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    <title>féminisme</title>
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    <description>Index terms</description>
    <language>fr</language>
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    <item>
      <title>Créations littéraires au féminin pluriel : l’espace sororal de la publication collective</title>
      <link>http://preo.ube.fr/sel/index.php?id=768</link>
      <description>Dans la littérature contemporaine, nous pouvons découvrir des expérimentations de sororités littéraires sous la forme de création et de publication collectives, comme Sororité dirigé par Chloé Delaume, Feu ! coordonné par Elsa Dorlin ou Lettres aux jeunes poétesses mené par Aurélie Olivier. Après avoir situé des jalons historiques de publications collectives ou d’écritures partagées sororales, nous nous pencherons sur des ouvrages qui ont pour projet de créer des solidarités féminines pour contrer les préjudices ou les infériorisations subies liées au genre tout en proposant, peut-être, des modèles alternatifs d’auctorialisation : une auctorialité au féminin pluriel qui se conçoit moins comme une sortie de la fonction-auteur (sociologiquement très masculine) que comme sa démultiplication inclusive. In contemporary literature, literary experiments of sorority take the form of collective creation and publication, such as Sororité led by Chloé Delaume, Feu ! coordinated by Elsa Dorlin, and Lettres aux jeunes poétesses led by Aurélie Olivier. After setting out the historical context of collective publications and sororal writings, we will examine works that aim to create female solidarity to challenge gender-based prejudice and alienation, while perhaps proposing alternative models of authorship: a plural feminine authorship that is conceived less as a step away from the author function (sociologically very masculine) than as its inclusive extension. </description>
      <pubDate>Tue, 17 Mar 2026 09:48:30 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>Fri, 24 Apr 2026 14:57:52 +0200</lastBuildDate>
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      <title>« The Music of Survival » : exil, sororité et         enracinement chez Meena Alexander</title>
      <link>http://preo.ube.fr/sel/index.php?id=527</link>
      <description>L’œuvre de Meena Alexander (1951-2018) est traversée         par le thème de l’exil. Exilée de son pays natal, de son corps, de sa         langue maternelle, et en tant que femme, elle exprime les sentiments         d’être déracinée, marginalisée et isolée. Mon propos dans cet article         est d’explorer l’importance des liens de sororité dans son cheminement         poétique et politique vers une habitation possible du monde. Son         inscription dans des courants féministes, et le sentiment         d’appartenance qui en découle, ont fortement contribué à son         émancipation et à son enracinement si nécessaire après des expériences         de l’exil. La sororité littéraire qu’elle développe à travers toute         son œuvre transcende les frontières du temps et de l’espace, lui         permettant de s’inventer librement par le biais de l’écriture et de         l’imagination. Plus précisément, je cherche à mettre en lumière le         rôle particulier qu’ont joué les travaux d’Adrienne Rich et         Audre Lorde, qui, elles aussi, ont ressenti une forme d’exiliance         (A. Nouss) à laquelle elles ont répondu en développant un féminisme         qui repose sur une pensée et une pratique de la sororité. The works of Meena Alexander (1951-2018) are         permeated by the theme of exile. Exiled from her native country, her         body, her mother tongue, and as a woman, she expresses feeling         uprooted, marginalised and isolated. My aim in this article is to         explore the importance of the concept of sisterhood in her poetic and         political journey towards a dwelling place in the world. By aligning         herself in feminist movements, she was able to forge a sense of         belonging that significantly contributed to her emancipation and         rooting, much-needed after experiences of exile. The literary         sisterhood she develops throughout her works transcends the boundaries         of time and space, thus enabling her to write herself into being         through the power of language and imagination. More specifically, I         seek to highlight the particular role played by the works of         Adrienne Rich and Audre Lorde, who also experienced a form of exile,         to which they responded by developing a feminism based on the thought         and practice of sisterhood. </description>
      <pubDate>Fri, 28 Feb 2025 14:04:38 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>Thu, 13 Mar 2025 17:00:20 +0100</lastBuildDate>
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      <title>(Petites) sœurs de lutte et de littérature :         l’ambigu “entre femmes” des littératures féministes</title>
      <link>http://preo.ube.fr/sel/index.php?id=474</link>
      <description>Dans les textes des écrivaines féministes des         années 1969-1985, la notion de sororité est utilisée au départ         principalement comme un concept militant : elle renvoie à une         condition partagée, elle est aussi le synonyme spécialement féministe         de « camarade », désignant et interpellant les compagnes d’une lutte         « planétaire ». Tour à tour fantasmée et rejetée,         la sororité devient également un moyen de penser l’espace         littéraire comme un lieu fondé sur un rapport d’adresse et de citation         co-construit « entre femmes » : réponse à la fois pragmatique et         théorique à ce qui apparaît, dès lors, comme l’entre-soi masculin         constitutif des littératures occidentales canonisées. La « petite         sœur » de littérature fait ainsi son apparition aux côtés de la         « sœur » de lutte. Ce sont la petite sœur de Shakespeare qu’évoque         Virginia Woolf et la petite sœur de Balzac, sa cousine : les artistes         et écrivaines en puissance qu’il s’agit de protéger et d’encourager         par la formation de réseaux et continuums de         solidarité littéraire et politique. Ou bien c’est parfois, aussi, le         leurre fictif et dangereux des femmes trop bien identifiées aux         femmes, prises dans un « nous » militant qui, à force de rêve         féministe, oublie de se penser comme divers, vivant et changeant. En         présentant un panorama des différents usages de ces termes de « sœur »         et de « sororité » au sein des textes littéraires féministes de         l’espace franco-québécois des décennies 1970 et 1980, cet article         s’intéresse précisément aux ambiguïtés à la fois politiques et         littéraires qu’ils convoquent. In feminist women’s writings from 1969 to 1985, the         notion of sisterhood was initially used primarily as a militant         concept: it referred to a shared condition, and was also a feminist         synonym for “comrade”, referring to and calling out to fellow women in         a worldwide class struggle. Alternately fantasized and rejected,         sisterhood also becomes a means of thinking literary space as a place         based on a relationship of address and citation co-constructed         “between women”: a response that is both pragmatic and theoretical to         what appears, from then on, to be the constitutive “between men” of         canonized Western literature. The literary little sister appears         alongside the sister in struggle. This little sister is Shakespeare’s,         or Balzac’s: artists and writers to be protected and encouraged by the         formation of networks and continuums of literary and political         solidarity. Sisterhood is sometimes the dangerous illusion of women         too well identified with women, caught up in a militant “we” which         forgets to think of itself as diverse, alive and changing. By         presenting a panorama of the different uses of the terms “sister” and         “sisterhood” in feminist literary texts from the Franco-Quebec context         of the 1970s and 1980s, this article explores the political and         literary ambiguities these terms evoke. </description>
      <pubDate>Fri, 28 Feb 2025 13:52:06 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>Thu, 13 Mar 2025 16:57:14 +0100</lastBuildDate>
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      <title>Les solidarités féminines chez Gabriela Mistral :         des « folles femmes » à une sororité au-delà de l’humain</title>
      <link>http://preo.ube.fr/sel/index.php?id=535</link>
      <description>La poétesse chilienne Gabriela Mistral, Prix Nobel de         littérature 1945, est connue pour la place qu’elle a occupée dans les         luttes féministes de son temps en Amérique Latine. Pour elle, le         féminisme ne peut être dissocié de la lutte sociale en faveur des         femmes ouvrières et autochtones. Dès son premier recueil, Desolación (1922), elle représente et nomme « toute         la solidarité du sexe, l’infinie pitié de la femme pour la femme ».         Elle qui, lesbienne cachée, partagea toute son existence ses lieux de         vie avec une femme, n’a cessé ensuite, dans ses livres suivants, de         mettre en scène des personnages féminins, souvent en duo ou en quatuor         dans Tala (1938), puis dans des séries de         poèmes centrés sur les femmes, notamment dans la section « folles         femmes » de Lagar (1954). Ces poèmes disent la         souffrance et la puissance des femmes face à un monde qui les broie,         leur affirmation artistique, spirituelle, mais aussi parfois leur         déroute ou leurs illusions perdues. La voix poétique mistralienne se         tient toujours aux côtés de ces figures comme une forme de soutien         – soit qu’elle se range elle aussi du côté de la folie émancipatrice         et revendiquée, soit qu’elle accompagne ces femmes à travers un « je »         dédoublé. La sororité, pour Gabriela Mistral, dépasse in fine, dans         Poema de Chile (posthume), la question         humaine : sur les pas de Saint François d’Assise – qui nommait sa         « Sœur Eau », mais aussi ses « Sœurs les oiseaux », elle invente dans         ce recueil une sororité avec les espèces non-humaines, et en         particulier celles dont le genre est féminin, pour élargir son lien         avec les êtres à celui d’une parenté qui englobe tout le vivant, dont         elle note déjà la fragilité et la destruction progressive. La lutte         féministe et la solidarité féminine sont donc à la fois, chez Mistral,         un positionnement politique sociétal, écologique, et spirituel. The Chilean poet Gabriela Mistral, winner of the 1945         Nobel Prize for Literature, is well known for her role in the feminist         struggles of her time in Latin America. For her, feminism could not be         dissociated from the social struggle in favour of working-class and         indigenous women. From her first collection, Desolación (1922), she         represented and named “all the solidarity of the sex, the infinite         pity of woman for woman”. As a closet lesbian, she shared her living         quarters with a woman throughout her life. In her subsequent books,         she continued to feature female characters, often in duets or quartets         in Tala (1938), and then in series of poems centred on women, notably         in the “mad women” section of Lagar (1954). These poems speak of the         suffering and power of women in the face of a world that crushes them,         their artistic and spiritual affirmation, but also sometimes their         disarray or lost dreams. Mistral’s poetic voice always stands         alongside these figures as a form of support - either siding with the         emancipatory and assertive madness, or accompanying these women         through a split “I”. In Poema de Chile (posthumous), sisterhood, for         Gabriela Mistral, ultimately goes beyond the human question: following         in the footsteps of Saint Francis of Assisi – who called his “Sister         Water”, but also his “Sisters the Birds” – in this collection she         invents a sisterhood with non-human species, and in particular those         whose gender is feminine, to broaden her bond with beings to that of a         kinship that encompasses all living things, whose fragility and         gradual destruction she has already noted. For Mistral, the feminist         struggle and feminine solidarity are at once a societal, ecological         and spiritual political position. </description>
      <pubDate>Fri, 28 Feb 2025 14:12:46 +0100</pubDate>
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      <title>Des contre-communautés SF : les         sororités plurielles de la science-fiction littéraire</title>
      <link>http://preo.ube.fr/sel/index.php?id=462</link>
      <description>Les femmes et communautés de femmes ont longtemps été         invisibilisées de l’histoire de la science-fiction et de son discours         médiatique, alors qu’elles sont présentes dès la cristallisation du         genre en 1920 aux États-Unis, en tant que lectrices, puis autrices et         éditrices. Elles fondent différents modes de sociabilité et         représentent, avec les autres cultures minorisées, une première forme         des contre-communautés SF, que la première partie de l’article         s’attache à visibiliser à travers une histoire culturelle féminine et         féministe de la SF, notamment grâce à Helen Merrick (2009). Le         deuxième pan des contre-communautés SF, au niveau fictionnel, est         composé des fictions (pseudo-)utopiques matriarcales et sororales des         auteurices qui mettent en scène ces communautés minorisées, dont nous         analysons, dans la deuxième partie de l’article, trois œuvres : Les Guérillères de Monique Wittig (1969), Agrapha de luvan (2020) et Viendra le temps du feu de Wendy Delorme (2021), à         l’aune de la théorie des voix différentes de Carol Gilligan (2011) et         du feminist gaze d’Azélie Fayolle. Le troisième         pan des contre-communautés SF pense l’écriture collective comme         sororité auctoriale. Women and women’s communities have long been         invisibilized from the history of science fiction and its media         discourse, even though they have been present since the         crystallization of the genre in 1920 in the USA, as readers, then         authors and editors. Together with other minoritized cultures, they         form the basis of various modes of sociability and represent a first         form of SF counter-communities, which the first part of this article         sets out to make visible through a feminist and feminist cultural         history of SF, thanks in particular to Helen Merrick (2009). The         second strand of SF counter-communities, at a fictional level, rests         on the matriarchal and sororal (pseudo-)utopian fictions of authors         who feature these minoritized communities, three of whose works we         analyze in the second part of the article: Monique Wittig’s Les Guérillères (1969), luvan’s Agrapha (2020) and Wendy Delorme’s Viendra le temps du feu (2021), in the light of         Carol Gilligan’s theory of different voices (2011) and         Azélie Fayolle’s feminist gaze. The third         strand of SF counter-communities thinks of collective writing as         auctorial sorority. </description>
      <pubDate>Fri, 28 Feb 2025 13:51:33 +0100</pubDate>
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      <title>The Female Man et The Wanderground : imaginer et penser la sororité         dans deux utopies féministes des années 1970</title>
      <link>http://preo.ube.fr/sel/index.php?id=454</link>
      <description>Cet article analyse une déclinaison historique         récente et pourtant peu étudiée de la sororité : sa mise en récit dans         des utopies féministes des années 1970. Plus précisément, il replace         deux œuvres iconiques de cette décennie, The Female         Man de Joanna Russ et The Wanderground de         Sally Miller Gearhart, dans le contexte historique qui les a modelées         et sur lequel elles ont laissé une trace. La première partie présente         le mouvement séparatiste lesbien, un courant féministe américain des         années 1970 méconnu en France, dont sont issues les deux autrices, et         qui a engendré le fleurissement de communautés de femmes dans l’Ouest         américain. On s’attachera à montrer que ce sont à ces expériences         séparatistes que rendent hommage les utopies gynocentriques (des         sociétés sans hommes) de The Female Man et The Wanderground. Une deuxième partie analyse les         approches matérialistes et essentialistes de la sororité développées         par Russ et Gearhart comme socles philosophiques de leurs sociétés         post-patriarcales. Cette divergence illustre les fractures du         mouvement séparatiste, et ses relations houleuses avec les féministes         hétérosexuelles comme avec les hommes gays. Dans un troisième et         dernier temps, cet article analyse les fonctions politiques         contradictoires mais complémentaires de ces utopies qui ont marqué         l’imaginaire féministe de la Deuxième Vague : l’évasion et la         programmation politique. Les œuvres à l’étude remplissent une fonction         compensatoire certaine pour le lectorat militant visé par leurs         autrices : elles offrent un réconfort, un espace de sécurité et de         sororité fantasmé pouvant contrebalancer une réalité moins utopique.         Pour autant, ces récits ont aussi eu une fonction politique pratique :         offrir des modèles, non de société vu leurs présupposés hautement         irréalistes, mais d’action pour les féministes de tous bords de         l’époque. Les arcs narratifs des deux romans reposent sur la nécessité         d’une alliance entre toutes les femmes, au-delà des divergences         théoriques, face au danger permanent qu’une réaction conservatrice         revienne sur des décennies d’acquis féministes. Le parti pris de la         primauté de la sororité sur toute autre solidarité n’est pas qu’une         déclaration de principe, mais le cœur de la rhétorique séparatiste         exprimée dans The Female Man et The Wanderground, un discours qui a infusé dans le         mouvement féministe dans son entier, notamment à cause de l’impact         culturel de ces utopies. This article analyses a recent yet little-studied         historical variation of sisterhood: its representation in feminist         utopias of the 1970s. More specifically, it places two iconic works         from that decade, Joanna Russ’ The Female Man         and Sally Miller Gearhart’s The Wanderground,         in the historical context that shaped them and on which they left         their mark. The first part presents the lesbian separatist movement,         an American feminist movement of the 1970s that is little known in         France, from which the two authors emerged, and which gave rise to the         flowering of women’s communities in the American West. The gynocentric         utopias of The Female Man and The Wanderground – societies without men – pay         homage to these separatist experiments. A second section analyses the         materialist and essentialist approaches to sisterhood developed by         Russ and Gearhart as the philosophical underpinnings of their utopian         post-patriarchal societies. This divergence illustrates the divides of         the separatist movement, and its stormy relations with both         heterosexual feminists and gay men. In a third and final section, this         article analyses the contradictory but complementary political         functions of these utopias that marked the feminist imagination of the         Second Wave: escapism and political programming. The works under study         fulfilled a definite compensatory function for the militant readership         targeted by their authors: they offered comfort, a fantasized space of         security and sisterhood that could counterbalance a less utopian         reality. However, these utopias also had a practical political         function: they offered models, not of society due to their highly         unrealistic presuppositions, but of action for feminists of all         stripes at the time. The narrative arcs of both novels are based on         the need for an alliance between all women, over and above theoretical         differences, in the face of the ever-present danger of a conservative         reaction reversing decades of feminist gains. The bias towards the         primacy of sisterhood over all other solidarity was not just a         statement of principle, but the core of the separatist rhetoric         expressed in The Female Man and The Wanderground, a discourse that infused the         feminist movement as a whole, not least because of the cultural impact         of these utopias. </description>
      <pubDate>Fri, 28 Feb 2025 13:51:24 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>Wed, 12 Mar 2025 10:28:22 +0100</lastBuildDate>
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      <title>Science-fiction sororale : politiques de         l’indicible chez Fernandez, Winterbert, Calvo</title>
      <link>http://preo.ube.fr/sel/index.php?id=470</link>
      <description>La notion de sororité est centrale pour comprendre le         mode d’être spécifique des luttes féministes et des textes fictionnels         qui les accompagnent et les motivent : en rupture avec une fraternité         abstraite, la sororité se construit sur un partage affectif concret,         vécu, autour des expériences traumatiques qui sont au cœur du maintien         de l’ordre social des sociétés patriarcales. À partir de deux textes         conjecturaux marquants de la fin des années soixante qui exemplifient         ce renouveau sororal – Scum Manifesto de         Valerie Solanas et Les Guérillères de         Monique Wittig –, une certaine science-fiction féminine, voire         féministe, s’est saisie de ces questions et a pu imaginer des         collectifs féminins construits autour de l’indicible partagé du         trauma. Le pan-psychologisme des récits de Danielle Fernandez,         l’insoutenable de la violence masculine chez Joëlle Wintrebert et la         sublimation poétique de Sabrina Calvo portent des récits         hallucinatoires qui illustrent les difficultés d’une subjectivation         féminine et sa rapide pathologisation. Malgré tout, les interactions         ou dispositifs sororaux peuvent être le socle intersubjectif puis         politique à la possibilité d’un au-delà de l’éclatement individuel et         psychique, prélude à toute libération collective, en utopie comme         ailleurs. Sisterhood is central to the specific mode of being         of feminist struggles and the fictional works that accompany and         motivate them: breaking with the fraternity, an abstract concept,         sisterhood is built on everyday, lived emotional sharing around         traumatic experiences that are the brute expression of patriarchal         societies maintaining social order. From two striking conjectural         texts from the end of the sixties which exemplify sororal solidarity – Scum         Manifesto by Valerie Solanas and Les         Guérillères by Monique Wittig – feminist science fiction took up         these questions and imagined female collectives built around the         shared unspeakability of trauma. The pan-psychologism of         Danielle Fernandez’s stories, the unbearability of male violence in         Joëlle Wintrebert and poetic sublimation in Sabrina Calvo’s novels         offer hallucinatory stories that exemplify the difficulties of female         subjectivation and its societal pathologization. In spite of         everything, sororal expressions of solidarity can be intersubjectively         redeeming and the political basis for something beyond the individual         and psychic breakdown, a prelude to any collective liberation, in         utopia as elsewhere. </description>
      <pubDate>Fri, 28 Feb 2025 13:51:50 +0100</pubDate>
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