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    <title>intime</title>
    <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=1665</link>
    <description>Index terms</description>
    <language>fr</language>
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    <item>
      <title>« I can see chinks of light: of a new life. Will         there be pain ? » : quête de la vérité absolue dans la poésie de         Sylvia Plath</title>
      <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=1851</link>
      <description>Cet article analyse le parcours poétique de Sylvia Plath,         éminemment puissant par la variété des thématiques liées à l’identité         et à l’intime qu’il offre. La passion et la quête de la vérité ont         intensément occupé l’esprit et le corps de la poétesse. L’essence même         de son travail est une sorte d’imbroglio de sensibilité, d’amour du         vers, d’une subjectivité profonde et de sincérité intellectuelle et         poétique considérable. Plath offre une préoccupation permanente de la         manière dont il faut habiter le monde et son intimité. La perception         plathienne selon laquelle l’existence ne peut pas se concevoir sans un         rapport quasi mystique à l’imagination et à la vérité suggère que son         parcours se pare d’une dimension phénoménologique. On ne peut donc pas         limiter l’analyse de son travail à un courant ni réduire sa créativité         à une pure vision aliénée de soi que la poétesse ne pouvait conjurer.         Dès lors, prendre en compte son engagement pour l’émancipation et en         même temps sa fascination pour l’extrême revient à accepter l’idée que         la portée de son travail ne peut se saisir qu’en ouvrant sa poésie à         d’autres entrées proposées dans cet article. This article analyzes Sylvia Plath’s poetic journey,         an eminently powerful body of work that derives its force from both         the variety of identity-related themes it presents and the intimacy it         offers. The passion and the pursuit of truth took a steadfast hold of         the poet’s body and mind. The essence of her work is a kind of imbroglio of sensitivity, love of verse, deep         subjectivity and unparalleled intellectual and poetic sincerity. Plath         demonstrates a constant preoccupation with how to be present in the         world and how to live out intimacy. Indeed, the Plathian worldview         suggests that existence can only be understood through a         quasi-mystical relationship to imagination and truth, a vision which         imbued her work with a phenomenological dimension. The analysis of her         work cannot, therefore, be limited to a single theoretical trend – nor         can her creativity be reduced merely to the vision of the alienated         self that the poet was unable to ward off. The analysis put forth in         this article seeks to account for both Plath’s commitment to the         emancipation and her deep-seated fascination with the extreme, and         necessarily accepts that the scope of her work cannot be properly         understood without offering multiple approaches to her poetry. </description>
      <pubDate>Fri, 16 Nov 2018 15:16:23 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>Tue, 10 Sep 2024 11:14:41 +0200</lastBuildDate>
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      <title>« He may be a servant but he’s still a human         being » : le corps et l’intime dans le couple maître/valet de The Servant (Joseph Losey, 1963)</title>
      <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=1660</link>
      <description>En décomposant le fonctionnement intime de la relation entre         l’aristocrate Tony et son majordome Barrett, The         Servant montre comment le domestique parvient à prendre         l’ascendant sur son maître. Grâce au jeu de la corporéité et de         l’espace, le film suit les différentes étapes de cette relation         privilégiée : entente/complicité, familiarité/promiscuité,         possession/dépossession de soi. Cet affrontement de forces intérieures         troubles et ambiguës met le corps et l’intime au centre d’une sorte de         lutte des classes dans une société en pleine mutation en ce début des         années 1960 où les barrières sociales et sexuelles s’effritent         simultanément. By decomposing the intimate relationship established         between upper-class Tony and his manservant Barrett, The Servant shows how the butler manages to take         the upper hand over his master. Using corporeality and space, the film         follows the various stages of that special relationship:         kinship/affinity, informality/overfamiliarity,         possession/self-surrender. This confrontation of dark and ambiguous         internal forces puts the intimate body at the centre of a sort of         class struggle in a society undergoing great changes in the early         1960s with social and sexual barriers concurrently crumbling away. </description>
      <pubDate>Thu, 14 Jun 2018 15:54:01 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>Fri, 30 Aug 2024 15:33:49 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Les représentations de la famille et les fonctions de l’intime dans la série des « Miss Silver Mysteries » (1928-1961) de Patricia Wentworth</title>
      <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=2791</link>
      <description>Patricia Wentworth est l’auteur trente-deux romans dans lesquels intervient Miss Silver, vieille dame détective, et cet article se penchera sur leur dimension sérielle et sur le rôle central de ce personnage récurrent original et atypique.Il s’agira d’étudier les connotations familiales qui colorent son mode de représentation, la manière dont la famille est omniprésente (in absentia et par le biais d’objets symboliques) dans la vie privée et professionnelle de Miss Silver, faisant constamment se rejoindre et se chevaucher les dimensions intime et féminine (l’intérieur) et policière (l’extérieur, le masculin). J’effectuerai en particulier un gros plan sur l’activité du tricot que pratique la détective dans tous les romans de la série, sur sa signification et son symbolisme pluriels, son rôle de passerelle entre l’extérieur (la détection) et l’intérieur (la famille, l’intime), et sur sa fonction méta-textuelle. Nous verrons que les personnages récurrents (Miss Silver, et les inspecteurs de Scotland Yard Frank Abbott et son chef, Lamb) nous procurent le double plaisir de la répétition (avec variations) et de la familiarité, analysé par Umberto Eco, et nous font nous sentir « en famille » en lisant les romans de la série. Ils s’inscrivent dans un monde en mutation dont ils montrent l’aspect déstabilisant et défamiliarisant et c’est sans doute la raison pour laquelle Miss Silver, d’une manière rassurante, ne semble pas, pour sa part, changer ou vieillir. Patricia Wentworth wrote thirty-two novels in which Miss Silver, an old lady-detective, intervenes and this essay will focus on their serial dimension and the central role played by this original, atypical recurring character.The paper will deal with the homely, family connotations colouring her representation, and show how the family is omnipresent (albeit in absentia and through symbolic objects) in Miss Silver’s private and professional lives, collapsing the boundaries between the intimate, feminine sphere (the home) and the outside, male world of detection. A close-up on knitting, the detective’s usual activity in the series, will shed light on its multi-layered significance and symbolism, its role as a bridge between the outside (detection) and the inside (the domestic and the homely), and its meta-textual function.The recurring characters of the series (Miss Silver, and the Scotland Yard inspectors Frank Abbott and his chief, Lamb) give us the double pleasure of repetition (with variations) and familiarity studied by Umberto Eco, and make us feel at home, as with relatives, when we read. The novels are set in a changing world, showing how unsettling and defamiliarizing this instability can be, and this is probably why, quite reassuringly, Miss Silver, as for her, never seems to change or grow old. </description>
      <pubDate>Fri, 06 Nov 2020 13:29:58 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>Thu, 17 Dec 2020 11:52:20 +0100</lastBuildDate>
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      <title>“Le privé est politique” comme paradoxe littéraire : révolution et intimité chez les Québécoises Louky Bersianik et France Théoret</title>
      <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=3022</link>
      <description>Cet article propose d’étudier la manière dont le slogan féministe des années 1970, « le privé est politique », a été analysé et versé en littérature par deux des autrices du mouvement féministe québécois, Louky Bersianik et France Théoret. S’attachant à rendre compte de la portée politique de leurs œuvres, l’article interroge la manière dont l’intime se construit ou est évacué du récit en raison-même de sa place problématique dans le questionnement féministe. Louky Bersianik a commencé à mener ce travail indépendamment du reste des féministes, avant que le slogan le privé est politique devienne explicitement un des lieux de travail des écrivaines ; elle fait pourtant partie des écrivaines qui ont le plus illustré l’idée que les détails de la vie quotidienne des femmes ont un sens collectif et qu’il faut le porter politiquement sur la scène publique. L’article étudie cet aspect de son écriture à travers l’analyse de L’Euguélionne (1976) et du Pique-nique sur l’Acropole (1979) : elle met l’accent sur ce qu’il y a de politique dans le privé en développant une littérature franchement satirique et didactique mettant en scène les affres de la vie quotidienne des femmes. France Théoret a situé son travail d’écriture à l’opposé d’un même questionnement. Au contraire de Louky Bersianik, elle est arrivée à l’écriture en côtoyant directement les collectifs d’écrivaines féministes ; elle a assisté aux débats des Têtes de pioche sur « le privé est politique » et le rôle que la littérature peut avoir en politique, et a décidé de s’en couper pour produire une écriture qui lui soit intime et propre avant tout. L’article analyse ses livres de la fin des années 1970 pour montrer comment France Théoret, elle, souligne ce qu’il y a de privé dans le politique en faisant voir que le politique lui-même n’a aucun sens s’il n’est pas situé et ne part pas de l’analyse du privé et du particulier, permise ici par le travail littéraire de la voix de l’écrivaine. This article aims to study the ways in which the 1970s feminist slogan « the personal is political » was analysed and translated into literature by two of the main authors of the Quebec women’s liberation movement, Louky Bersianik and France Théoret. Accounting for the political significance of their works, the article examines to what extent intimacy is built in or evacuated from the narrative on account of its problematic place in feminist questioning. Louky Bersianik began this work independently of other feminists, before « the personal is political » explicitly became one of the staples of Quebec feminist writing ; she illustrated more than others that the details of women’s personal and daily lives have a collective meaning, and that it is necessary to politically address this in the public sphere. This article analyses The Euguélionne (1976) and Le Pique-nique sur l’Acropole (1979) from that point of view: these novels emphasize what is political in the personal, expanding on a frankly satirical and didactic literature that stages the torments of women’s daily lives. France Théoret tackles the same issue using an opposite approach to Louky Bersianik’s. She began writing as part of feminist writers’ collectives; she attended the debates in Les Têtes de pioche about « the personal is political » and about the political meaning of literature, and she decided to cut herself off from all of that in order to create a truly intimate writing of her own. This article analyses her late 1970s work to show how France Théoret stresses what is personal in the political, pointing out the political has no meaning if it is not situated alongside and does not provide analysis of the private and personal, granted in Théoret’s literary work through her voice as a writer. </description>
      <pubDate>Tue, 08 Dec 2020 14:49:29 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>Thu, 17 Dec 2020 11:09:49 +0100</lastBuildDate>
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      <title>Intimité et éthique du care dans Les Argonautes de Maggie Nelson</title>
      <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=2911</link>
      <description>Les Argonautes, récit paru en 2015 invite le lecteur à partager l’intimité de la famille de l’autrice, Maggie Nelson. Le récit suit la transformation des corps de l’autrice durant sa grossesse et de son compagnon, l’artiste Harry Dodge, durant sa transition. La famille passe d’un couple queer qui se marie en hâte au moment où le mariage homosexuel était en danger, à une famille ressemblant au modèle hétéronormatif avec une mère, un père et deux enfants. L’écriture de l’intime se fait écriture politique, dans un texte qui appelle aux droits de tous ainsi qu’à sortir de toute vision normative des relations humaines. Le récit lie l’intime et le politique, le récit de soi cédant le pas à l’autothéorie, à un collage de textes théoriques présentant le contexte intellectuel dans lequel l’autrice pense son intimité. Le mélange de l’intime, de la théorie et du politique permet en dernier lieu à l’autrice d’impliquer son lecteur dans une philosophie de la relation très proche de l’éthique du care. The Argonauts, Maggie Nelson’s 2015 family narrative invites us to share the writer’s intimacy. The text follows the transformation of the writer’s body during her pregnancy and the transition of her partner, the artist Harry Dodge. Their family changes from a queer couple getting married in haste at a time when gay marriage was endangered to a family looking like a model of heteronormativity with a mother, a father, and two sons. Writing her intimacy becomes for the writer a political act as the text calls for everyone’s rights to be respected and refuses any type of normative vision of human relationships. The intimate and the political merge in this narrative of her life which turns into autotheory, a collage of theoretical texts showing us the intellectual context in which the writer reflects on her intimacy. Bringing together intimacy, theory and politics allows her, ultimately, to involve her reader in a philosophical experience which is very close to the ethics of care. </description>
      <pubDate>Fri, 20 Nov 2020 11:09:51 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>Mon, 07 Dec 2020 12:31:23 +0100</lastBuildDate>
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