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    <title>lyricism</title>
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    <description>Index terms</description>
    <language>fr</language>
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      <title>Refaire famille : des traces du maternel à la naissance d’un lyrisme du deuil dans Les Cavales, I (2023) du poète lyonnais Hervé Micolet</title>
      <link>http://preo.ube.fr/sel/index.php?id=707</link>
      <description>Après une absence de 10 ans, le poète Hervé Micolet publie Les Cavales, I, en 2023. Une œuvre dense, étrange, faite de longs poèmes s’étirant sur plusieurs centaines de vers : le souffle poétique inédit qui s’y exprime perturbe, tant il transgresse les codes, les habitudes : avançant au fil des siècles, le lecteur perd la notion des lieux, des siècles, mais rien dans l’écriture ne l’aide à s’arrêter, ni ponctuation, ni remise en cause, car toutes les langues, toutes les présences s’inscrivent dans le respect des sources où elles furent puisées. Pourtant, au milieu de ce tumulte à la fois dionysiaque et apollinien, des ombres, des figures apparaissent, littéraires, réelles ou fantasmées, présentes ou passées. Parmi elles, la mère. Les Cavales pourraient alors apparaître comme une œuvre tombeau, où l’image de la mère du poète renait dans et par l’écriture. Mais l’entreprise est-elle là ? N’est-ce pas rester sourd à la voix, au lyrisme singulier qui nait au fil de l’étrange quête de celle qui fut ? Nous interrogerons la présence maternelle au cœur de cette œuvre pour comprendre la dynamique essentielle de la présence-absence du noyau familial, et voir, à la lumière de Barthes, Nietzche ou encore Freud, le rapport particulier que Micolet entretient avec la perte de la mère et l’expression poétique que construit cette expérience du deuil vécu. After an absence of 10 years, poet Hervé Micolet published Les Cavales, I, in 2023. It’s a dense, strange work, made up of long poems stretching over several hundred verses: the unprecedented poetic breath that is expressed here is so disturbing that it transgresses codes and habits: moving forward through the centuries, the reader loses track of places and centuries, but nothing in the writing helps him to stop, neither punctuation nor questioning, because all the languages, all the presences are inscribed in the respect of the sources from which they were drawn. And yet, in the midst of this tumult that is both Dionysian and Apollonian, shadows and figures appear, literary, real or fantasised, present or past. Among them, the mother. Les Cavales could therefore be seen as a tomb-like work, in which the image of the poet’s mother is reborn in and through writing. But is that really the point? Is it not to remain deaf to the voice, to the singular lyricism that emerges from the strange quest for the one who was? We will examine the maternal presence at the heart of this work to understand the essential dynamics of the absent presence of the family nucleus, and see, in the light of Barthes, Nietzche and Freud, the special relationship that Micolet has with the loss of the mother and the poetic expression constructed by this experience of mourning. </description>
      <pubDate>Mon, 16 Mar 2026 16:15:25 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>Fri, 24 Apr 2026 10:42:39 +0200</lastBuildDate>
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