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    <title>utopia</title>
    <link>http://preo.ube.fr/sel/index.php?id=304</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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      <title>Des contre-communautés SF : les         sororités plurielles de la science-fiction littéraire</title>
      <link>http://preo.ube.fr/sel/index.php?id=462</link>
      <description>Les femmes et communautés de femmes ont longtemps été         invisibilisées de l’histoire de la science-fiction et de son discours         médiatique, alors qu’elles sont présentes dès la cristallisation du         genre en 1920 aux États-Unis, en tant que lectrices, puis autrices et         éditrices. Elles fondent différents modes de sociabilité et         représentent, avec les autres cultures minorisées, une première forme         des contre-communautés SF, que la première partie de l’article         s’attache à visibiliser à travers une histoire culturelle féminine et         féministe de la SF, notamment grâce à Helen Merrick (2009). Le         deuxième pan des contre-communautés SF, au niveau fictionnel, est         composé des fictions (pseudo-)utopiques matriarcales et sororales des         auteurices qui mettent en scène ces communautés minorisées, dont nous         analysons, dans la deuxième partie de l’article, trois œuvres : Les Guérillères de Monique Wittig (1969), Agrapha de luvan (2020) et Viendra le temps du feu de Wendy Delorme (2021), à         l’aune de la théorie des voix différentes de Carol Gilligan (2011) et         du feminist gaze d’Azélie Fayolle. Le troisième         pan des contre-communautés SF pense l’écriture collective comme         sororité auctoriale. Women and women’s communities have long been         invisibilized from the history of science fiction and its media         discourse, even though they have been present since the         crystallization of the genre in 1920 in the USA, as readers, then         authors and editors. Together with other minoritized cultures, they         form the basis of various modes of sociability and represent a first         form of SF counter-communities, which the first part of this article         sets out to make visible through a feminist and feminist cultural         history of SF, thanks in particular to Helen Merrick (2009). The         second strand of SF counter-communities, at a fictional level, rests         on the matriarchal and sororal (pseudo-)utopian fictions of authors         who feature these minoritized communities, three of whose works we         analyze in the second part of the article: Monique Wittig’s Les Guérillères (1969), luvan’s Agrapha (2020) and Wendy Delorme’s Viendra le temps du feu (2021), in the light of         Carol Gilligan’s theory of different voices (2011) and         Azélie Fayolle’s feminist gaze. The third         strand of SF counter-communities thinks of collective writing as         auctorial sorority. </description>
      <pubDate>ven., 28 févr. 2025 13:51:33 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 12 mars 2025 11:07:49 +0100</lastBuildDate>
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    <item>
      <title>The Female Man et The Wanderground : imaginer et penser la sororité         dans deux utopies féministes des années 1970</title>
      <link>http://preo.ube.fr/sel/index.php?id=454</link>
      <description>Cet article analyse une déclinaison historique         récente et pourtant peu étudiée de la sororité : sa mise en récit dans         des utopies féministes des années 1970. Plus précisément, il replace         deux œuvres iconiques de cette décennie, The Female         Man de Joanna Russ et The Wanderground de         Sally Miller Gearhart, dans le contexte historique qui les a modelées         et sur lequel elles ont laissé une trace. La première partie présente         le mouvement séparatiste lesbien, un courant féministe américain des         années 1970 méconnu en France, dont sont issues les deux autrices, et         qui a engendré le fleurissement de communautés de femmes dans l’Ouest         américain. On s’attachera à montrer que ce sont à ces expériences         séparatistes que rendent hommage les utopies gynocentriques (des         sociétés sans hommes) de The Female Man et The Wanderground. Une deuxième partie analyse les         approches matérialistes et essentialistes de la sororité développées         par Russ et Gearhart comme socles philosophiques de leurs sociétés         post-patriarcales. Cette divergence illustre les fractures du         mouvement séparatiste, et ses relations houleuses avec les féministes         hétérosexuelles comme avec les hommes gays. Dans un troisième et         dernier temps, cet article analyse les fonctions politiques         contradictoires mais complémentaires de ces utopies qui ont marqué         l’imaginaire féministe de la Deuxième Vague : l’évasion et la         programmation politique. Les œuvres à l’étude remplissent une fonction         compensatoire certaine pour le lectorat militant visé par leurs         autrices : elles offrent un réconfort, un espace de sécurité et de         sororité fantasmé pouvant contrebalancer une réalité moins utopique.         Pour autant, ces récits ont aussi eu une fonction politique pratique :         offrir des modèles, non de société vu leurs présupposés hautement         irréalistes, mais d’action pour les féministes de tous bords de         l’époque. Les arcs narratifs des deux romans reposent sur la nécessité         d’une alliance entre toutes les femmes, au-delà des divergences         théoriques, face au danger permanent qu’une réaction conservatrice         revienne sur des décennies d’acquis féministes. Le parti pris de la         primauté de la sororité sur toute autre solidarité n’est pas qu’une         déclaration de principe, mais le cœur de la rhétorique séparatiste         exprimée dans The Female Man et The Wanderground, un discours qui a infusé dans le         mouvement féministe dans son entier, notamment à cause de l’impact         culturel de ces utopies. This article analyses a recent yet little-studied         historical variation of sisterhood: its representation in feminist         utopias of the 1970s. More specifically, it places two iconic works         from that decade, Joanna Russ’ The Female Man         and Sally Miller Gearhart’s The Wanderground,         in the historical context that shaped them and on which they left         their mark. The first part presents the lesbian separatist movement,         an American feminist movement of the 1970s that is little known in         France, from which the two authors emerged, and which gave rise to the         flowering of women’s communities in the American West. The gynocentric         utopias of The Female Man and The Wanderground – societies without men – pay         homage to these separatist experiments. A second section analyses the         materialist and essentialist approaches to sisterhood developed by         Russ and Gearhart as the philosophical underpinnings of their utopian         post-patriarchal societies. This divergence illustrates the divides of         the separatist movement, and its stormy relations with both         heterosexual feminists and gay men. In a third and final section, this         article analyses the contradictory but complementary political         functions of these utopias that marked the feminist imagination of the         Second Wave: escapism and political programming. The works under study         fulfilled a definite compensatory function for the militant readership         targeted by their authors: they offered comfort, a fantasized space of         security and sisterhood that could counterbalance a less utopian         reality. However, these utopias also had a practical political         function: they offered models, not of society due to their highly         unrealistic presuppositions, but of action for feminists of all         stripes at the time. The narrative arcs of both novels are based on         the need for an alliance between all women, over and above theoretical         differences, in the face of the ever-present danger of a conservative         reaction reversing decades of feminist gains. The bias towards the         primacy of sisterhood over all other solidarity was not just a         statement of principle, but the core of the separatist rhetoric         expressed in The Female Man and The Wanderground, a discourse that infused the         feminist movement as a whole, not least because of the cultural impact         of these utopias. </description>
      <pubDate>ven., 28 févr. 2025 13:51:24 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 12 mars 2025 10:28:22 +0100</lastBuildDate>
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      <title>Science-fiction sororale : politiques de         l’indicible chez Fernandez, Winterbert, Calvo</title>
      <link>http://preo.ube.fr/sel/index.php?id=470</link>
      <description>La notion de sororité est centrale pour comprendre le         mode d’être spécifique des luttes féministes et des textes fictionnels         qui les accompagnent et les motivent : en rupture avec une fraternité         abstraite, la sororité se construit sur un partage affectif concret,         vécu, autour des expériences traumatiques qui sont au cœur du maintien         de l’ordre social des sociétés patriarcales. À partir de deux textes         conjecturaux marquants de la fin des années soixante qui exemplifient         ce renouveau sororal – Scum Manifesto de         Valerie Solanas et Les Guérillères de         Monique Wittig –, une certaine science-fiction féminine, voire         féministe, s’est saisie de ces questions et a pu imaginer des         collectifs féminins construits autour de l’indicible partagé du         trauma. Le pan-psychologisme des récits de Danielle Fernandez,         l’insoutenable de la violence masculine chez Joëlle Wintrebert et la         sublimation poétique de Sabrina Calvo portent des récits         hallucinatoires qui illustrent les difficultés d’une subjectivation         féminine et sa rapide pathologisation. Malgré tout, les interactions         ou dispositifs sororaux peuvent être le socle intersubjectif puis         politique à la possibilité d’un au-delà de l’éclatement individuel et         psychique, prélude à toute libération collective, en utopie comme         ailleurs. Sisterhood is central to the specific mode of being         of feminist struggles and the fictional works that accompany and         motivate them: breaking with the fraternity, an abstract concept,         sisterhood is built on everyday, lived emotional sharing around         traumatic experiences that are the brute expression of patriarchal         societies maintaining social order. From two striking conjectural         texts from the end of the sixties which exemplify sororal solidarity – Scum         Manifesto by Valerie Solanas and Les         Guérillères by Monique Wittig – feminist science fiction took up         these questions and imagined female collectives built around the         shared unspeakability of trauma. The pan-psychologism of         Danielle Fernandez’s stories, the unbearability of male violence in         Joëlle Wintrebert and poetic sublimation in Sabrina Calvo’s novels         offer hallucinatory stories that exemplify the difficulties of female         subjectivation and its societal pathologization. In spite of         everything, sororal expressions of solidarity can be intersubjectively         redeeming and the political basis for something beyond the individual         and psychic breakdown, a prelude to any collective liberation, in         utopia as elsewhere. </description>
      <pubDate>ven., 28 févr. 2025 13:51:50 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>ven., 28 févr. 2025 13:51:50 +0100</lastBuildDate>
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      <title>Du commun et de l’universel ? L’expérience du texte utopique au siècle des Lumières dans le recueil des Voyages Imaginaires</title>
      <link>http://preo.ube.fr/sel/index.php?id=298</link>
      <description>En s’appuyant sur l’étude de quatre textes présentés dans Les Voyages imaginaires, somme éditoriale publiée par Charles Garnier entre 1787 et 1789, l’article s’interroge sur la représentation et la conception du commun et de l’universel qui s’en dégage pour le lecteur abonné. Il montre que si les textes semblent d’abord présenter comme idéal un modèle patriarcal classique, ils contribuent également à le mettre en question voire à le miner en inscrivant leur récit dans des structures narratives polygénériques. Le modèle utopique est alors confronté à l’histoire et à l’expansion coloniale autant qu’à la montée en puissance des libéralismes politiques et économiques. Inscrits dans chacun des textes, les débats fondamentaux sont également relayés par la structure même de l’anthologie qui les accueille. Si la somme ne propose finalement aucune définition figée du commun et de l’universel, rendant ainsi parfaitement compte des tensions internes aux Lumières, elle devient en revanche elle-même une utopie fondée sur l’acquis d’une lecture partagée qui modélise et permet d’expérimenter un en-commun qui, comme tous les autres, est à construire et reconstruire perpétuellement. Relying on the study of four texts presented in “Les voyages imaginaires”, an editorial collection published by Charles Garnier between 1787 and 1789, the article questions the representation and the idea of the common good and the universal that emerges for the suscriber reading it. It reveals that, although the texts first seem to display a classic patriarchal model as an ideal, they also help challenge and even undermine it by placing their story in narrative structures from multiple literary genres. The utopian model is thus confronted to history and colonial expansion as much as the rise in power of political and economical liberalism. At the heart of every one of these texts, fundamental debates are also relayed by the very structure of the anthology in which they appear. Although the collection does not eventually suggest any fixed definition of the common good and the universal, thus perfectly rendering the tensions specific to the Age of Enlightenment, it becomes, however, a utopia in itself, based on the knowledge acquired through shared reading which models and enables a movement towards a joint experience which, as any other, has to be indefinitely build and rebuilt. </description>
      <pubDate>mar., 28 nov. 2023 22:43:13 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 20 déc. 2023 14:36:30 +0100</lastBuildDate>
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