Auteurs : Kilien Stengel http://preo.ube.fr/territoiresduvin/index.php?id=769 Publications de Auteurs Kilien Stengel fr 0 La route nationale 7 : axe de transfert communicationnel d’un paradigme gastronomique http://preo.ube.fr/territoiresduvin/index.php?id=2422 Quand nous profitons d’un repas à l’occasion d’une escale sur la RN7, nous faisons plus que manger : nous assimilons une expérience culturelle avec les sens, bien sûr, mais aussi avec le souvenir et la nostalgie d’un autre temps ; celui de la patrimonialisation. C’est ce moment recherché, cher à la conquête de nos expérimentations et sensations1, qui motive certains d’entre nous à partir à la recherche de l’authenticité de cette route, où l’émotion et la perception se rejoignent. La quête est de réussir à savourer, l’instant d’une étape, le « paysage gastronomique ». Pour préciser ce concept, il me semble nécessaire de prendre en compte la représentation que se fait le touriste de la conceptualisation gastronomique d’une région, pour pouvoir l’attirer, et ne pas raisonner seulement en valorisant des spécialités ou produits régionaux. Il faut également prendre en compte, voire intégrer, l’environnement spatial et économique du concept, en un mot prendre en compte « le terroir », c'est-à-dire les paysages, la culture, les conditions climatiques, la mise en scène, l’ambiance. On n’apprécie pas de la même façon la même bouteille de Chablis ou d’Hermitage dans la cave locale ou chez un caviste de Toulouse ou de Paris. Ainsi, les métiers de la gastronomie arrivent à faire partager leur passion aux touristes, mais aussi leur faire découvrir leurs savoir-faire. Tout en traçant sur la Nationale 7, le touriste est sans aucun doute en train de nouer une relation très intime avec un territoire dans la façon de symboliser les moments d’un trajet ou d’une vie.En nous appuyant sur des représentations symboliques que les touristes ou les usagers peuvent avoir des acteurs et des établissements présents le long de la « route bleue » (Dubois, 2012), nous portons notre lecture, essentiellement attachée à l’image de cette route au XXe siècle, sur les effets gastronomiques qui ont construit l’identité culinaire de cet axe routier. On part donc du postulat du paysage et de l’axe routier comme un vecteur gastronomique, parce qu’en fin de compte, des vacances réussies se résument en trois mots : « c’est beau, on y mange bien, les gens sont sympas. ». Ces mots font référence à des valeurs esthétiques, culinaires et relationnelles qui concernent chaque territoire et son patrimoine paysagé. Car de ces paysages sont issues des productions, une attractivité touristique et aussi des prestations ou produits qui sont dits « de terroir » (Yengué, Stengel, 2019), issus d’une terre, d’un paysage, d’une culture, d’une identité culturelle, d’un savoir-faire local. On voit ainsi l’existence d’une forme de « touriste mangeur », puisque les vacances sont devenues le temps du bien manger, de prendre le temps de manger. When we enjoy a meal during a stopover on the RN7, we do more than eat: we assimilate a cultural experience with the senses, of course, but also with the memory and nostalgia of another time; that of heritage. It is this sought-after moment, dear to the conquest of our experiences and sensations, that motivates some of us to go in search of the authenticity of this route, where emotion and perception meet. The quest is to succeed in savouring the "gastronomic landscape" for the duration of a stage. In order to clarify this concept, I believe it is necessary to take into account the tourist's representation of the gastronomic conceptualisation of a region, in order to be able to attract them, and not to reason only by promoting regional specialities or products. It is also necessary to take into account, or even integrate, the spatial and economic environment of the concept, in a word, to take into account the "terroir", i.e. the landscapes, the culture, the climatic conditions, the setting, the atmosphere. One does not appreciate the same bottle of Chablis or Hermitage in the local cellar in the same way as in a wine shop in Toulouse or Paris. Thus, the gastronomic professions manage to share their passion with tourists, but also to make them discover their know-how. While travelling along the Nationale 7, the tourist is undoubtedly developing a very intimate relationship with a territory in the way he symbolises the moments of a journey or a life.Based on the symbolic representations that tourists or users may have of the actors and establishments along the 'blue route' (Dubois, 2012), we focus our reading, essentially attached to the image of this route in the 20th century, on the gastronomic effects that have built the culinary identity of this road. We therefore start from the assumption that the landscape and the road are a gastronomic vector, because in the end, a successful holiday can be summed up in three words: "it's beautiful, you can eat well there, the people are nice". These words refer to aesthetic, culinary and relational values that concern each territory and its landscape heritage. For these landscapes are the source of production, tourist appeal and also services or products that are said to be 'terroir' (Yengué, Stengel, 2019), stemming from a land, a landscape, a culture, a cultural identity, a local know-how. We can thus see the existence of a form of 'eating tourist', since holidays have become a time for eating well, for taking the time to eat. lun., 05 déc. 2022 09:57:35 +0100 mer., 11 janv. 2023 16:36:24 +0100 http://preo.ube.fr/territoiresduvin/index.php?id=2422 L’enseignement des vins en Ecole Hôtelière : une approche plurielle http://preo.ube.fr/territoiresduvin/index.php?id=1767 De nombreux outils et méthodologies d’enseignement du vin existent, basés ou non sur un référentiel cadre, et des livres multiples consignent ce que la société française souhaite transmettre de son patrimoine viticole. Pourtant, la question aujourd'hui pourrait être : comment enseigne-t-on le vin ? Compte tenu de la mondialisation, des politiques économiques, de valorisation régionale, du french paradox et des politiques éducatives, quel avenir offre-t-on à ce capital culturel, sachant que les pratiques alimentaires changent de statut à chaque génération ? Et qu’en est-il de cet enseignement dans le pays voisins ? On sait que des vocabulaires techniques, destinés aux argumentations commerciales, peuvent désignés les produits uvaux. On sait que des villes ou des régions cherchent à communiquer une identité par le truchement du vin, portés par une forme d'excellence gastronomique. Mais comment diffuser les approches variées du vin auprès des adolescents des écoles hôtelières, des étudiants d’universités, et des adultes des ateliers de dégustations, afin que ces acteurs sachent le vendre ? Autant de questions qui signalent un rapport étroit entre la volonté de conserver et celle de transmettre qui passe par l'usage de la pluridisciplinarité. lun., 14 oct. 2019 10:26:05 +0200 mer., 18 déc. 2024 14:37:04 +0100 http://preo.ube.fr/territoiresduvin/index.php?id=1767 Le vin est bon : affirmation convenue ou déduite ? http://preo.ube.fr/territoiresduvin/index.php?id=1755 L’argument culturel gustatif joue un rôle majeur, pragmatique comme cognitif, dans le cadre d’une dégustation, pour représenter le produit et construire un argumentaire. Le vin offre expérienciation et subjectivité dans le cadre d’une simulation gustative, toujours nouvelle mais toujours personnelle. Aussi le langage pré-requis du vin est souvent très différent de la perception personnelle qui correspond à des rappels mémo-sensitifs issus de dégustations ou situations passées. Comment communiquer le vin sous diverses approches ? Comment transmettre des tables de références discursives et des représentations du bon vin ? Autant de questions qui renvoient à la subjectivité de la qualité du vin, à la relation que l’on peut avoir avec le produit, comme à l’imaginaire culturel, à l’approche pluridisciplinaire, à la normalisation des apports discursifs et à la théâtralisante de la dégustation. Le goût est subjectif et le jugement que chacun porte sur le goût d’un vin est à l’image de son « œnologisme » : c’est-à-dire son spectre identitaire de dégustateur. Mais cela veut-il dire que tout jugement gustatif sur le vin est subjectif ? La procédure de dégustation au-delà d’être un savoir-faire est une expérience d’incorporation qui partage une part de l’identité. Ainsi les sens et les valeurs attribuées à la notion de désir du vin varient selon les considérations apportées aux représentations du « bon » vin, et s’illustrent par un référentiel discursif personnel préconstruit par des lectures et dont la synthèse générique est « il est bon ! ». The cultural wine argumentations have a pragmatic and cognitive fonctionnality, give a lot of representations and give data to do a speech of tasting or commercial argumentation. The wine give a translation of gustative and subjective experimentation, always new but always personal. As well, the wine language is different radically from the personal perception. This one is reduced to sensory reminders, with the past tastings experiment. How to communicate the varied approaches of the wine to the new generations, to the university students, or to adults, to build themselves their discursive reference table and their representation of the good wine ? So many questions which return to the subjectivity of the wine quality and to wine representations. So many questions which indicate a relationship between to preserve and to transmit a wine imagination with cultural, multidisciplinary, academic and theatrical actions. The taste is subjective and the judgment and sentences which each concerns about wine is just like its "œnologisme": her its wine taster's identity. But all gustative judgment on the wine is subjective? The procedure of tasting to be a know-how is an experiment of incorporation which shares a part of the identity. So the values attributed to the desire of the wine turn into the representations of the "good" wine, and enter in a personal discursive reference table. lun., 07 oct. 2019 15:29:57 +0200 mar., 26 sept. 2023 15:08:23 +0200 http://preo.ube.fr/territoiresduvin/index.php?id=1755 L’enseignement des vins en école hôtelière : une approche plurielle http://preo.ube.fr/territoiresduvin/index.php?id=1388 De nombreux outils et méthodologies d’enseignement du vin existent, basés ou non sur un référentiel cadre, et des livres multiples consignent ce que la société française souhaite transmettre de son patrimoine viticole.Pourtant, la question aujourd'hui pourrait être : comment enseigne-t-on le vin ? Compte tenu de la mondialisation, des politiques économiques, de valorisation régionale, du french paradox et des politiques éducatives, quel avenir offre-t-on à ce capital culturel, sachant que les pratiques alimentaires changent de statut à chaque génération ? Et qu’en est-il de cet enseignement dans le pays voisins ?On sait que des vocabulaires techniques, destinés aux argumentations commerciales, peuvent désignés les produits uvaux. On sait que des villes ou des régions cherchent à communiquer une identité par le truchement du vin, portés par une forme d'excellence gastronomique. Mais comment diffuser les approches variées du vin auprès des adolescents des écoles hôtelières, des étudiants d’universités, et des adultes des ateliers de dégustations, afin que ces acteurs sachent le vendre ? Autant de questions qui signalent un rapport étroit entre la volonté de conserver et celle de transmettre qui passe par l'usage de la pluridisciplinarité. jeu., 04 janv. 2018 09:20:23 +0100 ven., 07 sept. 2018 10:41:29 +0200 http://preo.ube.fr/territoiresduvin/index.php?id=1388