman hugolien. Nous notons d’abord l’importante fréquence de cette structure familiale, tout en la mettant en contexte : loin d’être considérée comme une norme, la monoparentalité dans le siècle peut parfois être monnaie courante, qu’elle soit choisie ou bien subie. Ainsi Fantine, abandonnée par Tholomyès, subit son entrée en monoparentalité, là où Jean Valjean, par le biais de l’adoption, la choisit. Après avoir étudié les divergences structurelles de la monoparentalité dans les romans de Hugo, il s’agit de s’intéresser à l’ambiguïté de ce système familial. Car, loin de proposer des parents à fonction unique, Hugo fait du monoparent un être cumulant les statuts : ni père, ni mère, le parent unique est à la fois l’un et l’autre. On pense à Ursus allaitant le nourrisson Dea, ou encore à Frollo maternant son jeune frère. Nous portons enfin notre regard sur la question du modèle. En effet, il faut in fine savoir si cette fréquence du système monoparental dans les romans hugoliens signifie, ou non, proposition d’un contre-modèle. En réalité, nous faisons l’hypothèse que Hugo se sert de la monoparentalité comme d’un moyen d’accéder, dans l’espace-temps du récit, à une autre forme familiale, plus large, une sorte de famille de l’idéal incarnant le progrès. The 19th century was a period of upheaval–political, social and economic. It was also a time of upheaval for the family. The family was a new challenge, as different models came into conflict. Faced with the bourgeois model of the nuclear family, the Revolution seems to have paved the way, and the Enlightenment before it, for new structures. This article looks at the specific features of the monoparental system in Hugol’s novels. We begin by noting the high frequency of this family structure, while contextualizing its representations: far from being considered a norm, single parenthood in the century can sometimes be commonplace, whether it is chosen or suffered. For example, Fantine, abandoned by Tholomyès, is forced into single parenthood, whereas Jean Valjean chooses it through adoption. Having studied the structural differences in single parenthood in Hugo’s novels, we now turn to the ambiguity of this family system in Hugo’s novels. For, far from proposing single parents, Hugo makes the single parent a being with multiple statuses: neither father nor mother, the single parent is both. For example, we think about Ursus breastfeeding the infant Dea, or Frollo mothering his younger brother. Finally, we look at the question of the model. We turn to the question of the model. In the final analysis, we need to know whether the frequency of single-parenthood in Hugol’s novels means that a counter-model is being proposed. In fact, we hypothesise that Hugo uses single parenthood as a means of gaining access, in the space-time of the narrative, to another, broader family form, a kind of ideal family embodying Progress. </description>
      <pubDate>ven., 30 janv. 2026 00:00:00 +0100</pubDate>
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      <title>Koltès : l’esprit de famille</title>
      <link>http://preo.ube.fr/sel/index.php?id=612</link>
      <description>On a souvent présenté Bernard-Marie Koltès comme un « classique contemporain ». Koltès apparaît comme un auteur sans généalogie ni postérité, qu’on peine à assigner à une famille intellectuelle. Le « mythe » Koltès est tenace, et on aurait tendance à imaginer que les fils perdus, les mères monstres et les familles dysfonctionnelles qui peuplent ses œuvres sont aussi les siennes. Il n’en est toutefois rien : le « fils prodigue » est, et on le voit à mesure que la littérature grise, familiale, du « météore » Koltès s’intègre au corpus, un « bon fils », un « fils à maman ». La « famille » (père officier, oncle missionnaire en Afrique) devient même désormais, dans la glose koltésienne, une clef d’interprétation. Bernard-Marie Koltès is often presented as a “contemporary classic” He appears as a writer without genealogy or posterity, difficult to assign to any intellectual “family”. The “Koltès myth” is persistent, leading many critics to assume that the lost sons, monstrous mothers, and dysfunctional families in his plays mirror his own. Yet this is far from accurate: the more Koltès’ private archives and familial writings enter the Koltesian corpus, the more it becomes clear that the “prodigal son” was, in fact, a “dutiful son”, a “mommy’s boy”. The “family” (with a military father and a missionary uncle in Africa) has even become, in Koltèsian scholarship, a key to interpretation. </description>
      <pubDate>ven., 30 janv. 2026 00:00:00 +0100</pubDate>
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      <title>Les Chénier : histoire et fiction d’une famille littéraire</title>
      <link>http://preo.ube.fr/sel/index.php?id=628</link>
      <description>L’inscription de la famille Chénier dans la littérature est double : elle se construit de son vivant dans l’écriture, au gré d’échanges et conflits littéraires internes, mais elle se construit aussi, a posteriori, dans une fiction littéraire externe. L’analyse d’une double littérature des Chénier, écrite par les Chénier d’une part et écrite sur les Chénier d’autre part, permet d’envisager l’importance que prend la littérature dans la construction voire la destruction des liens familiaux, et de confronter différentes versions familiales qui ressortissent de tout un imaginaire littéraire et collectif. Il s’agit dès lors d’étudier l’image anthume et posthume d’une famille littéraire, au tournant historique que constitue le passage de l’Ancien au Nouveau Régime. Le cas des Chénier révèle les enjeux propres à toute famille qui s’abandonne à la littérature, et dont la construction tourne à la fiction. The Chénier family takes part in literature twofold: it is built during its lifetime in writing, through internal literary exchanges and conflicts, but also a posteriori in an external literary fiction. Analysing a double Chéniers’ literature—written by the Chéniers on the one hand and written about the Chéniers on the other hand—allows us to consider the importance of literature in the construction or destruction of family bonds and to compare different family versions which belong to a whole literary and collective imagination. We shall endeavour to consider the anthumous and posthumous image of a literary family at the historical turning point that the transition from the Ancien Régime to the Nouveau Régime constitutes. The Chéniers’ case reveals the stakes that are specific to any family which gives in to literature and whose construction turns into fiction. </description>
      <pubDate>ven., 30 janv. 2026 00:00:00 +0100</pubDate>
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    </item>
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      <title>Auguste Lavallé, un orphelin en littérature</title>
      <link>http://preo.ube.fr/sel/index.php?id=650</link>
      <description>C’est par une intuition forte que j’ai incidemment découvert l’existence d’Auguste Lavallé, dit Louis de Hessem, en faisant des recherches sur le web, en associant les mots-clés « écrivain », « Saint-Mard » (village d’origine de la famille Lavallé) et « Lavallé ». Je n’avais jamais entendu parler de lui, ma famille ayant purement et simplement oublié cet ancêtre traducteur, exilé à Paris puis en Normandie. Je m’intéresse dans cet article à sa trajectoire d’auteur orphelin, ayant perdu son père à l’âge de 4 ans, et dont l’œuvre entière est hantée par le thème de l’inadaptation sociale et le besoin d’une construction de soi en l’absence d’héritage familial. En étudiant le cas d’Auguste Lavallé, je souhaite aussi questionner le poids de l’orphelinage sur le projet littéraire d’un écrivain : peut-on montrer un lien entre le fait d’être orphelin et la littérature ? Et si oui, comment l’envisager, dans le cadre de recherches littéraires ? I accidentally discovered Auguste Lavallé, known as Louis de Hessem, while doing some web research, combining the keywords “writer”, “Saint-Mard” (the Lavallé family’s home village), and “Lavallé”. I had never heard of him; my family had simply forgotten this ancestor, a translator, who was exiled to Paris and then to Normandy. In this article, I focus on his journey as an orphaned author, who lost his father at the age of four, and whose entire work is haunted by the theme of social maladjustment and the need to construct oneself in the absence of a family legacy. By studying the case of Auguste Lavallé, I also wish to question the impact of orphanhood on a writer’s literary project: can we demonstrate a link between being an orphan and literature? And if so, how can we apply this for the benefit of literary research? </description>
      <pubDate>ven., 30 janv. 2026 00:00:00 +0100</pubDate>
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      <title>« Faire famille » : mise en résonnance de représentations littéraires et d’entretiens sociologiques auprès de parents solos</title>
      <link>http://preo.ube.fr/sel/index.php?id=663</link>
      <description>Dans une société où les modèles familiaux se multiplient, l’expression « faire famille » recouvre des formes et des contours flous. Cet article interroge les rapports entre « familles », « faire famille » et les représentations littéraires que recouvrent ces deux notions dans les configurations de parentalités contemporaines, dont la parentalité solo où les parents élèvent majoritairement seuls leur(s) enfant(s) au quotidien. Si les familles « monoparentales » représentent aujourd’hui une famille sur quatre1 dans la société française, que signifie « faire famille »2 pour ces parents solos ? Comment ces familles sont-elles représentées dans la littérature ? Cet article propose de mettre en résonnance les formes du « faire famille » et ses évolutions dans la littérature, avec un focus sur les parents solos3. On s’appuiera sur le croisement de deux types de matériaux : un corpus d’entretiens réalisés avec des parents solos portant sur le « faire famille » au quotidien et l’analyse de représentations de la famille et du « faire famille » dans plusieurs romans des années 1960 à nos jours. In a society where family models are multiplying, the expression ‘doing family’ covers blurred forms and outlines. This article studies the relationship between ‘families’ and ‘doing family’, and the literary representations of these two notions in the context of contemporary parenthood, including single-parenthood where parents raise their child(ren) alone on a daily basis. If single-parent families now represent one in four families4 in French society, what does ‘making a family’5 mean for these single parents? How are these families represented in literature? This article compares ‘doing family’ literary representations and its evolution with a focus on single parents6. Two types of material will be cross-referenced: a corpus of 58 interviews with single parents on the subject of ‘doing family’ in everyday life, and an analysis of representations of the family and ‘doing family’ in several novels from the sixties to the present day. </description>
      <pubDate>ven., 30 janv. 2026 00:00:00 +0100</pubDate>
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      <title>Femme ou personne – et la famille, comment ça va ?</title>
      <link>http://preo.ube.fr/sel/index.php?id=674</link>
      <description>L’identité psychique se construit dès la vie intra-utérine, équilibre entre schémas (émotionnels, valeurs, croyances, expériences et capacités neurologiques), consolidé par les groupes d’appartenance, notamment la famille, qui la valident (ou non) impactant l’estime de soi et les actes de la personne. Que cette identité soit reconnue ou non, l’individu peut chercher à faire famille selon des formes variées ou à se détacher de ce projet. Cette étude interroge la notion de “(dé)faire famille” : ses définitions, sa réalité sociale et identitaire, et le rôle des critères genrés. En contexte périnatal, elle examine comment la dénomination linguistique (femme vs personne) peut influencer la perception de l’identité et des possibles familiaux. L’analyse porte sur un corpus original de 85 740 mots, tiré d’une formation de 300 heures pour doulas, dispensée par deux sage-femmes québécoises, dont le discours inclusif valorise le respect de l’identité de l’individu. Après avoir défini sexe, catégories de sexe et genre, nous étudions les effets et limites des (re)dénominations autorisant l’interchangeabilité des termes femme et personne. L’analyse révèle un glissement référentiel récurrent où personne s’aligne sémantiquement et mnésiquement sur femme. Ce déplacement, par des mécanismes cognitifs implicites et des stratégies discursives, surdétermine personne par des traits culturellement féminins. Il devient alors un opérateur ambivalent offrant un espace où le féminin peut être évoqué sans le nommer, ni l’assigner, réactivant des stéréotypes de façon indirecte. L’alternance personne/femme ne se réduit pas à une substitution, mais reconfigure le référent, mobilisant des anaphores associatives et privilégiant des désignations analytiques (femme qui enfante), ce qui nous permet de répondre à la question : agir sur la désignation linguistique de l’individu peut-il influer sur la conception de la famille ? The formation of psychological identity occurs during gestation, as a result of a complex interplay between internal patterns (emotions, values, beliefs, experiences, and neurological abilities), and external validation from social groups, particularly the family, which serves as a primary source of validation (or non-validation) of this identity. This validation has a significant impact on an individual’s self-esteem and subsequent actions. Regardless of whether this identity is recognised, individuals may seek to faire famille (“form a family”) in various ways or detach themselves from this project. The present study interrogates the concept of “(un)doing family”: its definitions, its social and identity reality, and the role of gender criteria. In a perinatal context, it examines how linguistic terminology femme or personne (“woman” vs. “person”) can influence the perception of identity and family possibilities. The analysis is grounded in an original corpus of 85,740 words drawn from a 300-hour training course for doulas, delivered by two Quebec midwives whose inclusive discourse values respect for individual identity. Following the establishment of definitions for the terms “sex”, “sex categories”, and “gender”, the study will examine the effects and limitations of (re)denominations that permit the interchangeability of the terms femme (“woman”) and personne (“person”). The analysis reveals a recurring referential shift where the term ‘person’ aligns both semantically and mnemically with the term femme. This shift, facilitated by implicit cognitive mechanisms and discursive strategies, results in the overdetermination of the concept of personne with culturally feminine traits. The term then becomes an ambivalent operator, offering a space in which the feminine can be evoked without the imposition of a name or assignment of a specific identity, thereby indirectly reactivating stereotypes. The alternation between personne (“person”) and femme (“woman”) is not merely a substitution, but rather a reconfiguration of the referent, thereby mobilising associative anaphora and favouring analytical designations (e.g. femme qui enfante/“woman who gives birth”). This enables us to pose and answer the following question: can acting on the linguistic designation of the individual influence the conception of the family? </description>
      <pubDate>ven., 30 janv. 2026 00:00:00 +0100</pubDate>
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