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    <title>(Petites) sœurs de lutte et de littérature :         l’ambigu “entre femmes” des littératures féministes</title>
    <link>http://preo.ube.fr/sel/index.php?id=474</link>
    <description>Dans les textes des écrivaines féministes des         années 1969-1985, la notion de sororité est utilisée au départ         principalement comme un concept militant : elle renvoie à une         condition partagée, elle est aussi le synonyme spécialement féministe         de « camarade », désignant et interpellant les compagnes d’une lutte         « planétaire ». Tour à tour fantasmée et rejetée,         la sororité devient également un moyen de penser l’espace         littéraire comme un lieu fondé sur un rapport d’adresse et de citation         co-construit « entre femmes » : réponse à la fois pragmatique et         théorique à ce qui apparaît, dès lors, comme l’entre-soi masculin         constitutif des littératures occidentales canonisées. La « petite         sœur » de littérature fait ainsi son apparition aux côtés de la         « sœur » de lutte. Ce sont la petite sœur de Shakespeare qu’évoque         Virginia Woolf et la petite sœur de Balzac, sa cousine : les artistes         et écrivaines en puissance qu’il s’agit de protéger et d’encourager         par la formation de réseaux et continuums de         solidarité littéraire et politique. Ou bien c’est parfois, aussi, le         leurre fictif et dangereux des femmes trop bien identifiées aux         femmes, prises dans un « nous » militant qui, à force de rêve         féministe, oublie de se penser comme divers, vivant et changeant. En         présentant un panorama des différents usages de ces termes de « sœur »         et de « sororité » au sein des textes littéraires féministes de         l’espace franco-québécois des décennies 1970 et 1980, cet article         s’intéresse précisément aux ambiguïtés à la fois politiques et         littéraires qu’ils convoquent. In feminist women’s writings from 1969 to 1985, the         notion of sisterhood was initially used primarily as a militant         concept: it referred to a shared condition, and was also a feminist         synonym for “comrade”, referring to and calling out to fellow women in         a worldwide class struggle. Alternately fantasized and rejected,         sisterhood also becomes a means of thinking literary space as a place         based on a relationship of address and citation co-constructed         “between women”: a response that is both pragmatic and theoretical to         what appears, from then on, to be the constitutive “between men” of         canonized Western literature. The literary little sister appears         alongside the sister in struggle. This little sister is Shakespeare’s,         or Balzac’s: artists and writers to be protected and encouraged by the         formation of networks and continuums of literary and political         solidarity. Sisterhood is sometimes the dangerous illusion of women         too well identified with women, caught up in a militant “we” which         forgets to think of itself as diverse, alive and changing. By         presenting a panorama of the different uses of the terms “sister” and         “sisterhood” in feminist literary texts from the Franco-Quebec context         of the 1970s and 1980s, this article explores the political and         literary ambiguities these terms evoke. </description>
    <category domain="http://preo.ube.fr/sel/index.php?id=129">Numéros</category>
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    <language>fr</language>
    <pubDate>Fri, 28 Feb 2025 13:52:06 +0100</pubDate>
    <lastBuildDate>Thu, 13 Mar 2025 16:57:14 +0100</lastBuildDate>
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