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    <title>Auteurs : Olivier Jacquet</title>
    <link>http://preo.ube.fr/territoiresduvin/index.php?id=80</link>
    <description>Publications de Auteurs Olivier Jacquet</description>
    <language>fr</language>
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      <title>Le vignoble argentin au miroir de l’histoire mondiale du vin du début du xxe siècle à nos jours. Interactions et évolutions</title>
      <link>http://preo.ube.fr/territoiresduvin/index.php?id=2529</link>
      <description>Ici, la démarche proposée ne consiste pas, en réalité, à étudier le vignoble argentin sous le prisme de son histoire territoriale locale, mais à l’analyser sous une focale globale capable de mettre en exergue l’intérêt des dimensions internationales et historiques dans les études sur les pays vitivinicoles. Ainsi, et même si un vignoble est bien localisé, sa connaissance impose aussi qu’elle soit connectée avec la situation internationale. Si aujourd’hui cette remarque apparaît banale, elle vaut également pour les périodes antérieures : tout au long des xixe et xxe siècles, la situation des vignobles, qu’ils soient européens ou non, a ainsi été largement dépendante des conjonctures et réglementations internationales. À ce titre, l’Argentine fut, dès le début du xxe siècle, un acteur incontournable de la viticulture et des vins au plan mondial. Le pays sera d’ailleurs, dès le début 1929, l’un des premiers États à adhérer à l’Office International de la Vigne et du Vin (OIV) créé 5 ans plus tôt.À partir de la très riche documentation du Bulletin de l’OIV, numérisé et indexé à l’Université de Bourgogne, nous proposons de présenter une communication qui mette en lumière la manière dont le vignoble argentin a été perçu à l’échelle mondiale ainsi que la représentation que ses différents acteurs ont voulu donner de leur pays, au cours de l’histoire, dans la sphère vitivinicole internationale. À travers cet exemple, notre réflexion portera sur les interactions et les interconnexions entre histoire nationale et globale dans le domaine de la vigne et du vin. Here, the proposed approach is not, in fact, to study the Argentine vineyard through the prism of its local territorial history, but to analyze it through a global lens capable of highlighting the interest of international and historical dimensions in studies of wine-producing countries. So, even if a vineyard is localized, its knowledge must also be connected to the international situation. While this may seem a trite observation today, it was also true in earlier periods: throughout the 19th and 20th centuries, the situation of vineyards, whether European or not, was largely dependent on international conditions and regulations. From the beginning of the 20th century, Argentina has been a key player in the world of viticulture and wine. In early 1929, Argentina was one of the first countries to join the Office International de la Vigne et du Vin (OIV), created 5 years earlier.Based on the rich documentation of the OIV Bulletin, digitized and indexed at the University of Burgundy, we propose to present a paper highlighting the way in which the Argentine vineyard has been perceived on a global scale, as well as the representation that its various players have wanted to give their country, over the course of history, in the international wine sphere. Through this example, our reflection will focus on the interactions and interconnections between national and global history in the field of vines and wine. </description>
      <pubDate>mar., 16 janv. 2024 15:46:07 +0100</pubDate>
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      <title>Innovaciones y cambios en los viñedos argentinos y brasileños: presente, pasado y futuro</title>
      <link>http://preo.ube.fr/territoiresduvin/index.php?id=2527</link>
      <pubDate>mar., 16 janv. 2024 13:59:29 +0100</pubDate>
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      <title>Innovations et mutations dans les vignobles argentins et brésiliens : présent, passé et futur</title>
      <link>http://preo.ube.fr/territoiresduvin/index.php?id=2525</link>
      <pubDate>mar., 16 janv. 2024 13:40:05 +0100</pubDate>
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      <title>Le tourisme œno-gastronomique, levier du développement des territoires</title>
      <link>http://preo.ube.fr/territoiresduvin/index.php?id=2403</link>
      <pubDate>lun., 05 déc. 2022 07:28:00 +0100</pubDate>
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      <title>Préface introductive</title>
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      <pubDate>jeu., 09 déc. 2021 16:49:02 +0100</pubDate>
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      <title>Le goût du terroir... histoire d'une prescription internationale au XXe siècle</title>
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      <description>L’amateur de vin d’aujourd’hui donne une place très importante aux terroirs viticoles. Un rapport positif s’est en effet établi entre le lieu de production d’un vin et le goût de ce vin. Pourtant, cette acception positive du gout du terroir n’est pas un fait donné. Elle résulte d’un processus historique d’acculturation et qui a pris toute sa mesure dans le courant du XXe siècle. En effet, au XIXe siècle et même, pour bon nombre d’amateurs, jusque dans les années 1960, le goût de terroir associé à un vin possède une connotation très négative. Si, à ce moment-là, les vertus des sols et des conditions climatiques sont déjà repérées, parler d’un vin avec un goût de terroir, c’est avant tout parler d’un vin terreux, paysan, âpre, bref, un vin mauvais. Or, en une cinquantaine d’années, nous allons assister à une inversion du rapport au terroir et, à partir des années 1970-1980, le « goût du terroir » devient gage de qualité pour les vins mis sur les marchés. Au cours de cette conférence, nous allons montrer comment ce changement de paradigme résulte de l’inédite modification des normes de production et de commercialisation des vins qui s’opère en France durant XXe siècle. En effet, avec la mise en place des réglementations sur les appellations d’origine provoquée par les lois de 1919 et 1935, l’origine des vins devient progressivement le principal critère d’expression de leur qualité. Désormais, et même s’ils étaient pour certains déjà abondamment employés par le négoce, les noms de crus supplantent les marques des maisons de commerce. Au XIXe siècle, la production, principalement dominée par le monde du négoce, pouvait tout à fait désigner un vin sous le nom d’un lieu dont il n’était que partiellement, voire pas du tout originaire. Avec les réglementations sur les AOC, cela n’est plus possible. Mais, dans ce nouveau système, les vins d’AOC vont pourtant éprouver de grandes difficultés à investir les marchés de consommation. L’appellation n’est en effet, après la seconde Guerre Mondiale, toujours pas perçue comme un critère de qualité. Il faudra dès lors attendre les années 1970 pour voir décoller la consommation de ces vins marquées par leur origine et que, finalement le consommateur accepte l’idée que la qualité d’un vin est liée à son origine. Ce processus d’acculturation positive au terroir sera mis en œuvre par tout un réseau de prescripteurs qui émerge et impose ses vues aux cours du XXe siècle. Ces pionniers sont vignerons, négociants propriétaires, journalistes gastronomiques, ou encore sommelier, jeune profession en pleine reconnaissance de légitimité. Le mouvement s’accélère au cours de la fin du second tiers du XXe siècle avec l’entrée en jeu d’une toute nouvelle organisation gouvernementale : l’Institut Nationale des Appellations d’Origine (INAO). Dès 1945, l’INAO s’emploie ainsi à rehausser la qualité des vins vendus sous appellation d’origine. Cette reconnaissance des vins de terroir passe alors par un important travail de suivi et de contrôle. Dans ce contexte, l’analyse scientifique et surtout la dégustation, deviennent des éléments incontournables de ce contrôle qualitatif des vins d’AOC c’est-à-dire, finalement, d’agrément de leur typicité, de leur lien à l’origine. Ainsi, au tournant des années 1970, les mutations des modalités de la dégustation et, de fait, les nouvelles formes de prescription des vins, vont consacrer de nouvelles manières d'appréhender la qualité de cette boisson. Elles viennent fournir, de surcroît, des outils techniques et discursifs « objectifs » (dégustation organoleptique) capables de hiérarchiser mais surtout, d'identifier les vins selon leur provenance, ancrant et pérennisant durablement le système des AOC dans le paysage viticole Français. Nowadays, the &quot;terroir&quot; of a specific wine is considered essential to the wine amateur. Indeed, the link between the place of production of a specific wine AND its taste has now been firmly established and is seen as positive for the connoisseurs, this link goes without saying. However, this taste for the &quot;terroir&quot; is a recent phenomenon. It is indeed an acquired taste : it results from an historical process of acculturation which only took place during the late 20th century.Before this period, during the 19th century – and a great number of wine amateurs, not until the 1960s – the taste for &quot;terroir&quot; linked to a specific wine had a very negative connotation. Even if the virtues of a soil and the importance of climatic conditions had already been spotted by a minority, for the majority, praising a wine for its &quot;terroir&quot; taste was something unheard of, verging to heresy : indeed, the &quot;terroir taste&quot; was then considered earthy, bitter, unrefined, rough, good enough for the peasants : in short, a bad wine. This slowly began to change with the years, and we shall see how within 50 years, an inversion of this connatation occured, and how, as per the 1970s and the 1980s, the &quot;terroir taste&quot; has become a pledge of quality for the wines put on the market.During this conference, we will show how this paradigm shift resulted from the unprecedented modification of wine production and marketing standards that took place in France during the 20th century. Indeed, with the 1919 and 1935 laws regulating the appellations of origin, this notion of origin of the wine gradually became an essential criterion for the expression of its quality. From then on, the names of the &quot;Grands Crus&quot; gradually supplanted the brand names used in the wine trade.You must remember that during the 19th century, it was common practice to designate a wine by the name of a place, place from which sometimes the wine was only partially – or even not at all – originated. With the « AOC » regulations, this no longer was possible. However, in this new system, AOC wines still had great difficulty in investing the consumer market.The name of a wine, even after World War 2, was still not perceived as a criterion of quality. It will be therefore to wait for the 1970s to see the consumption of these wines, marked by their origin, take off in earnest ; and to have the idea that the quality of a wine is necessarily linked to its origin finally accepted by the wine consumers of the greater public.This process of positive acculturation to the &quot;terroir&quot; will be implemented by a network of prescribers that emerged and imposed its views in the course of the twentieth century. These pioneers were winemakers, and last but not least sommeliers – a new profession that gradually imposed its legitimacy. This movement accelerated in the late last third of the 20th century (1980-2000) with the appearance of a brand new French Governmental Organisation : The « Institut National des Appellations d’Origine», or the I.N.A.O. for short : the « National Institute for Appelations of Origin ». As soon as 1945, the INAO had been working to enhance the quality of wines sold under the appellation of origin. This recognition of local wines then went through then goes through an important work of management and control. In this context, scientific analysis and above all wine tasting became essential components of the quality control of the AOC : in other words, the specificity of these wines and their bond with their soil of origin, the &quot;terroir&quot;, became officially recognized, approved and officialized. Thus, during the 1970s, changes in wine tasting methods and the resulting new forms of wine prescription established new ways of understanding the quality of a wine.In addition, those changes provided &quot;objective&quot; technical and discursive tools (such as organoleptic tasting) which then enabled the implementation of a wine hierarchy and above all the identification of wines according to their origin. That was how the AOC system was anchored and maintained sustainably in the French vineyards and the wine market, and this is still the case today. </description>
      <pubDate>mar., 02 nov. 2021 13:03:29 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>mar., 07 déc. 2021 15:44:38 +0100</lastBuildDate>
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      <title>Préface</title>
      <link>http://preo.ube.fr/territoiresduvin/index.php?id=1948</link>
      <pubDate>lun., 01 févr. 2021 14:39:26 +0100</pubDate>
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      <title>Le développement inédit de l’œnophilie au XXe siècle</title>
      <link>http://preo.ube.fr/territoiresduvin/index.php?id=1939</link>
      <description>En ce début de XXIe siècle, l’omniprésence de l’amateur de vin n’est plus à démontrer. Les clubs œnophiles et les cours de dégustations fleurissent un peu partout dans le monde, les revues spécialisées et les blogs sont désormais pléthore, les cavistes et bars à vins prolifèrent, et le tourisme dans les vignobles attire un nombre considérable d’amateurs. Cet engouement inédit pour le vin reste pourtant un phénomène plutôt récent et qui découle en particulier des importantes mutations constatées dans la vitivinisphère au cours du grand XXe siècle. Au cours de cette contribution, nous tenterons de montrer comment, dans quel contexte et grâce à quels acteurs, l’œnophilie a pu ainsi émerger. Nous nous pencherons dans un premier temps sur l’évolution des formes de consommation du vin et des facteurs, sanitaires et réglementaires en particulier, qui vont permettre la diminution régulière de la consommation des vins courants en France et laisser place à un buveur plus modéré et plus éclairé dans ses choix. Cette publication s’intéressera ensuite à l’apparition de nouvelles formes de prescriptions au XXe siècle avec l’affirmation du métier de sommelier, la naissance de revues spécialisées et du journalisme gastronomique, ou encore au développement, en parallèle, de nouvelles formes de dégustations qui permettront une vulgarisation de la pratique. Enfin, facteurs moins palpables, mais ancrés dans leur siècle, nous tenterons d’appréhender ces transformations à l’aune de contextes plus globaux, tributaires, par exemple, d’une démocratisation de la consommation et des loisirs. Notre propos abordera également l’impact, dans l’approche du vin, des processus de diffusion culturelle des savoirs des élites, le vin devenant ainsi un marqueur social au même titre que la mode et l’art (phénomène d’artification de la dégustation). L’ensemble de ces réflexions s’appuiera, d’une part, sur les nombreuses recherches réalisées ces dernières années autour de la consommation vinicole du XXe siècle, et d’autre part, sur un corpus parfois inédit de sources très hétérogènes : revues et archives professionnelles, archives publicitaires et de propagande, publications œnophiles dont, en particulier, La Revue du Vin de France éditée pour la première fois en 1927. </description>
      <pubDate>mer., 27 janv. 2021 11:57:50 +0100</pubDate>
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      <title>Préface « Vigne, vin, alimentation, santé »</title>
      <link>http://preo.ube.fr/territoiresduvin/index.php?id=1769</link>
      <pubDate>lun., 14 oct. 2019 13:56:04 +0200</pubDate>
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      <title>Une histoire de la qualité sanitaire des vins. Les règlementations à l'épreuve de l'expertise médicale et des pratiques œnologiques (Fin du XIXe siècle au XXIe siècle)</title>
      <link>http://preo.ube.fr/territoiresduvin/index.php?id=1754</link>
      <description>Depuis quelques années, avec une prise en compte notoire chez tous les acteurs de la filière au sens large – des producteurs aux consommateurs, en passant par la puissance publique –, les questions environnementales et sanitaires sont devenues des enjeux dans le monde de la vigne et du vin. La limitation continue des intrants, les règlementations favorisant l'agriculture bio, le développement de recherches pour des pratiques &quot;durables&quot; ou encore l'explosion du phénomène des vins « nature » sont autant de transformations contemporaines illustrant l'emprise d'un contexte règlementaire, politique, commercial et culturel propre à générer des mutations dans les pratiques en cave et aux champs. Or, si les notions de protection environnementale ou de durabilité évoquées dans notre XXIe siècle restent des problématiques toutes récentes, les questions de santé publiques liés à la production vitivinicole s'inscrivent dans des processus historiques plus longs et que nous évoquerons pour l'ensemble du grand XXe siècle. Le XXe siècle est en effet une période qui a connu de nombreuses innovations techniques et scientifiques, tel est le cas en œnologie, notamment dans les méthodes d’analyses en laboratoire et l’évolution du matériel, dans la compréhension des phénomènes chimiques et biologiques, dans les process ou encore la dégustation1 et les pratiques culturales. C'est tout ainsi particulièrement à partir du dernier quart du XIXe siècle que nous assistons à l'émergence d'un mouvement d'ampleur associant ces mutations techniques à la naissance de règlementations sanitaires sur la vigne et le vin. Avec à la crise phylloxérique, face aux problèmes d'approvisionnement en raisins, nous assistons en effet au développement sans précédent des vins dits &quot;artificiels&quot; ou &quot;sophistiqués&quot;. Ces vins, obtenus par l'ajout de nombreuses substances chimiques ou par des procédés visant à remplacer les moûts frais de raisin, posent rapidement des questions de santé publique. Or, comme le montre bien l'historien Alessandro Stanziani2, c'est dans ce contexte, qu'une nouvelle expertise scientifique visant à mesurer l'impact de ces substances chimique sur la santé, tend à pénétrer les pratiques administratives et politiques. Ainsi, découlent diverses règlementations visant à protéger le consommateur en interdisant l’utilisation de certains produits (mercure, acide sulfurique ou encore vinages abusifs et plâtre sont ainsi bannis des caves) mais également de plusieurs pratiques techniques. Pour autant, si dès 1889, la loi Griffe défini officiellement le vin comme le produit issu exclusivement de la fermentation du raisin frais, ce produit fabriqué, parfois industriellement, continue durant tout le XXe siècle à poser question au sujet de son impact sanitaire sur le consommateur puis, tardivement, sur les producteurs. Ainsi, dans cette communication, nous proposons de montrer comment le corps médical, les pouvoirs publics, les consommateurs ou, parfois même les producteurs, ont interrogés les risques sanitaires liés aux pratique culturales et œnologiques au cours du XXe siècle ? En effet, si de nombreux travaux ont déjà évoqués l'existence d'une propagande acharnée associant consommation de vin et effets bénéfiques sur la santé du buveur, l'inverse reste à explorer. Dans quelles mesures les mondes médicaux et scientifiques parviennent-t-ils à provoquer des changements dans les pratiques vitivinicoles ? Quels impacts scientifiques et techniques possèdent les règlementations vitivinicoles françaises puis, dès les années 1970, européennes dans le domaine sanitaire ? Ou plus simplement, quels vins doit-on considérer comme « bon » ou surtout, comme « néfastes » pour le corps humain selon les périodes ? Afin de répondre à ces questionnements et d'en mettre en valeur les phases chronologiques marquantes, nous nous appuierons sur des entretiens semi-directif avec le monde scientifique ; sur des études de la littérature vitivinicole technique du XXe siècle, en particulier les productions scientifiques issues des différentes revues agricoles et œnologiques de cette période ; mais également sur la documentation produite par le monde médical intéressé par la question pendant la période étudiée. Le croisement de ces sources permettra ainsi de comprendre la mise en place des différentes règlementations vitivinicoles d’abord en France puis à l’échelle de l’Europe. A l'aide de ces sources, nous montrerons dans un premier temps comment, dès le début du XXe siècle, certaines recommandations et études médicales cherchent - en distinguant les vins selon leurs origines et/ou leurs modes de fabrication - à en déterminer les effets « bénéfiques » ou « nuisibles » sur la santé. Dans un second temps, nous reviendrons sur la place et l'évolution de la recherche vitivinicole et les questionnements posés tout au long du siècle au sujet des intrants en vignes et en cave, dans ce contexte de préoccupations sanitaires grandissantes. Enfin, au regard de ces mutations techniques et de ces prescriptions médicales, nous appréhenderons les différentes initiatives sanitaires/environnementales prises par les pouvoir publics en France puis à l’échelle de l’Europe institutionnelle, dans un contexte d'affirmation des sociétés vitivinicoles, de stabilisation des marchés, de mise aux normes et de suivi des productions. Durant cet exposé, afin de mieux marquer les ruptures chronologiques à l'œuvre, nous garderons comme fil rouge la problématique transversale du soufre comme additif au vin. Cette question est d'une actualité brulante, traversant en effet tout le siècle. Cette communication se propose, au final d’éclairer la dynamique de modernisation des mondes du vin et de l'évolution de ce produit au XXe siècle, sous l'angle particulier et inédit à l'échelle nationale, d'une histoire technique, scientifique, médicale et sanitaire de la vitiviniculture. </description>
      <pubDate>mer., 25 sept. 2019 15:16:58 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>mar., 26 sept. 2023 15:06:23 +0200</lastBuildDate>
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