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    <title>typicité</title>
    <link>http://preo.ube.fr/territoiresduvin/index.php?id=1835</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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      <title>Le goût du terroir... histoire d'une prescription internationale au XXe siècle</title>
      <link>http://preo.ube.fr/territoiresduvin/index.php?id=2269</link>
      <description>L’amateur de vin d’aujourd’hui donne une place très importante aux terroirs viticoles. Un rapport positif s’est en effet établi entre le lieu de production d’un vin et le goût de ce vin. Pourtant, cette acception positive du gout du terroir n’est pas un fait donné. Elle résulte d’un processus historique d’acculturation et qui a pris toute sa mesure dans le courant du XXe siècle. En effet, au XIXe siècle et même, pour bon nombre d’amateurs, jusque dans les années 1960, le goût de terroir associé à un vin possède une connotation très négative. Si, à ce moment-là, les vertus des sols et des conditions climatiques sont déjà repérées, parler d’un vin avec un goût de terroir, c’est avant tout parler d’un vin terreux, paysan, âpre, bref, un vin mauvais. Or, en une cinquantaine d’années, nous allons assister à une inversion du rapport au terroir et, à partir des années 1970-1980, le « goût du terroir » devient gage de qualité pour les vins mis sur les marchés. Au cours de cette conférence, nous allons montrer comment ce changement de paradigme résulte de l’inédite modification des normes de production et de commercialisation des vins qui s’opère en France durant XXe siècle. En effet, avec la mise en place des réglementations sur les appellations d’origine provoquée par les lois de 1919 et 1935, l’origine des vins devient progressivement le principal critère d’expression de leur qualité. Désormais, et même s’ils étaient pour certains déjà abondamment employés par le négoce, les noms de crus supplantent les marques des maisons de commerce. Au XIXe siècle, la production, principalement dominée par le monde du négoce, pouvait tout à fait désigner un vin sous le nom d’un lieu dont il n’était que partiellement, voire pas du tout originaire. Avec les réglementations sur les AOC, cela n’est plus possible. Mais, dans ce nouveau système, les vins d’AOC vont pourtant éprouver de grandes difficultés à investir les marchés de consommation. L’appellation n’est en effet, après la seconde Guerre Mondiale, toujours pas perçue comme un critère de qualité. Il faudra dès lors attendre les années 1970 pour voir décoller la consommation de ces vins marquées par leur origine et que, finalement le consommateur accepte l’idée que la qualité d’un vin est liée à son origine. Ce processus d’acculturation positive au terroir sera mis en œuvre par tout un réseau de prescripteurs qui émerge et impose ses vues aux cours du XXe siècle. Ces pionniers sont vignerons, négociants propriétaires, journalistes gastronomiques, ou encore sommelier, jeune profession en pleine reconnaissance de légitimité. Le mouvement s’accélère au cours de la fin du second tiers du XXe siècle avec l’entrée en jeu d’une toute nouvelle organisation gouvernementale : l’Institut Nationale des Appellations d’Origine (INAO). Dès 1945, l’INAO s’emploie ainsi à rehausser la qualité des vins vendus sous appellation d’origine. Cette reconnaissance des vins de terroir passe alors par un important travail de suivi et de contrôle. Dans ce contexte, l’analyse scientifique et surtout la dégustation, deviennent des éléments incontournables de ce contrôle qualitatif des vins d’AOC c’est-à-dire, finalement, d’agrément de leur typicité, de leur lien à l’origine. Ainsi, au tournant des années 1970, les mutations des modalités de la dégustation et, de fait, les nouvelles formes de prescription des vins, vont consacrer de nouvelles manières d'appréhender la qualité de cette boisson. Elles viennent fournir, de surcroît, des outils techniques et discursifs « objectifs » (dégustation organoleptique) capables de hiérarchiser mais surtout, d'identifier les vins selon leur provenance, ancrant et pérennisant durablement le système des AOC dans le paysage viticole Français. Nowadays, the &quot;terroir&quot; of a specific wine is considered essential to the wine amateur. Indeed, the link between the place of production of a specific wine AND its taste has now been firmly established and is seen as positive for the connoisseurs, this link goes without saying. However, this taste for the &quot;terroir&quot; is a recent phenomenon. It is indeed an acquired taste : it results from an historical process of acculturation which only took place during the late 20th century.Before this period, during the 19th century – and a great number of wine amateurs, not until the 1960s – the taste for &quot;terroir&quot; linked to a specific wine had a very negative connotation. Even if the virtues of a soil and the importance of climatic conditions had already been spotted by a minority, for the majority, praising a wine for its &quot;terroir&quot; taste was something unheard of, verging to heresy : indeed, the &quot;terroir taste&quot; was then considered earthy, bitter, unrefined, rough, good enough for the peasants : in short, a bad wine. This slowly began to change with the years, and we shall see how within 50 years, an inversion of this connatation occured, and how, as per the 1970s and the 1980s, the &quot;terroir taste&quot; has become a pledge of quality for the wines put on the market.During this conference, we will show how this paradigm shift resulted from the unprecedented modification of wine production and marketing standards that took place in France during the 20th century. Indeed, with the 1919 and 1935 laws regulating the appellations of origin, this notion of origin of the wine gradually became an essential criterion for the expression of its quality. From then on, the names of the &quot;Grands Crus&quot; gradually supplanted the brand names used in the wine trade.You must remember that during the 19th century, it was common practice to designate a wine by the name of a place, place from which sometimes the wine was only partially – or even not at all – originated. With the « AOC » regulations, this no longer was possible. However, in this new system, AOC wines still had great difficulty in investing the consumer market.The name of a wine, even after World War 2, was still not perceived as a criterion of quality. It will be therefore to wait for the 1970s to see the consumption of these wines, marked by their origin, take off in earnest ; and to have the idea that the quality of a wine is necessarily linked to its origin finally accepted by the wine consumers of the greater public.This process of positive acculturation to the &quot;terroir&quot; will be implemented by a network of prescribers that emerged and imposed its views in the course of the twentieth century. These pioneers were winemakers, and last but not least sommeliers – a new profession that gradually imposed its legitimacy. This movement accelerated in the late last third of the 20th century (1980-2000) with the appearance of a brand new French Governmental Organisation : The « Institut National des Appellations d’Origine», or the I.N.A.O. for short : the « National Institute for Appelations of Origin ». As soon as 1945, the INAO had been working to enhance the quality of wines sold under the appellation of origin. This recognition of local wines then went through then goes through an important work of management and control. In this context, scientific analysis and above all wine tasting became essential components of the quality control of the AOC : in other words, the specificity of these wines and their bond with their soil of origin, the &quot;terroir&quot;, became officially recognized, approved and officialized. Thus, during the 1970s, changes in wine tasting methods and the resulting new forms of wine prescription established new ways of understanding the quality of a wine.In addition, those changes provided &quot;objective&quot; technical and discursive tools (such as organoleptic tasting) which then enabled the implementation of a wine hierarchy and above all the identification of wines according to their origin. That was how the AOC system was anchored and maintained sustainably in the French vineyards and the wine market, and this is still the case today. </description>
      <pubDate>mar., 02 nov. 2021 13:03:29 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>mar., 07 déc. 2021 15:44:38 +0100</lastBuildDate>
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      <title>Géopolitique de la protection de l’origine et de la qualité</title>
      <link>http://preo.ube.fr/territoiresduvin/index.php?id=1916</link>
      <description>Appréhender la défense des productions qualifiées de typiques par le droit des appellations d’origine (AO), le droit des indications géographiques (IG) ou encore le droit des marques et la lutte contre la fraude, nous fait entrer dans des concepts éminemment géopolitiques et stratégiques. En effet, la sauvegarde de la qualité et de l’origine dépend des approches économiques, politiques et sociales des États ou des groupes d’États au sein desquels se sont développées ces politiques publiques.Les oppositions tenaces entre les réglementations des États, des groupes d’États, des accords internationaux ou entre les diverses productions visées par cette protection au-delà du monde vitivinicole engendrent des crispations féroces et injustifiées.Par les études menées sur les échelles internationales et nationales, l’harmonisation de ces signes de protection semble admissible. Ces diverses réglementations sont susceptibles de protéger efficacement les productions dites typiques par des facteurs naturels et/ou humains.Pour autant, les attaques à l’égard des réglementations des AO / IG paraissent s’aggraver au sein même des pays ou groupes de pays leader de cette protection. En France, la loi de consommation créant les IG artisanales en dysharmonie avec celle des productions vitivinicoles et agroalimentaires a émaillé le droit des AO / IG ; ou encore, la décision de la Cour d’Appel de Paris en mai 2018 sur l’usage du vocable réglementé « cru » a ouvert une brèche inquiétante de la défense des vins. En Europe, les offensives proviennent de la décision de la CJUE quant à l’utilisation d’une AOP dans une dénomination de vente (Champagner-Sorbert).Pourtant, les avancées obtenues depuis les années 2000 à la suite de l’accord ADPIC de l’OMC de 1994 autorisent à penser que l’internationalisation de cette protection de l’origine des productions typiques s’étend progressivement. L’espoir que ces politiques publiques soient intégrées et comprises ne s’avère pas vain. </description>
      <pubDate>lun., 25 janv. 2021 16:05:53 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>lun., 22 févr. 2021 14:02:37 +0100</lastBuildDate>
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      <title>La qualité et la typicité des grands vins tranquilles et effervescents brésiliens</title>
      <link>http://preo.ube.fr/territoiresduvin/index.php?id=1851</link>
      <description>Le Brésil possède une vaste superficie territoriale, qui comprend une diversité de zones potentiellement propices à la production vitivinicole. Cependant, jusque dans les années 1970, une seule région vitivinicole (Serra Gaúcha, dans le Rio Grande do Sul) représentait la quasi-totalité de la production brésilienne de vin. Depuis lors et jusqu'à nos jours, la culture de la vigne a connu une expansion. Actuellement, la carte des régions vitivinicoles brésiliennes est plus complexe, avec au moins huit pôles de production. Il existe également un grand nombre d'entreprises vitivinicoles réparties dans de nombreuses municipalités du pays, qui sont importantes car elles peuvent être l'embryon de nouvelles régions vitivinicoles. Les transformations qui ont eu lieu dans les régions de production se sont également étendues aux vins. Il existe actuellement environ mille deux cents domaines viticoles dans le pays, dans au moins quatorze États de la fédération qui produisent principalement des vins tranquilles (rouges, blancs et rosés) et des vins effervescents (traditionnels et muscat). Cet article montre l'essence de la production brésilienne de vins fins par région, en considérant les variétés cultivées et les caractéristiques des principaux types et styles de vins produits dans chacune d'elles. Brazil has a large territorial area, which contains a diversity of areas potentially suitable for wine production. However, until the 1970s, a single wine region (Serra Gaúcha in the state of Rio Grande do Sul) was responsible for almost all the Brazilian wine production. From then, and until these years of the XXI century, there was an expansion of vine cultivation. Currently, the map of the Brazilian wine regions is more complex, with at least eight poles of production. There are also a large number of wineries in many municipalities across the country, which are important because they may be the embryos of new wine-growing regions. The transformations verified in the regions also extended to the wines. There are currently around one thousand and two hundred wineries in at least fourteen states of the federation, which mainly produce still wines (reds, whites and rosés) and sparkling wines (traditional and muscat). This article shows the essential Brazilian production of ‘fine wines’ by region, considering cultivated varieties and characteristics of the main types and styles of wines produced in each one of them. </description>
      <pubDate>mer., 02 déc. 2020 16:25:20 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 16 déc. 2020 12:29:57 +0100</lastBuildDate>
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      <title>Vins tropicaux de la région semi-aride du Brésil</title>
      <link>http://preo.ube.fr/territoiresduvin/index.php?id=1830</link>
      <description>Les vins tropicaux sont ceux produits dans les régions vitivinicoles où plusieurs cycles végétatifs de la vigne peuvent se produire par an, avec au moins une récolte annuelle. Les principaux facteurs qui contribuent à cette vitiviniculture en basses latitudes sont : des températures élevées tout au long de l'année, des précipitations modérées ou insuffisantes, un rayonnement solaire abondant et de l'eau disponible pour l'irrigation. Des cycles continus peuvent se produire, et c'est alors le producteur qui décide quand tailler et quand récolter, selon les saisons des pluies, les demandes du marché, la structure physique et les types de vins produits. Les vins tropicaux sont produits dans le Vale do São Francisco, au nord-est du Brésil, depuis plus de trente ans. La vitiviniculture pratiquée dans la région est l'une des plus technicisées au monde, car elle exige un haut degré de connaissances de la part des viticulteurs et des techniciens, en termes de manipulation du terrain, ainsi que des connaissances différentes des œnologues lors de la vinification. La région produit des vins effervescents de muscat, des vins effervescents traditionnels secs et demi-sec, des vins rouges encore jeunes et de garde, et des vins blancs jeunes, en plus des vins communs (de table), plus récemment. Cet article présente les caractéristiques de cette vitiviniculture jeune et différenciée, par rapport à celle pratiquée dans les pays producteurs traditionnels, ainsi que les résultats des recherches menées dans la région au cours des quinze dernières années, en partenariat avec les domaines viticoles. Tropical wines are produced in winegrowing regions where vines can have more than one cycle per year and at least one harvest. The main factor contributing to this viticulture from low latitudes are: high temperatures throughout the year, rainfall level with moderate or deficient water supply, abundant solar radiation and water availability for irrigation. Continuous cycle happen and is the producer who decides when to prune and to harvest, according to rainfall season, market demands, physical structure and wine types elaborated. In the São Francisco Valley, Northeastern Brazil, tropical wines are being produced since the last thirty years. Viticulture practiced in the region is one of the most technified worldwide, because require high degree of knowledge of the viticulturists and technicians, for field management, as well as knowledges for enologists during winemaking. The region produce fine sparkling wines - dry or semi-dry, sweet muscat sparkling, young and aging still reds and young still whites, besides table wines, recently. In this article will be presented characteristics of this young and different vitiviniculture, as compared to that from traditional countries, as well as results of researches carried out in the region in the last fifteen years, in partnership with wineries. </description>
      <pubDate>mer., 02 déc. 2020 15:59:28 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 16 déc. 2020 12:19:22 +0100</lastBuildDate>
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