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    <title>Sororités : concept, représentation, créations, réceptions</title>
    <link>http://preo.ube.fr/sel/index.php?id=414</link>
    <description> Pour ce troisi&amp;egrave;me num&amp;eacute;ro, Savoirs en lien interroge une nouvelle fois d&amp;rsquo;un point de vue interdisciplinaire, ce qui fait lien dans notre soci&amp;eacute;t&amp;eacute;. En travaillant sur le concept de sororit&amp;eacute;, sa g&amp;eacute;n&amp;eacute;alogie, son histoire et ses articulations avec les th&amp;eacute;ories f&amp;eacute;ministes, de m&amp;ecirc;me que sur les pratiques sororales sociales et litt&amp;eacute;raires, le num&amp;eacute;ro met au jour les formes esth&amp;eacute;tiques privil&amp;eacute;gi&amp;eacute;es par l&amp;rsquo;expression de la sororit&amp;eacute;, telles le roman choral. Il permet aussi de mesurer les enjeux inclusifs du concept. D&amp;eacute;non&amp;ccedil;ant les violences sexistes et sexuelles et le patriarcat, la sororit&amp;eacute; tend &amp;agrave; &amp;eacute;laborer un monde v&amp;eacute;ritablement commun, tant d&amp;rsquo;un point de vue fictionnel (en privil&amp;eacute;giant notamment les genres de la science-fiction et de l&amp;rsquo;utopie), que bien r&amp;eacute;el. Dans la mesure o&amp;ugrave; la sororit&amp;eacute; se pense autant qu&amp;rsquo;elle se vit, elle nous concerne tous et toutes.  In its third issue, Savoirs en lien once again deals with social links in an interdisciplinary way. By discussing the concept of sisterhood, its genealogy, history and links with feminist theories, as well as its social and literary practices, this journal issue brings to light the aesthetic forms favoured by the expression of sisterhood, such as the choral novel. It also explores the inclusive implications of the concept. By denouncing sexist and sexual violence and patriarchy, sisterhood aims to create a genuinely shared world, both fictionally (with a particular emphasis on the genres of science fiction and utopia) and in reality. Insofar as sisterhood is as much about thinking as it is about living, it concerns us all. </description>
    <category domain="http://preo.ube.fr/sel/index.php?id=129">Numéros</category>
    <language>fr</language>
    <pubDate>ven., 28 févr. 2025 13:47:55 +0100</pubDate>
    <lastBuildDate>jeu., 13 mars 2025 17:07:31 +0100</lastBuildDate>
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    <item>
      <title>Introduction </title>
      <link>http://preo.ube.fr/sel/index.php?id=417</link>
      <pubDate>ven., 28 févr. 2025 13:49:26 +0100</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title>De la sororie à la sororité : repenser les         relations entre “soeurs” </title>
      <link>http://preo.ube.fr/sel/index.php?id=420</link>
      <description>Les amitiés entre femmes constituent un point aveugle         aussi bien de la critique médiévale que des Friendship Studies.         Passant inaperçues à côté des amitiés féodales masculines, des         fraternités jurées, des « jumeaux fictifs », les femmes semblent         condamnées à vivre en retrait du lien amical. Toutefois, à mieux y         regarder, dès les premières œuvres courtoises au xiie siècle, les         personnages féminins résistent parfois à cette condamnation et         parviennent à se constituer en tant qu’amies, en tant que sœurs. Ces         récits sont habités de femmes qui, en se reconnaissant, en s’aimant,         font trembler les scripts traditionnels et virils. Par l’écriture, les         amitiés de femmes conquièrent une place au sein des récits et des         représentations pour doter les femmes de nouveaux gestes, de nouveaux         amours, d’un langage à elles, « d’un lieu à elles ». Pour y parvenir,         il leur faut transformer des relations condamnées par le patriarcat à         la discorde et la jalousie en entente amicale. Il leur faut troquer         les institutions traditionnelles pour des liens choisis. Ce         bouleversement s’opère dans le passage de « sœurs de sangs » aux         « sœurs choisies ». On se propose de revenir sur le Philomena de Chrétien de Troyes pour observer, dans         son détail, ce passage fondamental. Women’s friendships are a blind spot in both medieval         criticism and Friendship Studies. Passing unnoticed alongside feudal         male friendships, sworn fraternities and “fictitious twins”, women         seem condemned to live in the background of the friendly bond.         However, if we look closely, female characters from the earliest         courtly narratives of the 12th century sometimes         resist this condemnation and manage to establish themselves as         friends, as sisters. These stories are inhabited by women who, by         recognizing and loving each other, shake up traditional, virile         scripts. Through writing, women’s friendships conquer a place within         narratives and representations, providing women with new gestures, new         loves, a language of their own, “a room of their own”. In order to         achieve this, they have to transform relationships condemned by         patriarchy to discord and jealousy into friendly understanding. They         have to swap traditional institutions for chosen ties. This shift         takes place in the passage from “blood sisters” to “chosen sisters”. I         propose to return to Chretien de Troyes’ Philomena to observe this fundamental passage in         detail. </description>
      <pubDate>ven., 28 févr. 2025 13:50:36 +0100</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title>Marie-Jeanne L’Héritier de Villandon,         « Championne des belles qualitez des Dames » : la représentation d’une         « sororité » ? </title>
      <link>http://preo.ube.fr/sel/index.php?id=432</link>
      <description>En janvier 1696, Marie-Jeanne L’Héritier de Villandon         publie une pièce en vers, l’« Eloge des Dames » dans le Mercure Galant. La narratrice s’adresse à         « Celimene » et l’enjoint d’écrire pour rendre muets les « fantasques         censeurs » qui médisent des femmes. Quelques mois plus tard, en         mai 1696, paraît, toujours dans le Mercure         Galant, sa « Lettre à Madame la Marquise de C… » dans laquelle         elle revient sur l’« Eloge des Dames » et les raisons qui l’ont         poussée à écrire cette pièce. Elle se présente alors comme « la         Championne des belles qualitez des Dames », obligée de lutter contre         un « cavalier » médisant. Si l’éloge est particulièrement ancré dans         son époque, L’Héritier présente dans sa lettre un cadre médiéval         qu’elle modernise. Pourquoi recourir au Moyen Âge pour défendre les         femmes ? Quels sont les enjeux d’un regard vers le passé en cette fin         du xviie siècle ? À         l’image de l’autrice, nous proposons de nous tourner vers le passé et         de l’interroger avec nos notions actuelles : peut-on dire que         l’autrice fait acte de « sororité » en prenant la défense des         femmes ? In january 1696, Marie-Jeanne L’Héritier de Villandon         published a play in verse, the « Eloge des Dames » in the Mercure Galant. The narrator speaks to « Celimene »         and suggests her to write to make speechless the « fantasques         censeurs » who slandor women. Months later, in May 1696, comes, again         in the Mercure Galant, her « Lettre à Madame La         Marquise de C… » in which she writes again about the « Eloge des         Dames » and the reasons why she wrote this play. She then presents         herself like « la Championne des belles qualitez des Dames », required         to fight against an offensive « cavalier ». If the praise is         particularly well-established in her time, L’Héritier presents in her         letter a medieval setting which she modernizes. Why should the         Medieval era to be solicited to defend women? What are the stakes of         this gaze towards the past in the end of the 17th century? Like the author, we propose we look back         to the past and question it with our present concepts: can we say that         the author is doing a sorority act in taking the women’s defense? </description>
      <pubDate>ven., 28 févr. 2025 13:50:44 +0100</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title>Chanter les sororités dans trois réécritures         féministes des mythes antiques : A Thousand         Ships (2019) et Stone Blind (2022) de         Natalie Haynes et Crie, Jocaste, crie (2004) de         Lucie-Anne Ski </title>
      <link>http://preo.ube.fr/sel/index.php?id=443</link>
      <description>À travers une démarche comparatiste, cet article         propose d’étudier la place de la sororité dans trois réécritures et         « révisions » féministes contemporaines des mythes antiques : A Thousand Ships (2019) et Stone         Blind (2022) de Natalie Haynes et Crie,         Jocaste, crie (2004) de Lucie-Anne Skittecate. Il s’agira de         mettre en évidence les différentes manifestations de la sororité dans         ces romans polyphoniques, qui suivent la perspective de personnages         féminins, et d’analyser la façon dont ce concept, en faisant advenir         d’autres imaginaires autour du féminin, permet de reconfigurer les         mythes antiques pour en faire des mythes féministes. Using a comparative approach, this article examines         the place of sisterhood in three contemporary feminist rewritings and         « revisions » of ancient myths: Natalie Haynes’s A         Thousand Ships (2019) and Stone Blind         (2022) and Lucie-Anne Skittecate’s Crie, Jocaste,         crie (2004). The aim will be to highlight the different         manifestations of sisterhood in these polyphonic novels, which follow         the perspective of female characters, and to analyse the way in which         this concept, by giving rise to other imaginaries around the female,         makes it possible to reconfigure ancient myths to turn them into         feminist myths. </description>
      <pubDate>ven., 28 févr. 2025 13:50:53 +0100</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title>The Female Man et The Wanderground : imaginer et penser la sororité         dans deux utopies féministes des années 1970 </title>
      <link>http://preo.ube.fr/sel/index.php?id=454</link>
      <description>Cet article analyse une déclinaison historique         récente et pourtant peu étudiée de la sororité : sa mise en récit dans         des utopies féministes des années 1970. Plus précisément, il replace         deux œuvres iconiques de cette décennie, The Female         Man de Joanna Russ et The Wanderground de         Sally Miller Gearhart, dans le contexte historique qui les a modelées         et sur lequel elles ont laissé une trace. La première partie présente         le mouvement séparatiste lesbien, un courant féministe américain des         années 1970 méconnu en France, dont sont issues les deux autrices, et         qui a engendré le fleurissement de communautés de femmes dans l’Ouest         américain. On s’attachera à montrer que ce sont à ces expériences         séparatistes que rendent hommage les utopies gynocentriques (des         sociétés sans hommes) de The Female Man et The Wanderground. Une deuxième partie analyse les         approches matérialistes et essentialistes de la sororité développées         par Russ et Gearhart comme socles philosophiques de leurs sociétés         post-patriarcales. Cette divergence illustre les fractures du         mouvement séparatiste, et ses relations houleuses avec les féministes         hétérosexuelles comme avec les hommes gays. Dans un troisième et         dernier temps, cet article analyse les fonctions politiques         contradictoires mais complémentaires de ces utopies qui ont marqué         l’imaginaire féministe de la Deuxième Vague : l’évasion et la         programmation politique. Les œuvres à l’étude remplissent une fonction         compensatoire certaine pour le lectorat militant visé par leurs         autrices : elles offrent un réconfort, un espace de sécurité et de         sororité fantasmé pouvant contrebalancer une réalité moins utopique.         Pour autant, ces récits ont aussi eu une fonction politique pratique :         offrir des modèles, non de société vu leurs présupposés hautement         irréalistes, mais d’action pour les féministes de tous bords de         l’époque. Les arcs narratifs des deux romans reposent sur la nécessité         d’une alliance entre toutes les femmes, au-delà des divergences         théoriques, face au danger permanent qu’une réaction conservatrice         revienne sur des décennies d’acquis féministes. Le parti pris de la         primauté de la sororité sur toute autre solidarité n’est pas qu’une         déclaration de principe, mais le cœur de la rhétorique séparatiste         exprimée dans The Female Man et The Wanderground, un discours qui a infusé dans le         mouvement féministe dans son entier, notamment à cause de l’impact         culturel de ces utopies. This article analyses a recent yet little-studied         historical variation of sisterhood: its representation in feminist         utopias of the 1970s. More specifically, it places two iconic works         from that decade, Joanna Russ’ The Female Man         and Sally Miller Gearhart’s The Wanderground,         in the historical context that shaped them and on which they left         their mark. The first part presents the lesbian separatist movement,         an American feminist movement of the 1970s that is little known in         France, from which the two authors emerged, and which gave rise to the         flowering of women’s communities in the American West. The gynocentric         utopias of The Female Man and The Wanderground – societies without men – pay         homage to these separatist experiments. A second section analyses the         materialist and essentialist approaches to sisterhood developed by         Russ and Gearhart as the philosophical underpinnings of their utopian         post-patriarchal societies. This divergence illustrates the divides of         the separatist movement, and its stormy relations with both         heterosexual feminists and gay men. In a third and final section, this         article analyses the contradictory but complementary political         functions of these utopias that marked the feminist imagination of the         Second Wave: escapism and political programming. The works under study         fulfilled a definite compensatory function for the militant readership         targeted by their authors: they offered comfort, a fantasized space of         security and sisterhood that could counterbalance a less utopian         reality. However, these utopias also had a practical political         function: they offered models, not of society due to their highly         unrealistic presuppositions, but of action for feminists of all         stripes at the time. The narrative arcs of both novels are based on         the need for an alliance between all women, over and above theoretical         differences, in the face of the ever-present danger of a conservative         reaction reversing decades of feminist gains. The bias towards the         primacy of sisterhood over all other solidarity was not just a         statement of principle, but the core of the separatist rhetoric         expressed in The Female Man and The Wanderground, a discourse that infused the         feminist movement as a whole, not least because of the cultural impact         of these utopias. </description>
      <pubDate>ven., 28 févr. 2025 13:51:24 +0100</pubDate>
      <guid isPermaLink="true">http://preo.ube.fr/sel/index.php?id=454</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Des contre-communautés SF : les         sororités plurielles de la science-fiction littéraire </title>
      <link>http://preo.ube.fr/sel/index.php?id=462</link>
      <description>Les femmes et communautés de femmes ont longtemps été         invisibilisées de l’histoire de la science-fiction et de son discours         médiatique, alors qu’elles sont présentes dès la cristallisation du         genre en 1920 aux États-Unis, en tant que lectrices, puis autrices et         éditrices. Elles fondent différents modes de sociabilité et         représentent, avec les autres cultures minorisées, une première forme         des contre-communautés SF, que la première partie de l’article         s’attache à visibiliser à travers une histoire culturelle féminine et         féministe de la SF, notamment grâce à Helen Merrick (2009). Le         deuxième pan des contre-communautés SF, au niveau fictionnel, est         composé des fictions (pseudo-)utopiques matriarcales et sororales des         auteurices qui mettent en scène ces communautés minorisées, dont nous         analysons, dans la deuxième partie de l’article, trois œuvres : Les Guérillères de Monique Wittig (1969), Agrapha de luvan (2020) et Viendra le temps du feu de Wendy Delorme (2021), à         l’aune de la théorie des voix différentes de Carol Gilligan (2011) et         du feminist gaze d’Azélie Fayolle. Le troisième         pan des contre-communautés SF pense l’écriture collective comme         sororité auctoriale. Women and women’s communities have long been         invisibilized from the history of science fiction and its media         discourse, even though they have been present since the         crystallization of the genre in 1920 in the USA, as readers, then         authors and editors. Together with other minoritized cultures, they         form the basis of various modes of sociability and represent a first         form of SF counter-communities, which the first part of this article         sets out to make visible through a feminist and feminist cultural         history of SF, thanks in particular to Helen Merrick (2009). The         second strand of SF counter-communities, at a fictional level, rests         on the matriarchal and sororal (pseudo-)utopian fictions of authors         who feature these minoritized communities, three of whose works we         analyze in the second part of the article: Monique Wittig’s Les Guérillères (1969), luvan’s Agrapha (2020) and Wendy Delorme’s Viendra le temps du feu (2021), in the light of         Carol Gilligan’s theory of different voices (2011) and         Azélie Fayolle’s feminist gaze. The third         strand of SF counter-communities thinks of collective writing as         auctorial sorority. </description>
      <pubDate>ven., 28 févr. 2025 13:51:33 +0100</pubDate>
      <guid isPermaLink="true">http://preo.ube.fr/sel/index.php?id=462</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Science-fiction sororale : politiques de         l’indicible chez Fernandez, Winterbert, Calvo </title>
      <link>http://preo.ube.fr/sel/index.php?id=470</link>
      <description>La notion de sororité est centrale pour comprendre le         mode d’être spécifique des luttes féministes et des textes fictionnels         qui les accompagnent et les motivent : en rupture avec une fraternité         abstraite, la sororité se construit sur un partage affectif concret,         vécu, autour des expériences traumatiques qui sont au cœur du maintien         de l’ordre social des sociétés patriarcales. À partir de deux textes         conjecturaux marquants de la fin des années soixante qui exemplifient         ce renouveau sororal – Scum Manifesto de         Valerie Solanas et Les Guérillères de         Monique Wittig –, une certaine science-fiction féminine, voire         féministe, s’est saisie de ces questions et a pu imaginer des         collectifs féminins construits autour de l’indicible partagé du         trauma. Le pan-psychologisme des récits de Danielle Fernandez,         l’insoutenable de la violence masculine chez Joëlle Wintrebert et la         sublimation poétique de Sabrina Calvo portent des récits         hallucinatoires qui illustrent les difficultés d’une subjectivation         féminine et sa rapide pathologisation. Malgré tout, les interactions         ou dispositifs sororaux peuvent être le socle intersubjectif puis         politique à la possibilité d’un au-delà de l’éclatement individuel et         psychique, prélude à toute libération collective, en utopie comme         ailleurs. Sisterhood is central to the specific mode of being         of feminist struggles and the fictional works that accompany and         motivate them: breaking with the fraternity, an abstract concept,         sisterhood is built on everyday, lived emotional sharing around         traumatic experiences that are the brute expression of patriarchal         societies maintaining social order. From two striking conjectural         texts from the end of the sixties which exemplify sororal solidarity – Scum         Manifesto by Valerie Solanas and Les         Guérillères by Monique Wittig – feminist science fiction took up         these questions and imagined female collectives built around the         shared unspeakability of trauma. The pan-psychologism of         Danielle Fernandez’s stories, the unbearability of male violence in         Joëlle Wintrebert and poetic sublimation in Sabrina Calvo’s novels         offer hallucinatory stories that exemplify the difficulties of female         subjectivation and its societal pathologization. In spite of         everything, sororal expressions of solidarity can be intersubjectively         redeeming and the political basis for something beyond the individual         and psychic breakdown, a prelude to any collective liberation, in         utopia as elsewhere. </description>
      <pubDate>ven., 28 févr. 2025 13:51:50 +0100</pubDate>
      <guid isPermaLink="true">http://preo.ube.fr/sel/index.php?id=470</guid>
    </item>
    <item>
      <title>(Petites) sœurs de lutte et de littérature :         l’ambigu “entre femmes” des littératures féministes </title>
      <link>http://preo.ube.fr/sel/index.php?id=474</link>
      <description>Dans les textes des écrivaines féministes des         années 1969-1985, la notion de sororité est utilisée au départ         principalement comme un concept militant : elle renvoie à une         condition partagée, elle est aussi le synonyme spécialement féministe         de « camarade », désignant et interpellant les compagnes d’une lutte         « planétaire ». Tour à tour fantasmée et rejetée,         la sororité devient également un moyen de penser l’espace         littéraire comme un lieu fondé sur un rapport d’adresse et de citation         co-construit « entre femmes » : réponse à la fois pragmatique et         théorique à ce qui apparaît, dès lors, comme l’entre-soi masculin         constitutif des littératures occidentales canonisées. La « petite         sœur » de littérature fait ainsi son apparition aux côtés de la         « sœur » de lutte. Ce sont la petite sœur de Shakespeare qu’évoque         Virginia Woolf et la petite sœur de Balzac, sa cousine : les artistes         et écrivaines en puissance qu’il s’agit de protéger et d’encourager         par la formation de réseaux et continuums de         solidarité littéraire et politique. Ou bien c’est parfois, aussi, le         leurre fictif et dangereux des femmes trop bien identifiées aux         femmes, prises dans un « nous » militant qui, à force de rêve         féministe, oublie de se penser comme divers, vivant et changeant. En         présentant un panorama des différents usages de ces termes de « sœur »         et de « sororité » au sein des textes littéraires féministes de         l’espace franco-québécois des décennies 1970 et 1980, cet article         s’intéresse précisément aux ambiguïtés à la fois politiques et         littéraires qu’ils convoquent. In feminist women’s writings from 1969 to 1985, the         notion of sisterhood was initially used primarily as a militant         concept: it referred to a shared condition, and was also a feminist         synonym for “comrade”, referring to and calling out to fellow women in         a worldwide class struggle. Alternately fantasized and rejected,         sisterhood also becomes a means of thinking literary space as a place         based on a relationship of address and citation co-constructed         “between women”: a response that is both pragmatic and theoretical to         what appears, from then on, to be the constitutive “between men” of         canonized Western literature. The literary little sister appears         alongside the sister in struggle. This little sister is Shakespeare’s,         or Balzac’s: artists and writers to be protected and encouraged by the         formation of networks and continuums of literary and political         solidarity. Sisterhood is sometimes the dangerous illusion of women         too well identified with women, caught up in a militant “we” which         forgets to think of itself as diverse, alive and changing. By         presenting a panorama of the different uses of the terms “sister” and         “sisterhood” in feminist literary texts from the Franco-Quebec context         of the 1970s and 1980s, this article explores the political and         literary ambiguities these terms evoke. </description>
      <pubDate>ven., 28 févr. 2025 13:52:06 +0100</pubDate>
      <guid isPermaLink="true">http://preo.ube.fr/sel/index.php?id=474</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Les représentations de la sororité dans quelques         albums fictionnels de littérature de jeunesse </title>
      <link>http://preo.ube.fr/sel/index.php?id=483</link>
      <description>La notion de « sororité » joue un rôle central dans         les débats contemporains, imprégnant désormais le domaine de la         littérature de jeunesse. Notre contribution propose d’observer les         représentations de la « sororité » d’abord dans les albums pionniers         des années 1970, puis dans trois œuvres singulières contemporaines,         correspondant à trois âges de la vie d’une femme : Anna qui chante (Sonia Paoloni, Éloïse Rey, 2017)         pour la fillette ; Zette et Zotte à l’uzine         (Elsa Valentin, Fabienne Cinquin, 2018) pour la femme active ;         Roule, Ginette ! (Anne Dory, Mirion Malle,         2021) pour la vieille femme. Afin d’appréhender le plus finement         possible la notion de « sororité » et les enjeux qui lui sont liés,         nous considérerons les choix esthétiques qui contribuent à         déconstruire certains stéréotypes de genre, tout en initiant et         sensibilisant les jeunes lecteurs et lectrices à la construction         féminine d’un espoir politique. The notion of “sisterhood” plays a central role in         contemporary debates, now permeating the field of youth literature.         Our contribution proposes to observe the representations of the         “sisterhood” first in the pioneering albums of the 1970s, then in         three contemporary singular books, corresponding to three ages of a         woman’s life: Anna qui chante (Sonia Paoloni,         Éloïse Rey, 2017) for the young girl ; Zette et         Zotte à l’uzine (Elsa Valentin, Fabienne Cinquin, 2018) for the         active woman ; Roule, Ginette ! (Anne Dory,         Mirion Malle, 2021) for the old woman. In order to understand as         precisely as possible the notion of “sisterhood” and the issues         related to it, we will consider the aesthetic choices that contribute         to deconstructing some gender stereotypes, while initiating and         sensitizing young readers to the female construction of political         hope. </description>
      <pubDate>ven., 28 févr. 2025 13:53:02 +0100</pubDate>
      <guid isPermaLink="true">http://preo.ube.fr/sel/index.php?id=483</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Images sororales dans les séries : du féminisme à         l’écologisme </title>
      <link>http://preo.ube.fr/sel/index.php?id=493</link>
      <description>Si l’on cherche aujourd’hui à comprendre en image les         enjeux de la sororité, il y a de fortes chances pour que nous         utilisions internet ou les plateformes de streaming, afin de trouver des séries à regarder         pour en apprendre davantage. Les séries sont en effet comprises comme         des outils d’éducation par la philosophie contemporaine. Dans ce cas,         la sélection renvoie en premier à Sex and the         City (HBO, 1998-2004), Charmed (The WB,         1998-2006), Girls (HBO, 2012-2016), Orange is the New Black (Netflix, 2013-2019), Scream Queens (Fox, 2015-2016), Big Little Lies (HBO, 2017-2019),         The Handmaid’s Tale (Hulu, 2017+), Good         Girls (NBC, 2018-2021), ou à On the Verge         (Canal+/Netflix, 2021), Yellowjackets         (Showtime, 2021+), Filles du feu (France 2,         2023), ou encore à Clashing Differences (ZDF,         2023), etc. S’ouvre alors une véritable culture visuelle de la         sororité. Or toutes ces séries ne semblent pas égales dans leurs         définitions esthétiques, narratives et conceptuelles de la sororité.         Contrairement à ce que certaines de ces fictions nous montrent, la         sororité ne relève pas de la camaraderie entre filles, d’amitiés, ni         même d’un soutien ponctuel, et encore moins d’un féminisme         opportuniste. Comme le rappelle bell hooks dans les années 1980, il         s’agit plutôt de « solidarité politique », et de faire converger des         intérêts communs, de s’accorder sur des valeurs partagées. Il est donc         avant tout question de s’unir dans la diversité, et de croire en cette         union malgré les différences de classes ou de races. Et si la plupart         de ces séries dépeignent la sororité comme tenant d’une relation entre         humaines, d’autres fictions empruntant aux imaginaires écoféministes,         comme Frontera Verde (Netflix, 2019), La dernière vague (France 2, 2019), Extrapolations (Apple TV+, 2023), ou Abysses (ZDF, 2023), ont pu également étendre ce         rapport empathique et respectueux aux non-humaines et à la Terre. Que         nous disent alors toutes ces séries de la sororité ? Et quelles images         sororales présentes dans ces fictions pouvons-nous reconnaître voire         appliquer dans notre quotidien ? Dès lors que les séries sont         envisagées comme des outils d’apprentissage, ce texte vise en creux à         expliquer l’importance et la responsabilité de ces images sororales,         pas si fictionnelles… If we’re looking for a visual understanding of         contemporary sorority issues, chances are we’re using the internet or         streaming platforms to find series to watch to learn more. Series are         indeed understood as educational tools through contemporary         philosophy. In this case, the selection points first to Sex and the City (HBO, 1998-2004), Charmed (The WB, 1998-2006), Girls (HBO, 2012-2016), Orange is         the New Black (Netflix, 2013-2019), Scream         Queens (Fox, 2015-2016), Big Little Lies         (HBO, 2017-2019), The Handmaid’s Tale         (Hulu, 2017+), Good Girls (NBC, 2018-2021), or         On the Verge (Canal+/Netflix, 2021), Yellowjackets (Showtime, 2021+), Filles du feu (France 2, 2023), or Clashing Differences (ZDF, 2023), and so on. The         result is a truly visual culture of sisterhood. But not all these         series appear to be equal in their aesthetic, narrative and conceptual         definitions of sisterhood. Contrary to what some of these fictions         show us, sisterhood is not about girl camaraderie, friendships or even         one-off support, and even less about opportunistic feminism. As         bell hooks reminded us in the 1980s, it’s more a question of         “political solidarity”, of aligning common interests and agreeing on         shared values. Above all, then, it’s about uniting in diversity, and         believing in that union despite class or racial differences. And while         most of these series depict sisterhood as holding a relationship         between humans, other fictions borrowing from ecofeminist imaginaries,         such as Frontera Verde (Netflix, 2019), La dernière vague (France 2, 2019), Extrapolations (Apple TV+, 2023), or Abysses (ZDF, 2023), have also been able to extend         this emphatic and respectful relationship to non-humans and the Earth.         So, what do all these series tell us about sorority? And what sororal         images present in these fictions can we recognize or even apply to our         everyday lives? Since series are seen as learning tools, this text         aims to explain the importance and responsibility of these         not-so-fictional sororal images… </description>
      <pubDate>ven., 28 févr. 2025 13:53:13 +0100</pubDate>
      <guid isPermaLink="true">http://preo.ube.fr/sel/index.php?id=493</guid>
    </item>
    <item>
      <title>La sororité des travestis dans Les Vilaines, de Camila Sosa Villada </title>
      <link>http://preo.ube.fr/sel/index.php?id=503</link>
      <description>Camila Sosa Villada décrit dans Les         Vilaines une communauté de travestis qui survivent comme         travailleuses du sexe dans le Parc Sarmiento de la ville de Córdoba en         Argentine à la fin des années 1990. Combinant souvenirs         autobiographiques avec réalisme magique, le roman se concentre sur la         trajectoire et la résilience de ces travestis qui ont été rejetées par         leur famille biologique mais recueillies et encouragées par une         famille choisie. Cette famille queer se structure autour du matriarcat         de Tante Encarna et de la sororité des filles d’Encarna. En dépit de         quelques vilaines agressives, les sœurs s’entraident, partagent leurs         expériences et progressent ensemble dans l’affirmation de leur         transidentité. In The Queens of Sarmiento         Park, Camila Sosa Villada describes a community of travestis who do sex work in Sarmiento Park in the         city of Córdoba in the late 1990s in Argentina. Mixing         autobiographical memories with magical realism, the novel focuses on         the trajectory and resilience of these travestis who were rejected by their biological         families but empowered by the support of a chosen family. This queer         family revolves around the matriarchy of Auntie Encarna and the         sisterhood of Encarna’s daughters. In spite of a few aggressive         siblings, the sisters care for each other, share knowledge and make         progress together to express their transidentity. </description>
      <pubDate>ven., 28 févr. 2025 13:56:47 +0100</pubDate>
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    </item>
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      <title>La sororité comme outil de transformation dans         Paradis de Toni Morrison </title>
      <link>http://preo.ube.fr/sel/index.php?id=517</link>
      <description>Les relations entre femmes occupent une place         importante dans toutes les œuvres de Toni Morrison. Il faut pourtant         attendre Paradis (1997) pour que l’autrice         prenne véritablement pour objet une communauté de cinq femmes,         regroupées par hasard dans un couvent désaffecté. En opposant ce         groupe à une autre communauté, présentée comme utopique – une all-black town puritaine –, Toni Morrison se saisit         pleinement de la question du genre tout en l’observant en relation         avec d’autres identités minorisées. L’article montre en quoi         l’élaboration progressive d’une sororité consciente dans Paradis constitue un outil grâce auquel la fiction         romanesque expérimente de nouveaux rapports à soi et aux autres. Toni Morrison’s work often deals with relationships         between women. However, it was not until Paradise (1997) that the author really took as her         subject a community of five women, gathered together by chance in a         disused convent. By contrasting this group with another community,         presented as utopian – a puritan all-black town –, Toni Morrison         addresses the question of gender, observing it in relation to other         minority identities. The article shows how the gradual development of         a conscious sisterhood in Paradise becomes a         tool with which fiction explores new relationships to self and         others. </description>
      <pubDate>ven., 28 févr. 2025 14:02:11 +0100</pubDate>
      <guid isPermaLink="true">http://preo.ube.fr/sel/index.php?id=517</guid>
    </item>
    <item>
      <title>« The Music of Survival » : exil, sororité et         enracinement chez Meena Alexander </title>
      <link>http://preo.ube.fr/sel/index.php?id=527</link>
      <description>L’œuvre de Meena Alexander (1951-2018) est traversée         par le thème de l’exil. Exilée de son pays natal, de son corps, de sa         langue maternelle, et en tant que femme, elle exprime les sentiments         d’être déracinée, marginalisée et isolée. Mon propos dans cet article         est d’explorer l’importance des liens de sororité dans son cheminement         poétique et politique vers une habitation possible du monde. Son         inscription dans des courants féministes, et le sentiment         d’appartenance qui en découle, ont fortement contribué à son         émancipation et à son enracinement si nécessaire après des expériences         de l’exil. La sororité littéraire qu’elle développe à travers toute         son œuvre transcende les frontières du temps et de l’espace, lui         permettant de s’inventer librement par le biais de l’écriture et de         l’imagination. Plus précisément, je cherche à mettre en lumière le         rôle particulier qu’ont joué les travaux d’Adrienne Rich et         Audre Lorde, qui, elles aussi, ont ressenti une forme d’exiliance         (A. Nouss) à laquelle elles ont répondu en développant un féminisme         qui repose sur une pensée et une pratique de la sororité. The works of Meena Alexander (1951-2018) are         permeated by the theme of exile. Exiled from her native country, her         body, her mother tongue, and as a woman, she expresses feeling         uprooted, marginalised and isolated. My aim in this article is to         explore the importance of the concept of sisterhood in her poetic and         political journey towards a dwelling place in the world. By aligning         herself in feminist movements, she was able to forge a sense of         belonging that significantly contributed to her emancipation and         rooting, much-needed after experiences of exile. The literary         sisterhood she develops throughout her works transcends the boundaries         of time and space, thus enabling her to write herself into being         through the power of language and imagination. More specifically, I         seek to highlight the particular role played by the works of         Adrienne Rich and Audre Lorde, who also experienced a form of exile,         to which they responded by developing a feminism based on the thought         and practice of sisterhood. </description>
      <pubDate>ven., 28 févr. 2025 14:04:38 +0100</pubDate>
      <guid isPermaLink="true">http://preo.ube.fr/sel/index.php?id=527</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Les solidarités féminines chez Gabriela Mistral :         des « folles femmes » à une sororité au-delà de l’humain </title>
      <link>http://preo.ube.fr/sel/index.php?id=535</link>
      <description>La poétesse chilienne Gabriela Mistral, Prix Nobel de         littérature 1945, est connue pour la place qu’elle a occupée dans les         luttes féministes de son temps en Amérique Latine. Pour elle, le         féminisme ne peut être dissocié de la lutte sociale en faveur des         femmes ouvrières et autochtones. Dès son premier recueil, Desolación (1922), elle représente et nomme « toute         la solidarité du sexe, l’infinie pitié de la femme pour la femme ».         Elle qui, lesbienne cachée, partagea toute son existence ses lieux de         vie avec une femme, n’a cessé ensuite, dans ses livres suivants, de         mettre en scène des personnages féminins, souvent en duo ou en quatuor         dans Tala (1938), puis dans des séries de         poèmes centrés sur les femmes, notamment dans la section « folles         femmes » de Lagar (1954). Ces poèmes disent la         souffrance et la puissance des femmes face à un monde qui les broie,         leur affirmation artistique, spirituelle, mais aussi parfois leur         déroute ou leurs illusions perdues. La voix poétique mistralienne se         tient toujours aux côtés de ces figures comme une forme de soutien         – soit qu’elle se range elle aussi du côté de la folie émancipatrice         et revendiquée, soit qu’elle accompagne ces femmes à travers un « je »         dédoublé. La sororité, pour Gabriela Mistral, dépasse in fine, dans         Poema de Chile (posthume), la question         humaine : sur les pas de Saint François d’Assise – qui nommait sa         « Sœur Eau », mais aussi ses « Sœurs les oiseaux », elle invente dans         ce recueil une sororité avec les espèces non-humaines, et en         particulier celles dont le genre est féminin, pour élargir son lien         avec les êtres à celui d’une parenté qui englobe tout le vivant, dont         elle note déjà la fragilité et la destruction progressive. La lutte         féministe et la solidarité féminine sont donc à la fois, chez Mistral,         un positionnement politique sociétal, écologique, et spirituel. The Chilean poet Gabriela Mistral, winner of the 1945         Nobel Prize for Literature, is well known for her role in the feminist         struggles of her time in Latin America. For her, feminism could not be         dissociated from the social struggle in favour of working-class and         indigenous women. From her first collection, Desolación (1922), she         represented and named “all the solidarity of the sex, the infinite         pity of woman for woman”. As a closet lesbian, she shared her living         quarters with a woman throughout her life. In her subsequent books,         she continued to feature female characters, often in duets or quartets         in Tala (1938), and then in series of poems centred on women, notably         in the “mad women” section of Lagar (1954). These poems speak of the         suffering and power of women in the face of a world that crushes them,         their artistic and spiritual affirmation, but also sometimes their         disarray or lost dreams. Mistral’s poetic voice always stands         alongside these figures as a form of support - either siding with the         emancipatory and assertive madness, or accompanying these women         through a split “I”. In Poema de Chile (posthumous), sisterhood, for         Gabriela Mistral, ultimately goes beyond the human question: following         in the footsteps of Saint Francis of Assisi – who called his “Sister         Water”, but also his “Sisters the Birds” – in this collection she         invents a sisterhood with non-human species, and in particular those         whose gender is feminine, to broaden her bond with beings to that of a         kinship that encompasses all living things, whose fragility and         gradual destruction she has already noted. For Mistral, the feminist         struggle and feminine solidarity are at once a societal, ecological         and spiritual political position. </description>
      <pubDate>ven., 28 févr. 2025 14:12:46 +0100</pubDate>
      <guid isPermaLink="true">http://preo.ube.fr/sel/index.php?id=535</guid>
    </item>
    <item>
      <title>(Im)possibilité de la sororité chez les         travailleuses du sexe : le cas français </title>
      <link>http://preo.ube.fr/sel/index.php?id=540</link>
      <description>Depuis 2016 la France pénalise le proxénétisme mais         la définition légale reste éloignée des représentations. Ce terme         englobe notamment tout individu amené à « aider, assister ou protéger         la prostitution d’autrui, même sans en tirer profit » (Loi no 2016-444), ce qui constitue pour mes informatrices         une barrière considérable à la sécurisation de l’activité. La question         de la sororité sera abordée dans cet article par deux axes : la         régulation et la structure du discours politique. La régulation prend         en considération les temps de la carrière, notamment l’entrée dans         celle-ci, mais il sera aussi question de la structure du monde         professionnel et des stratégies instaurées par le collectif. Pour ce         qui est du discours politique, il s’agira de proposer une lecture de         la rhétorique professionnelle construite par les travailleuses. Since 2016 France has penalized pimping, but the         legal definition remains far from representations. In particular, the         term encompasses any individual led to « help, assist or protect the         prostitution of others, even without profiting from it » (Law         no. 2016-444), which for my informants constitutes a considerable         barrier to securing the activity. The issue of sisterhood will be         approached in this article through two axes: regulation and the         structure of political discourse. Regulation considers the different         stages of a career, in particular entry, but also the structure of the         professional world and the strategies put in place by the collective.         As far as political discourse is concerned, the aim is to propose a         reading of the professional rhetoric constructed by female         workers. </description>
      <pubDate>ven., 28 févr. 2025 14:17:12 +0100</pubDate>
      <guid isPermaLink="true">http://preo.ube.fr/sel/index.php?id=540</guid>
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      <title>Une sororité militante ? De la revendication         urbaine aux frontières de l’intersectionnalité au sein du mouvement         des collages féministes de Strasbourg </title>
      <link>http://preo.ube.fr/sel/index.php?id=548</link>
      <description>Les collages féministes offrent à celleux qui les         composent des espaces d’adelphité immatériels, qui prennent forme à         travers le militantisme. En effet, les féministes créent, grâce à leur         engagement, des espaces safe, mais aussi un         réseau d’entraide. Ceci leur permet à différentes échelles de se         libérer de peurs genrées, telles celles de la ville et de la nuit. Par         ailleurs, il a pu être observé, que l’internationalisme et le         pluralisme des féminismes contemporains sont des composantes à prendre         en compte lorsque sont abordées les questions de sororité et         d’adelphité. Feminist collages offer those who create them         immaterial spaces of adelphity, which take shape through activism.         Through their commitment, feminists create safe         spaces and a network of mutual support. At different levels, this         enables them to free themselves from gendered fears, such as those of         the city and the night. It has also been observed that the         internationalism and pluralism of contemporary feminisms are factors         to be taken into account when addressing the issues of sorority and         adelphity. </description>
      <pubDate>ven., 28 févr. 2025 14:19:25 +0100</pubDate>
      <guid isPermaLink="true">http://preo.ube.fr/sel/index.php?id=548</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Autrice : linguistiquement         correct </title>
      <link>http://preo.ube.fr/sel/index.php?id=556</link>
      <description>Cet article vise à renouveler la réflexion sur les         mécanismes de légitimation du mot autrice en         s’appuyant sur les commentaires contemporains sur le mot autrice diffusés dans la presse. Entre 2020 et         2024, le mot autrice connaît un essor         considérable, un an après l’officialisation de son usage par         l’Académie française. Les commentaires dans la presse française et la         presse francophone, ainsi que les remarques de femmes de lettres         enrichissent l’approche sémantique et amènent à s’interroger sur le         sens contemporain de ce mot. Que signifie être autrice aujourd’hui ?         La dérivation morphologique du mot est-elle porteuse d’un sens         supplémentaire à celui de la simple féminisation d’un nom de métier ?         Au-delà de la question de l’usage ou de la régularité morphologique,         la signification du mot interroge le sentiment linguistique et la         manière dont les femmes qui écrivent entendent se situer dans         l’exercice de leur art. This article aims to rethink the mechanisms of         legitimization of the word autrice, drawing on contemporary         commentaries on the word autrice. Between 2020 and 2024, the word         autrice experienced a considerable boom in the press, one year after         its use was made official by the Académie française. Comments in the         French and French-language press, as well as remarks by women writers,         enrich the semantic approach and raise questions about the word’s         contemporary meaning. What does it mean to be an author today? Does         the morphological derivation of the word carry an additional meaning         to that of the simple feminization of a professional name? Beyond the         question of usage or morphological regularity, the meaning of the word         questions linguistic sentiment and the way in which women writers         intend to situate themselves in the exercise of their art. </description>
      <pubDate>ven., 28 févr. 2025 14:21:49 +0100</pubDate>
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