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    <title>famille</title>
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    <description>Index terms</description>
    <language>fr</language>
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      <title>Femme ou personne – et la famille, comment ça va ?</title>
      <link>http://preo.ube.fr/sel/index.php?id=674</link>
      <description>L’identité psychique se construit dès la vie intra-utérine, équilibre entre schémas (émotionnels, valeurs, croyances, expériences et capacités neurologiques), consolidé par les groupes d’appartenance, notamment la famille, qui la valident (ou non) impactant l’estime de soi et les actes de la personne. Que cette identité soit reconnue ou non, l’individu peut chercher à faire famille selon des formes variées ou à se détacher de ce projet. Cette étude interroge la notion de “(dé)faire famille” : ses définitions, sa réalité sociale et identitaire, et le rôle des critères genrés. En contexte périnatal, elle examine comment la dénomination linguistique (femme vs personne) peut influencer la perception de l’identité et des possibles familiaux. L’analyse porte sur un corpus original de 85 740 mots, tiré d’une formation de 300 heures pour doulas, dispensée par deux sage-femmes québécoises, dont le discours inclusif valorise le respect de l’identité de l’individu. Après avoir défini sexe, catégories de sexe et genre, nous étudions les effets et limites des (re)dénominations autorisant l’interchangeabilité des termes femme et personne. L’analyse révèle un glissement référentiel récurrent où personne s’aligne sémantiquement et mnésiquement sur femme. Ce déplacement, par des mécanismes cognitifs implicites et des stratégies discursives, surdétermine personne par des traits culturellement féminins. Il devient alors un opérateur ambivalent offrant un espace où le féminin peut être évoqué sans le nommer, ni l’assigner, réactivant des stéréotypes de façon indirecte. L’alternance personne/femme ne se réduit pas à une substitution, mais reconfigure le référent, mobilisant des anaphores associatives et privilégiant des désignations analytiques (femme qui enfante), ce qui nous permet de répondre à la question : agir sur la désignation linguistique de l’individu peut-il influer sur la conception de la famille ? The formation of psychological identity occurs during gestation, as a result of a complex interplay between internal patterns (emotions, values, beliefs, experiences, and neurological abilities), and external validation from social groups, particularly the family, which serves as a primary source of validation (or non-validation) of this identity. This validation has a significant impact on an individual’s self-esteem and subsequent actions. Regardless of whether this identity is recognised, individuals may seek to faire famille (“form a family”) in various ways or detach themselves from this project. The present study interrogates the concept of “(un)doing family”: its definitions, its social and identity reality, and the role of gender criteria. In a perinatal context, it examines how linguistic terminology femme or personne (“woman” vs. “person”) can influence the perception of identity and family possibilities. The analysis is grounded in an original corpus of 85,740 words drawn from a 300-hour training course for doulas, delivered by two Quebec midwives whose inclusive discourse values respect for individual identity. Following the establishment of definitions for the terms “sex”, “sex categories”, and “gender”, the study will examine the effects and limitations of (re)denominations that permit the interchangeability of the terms femme (“woman”) and personne (“person”). The analysis reveals a recurring referential shift where the term ‘person’ aligns both semantically and mnemically with the term femme. This shift, facilitated by implicit cognitive mechanisms and discursive strategies, results in the overdetermination of the concept of personne with culturally feminine traits. The term then becomes an ambivalent operator, offering a space in which the feminine can be evoked without the imposition of a name or assignment of a specific identity, thereby indirectly reactivating stereotypes. The alternation between personne (“person”) and femme (“woman”) is not merely a substitution, but rather a reconfiguration of the referent, thereby mobilising associative anaphora and favouring analytical designations (e.g. femme qui enfante/“woman who gives birth”). This enables us to pose and answer the following question: can acting on the linguistic designation of the individual influence the conception of the family? </description>
      <pubDate>Mon, 16 Mar 2026 14:56:35 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>Thu, 23 Apr 2026 16:18:47 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Ego Hugo, Nos Hugo ? Pratiques littéraires en famille</title>
      <link>http://preo.ube.fr/sel/index.php?id=644</link>
      <description>Victor Hugo, auteur le plus prolifique de son temps, rassembla tous ses proches, par l’exemple, l’encouragement ou la contrainte, autour des livres et de l’écriture dans une certaine « culture familiale » de la littérature. Nous nous interrogerons sur ses desseins, et nous examinerons surtout l’ampleur et les effets de son influence, voire le contrôle qu’il a pu exercer sur les membres de son entourage et leurs productions littéraires en nous attardant sur le Victor Hugo raconté par un témoin de sa vie de son épouse Adèle, le Journal de l’exil de sa fille Adèle, les écrits de ses fils François-Victor et Charles, et le journal épistolaire de sa compagne Juliette Drouet. Victor Hugo, the most prolific author of his time, brought together all his loved ones, by example, encouragement or constraint, around books and writing, in a certain “family culture” of literature. We will question his intentions, and we will especially examine the extent and effects of his influence, even the control he was able to exercise over the members of his entourage and their literary productions by focusing on Victor Hugo raconté par un témoin de sa vie by his wife Adèle, Journal de l’exil by his daughter Adèle, the writings of his sons François-Victor and Charles, and the letters of his companion Juliette Drouet. </description>
      <pubDate>Fri, 13 Mar 2026 17:44:09 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>Wed, 22 Apr 2026 14:26:25 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Koltès : l’esprit de famille</title>
      <link>http://preo.ube.fr/sel/index.php?id=612</link>
      <description>On a souvent présenté Bernard-Marie Koltès comme un « classique contemporain ». Koltès apparaît comme un auteur sans généalogie ni postérité, qu’on peine à assigner à une famille intellectuelle. Le « mythe » Koltès est tenace, et on aurait tendance à imaginer que les fils perdus, les mères monstres et les familles dysfonctionnelles qui peuplent ses œuvres sont aussi les siennes. Il n’en est toutefois rien : le « fils prodigue » est, et on le voit à mesure que la littérature grise, familiale, du « météore » Koltès s’intègre au corpus, un « bon fils », un « fils à maman ». La « famille » (père officier, oncle missionnaire en Afrique) devient même désormais, dans la glose koltésienne, une clef d’interprétation. Bernard-Marie Koltès is often presented as a “contemporary classic” He appears as a writer without genealogy or posterity, difficult to assign to any intellectual “family”. The “Koltès myth” is persistent, leading many critics to assume that the lost sons, monstrous mothers, and dysfunctional families in his plays mirror his own. Yet this is far from accurate: the more Koltès’ private archives and familial writings enter the Koltesian corpus, the more it becomes clear that the “prodigal son” was, in fact, a “dutiful son”, a “mommy’s boy”. The “family” (with a military father and a missionary uncle in Africa) has even become, in Koltèsian scholarship, a key to interpretation. </description>
      <pubDate>Fri, 13 Mar 2026 17:27:06 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>Wed, 22 Apr 2026 13:49:11 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Les familles monoparentales dans le roman hugolien</title>
      <link>http://preo.ube.fr/sel/index.php?id=602</link>
      <description>Le xixe siècle est une période riche en bouleversements, on le sait, politiques, sociaux et économiques. Il l’est également du point de vue de la famille. Faire famille est un nouvel enjeu, car des modèles s’opposent. Face au modèle bourgeois de la famille nucléaire, la Révolution semble avoir ouvert la voie, et les Lumières avant elle, à de nouvelles structures, qui décomposent les mécaniques traditionnelles. Cet article cherche ainsi à étudier les spécificités du système monoparental dans le roman hugolien. Nous notons d’abord l’importante fréquence de cette structure familiale, tout en la mettant en contexte : loin d’être considérée comme une norme, la monoparentalité dans le siècle peut parfois être monnaie courante, qu’elle soit choisie ou bien subie. Ainsi Fantine, abandonnée par Tholomyès, subit son entrée en monoparentalité, là où Jean Valjean, par le biais de l’adoption, la choisit. Après avoir étudié les divergences structurelles de la monoparentalité dans les romans de Hugo, il s’agit de s’intéresser à l’ambiguïté de ce système familial. Car, loin de proposer des parents à fonction unique, Hugo fait du monoparent un être cumulant les statuts : ni père, ni mère, le parent unique est à la fois l’un et l’autre. On pense à Ursus allaitant le nourrisson Dea, ou encore à Frollo maternant son jeune frère. Nous portons enfin notre regard sur la question du modèle. En effet, il faut in fine savoir si cette fréquence du système monoparental dans les romans hugoliens signifie, ou non, proposition d’un contre-modèle. En réalité, nous faisons l’hypothèse que Hugo se sert de la monoparentalité comme d’un moyen d’accéder, dans l’espace-temps du récit, à une autre forme familiale, plus large, une sorte de famille de l’idéal incarnant le progrès. The 19th century was a period of upheaval–political, social and economic. It was also a time of upheaval for the family. The family was a new challenge, as different models came into conflict. Faced with the bourgeois model of the nuclear family, the Revolution seems to have paved the way, and the Enlightenment before it, for new structures. This article looks at the specific features of the monoparental system in Hugol’s novels. We begin by noting the high frequency of this family structure, while contextualizing its representations: far from being considered a norm, single parenthood in the century can sometimes be commonplace, whether it is chosen or suffered. For example, Fantine, abandoned by Tholomyès, is forced into single parenthood, whereas Jean Valjean chooses it through adoption. Having studied the structural differences in single parenthood in Hugo’s novels, we now turn to the ambiguity of this family system in Hugo’s novels. For, far from proposing single parents, Hugo makes the single parent a being with multiple statuses: neither father nor mother, the single parent is both. For example, we think about Ursus breastfeeding the infant Dea, or Frollo mothering his younger brother. Finally, we look at the question of the model. We turn to the question of the model. In the final analysis, we need to know whether the frequency of single-parenthood in Hugol’s novels means that a counter-model is being proposed. In fact, we hypothesise that Hugo uses single parenthood as a means of gaining access, in the space-time of the narrative, to another, broader family form, a kind of ideal family embodying Progress. </description>
      <pubDate>Fri, 13 Mar 2026 17:25:22 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>Wed, 22 Apr 2026 13:43:44 +0200</lastBuildDate>
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