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    <title>Vigne, vin, alimentation, santé</title>
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    <category domain="http://preo.ube.fr/territoiresduvin/index.php?id=72">Numéros</category>
    <language>fr</language>
    <pubDate>Tue, 25 Jun 2019 14:18:37 +0200</pubDate>
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      <title>Entre santé au travail et culture ouvrière : la question du vin ‘‘prolétaire’’ dans la France de l’entre-deux-guerres. </title>
      <link>http://preo.ube.fr/territoiresduvin/index.php?id=1720</link>
      <description>Depuis l’apparition de la question sociale et le Tableau de l'état physique et moral des ouvriers employés dans les manufactures de coton, de laine et de soie de Villermé en 1840, le monde ouvrier a souvent été stigmatisé par sa misère, sa dangerosité, ses mœurs dissolues et/ou son ivrognerie. Si certains stéréotypes ont disparu, le penchant supposé des ouvriers pour l’alcool, et le vin en particulier, perdure. Ce qui est encore vrai aujourd’hui l’est donc évidemment pour l’entre-deux-guerres. Or, dans le cadre d’une France en pleine mutation économique induite par la seconde révolution industrielle, la législation initiée avec la loi de 1898 sur les accidents du travail, se renforce durant notre période d’étude (création du Ministère de la Santé publique en 19201, loi du 25 octobre 1919 et modifiée en 1931 sur les maladies professionnelles, instauration des Assurances sociales en 19302) et questionne entre autre le lien entre la consommation de vin des ouvriers à l’usine et l’hygiène/sécurité au travail. L’Etat, les employeurs et les ouvriers, selon des intérêts différents et divergents (santé publique/antialcoolisme, productivité, protection), sont alors amenés à (re)penser leur rapport au vin en milieu professionnel. Durant cette époque où chaque Français consommait près de 200 litres par an3, notre contribution se propose donc d’interroger les différents acteurs (étatiques, patronaux et syndicaux), d’analyser à la fois leur perception du vin mais également les politiques ou stratégies, plus ou moins prohibitives, adoptées dans le cadre de mesures de protection sanitaire des travailleurs et d’en évaluer les résultats. Notre démarche vise ainsi à mettre en lumière les oppositions qui ont pu exister entre ces différents intervenants autour du vin et de la santé au travail, le rapport ambigu que chacun entretenait vis-à-vis de ce qui demeure la « boisson nationale » (tantôt fortifiant, tantôt facteur accidentogène, marqueur d’une identité professionnelle partagée voire complément rémunérateur dans certains métiers) et de relever durant ces vingt années les permanences mais surtout les ruptures en termes de pratiques et de prévention. Notre intervention s’articulera autour de trois points : - Fantasmes et réalités de la consommation de vin sur (et hors) le lieu de travail : cantines, cafés, ateliers et « gamelles ». - Le vin, un bouc émissaire désigné pour expliquer les accidents du travail et les maladies professionnelles ? Débats entre patronat et syndicats autour de la question de la responsabilité de l’ouvrier ou du manque de mesures de sécurité. - Entre culture ouvrière et défense de la santé des travailleurs : un difficile équilibre syndical à trouver. Pour traiter ces questions, nous nous appuierons sur les archives de la CGT de l’entre-deux-guerres (entre autres celles de l’Institut confédéral d’études et de prévention des maladies professionnelles), revenues de Moscou à la fin des années 1990 et sur celles du ministère du Travail relatives à la législation et aux travaux des organismes de consultation/conciliation telle la Commission d’hygiène industrielle où les différents acteurs interviennent. Nous utiliserons également la presse ouvrière de l’époque et les travaux récents issus des nouveaux champs de recherche appliqués aux pratiques alimentaires4 et à la santé au travail5, afin de compléter notre approche. </description>
      <pubDate>Thu, 04 Jul 2019 10:33:18 +0200</pubDate>
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      <title>Du champagne, pour dissiper la tristesse du roi Louis XV ! </title>
      <link>http://preo.ube.fr/territoiresduvin/index.php?id=1746</link>
      <description>Cet article montrera que le succès du champagne mousseux est en grande partie lié à ses effets euphorisants. Le phénomène, aujourd’hui bien expliqué, a été observé dès la fin du XVIIe siècle en Angleterre où le vin saute-bouchon est déjà très à la mode. La France est touchée sous la Régence et dès le début du règne de Louis XV. Ce dernier, souvent neurasthénique, utilise entre autres moyens le champagne comme remède. En témoignent les deux tableaux commandés en 1734-1735 par le roi pour la salle à manger de ses petits appartements de Versailles : Le déjeuner d’huîtres de Jean-François de Troy, pour orner le mur en hiver, et Le déjeuner de jambon de Nicolas Lancret, pour l’été. Ces deux tableaux ont été réunis dans la Rotonde de Chantilly par le duc d’Aumale. Il est proposé de les analyser en détail, car ils comptent parmi les premières représentations d’une consommation sans retenue de champagne qui fait partie des habitudes de la cour de cette époque. Depuis l’époque de la Gaule chevelue, c’est la première fois qu’un vin est consommé pur, le coupage avec de l’eau ayant pour effet de dissiper rapidement les précieuses bulles. </description>
      <pubDate>Thu, 11 Jul 2019 11:21:02 +0200</pubDate>
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      <title>Le vin, la nutrition méditerranéenne et la santé, un tryptique historique et toujours d’actualité </title>
      <link>http://preo.ube.fr/territoiresduvin/index.php?id=1748</link>
      <description>L’histoire de la vigne et du vin remonte aux royaumes d’Anatolie, aux Phéniciens et aux civilisations gréco-romaines. Le thème du vin et sa perception dans nos sociétés occidentales restent une permanence et une constante actualité. Le vin est synonyme de plaisir et d’échange à condition de ne pas en faire un médicament et de rester dans une consommation maîtrisée. C’est un lien social. Dans notre mode de vie traditionnel lié à notre civilisation méditerranéenne multimillénaire, le vin est un élément de bien-être et de santé s’il en est fait un bon usage. Depuis que l’homme a « découvert » le vin, celui-ci est largement présent dans notre alimentation et dans notre culture. Cette relation entre le vin et la nutrition est magnifiquement mise en évidence avec les travaux de Serge Renaud ayant conduit au concept du « French Paradox ». Auparavant, et empiriquement, l’homme s’est rendu compte des bienfaits du vin sur sa santé avant Hippocrate, médecin-philosophe de la Grèce antique. Avant cette période, il y a eut les égyptiens, les indiens et les chinois ; puis ensuite, les romains, les arabes avant l’Islam, les moines, les scientifiques comme Pasteur, ou notre contemporain Serge Renaud, père du French Paradox. Avec, comme toujours la rhétorique du « vin, antinomique de santé ». La cuisine méditerranéenne est reconnue pour ses bienfaits sur la santé car elle associe le vin riche en polyphénols à une alimentation à base d’olives (produisant de l’huile riche en acides gras poly-insaturés – oméga 3) ; de fruits et de légumes, riches en anti-oxydants ; des céréales, riches en fibres, des fruits à coque (noix) ; des épices et des aromates et, selon les coutumes, du vin ou des infusions, riches en polyphénols. Cette cuisine méditerranéenne intéresse tout le monde car elle est un facteur de bonne sant. Elle est reconnue depuis 2010 comme patrimoine immatériel de l’UNESCO. A remarquer que cette cuisine n’est pas restreinte au pourtour de la méditerannée mais aux régions du globe à la même latitude entre les 39 et 40è parallèles (hémisphère nord comme hémisphère sud) ; par exemple, la Californie, certaines régions de la Chine, les îles japonaises d’Okinawa, le Chili ou encore l’extrémité sud de l’Afrique du Sud. Le régime méditerranéen est à rapprocher du régime des japonais d’Okinawa (alimentation à base de poisson, de légumes de la mer (algues), d’aromates, de thé (riche en EGCG), voire du saké !). Les études scientifiques ont montré que ce régime diminue les risques coronariens, le cancer du sein ou le cancer colorectal. De façon notoire, il s’agit d’endroits du globe où l’on va trouver une proportion de centenaires au-dessus de la moyenne. Parmi quelques centenaires célèbres en France tels Jeanne Calmant et Robert Marchand, chacun d’eux prenaient (ou prennent) régulièrement un peu de vin. La France n’est-elle pas la première nation consommatrice de vin alors qu’elle se place au 20è rang dans la consommation d’alcool ! Les polyphénols de la vigne, en particulier le resvératrol, possèdent des propriétés biologiques très intéressantes. Chez l’homme le resvératrol produit des bienfaits comme anti-oxydant au niveau vasculaire, comme antivieillissement cérébral, comme anticancéreux ou encore comme anti-inflammatoire de bas niveau ; sachant qu’un anti-oxydant est une substance qui piége les molécules d’oxygène toxiques (les radicaux libres) et les empêcher d’altérer les composants de la cellule. Aussi, la mesure du pouvoir anti-oxydant du sang est un paramètre intéressant puisqu’elle va donner une indication sur le niveau de défense de l’organisme. Un peu plus de vingt-cinq ans après, doit-t-on encore parler de « French Paradox » sachant qu’il était limité à la mortalité par accident vasculaire ? Depuis, des progrès des connaissances sur le vin, en liaison avec la nutrition et le cancer, les maladies neurodégénératives, comme Alzheimer ont été accomplis. Telle l’étude de Orgogozo et coll. 1997 qui a montré la forte diminution des cas de démences et d’apparition des signes d’Alzheimer chez des séniors consommant régulièrement du vin. </description>
      <pubDate>Mon, 15 Jul 2019 14:04:55 +0200</pubDate>
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      <title>Une histoire de la qualité sanitaire des vins. Les règlementations à l'épreuve de l'expertise médicale et des pratiques œnologiques (Fin du XIXe siècle au XXIe siècle) </title>
      <link>http://preo.ube.fr/territoiresduvin/index.php?id=1754</link>
      <description>Depuis quelques années, avec une prise en compte notoire chez tous les acteurs de la filière au sens large – des producteurs aux consommateurs, en passant par la puissance publique –, les questions environnementales et sanitaires sont devenues des enjeux dans le monde de la vigne et du vin. La limitation continue des intrants, les règlementations favorisant l'agriculture bio, le développement de recherches pour des pratiques &quot;durables&quot; ou encore l'explosion du phénomène des vins « nature » sont autant de transformations contemporaines illustrant l'emprise d'un contexte règlementaire, politique, commercial et culturel propre à générer des mutations dans les pratiques en cave et aux champs. Or, si les notions de protection environnementale ou de durabilité évoquées dans notre XXIe siècle restent des problématiques toutes récentes, les questions de santé publiques liés à la production vitivinicole s'inscrivent dans des processus historiques plus longs et que nous évoquerons pour l'ensemble du grand XXe siècle. Le XXe siècle est en effet une période qui a connu de nombreuses innovations techniques et scientifiques, tel est le cas en œnologie, notamment dans les méthodes d’analyses en laboratoire et l’évolution du matériel, dans la compréhension des phénomènes chimiques et biologiques, dans les process ou encore la dégustation1 et les pratiques culturales. C'est tout ainsi particulièrement à partir du dernier quart du XIXe siècle que nous assistons à l'émergence d'un mouvement d'ampleur associant ces mutations techniques à la naissance de règlementations sanitaires sur la vigne et le vin. Avec à la crise phylloxérique, face aux problèmes d'approvisionnement en raisins, nous assistons en effet au développement sans précédent des vins dits &quot;artificiels&quot; ou &quot;sophistiqués&quot;. Ces vins, obtenus par l'ajout de nombreuses substances chimiques ou par des procédés visant à remplacer les moûts frais de raisin, posent rapidement des questions de santé publique. Or, comme le montre bien l'historien Alessandro Stanziani2, c'est dans ce contexte, qu'une nouvelle expertise scientifique visant à mesurer l'impact de ces substances chimique sur la santé, tend à pénétrer les pratiques administratives et politiques. Ainsi, découlent diverses règlementations visant à protéger le consommateur en interdisant l’utilisation de certains produits (mercure, acide sulfurique ou encore vinages abusifs et plâtre sont ainsi bannis des caves) mais également de plusieurs pratiques techniques. Pour autant, si dès 1889, la loi Griffe défini officiellement le vin comme le produit issu exclusivement de la fermentation du raisin frais, ce produit fabriqué, parfois industriellement, continue durant tout le XXe siècle à poser question au sujet de son impact sanitaire sur le consommateur puis, tardivement, sur les producteurs. Ainsi, dans cette communication, nous proposons de montrer comment le corps médical, les pouvoirs publics, les consommateurs ou, parfois même les producteurs, ont interrogés les risques sanitaires liés aux pratique culturales et œnologiques au cours du XXe siècle ? En effet, si de nombreux travaux ont déjà évoqués l'existence d'une propagande acharnée associant consommation de vin et effets bénéfiques sur la santé du buveur, l'inverse reste à explorer. Dans quelles mesures les mondes médicaux et scientifiques parviennent-t-ils à provoquer des changements dans les pratiques vitivinicoles ? Quels impacts scientifiques et techniques possèdent les règlementations vitivinicoles françaises puis, dès les années 1970, européennes dans le domaine sanitaire ? Ou plus simplement, quels vins doit-on considérer comme « bon » ou surtout, comme « néfastes » pour le corps humain selon les périodes ? Afin de répondre à ces questionnements et d'en mettre en valeur les phases chronologiques marquantes, nous nous appuierons sur des entretiens semi-directif avec le monde scientifique ; sur des études de la littérature vitivinicole technique du XXe siècle, en particulier les productions scientifiques issues des différentes revues agricoles et œnologiques de cette période ; mais également sur la documentation produite par le monde médical intéressé par la question pendant la période étudiée. Le croisement de ces sources permettra ainsi de comprendre la mise en place des différentes règlementations vitivinicoles d’abord en France puis à l’échelle de l’Europe. A l'aide de ces sources, nous montrerons dans un premier temps comment, dès le début du XXe siècle, certaines recommandations et études médicales cherchent - en distinguant les vins selon leurs origines et/ou leurs modes de fabrication - à en déterminer les effets « bénéfiques » ou « nuisibles » sur la santé. Dans un second temps, nous reviendrons sur la place et l'évolution de la recherche vitivinicole et les questionnements posés tout au long du siècle au sujet des intrants en vignes et en cave, dans ce contexte de préoccupations sanitaires grandissantes. Enfin, au regard de ces mutations techniques et de ces prescriptions médicales, nous appréhenderons les différentes initiatives sanitaires/environnementales prises par les pouvoir publics en France puis à l’échelle de l’Europe institutionnelle, dans un contexte d'affirmation des sociétés vitivinicoles, de stabilisation des marchés, de mise aux normes et de suivi des productions. Durant cet exposé, afin de mieux marquer les ruptures chronologiques à l'œuvre, nous garderons comme fil rouge la problématique transversale du soufre comme additif au vin. Cette question est d'une actualité brulante, traversant en effet tout le siècle. Cette communication se propose, au final d’éclairer la dynamique de modernisation des mondes du vin et de l'évolution de ce produit au XXe siècle, sous l'angle particulier et inédit à l'échelle nationale, d'une histoire technique, scientifique, médicale et sanitaire de la vitiviniculture. </description>
      <pubDate>Wed, 25 Sep 2019 15:16:58 +0200</pubDate>
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      <title>Vin et santé, toute une histoire </title>
      <link>http://preo.ube.fr/territoiresduvin/index.php?id=1770</link>
      <pubDate>Fri, 18 Oct 2019 12:08:37 +0200</pubDate>
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      <title>L’évaluation sensorielle au service d’une nouvelle offre de verres à vin </title>
      <link>http://preo.ube.fr/territoiresduvin/index.php?id=1724</link>
      <description>Consommateurs éclairés, attentifs aux objets exclusifs de la dégustation, comme professionnels du monde du vin, de la gastronomie et de l’œnotourisme attendent du verre à vin une polyvalence accrue. Disposer d’un verre par couleur, cépage ou appellation est révolu car en décalage avec nos modes de vie et nos circonstances de consommation et souvent incompatible avec les contraintes économiques ou organisationnelles que connaissent les professionnels de la filière. Néanmoins, le verre continue de véhiculer une image qualitative et reste un vecteur incontournable pour permettre aux vins d’exprimer leurs caractéristiques sensorielles, principalement visuelles et olfactives. Plusieurs paramètres géométriques du verre comme ses diamètres d’ouverture et d’épaule (la section la plus large du verre), la forme et la hauteur de son calice, son volume, peuvent influencer la nature et l’intensité des sensations perçues par le dégustateur, à propos de vins tranquilles comme de vins effervescents [1 ; 2]. L’impact de la forme du verre, prise ici au sens large, sur les ressentis qu’ont des dégustateurs de vins, est au cœur de cette étude inédite qui conjugue argumentaire scientifique, arts de la table, gastronomie et développement économique d’une jeune société, Sydonios, qui s’est lancée le défi de proposer une nouvelle marque de verres dans un environnement pourtant concurrentiel et qui compte assoir sa crédibilité sur la démarche scientifique mise au service de cette nouvelle offre. Sept prototypes ont été dessinés et conçus sur dires d’experts en référence aux principaux critères géométriques évoqués précédemment puis testés par évaluation sensorielle. Leur conception s’est fondée non seulement sur l’esthétique mais également sur le ratio entre le diamètre maximum et le diamètre d’ouverture [3 ; 4]. Ces verres soufflés bouche, 100 % cristal sans plomb, voulus fins et légers, élaborés dans la plus pure tradition des maîtres verriers, ont vocation à se positionner sur le segment pré-luxe. Ils sont destinés à mettre en valeur les vins de propriétés, qu’ils soient dégustés sur site ou présents à la carte de bars à vins et de restaurants étoilés, en France et dans le Monde. L’objectif de l’étude était de faire émerger des adéquations entre designs de verre et typologies de vin. Six vins, codés de 1 à 6, de profils très différents (un vin rouge riche et charpenté, un vin rouge sur la finesse, un vin blanc aromatique, un vin blanc moelleux, un vin rosé et un vin effervescent) ont été dégustés dans chacun des sept verres, codés de A à G, selon un plan d’expérience global établi sur des permutations lettres x chiffres pour écarter les effets d’ordre et de report. 71 professionnels de la filière viti-vinicole française ont participé à des séances d’évaluation sensorielle qui se sont déroulées sur quatre sites (Paris, Bordeaux, Champagne, Sancerre). Il était demandé aux dégustateurs d’évaluer la précision et l’adéquation du nez par rapport à la bouche. Les vins servis dans les sept verres (60 ml par verre), étaient présentés aléatoirement l’un après l’autre pour permettre à chaque dégustateur de positionner les verres sur une échelle linéaire non structurée propre à chaque vin. Un ensemble de 2 982 mesures, converties ensuite en notes comprises entre 0 et 10 ou en rangs, ont permis d’évaluer statistiquement les effets verre, vin, dégustateur, site de dégustation, le tout avec interactions. Il s’avère que deux verres se sont distingués significativement des cinq autres, l’un adapté au vin rouge riche et charpenté (baptisé R. 1,3), l’autre plus universel (baptisé R. 1,4). L’objectif était donc atteint : resserrer la gamme autour d’une sélection étayée scientifiquement et segmenter l’offre. Fort de ce résultat, le temps du développement économique et commercial du porteur de projet a sonné. L’enjeu de la campagne de communication est désormais d’intégrer habilement les ressorts scientifiques de l’étude pour capter l’attention des professionnels, des prescripteurs et des réseaux de distribution comme relais de croissance et de visibilité. Fruits d’un processus scientifique intégré au service d’un jeune acteur économique au carrefour entre gastronomie, arts de la table et œnotourisme, deux verres Sydonios sont aujourd’hui réalité. Ils marient performance œnologique, élégance et finesse. Dans cette présentation, l’accent sera mis sur la démarche scientifique développée et sur ses retombées au bénéfice de ce nouvel acteur de la filière. </description>
      <pubDate>Thu, 04 Jul 2019 11:54:07 +0200</pubDate>
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      <title>Induction de la différenciation neuronale par deux polyphénols présents dans le régime méditerranéen : le resvératrol et l'apigénine </title>
      <link>http://preo.ube.fr/territoiresduvin/index.php?id=1728</link>
      <description>To prevent neurodegeneration associated to aging or observed in numerous neurodegenerative diseases, it can be of interest to favor neuronal differentiation of immature and pluripotent stem cells. ODN, produced by astrocytes, is an endozepine generated through the proteolytic cleavage of the diazepam binding inhibitor (DBI). ODN stimulates neurogenesis in the adult mouse brain and prevents apoptosis associated with oxidative stress. Retinoic acid (RA) triggers the differentiation of numerous cell types, including nerve cells. Apigenin (API), present in parsley, rosemary, and honey, promotes the differentiation of B104 rat neuronal cells. Resveratrol (RSV), a major compound found in red wine, activates neuronal differentiation of human bone marrow mesenchymal stem cells via SIRT1. RA, API and RSV cross the blood brain barrier. In the context of neuroprotection, it is therefore of interest to compare the differentiating capacities and the toxicity of these molecules. The most relevant molecules will be the one strongly inducing differentiation with no cytotoxic side effects. To this end, murine neuronal N2a cells were used and cultured with different concentrations of ODN (10-16M – 10-8M), retinoic acid (RA: 6.25µM-50µM), resveratrol (RSV: 6.25µM-50µM) and API (6.25µM-50µM) for 48 h without or with 10% fetal bovine serum (FBS). Neuronal differentiation was morphologically (presence of dendrites and axons) and cytologically (presence of Nissl bodies) evaluated. Cell viability was determined by staining with fluoresceine diacetate (FDA). The presence of metabolically active axons was evaluated by Mitotracker staining. Neuronal differentiation was much more efficient in the absence of serum (AR (61%) &amp;gt; ODN (37%) ≥ RSV (37%) &amp;gt; API (33%)). At concentrations inducing differentiation, no cytotoxicity was observed for ODN or RSV, API was slightly toxic, RA induces a marked cytotoxicity. For ODN, metabolically active neurons were observed. Thus, polyphenols present in the Mediterranean diet (RSV, API) could contribute to prevent neurodegeneration and are therefore of high interest in regenerative medicine. </description>
      <pubDate>Mon, 08 Jul 2019 15:52:54 +0200</pubDate>
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      <title>Mutations de l'encépagement et politiques de qualité dans les vignobles provençaux, XIXe-XXIe siècles. </title>
      <link>http://preo.ube.fr/territoiresduvin/index.php?id=1768</link>
      <description>Le vignoble provençal a connu, comme ses homologues français, d'importantes mutations depuis la crise phylloxérique. La production, dominée par des vins courants, notamment des rouges, est marquée à partir des années 1950, par une progression des vins de qualité, amorcée entre les deux guerres mondiales par une élite viticole. Cette dernière période correspond aussi à l'arrivée dans le vignoble de nouveaux acteurs les coopératives, qui rapidement concentrent une part majeure des volumes. A partir des années 1970-1980, la part des vins rosés prend de plus en plus d'importance, pour atteindre aujourd'hui 85 % de la production. Le vignoble provençal est devenu le premier producteur mondial de rosés. Chaque étape de ces mutations est marquée par une évolution de l'encépagement, pour répondre aux nouvelles donnes culturales, techniques ou (et) économiques. C'est ce que nous souhaitons montrer dans cet article, en liaison avec le jeu des différents acteurs, domaines et coopératives, dans l'instauration des politiques qualitatives, liées notamment à la mise en place des diverses appellations. Plusieurs documents témoignent de la diversité de l'encépagement provençal au milieu du XIXe siècle, particulièrement celui entrant dans la vinification des vins de qualité. Ces derniers sont produits pour une bonne part sur le littoral, où dès le XVIIIe siècle se met en place une politique commerciale (Bandol, Cassis…). Hormis sur la frange littorale, où les vignes occupent souvent la totalité d'une parcelle (vignes pleines), dans la plupart de la Provence elles sont associées à d'autres cultures (1 ou 2 rangs de vignes intercalées entre une bande cultivée). Le phylloxéra touche durement le vignoble provençal ; la plupart des cépages traditionnels disparaît lors de cette crise viticole sans précédent. Rapidement le vignoble est reconstitué, avec des cépages américains, des hybrides et des viniferas greffés. Parmi ces derniers ceux dominant les plantations sont des cépages gros producteurs et peu qualitatifs (aramon, alicante bouschet, grand noir de la calmette…), d'autant qu'ils sont fréquemment implantés sur des terres profondes, car la vigne a délaissé les coteaux. Cependant dés la fin du XIXe et au début du XXe siècle, une élite viticole replante les cépages traditionnels (clairette, mourvèdre, braquet…) afin de produire des vins de qualité. Ce mouvement s'amplifie durant l'entre-deux-guerres, débouchant sur les premières revendications d'appellations d'origine. A cette époque le carignan et l'ugni blanc se développent. L'AOC Cassis est mise en place en 1936. Durant la Seconde Guerre mondiale de nouvelles appellations voient le jour, Bandol et Bellet en AOC, ainsi que les Côtes de Provence en appellation simple dans le cadre des arrêtés de taxation. Après le conflit, le vignoble se renouvelle peu à peu en liaison avec les règlements d'encépagement et la montée en puissance des appellations (AOC Palette, VDQS : Côtes de Provence et Coteaux d'Aix). Le cadastre viticole (1958) permet de faire un point complet sur l'encépagement. Les trois cépages les plus importants sont le carignan, l'aramon et l'ugni blanc. Le grenache et le cinsaut progressent cependant avec le développement des appellations. Devant les crises de mévente des vins courants dans les années 1970-1980, les surfaces produisant des vins ordinaires se rétractent, tandis que celles vouées à la viticulture de qualité s'étendent. Le plan de restructuration du vignoble, puis le passage des VDQS en AOC, renforcent les cépages qualitatifs, grenache et cinsaut, au dépend du carignan et de l'ugni blanc. Des cépages à fort potentiel aromatique très peu présents en 1958, syrah, cabernet-sauvignon et rolle se développent ; le mourvèdre s'étend. Peu à peu ces cépages s'imposent dans le vignoble provençal, où les vins rosés montent en puissance depuis les années 1970-1980. Aujourd'hui l'encépagement est toujours marqué par la pluralité des cépages, mais il tend à s'uniformiser autour de quelques variétés principales dans les vastes appellations provençales, dominées par les vins rosés. Pour les vins de pays, où la gamme des cépages admis est plus large, sont apparues aux côtés des cépages implantés en Provence, des variétés marquant d'autres vignobles (merlot, pinot, chardonnay, sauvignon, viognier...) et un cépage assez récent le caladoc. Au sein des appellations provençales, des distinctions demeurent au niveau de l'encépagement, mais aussi des couleurs des vins produits, entre les plus vastes et celles de taille modeste mais ayant accédé précocement au contrôle. Dans les appellations les plus étendues, Côtes de Provence, Coteaux d'Aix-en-Provence et Coteaux varois en Provence, trois cépages rouges dominent (grenache, cinsaut, syrah) et un blanc (rolle). Les cépages secondaires permettent de différentier non seulement les grandes appellations entre elles, mais aussi les dénominations terroirs, dans le cadre de la hiérarchisation engagée dans les Côtes de Provence, le vignoble provençal le plus étendu (20 000 ha). Les AOC anciennes, dont la production n'est pas centrée sur les vins rosés, ont un encépagement plus diversifié. A cassis où les vins blancs dominent, marsanne, clairette et ugni blanc règnent en maître. A Bellet, où la production est équilibrée entre les trois couleurs, la folle noire, le braquet et le rolle anciennement implanté ici, typent les vins. Le décret pour les cépages secondaires de l'appellation Palette, essentiellement partagée entre vins blancs et rouges, est un véritable catalogue de cépages provençaux oubliés, encore présents sur le château de la Simone. Dans l'appellation Bandol, où le rosé ne cesse de renforcer sa place depuis plusieurs années, le cépage traditionnel le mourvèdre domine toujours, associé au grenache et au cinsaut. Comme lors de la mise en place des appellations, des expérimentations débutent dans ce vignoble méditerranéen pour étudier, face au réchauffement climatique, le comportement de divers cépages, afin de conserver la typicité des vins, notamment des rosés : fruité, arômes, fraîcheur et degrés autour de 12° - 13°. Tous les acteurs de la filière sont mobilisés pour repérer des cépages mieux adaptés à la nouvelle donne climatique et permettre, si nécessaire, une évolution des cahiers des charges des appellations. </description>
      <pubDate>Mon, 14 Oct 2019 13:55:02 +0200</pubDate>
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      <title>Œnotourisme et pays Vidourle-Camargue, à la croisée de la Géographie et de l’Ethnologie </title>
      <link>http://preo.ube.fr/territoiresduvin/index.php?id=1737</link>
      <description>Si la Camargue évoque un imaginaire touristique (AMIROU, 1995) collectif - voire même un bestiaire partagé : flamands roses, taureaux noirs et chevaux blancs -, il n’en est pas de même pour l’arrière-pays qui s’étend le long du Vidourle. Cette rivière véhicule une série d’images négatives : les débordements dus aux épisodes cévenols « les vidourlades », Lunel et sa « plateforme du djihadisme », Vauvert et sa misère sociale terreau de l’extrémisme de droite, etc. Et pourtant ce territoire, le Pays VidourleCamargue est riche de quatre appellations viticoles anciennes : AOC Muscat de Lunel, AOC Languedoc-Sommières, AOC Languedoc-Saint-Christol et IGP Sables de Camargue, d’une nature sauvage et d’un patrimoine immatériel vivant. Traversé d’est en ouest par la Languedocienne, à mi-chemin entre Nîmes et Montpellier, et situé entre deux identités touristiques fortes, Cévennes et Camargue, ce territoire souhaite se positionner comme destination œnotouristique. En effet, avec ses stations balnéaires du Grau du Roi et de Port Camargue très fréquentées en période estivale, l’un des enjeux touristiques du territoire consiste à rétablir un équilibre entre la fréquentation de ce littoral et l’intérieur des terres marqué par une activité économique et majeure : la viticulture, pour laquelle on souhaite dévoiler les richesses culturelles et paysagères. C’est avec cette envie que les acteurs politiques, touristiques et du monde viticole ont souhaité être accompagnés par nos deux cabinets de conseils. L’un se positionne sur le champ de l’ethnologie, l’autre sur celui de la géographie et de l’aménagement touristique. A cheval sur les départements du Gard et de l’Hérault, le Pays Vidourle Camargue ne fait pas entrevoir de distinction là où la frontière administrative pourrait le laisser supposer. Le diagnostic entrepris a pu faire apparaître d’autres formes de « frontières ». Frontières spatiales d’abord entre le sud balnéaire (littoral) et le nord viticole (coteaux) d’un territoire scindé par un important axe autoroutier, frontières culturelles entre la « vraie » Camargue arlésienne et la « Petite » Camargue gardoise et héraultaise, frontières temporelles entre la forte fréquentation touristique en été et le « hors-saison » qui lui est préféré par les habitants des proches bassins montpelliérains et nîmois impliquant de fait un rapport villes/campagnes, ou encore frontières entre les aires de productions viticoles redessinant le territoire en fonction de « terroirs » distincts sont autant d’enjeux décrits lors de notre étude sur les représentations et les pratiques touristiques du territoire. Ces préoccupations émises par les acteurs politiques et économiques du territoire sont-elles seulement applicables à l’échelle des visiteurs en quête d’un moment de loisir et de découverte ? N’y aurait-il pas là une frontière symbolique entre le constat politique d’un territoire vécu au quotidien par ses acteurs et le désir des visiteurs quant à leurs pratiques ? Cette communication se propose, à partir d’une approche transdisciplinaire et d’un cas concret, la formation-accompagnement au développement de l’œnotourisme sur la destination « Pays Vidourle-Camargue », de présenter comment le travail du consultant peut soutenir les questionnements de la recherche. </description>
      <pubDate>Mon, 08 Jul 2019 15:53:31 +0200</pubDate>
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      <title>Contribution de la biodiversité à l’éco-oenotourisme des vignobles héroïques : atouts et perspectives </title>
      <link>http://preo.ube.fr/territoiresduvin/index.php?id=1744</link>
      <description>L'œnotourisme prend une part grandissante dans la valorisation des territoires viticoles. Parallèlement à l'attrait culturel pour la vigne, le vin et la dégustation, émerge le concept « d’Eco-Oenotourisme » qui associe notamment, en liaison avec le développement durable, les paysages, la biodiversité, ainsi que l'éco-conception des caves. Ainsi la valorisation de la biodiversité participe souvent à la valorisation du paysage local. C'est également un facteur qui participe à l'image et à la valeur ajoutée des vins de ces régions.   Cette thématique est importante pour les viticulteurs qui sont sensibles au regard que la société porte sur leur métier, voire pour l’acceptation locale de leurs activités et des projets qu’ils souhaitent mettre en œuvre. Les terroirs des vignobles « héroïques » ont souvent su conserver les modes de production traditionnels, associés notamment à la présence de murets, talus, zones naturelles, à l’agroforesterie traditionnelle ; savoir-faire historiques, supports de spécificités patrimoniales mais également de valeurs écologiques spécifiques des terrasses ou des îles. Wine tourism is becoming increasingly important in the valuation of viticultural territories. In parallel with the cultural attraction for the vine, the wine and the tasting, emerges the concept of &quot;Eco-Wine Tourism&quot; which associates in particular, in connection with the sustainable development, the landscapes, the biodiversity, as well as the eco-design cellars. Thus the valorization of the biodiversity often contributes to the valorization of the local landscape. It is also a factor that contributes to the image and added value of wines from these regions. This theme is important for wine growers who are sensitive to the way society looks at their business, or even for the local acceptance of their activities and the projects they want to implement. The terroirs of &quot;heroic&quot; vineyards have often retained traditional production methods, associated in particular with the presence of low walls, embankments, natural areas, traditional agroforestry; historical know-how, support for heritage specificities but also ecological values specific terraces or islands. </description>
      <pubDate>Tue, 09 Jul 2019 17:20:58 +0200</pubDate>
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      <title>Les routes des vins vers l’oeno-gastronomie </title>
      <link>http://preo.ube.fr/territoiresduvin/index.php?id=1753</link>
      <description>L’oenotourisme propose avant toute chose la découverte d’exploitations, de leurs chais, autrement dit, l’opportunité de découvrir, de déguster les vins des domaines visités. Cette pratique a évolué, s’est enrichie de nouvelles propositions, au sein des caves, mais aussi dans les vignes, ou ailleurs dans le vignoble dans de nouveaux lieux de visites tels les musées du vin, de plus en plus divers. En France, le label Vignobles &amp;amp; Découvertes, en Espagne les « Rutas del vino », ou les « Caminos del vino » argentins, mettent en réseau les propriétés viticoles, autant que les autres acteurs du tourisme présents dans le vignoble. Les routes des vins offrent donc l’opportunité de déguster, non seulement dans les caves, mais aussi dans une grande diversité de lieux, selon des offres de plus en plus diversifiées. Les accords mets et vins plus ou moins originaux, justifient le prix de la visite, et invitent à découvrir non seulement la production vinicole mais aussi, de plus en plus souvent, les produits du terroir, les cuisines régionales, ou inspirent même de nouveaux restaurants, enrichissant l’offre oenotouristique en une offre oenogastronomique. Nous étudierons des exemples précis de propositions d’accords mets et vins, leurs enjeux dans le cadre de visites oenotouristiques, sur différentes routes de vignobles, français, espagnols ou californiens. </description>
      <pubDate>Tue, 24 Sep 2019 17:22:29 +0200</pubDate>
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      <title>Vers un regain du vignoble de Thessalie : renouvellement des acteurs et patrimonialisation </title>
      <link>http://preo.ube.fr/territoiresduvin/index.php?id=1771</link>
      <description>Problématique et contexte Dans un pays viticole « intermédiaire » comme la Grèce (7ème rang européen pour ses surfaces), la Thessalie est une région marginale. Pour autant, les vignobles du nord de la Grèce ne sont pas absents et quelques terroirs de Thessalie bénéficient d’une réputation autour de vins ou de tsipouro de qualité (Tirnavos, Kastraki, Anchialos) (Sivignon, 1975, 1998). En outre, ces périphéries résistent et se développent même localement (nouvelles plantations, organisation des producteurs et rôle de coopératives, initiatives de négociants) (Péchoux, 1988). En prenant appui sur la notion de ressource territoriale (Gumuchian, Pecqueur 2007), nous envisagerons comment la valorisation des petits vignobles passe par la mobilisation des acteurs du territoire et par trois phases (identification/appropriation de la ressource, activation et enfin spécification/innovation). Ces étapes supposent une démarche d'appropriation collective permettant un ancrage profond de la ressource dans le territoire vécu, participant ainsi de la patrimonialisation et de l'identité territoriale. Ce phénomène d’appropriation collective constitue le lien essentiel entre la spécification des ressources et l’identification du territoire : plus le territoire est identifiable, plus cela renforce le niveau de spécification des ressources et par la même, contribue à l’émergence à terme du territoire. L’objectif de cette communication sera donc d’étudier comment les jeux d’acteurs en mobilisant le patrimoine, les valeurs culturelles et l’ancrage territorial, ont permis la renaissance des vignobles de Thessalie. Méthodes de recherche et terrains d’étude La recherche repose sur l’utilisation de données cartographiques précises (registre parcellaire) pour mesurer la diffusion de la culture viticole et sur des entretiens sur le terrain permettant de mieux saisir les jeux d’acteurs et les motivations des producteurs. L’approche qualitative sera conduite à l’échelle de la Thessalie mais avec deux focus sur la bordure du Pinde et dans le micro-vignoble de Rapsani ; ce dernier comprend 150 ha sur des terroirs schisteux étagés sur les versants entre 200 et 700 m d’altitude, entre le Mont Olympe et la plaine littorale située au débouché des gorges du Tempé. Vignoble de qualité reconnu précocement par une AOC (labellisation dès 1932 ; AOC en 1970), il connaît un renouveau grâce à la combinaison de divers acteurs (vignerons indépendants, coopérative rachetée par le groupe TSANTALI en 1991) et à une forme de patrimonialisation. Principaux résultats L’analyse conduite en Thessalie montre les interactions entre renaissance et mise en patrimoine des vignobles. Ce cercle vertueux passe par des acteurs « intermédiaires » : rôle de la diaspora et de sa « reterritorialisation » en espace rural permettant la « révélation » de la ressource (Goussios, 2015), place des leaders privés ou coopératifs qui jouent sur les appellations d’origine, les marchés urbains et la mise en tourisme pour activer et spécifier la ressource viticole. En outre, beaucoup de consommateurs citadins, originaires des campagnes et ayant conservé de forts liens avec leurs villages d’origine, sont prêts à payer plus chers des vins issus de lieux connus, même s’ils ne bénéficient pas d’un label officiel. Plus globalement, dans un contexte de nouvelles valeurs patrimoniales et environnementales, l’image du vin est revalorisée auprès de la population locale, même si certains choix commerciaux (uniformisation des cépages et pratiques de vinification) peuvent aussi fragiliser les filières de qualité. </description>
      <pubDate>Fri, 18 Oct 2019 16:50:43 +0200</pubDate>
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      <title>La très discrète place du vin de Bellet dans la promotion de la gastronomie niçoise </title>
      <link>http://preo.ube.fr/territoiresduvin/index.php?id=1778</link>
      <description>Bien que qualifié de « trésor des collines de Bellet », dont « chacun peut mesurer la valeur considérable qu’il apporte à la notoriété de Nice et de la Côte d’Azur », le vin produit dans cette AOC particulière, entièrement située sur le territoire de la commune de Nice, occupe pourtant une place pour le moins discrète dans les discours et pratiques de la gastronomie niçoise. S’il est relativement bien valorisé per se par la filière vitivinicole et, dans une moindre mesure, par les professionnels du tourisme, c’est néanmoins sur le mode mineur si l’on se rapporte à la très forte médiatisation de la culture niçoise, fondée en particulier sur la promotion de sa cuisine et de ses produits de terroir. La création du label « cuisine nissar de » en 1998, destiné à valoriser les « vraies » recettes traditionnelles et ceux qui les élaborent, en a été l’un des temps forts. De fait, le vin n’est que très rarement associé à cette cuisine essentiellement à base de légumes (seule la daube niçoise l’incorpore mais aucune mention de son origine n’est préconisée). Cette relative « invisibilité » d’un produit à forte valeur ajoutée pose, d’une part, la question de la valeur de représentativité du vin dans cette petite région pourtant toujours prompte à affirmer et à valoriser ses spécificités – ce que l’on a appelé le particularisme niçois. Produit en très petites quantité du fait de la faible étendue de l’appellation, le vin de Bellet semble réservé à une élite de consommateurs et de ce fait porte une image qui entre en contradiction avec l’image populaire et de sociabilité de la cuisine niçoise sur laquelle les édiles politiques et groupes associatifs locaux s’appuient plus volontiers. Elle met, d’autre part, en évidence un autre type « d’invisibilité », matérielle et paysagère, les vignes n’occupant plus désormais que les interstices laissés par l’urbanisation accélérée de la métropole niçoise depuis les années 1960. Nous nous appuierons ici sur les observations et données recueillies au cours d’une quinzaine d’années de recherches sur le terrain portant sur les modes d’expression de la culture régionale et sur l’évolution des rapports entre la haute gastronomie (les chefs étoilés) et les producteurs locaux </description>
      <pubDate>Thu, 24 Oct 2019 15:19:53 +0200</pubDate>
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      <title>Le vin est bon : affirmation convenue ou déduite ? </title>
      <link>http://preo.ube.fr/territoiresduvin/index.php?id=1755</link>
      <description>L’argument culturel gustatif joue un rôle majeur, pragmatique comme cognitif, dans le cadre d’une dégustation, pour représenter le produit et construire un argumentaire. Le vin offre expérienciation et subjectivité dans le cadre d’une simulation gustative, toujours nouvelle mais toujours personnelle. Aussi le langage pré-requis du vin est souvent très différent de la perception personnelle qui correspond à des rappels mémo-sensitifs issus de dégustations ou situations passées. Comment communiquer le vin sous diverses approches ? Comment transmettre des tables de références discursives et des représentations du bon vin ? Autant de questions qui renvoient à la subjectivité de la qualité du vin, à la relation que l’on peut avoir avec le produit, comme à l’imaginaire culturel, à l’approche pluridisciplinaire, à la normalisation des apports discursifs et à la théâtralisante de la dégustation. Le goût est subjectif et le jugement que chacun porte sur le goût d’un vin est à l’image de son « œnologisme » : c’est-à-dire son spectre identitaire de dégustateur. Mais cela veut-il dire que tout jugement gustatif sur le vin est subjectif ? La procédure de dégustation au-delà d’être un savoir-faire est une expérience d’incorporation qui partage une part de l’identité. Ainsi les sens et les valeurs attribuées à la notion de désir du vin varient selon les considérations apportées aux représentations du « bon » vin, et s’illustrent par un référentiel discursif personnel préconstruit par des lectures et dont la synthèse générique est « il est bon ! ». The cultural wine argumentations have a pragmatic and cognitive fonctionnality, give a lot of representations and give data to do a speech of tasting or commercial argumentation. The wine give a translation of gustative and subjective experimentation, always new but always personal. As well, the wine language is different radically from the personal perception. This one is reduced to sensory reminders, with the past tastings experiment. How to communicate the varied approaches of the wine to the new generations, to the university students, or to adults, to build themselves their discursive reference table and their representation of the good wine ? So many questions which return to the subjectivity of the wine quality and to wine representations. So many questions which indicate a relationship between to preserve and to transmit a wine imagination with cultural, multidisciplinary, academic and theatrical actions. The taste is subjective and the judgment and sentences which each concerns about wine is just like its &quot;œnologisme&quot;: her its wine taster's identity. But all gustative judgment on the wine is subjective? The procedure of tasting to be a know-how is an experiment of incorporation which shares a part of the identity. So the values attributed to the desire of the wine turn into the representations of the &quot;good&quot; wine, and enter in a personal discursive reference table. </description>
      <pubDate>Mon, 07 Oct 2019 15:29:57 +0200</pubDate>
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      <title>L’enseignement des vins en Ecole Hôtelière : une         approche plurielle </title>
      <link>http://preo.ube.fr/territoiresduvin/index.php?id=1767</link>
      <description>De nombreux outils et méthodologies d’enseignement du vin existent,         basés ou non sur un référentiel cadre, et des livres multiples         consignent ce que la société française souhaite transmettre de son         patrimoine viticole. Pourtant, la question aujourd'hui pourrait être :         comment enseigne-t-on le vin ? Compte tenu de la mondialisation, des         politiques économiques, de valorisation régionale, du french paradox         et des politiques éducatives, quel avenir offre-t-on à ce capital         culturel, sachant que les pratiques alimentaires changent de statut à         chaque génération ? Et qu’en est-il de cet enseignement dans le pays         voisins ? On sait que des vocabulaires techniques, destinés aux         argumentations commerciales, peuvent désignés les produits uvaux. On         sait que des villes ou des régions cherchent à communiquer une         identité par le truchement du vin, portés par une forme d'excellence         gastronomique. Mais comment diffuser les approches variées du vin         auprès des adolescents des écoles hôtelières, des étudiants         d’universités, et des adultes des ateliers de dégustations, afin que         ces acteurs sachent le vendre ? Autant de questions qui signalent un         rapport étroit entre la volonté de conserver et celle de transmettre         qui passe par l'usage de la pluridisciplinarité. </description>
      <pubDate>Mon, 14 Oct 2019 10:26:05 +0200</pubDate>
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      <title>Le vinho verde </title>
      <link>http://preo.ube.fr/territoiresduvin/index.php?id=1783</link>
      <pubDate>Tue, 05 Nov 2019 15:23:25 +0100</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title>Préface « Vigne, vin, alimentation, santé » </title>
      <link>http://preo.ube.fr/territoiresduvin/index.php?id=1769</link>
      <pubDate>Mon, 14 Oct 2019 13:56:04 +0200</pubDate>
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