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    <title>années 1970</title>
    <link>http://preo.ube.fr/sel/index.php?id=456</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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      <title>The Female Man et The Wanderground : imaginer et penser la sororité         dans deux utopies féministes des années 1970</title>
      <link>http://preo.ube.fr/sel/index.php?id=454</link>
      <description>Cet article analyse une déclinaison historique         récente et pourtant peu étudiée de la sororité : sa mise en récit dans         des utopies féministes des années 1970. Plus précisément, il replace         deux œuvres iconiques de cette décennie, The Female         Man de Joanna Russ et The Wanderground de         Sally Miller Gearhart, dans le contexte historique qui les a modelées         et sur lequel elles ont laissé une trace. La première partie présente         le mouvement séparatiste lesbien, un courant féministe américain des         années 1970 méconnu en France, dont sont issues les deux autrices, et         qui a engendré le fleurissement de communautés de femmes dans l’Ouest         américain. On s’attachera à montrer que ce sont à ces expériences         séparatistes que rendent hommage les utopies gynocentriques (des         sociétés sans hommes) de The Female Man et The Wanderground. Une deuxième partie analyse les         approches matérialistes et essentialistes de la sororité développées         par Russ et Gearhart comme socles philosophiques de leurs sociétés         post-patriarcales. Cette divergence illustre les fractures du         mouvement séparatiste, et ses relations houleuses avec les féministes         hétérosexuelles comme avec les hommes gays. Dans un troisième et         dernier temps, cet article analyse les fonctions politiques         contradictoires mais complémentaires de ces utopies qui ont marqué         l’imaginaire féministe de la Deuxième Vague : l’évasion et la         programmation politique. Les œuvres à l’étude remplissent une fonction         compensatoire certaine pour le lectorat militant visé par leurs         autrices : elles offrent un réconfort, un espace de sécurité et de         sororité fantasmé pouvant contrebalancer une réalité moins utopique.         Pour autant, ces récits ont aussi eu une fonction politique pratique :         offrir des modèles, non de société vu leurs présupposés hautement         irréalistes, mais d’action pour les féministes de tous bords de         l’époque. Les arcs narratifs des deux romans reposent sur la nécessité         d’une alliance entre toutes les femmes, au-delà des divergences         théoriques, face au danger permanent qu’une réaction conservatrice         revienne sur des décennies d’acquis féministes. Le parti pris de la         primauté de la sororité sur toute autre solidarité n’est pas qu’une         déclaration de principe, mais le cœur de la rhétorique séparatiste         exprimée dans The Female Man et The Wanderground, un discours qui a infusé dans le         mouvement féministe dans son entier, notamment à cause de l’impact         culturel de ces utopies. This article analyses a recent yet little-studied         historical variation of sisterhood: its representation in feminist         utopias of the 1970s. More specifically, it places two iconic works         from that decade, Joanna Russ’ The Female Man         and Sally Miller Gearhart’s The Wanderground,         in the historical context that shaped them and on which they left         their mark. The first part presents the lesbian separatist movement,         an American feminist movement of the 1970s that is little known in         France, from which the two authors emerged, and which gave rise to the         flowering of women’s communities in the American West. The gynocentric         utopias of The Female Man and The Wanderground – societies without men – pay         homage to these separatist experiments. A second section analyses the         materialist and essentialist approaches to sisterhood developed by         Russ and Gearhart as the philosophical underpinnings of their utopian         post-patriarchal societies. This divergence illustrates the divides of         the separatist movement, and its stormy relations with both         heterosexual feminists and gay men. In a third and final section, this         article analyses the contradictory but complementary political         functions of these utopias that marked the feminist imagination of the         Second Wave: escapism and political programming. The works under study         fulfilled a definite compensatory function for the militant readership         targeted by their authors: they offered comfort, a fantasized space of         security and sisterhood that could counterbalance a less utopian         reality. However, these utopias also had a practical political         function: they offered models, not of society due to their highly         unrealistic presuppositions, but of action for feminists of all         stripes at the time. The narrative arcs of both novels are based on         the need for an alliance between all women, over and above theoretical         differences, in the face of the ever-present danger of a conservative         reaction reversing decades of feminist gains. The bias towards the         primacy of sisterhood over all other solidarity was not just a         statement of principle, but the core of the separatist rhetoric         expressed in The Female Man and The Wanderground, a discourse that infused the         feminist movement as a whole, not least because of the cultural impact         of these utopias. </description>
      <pubDate>ven., 28 févr. 2025 13:51:24 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 12 mars 2025 10:28:22 +0100</lastBuildDate>
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