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    <title>poésie</title>
    <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=1799</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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      <title>Photographing Time</title>
      <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=5017</link>
      <description>‘Photographing Time’ traces the influence of two         coterminous early photographers, Alexander Robert Hogg of Belfast,         Ireland (1870-1939) and Sergei Prokúdin-Gorsky of St Petersburg,         Russia (1863-1944) on my own practice as a poet. I have written         extensively about early photography, particularly (though not         exclusively) in my collection Parallax (2012):         a work whose very title is a photographic term, and which functions as         an extended meditation on mortality, socio-economic inequality, the         aesthetics and ethics of framing, and the knowability – or otherwise –         of historical fact. « Photographing Time » retrace l'influence de deux         photographes des années 1920-1930, Alexander Robert Hogg de Belfast,         Irlande (1870-1939) et Sergei Prokúdin-Gorsky de Saint-Pétersbourg,         Russie (1863-1944) sur ma propre pratique en tant que poète. J'ai         beaucoup écrit sur les débuts de la photographie, en particulier (mais         pas exclusivement) dans mon recueil Parallax         (2012). Cet ouvrage, dont le titre même est un terme photographique,         constitue une longue méditation sur la mortalité, les inégalités         socio-économiques, l'esthétique et l'éthique du cadrage, ainsi que sur         la possibilité de connaître - ou non - les faits historiques. </description>
      <pubDate>mar., 26 nov. 2024 11:06:11 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>lun., 03 mars 2025 09:59:52 +0100</lastBuildDate>
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      <title>« Quel sentiment as tu, ô mon ame […] ? »         L’expression des sentiments dans les Œuvres         chrétiennes de Gabrielle de Coignard (1594)</title>
      <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=1793</link>
      <description>Gabrielle de Coignard (1550-1586) inscrit pleinement ses Œuvres chrétiennes dans les pratiques         dévotionnelles de son époque, lesquelles favorisent l’expression des         sentiments. En effet, la poétesse compose une poésie pénitentielle,         propose des méditations sur les mystères de la vie du Christ, et sa         dévotion tend vers la béatitude céleste et l’union mystique avec         Dieu. Gabrielle de Coignard’s (1550-1586) Œuvres chrétiennes belongs fully to the devotional         practices of her time, which favor the expression of feelings. The         poet composes a penitential poetry, and proposes meditations on the         mysteries of Christ’s life; her devotion tends towards the celestial         bliss and the mystical union with God. </description>
      <pubDate>ven., 16 nov. 2018 13:42:47 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>mar., 10 sept. 2024 13:44:23 +0200</lastBuildDate>
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      <title>La carrière poétique de Delphine de Girardin :         sentiment de l’échec et échec du sentiment</title>
      <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=1835</link>
      <description>Cet article examine la brève carrière poétique de la célèbre         salonnière de la monarchie de Juillet, Delphine Gay de Girardin         (1804-1855) et les raisons qui l’ont poussée à abandonner la poésie         pour le journalisme et le genre narratif après 1830. Malgré         l’importance accordée dans son œuvre à la contribution lumineuse des         femmes poètes à la production littéraire française du premier         dix-neuvième siècle, Delphine de Girardin surmonta difficilement son         propre sentiment d’échec, alimenté par la brutalité de la réception         critique de ses Essais poétiques. Pourtant, ses derniers poèmes ont su         rompre avec le modèle traditionnel de la poésie féminine et trouver         leur véritable originalité au moment même où elle faisait de l’échec         littéraire un art poétique du renoncement. This article examines the short-lived poetic career         of Delphine Gay de Girardin (1804-1855), and the reasons behind the         writer’s transition to journalism and narrative fiction. While she         sought in both her verses and her novels to give women poets an         authentic presence in the literary institution that rejected them,         Girardin also faced her own sense of poetic failure, fueled by the         brutally negative critical reception of her poetry. Ironically, her         late poems (after 1830) broke from the traditional mold and found a         truly original voice as she transformed her perceived sense of         literary imperfection into an art of renouncement. </description>
      <pubDate>ven., 16 nov. 2018 14:38:41 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>mar., 10 sept. 2024 11:16:46 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Expression, langue et rythme des sentiments dans         le poème Le Gars de Marina Tsvetaeva</title>
      <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=1888</link>
      <description>Marina Tsvetaeva écrit, en 1922, le poème Mólodec sur le thème du Vampire (d’Alexandre Afanassiev), une sorte de         traduction de la prose en poésie. Sept ans plus tard, elle entreprend         la traduction de son poème du russe au français : Le         Gars. Mais il ne s’agit pas d’une simple traduction ; elle         réécrit le poème, qui toutefois reste inédit jusqu'à l’édition d’Efim         Etkind (1992). L’extrémisme linguistique (formel) et métrique de         Marina Tsvetaeva semble imposé par l’extrémisme de son contenu : Le Gars est un poème glorifiant l’amour, la vraie         passion qui ne connaît pas de limites. On analysera la langue et la         versification du poème pour identifier comment, à travers ces moyens,         elle parvient à exprimer ces sentiments extrêmes. In 1922 the Russian poet Marina Tsvetaeva (1892-1941)         wrote the poem Molodec (The         Swan), modeling it on Alexander Afanasyev’s Vampire, a kind of translation from prose to         poetry. Seven years later, she undertook the translation of her poem         from Russian into French: Le Gars. But it is         not a mere translation; she rewrote the poem, which remained         unpublished until Efim Etkind’s publication in 1992. The linguistic         and metric extremism of Marina Tsvetaeva is imposed on her by the         extremism of its content: Le Gars is a poem         glorifying love, true passion that knows no limits. We will analyze         the language and versification of the poem to identify how it is able         to express and translate these extreme feelings. </description>
      <pubDate>ven., 16 nov. 2018 15:52:14 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>mar., 10 sept. 2024 11:06:40 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Ni patient, ni soignant : le visiteur au chevet         du lit d’hôpital</title>
      <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=4552</link>
      <description>Cet article analyse la représentation de l’expérience de la visite         à l’hôpital dans des poèmes contemporains. Dans la chambre d’hôpital,         le visiteur cherche sa place : il se poste, presque comme une         anomalie, entre le patient alité et le personnel soignant affairé. Son         rôle est en partie contraint par une liste de règles établies par         l’institution. Dans cet entre-deux, le visiteur est ainsi spectateur         et certains poètes ont su évoquer subtilement les émotions générées         par un spectacle si particulier, tant par la scène qui y est jouée que         par le contexte de représentation. Il arrive au visiteur d’être témoin         de la mort du proche sur son lit d’hôpital : l’article se conclut sur         cette « mort en seconde personne » qui, dans plusieurs poèmes, se         traduit par un inconfort, un décalage, une expérience de l’entre-deux,         de l’espace qui sépare le visiteur vivant du proche décédé. This article proposes to analyse the experience of visiting someone         in the hospital as it is represented in a selection of contemporary         poems. In the hospital room, the visitors, whose presence comes close         to being anomalous, try to determine their role: they place themselves         between the bedridden patient and the working medical staff. The         visitor’s role is partly constrained by rules and regulations listed         by the hospital. In this in-between, the visitor turns out to be a         spectator, and some poets have managed to subtly evoke the emotions         prompted by this so peculiar scene. The visitor may also happen to be         the first witness of the death of their relative in a hospital bed:         the article ends on this “death in the second person” which, in a few         poems, is translated by a sort of discomfort, of a distance, an         experience of the in-between, of that space that separates the living         visitor from the dead relative. </description>
      <pubDate>jeu., 18 avril 2024 14:34:49 +0200</pubDate>
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      <title>« Une vie moderne et plus abstraite ». Claude Esteban / Edward Hopper : poèmes en prose</title>
      <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=2524</link>
      <description>En 1991, le poète, traducteur et essayiste Claude Esteban (1935-2006) publie aux éditions Flammarion Soleil dans une pièce vide et autres scènes, suite de 47 courtes proses consacrées à autant de tableaux du peintre Edward Hopper, qui valent à leur auteur de recevoir, la même année, le Prix France-Culture. On s’interrogera sur cette ‘traduction’ des tableaux en textes, traduction dont la fidélité à l’égard des sources picturales se mesure davantage à l’originalité de l’interprétation qu’au respect aveugle d’un donné-à-voir dont on ignorerait ce qu’il doit à la subjectivité désirante du spectateur. Qualifiés de « récits » ou de « scènes », les textes qui composent le recueil s’apparentent pourtant à de véritables poèmes en prose – dont on s’attachera à définir les caractéristiques, et ce qu’elles doivent à la peinture de l’artiste américain. In 1991, the poet, translator and essayist Claude Esteban (1935-2006) published Soleil dans une pièce vide et autres scènes (Flammarion), a sequence of 47 short texts in prose devoted to the same number of paintings by Edward Hopper, that earned their author the France-Culture Prize, in the same year. This ‘translation’ from paintings to texts may be questioned, as fidelity towards the pictorial source can be measured by the originality of the interpretation more than by a strict respect to a vision partly related to the spectator's own desiring subjectivity. Even though they are called « narratives » or « scenes », the texts from this collection of poems can, however, be seen as genuine poems in prose, the characteristics of which have to be defined as well as what they owe to the painting of the American artist. </description>
      <pubDate>ven., 22 nov. 2019 09:31:28 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>mar., 26 sept. 2023 16:25:31 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Antojo de palabras para la infancia: la canción de cuna latinoamericana como caudal poético de denuncia y ternura</title>
      <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=4152</link>
      <description>Este artículo explora la tradición de la canción de cuna hispanoamericana desde su raíz oral hasta algunas versiones contemporáneas, poniendo su énfasis en las reflexiones sobre el género emanadas de dos grandes poetas de lengua castellana que recopilaron y pensaron esta tradición: la chilena Gabriela Mistral (1889-1957) y el español Federico García Lorca (1898-1936). A partir de los postulados de ambos autores, este trabajo pone atención en las principales trayectorias de la canción de cuna en Hispanoamérica, tomando como eje su carácter popular, su espíritu trágico, su voz lírica femenina, la infancia como grupo receptor, así como el tono de protesta y reivindicación por parte de la creadora-arrulladora. En este recorrido se incorporan canciones de cuna de la cultura mapuche y de la tradición afroantillana, enriqueciendo así el corpus de la nana latinoamericana y ampliando sus alcances culturales. This article explores the Hispanic-American lullaby tradition from its oral roots to some contemporary versions, based on reflections by two great Spanish-language poets who compiled and thought about this tradition: the Chilean Gabriela Mistral (1889-1957) and the Spanish Federico García Lorca (1898-1936). From the assumptions of both authors, this work focusses on the main trajectories of Hispanic-American lullaby, considering its popular character, its tragic spirit, its female lyrical voice, childhood as a target group, as well as the tone of protest and vindication by the female creator-luller. Lullabies from Mapuche and the Afro-Caribbean cultures are also incorporated into this path, thus enriching the corpus of Latin American lullabies and expanding their cultural scope. Cet article explore la tradition des berceuses hispano-américaines depuis ses origines orales jusqu’à quelques mises à jour contemporaines, soulignant les réflexions sur le genre émanant de deux grands poètes de langue espagnole qui ont compilé et pensé cette tradition : la chilienne Gabriela Mistral et l’espagnol Federico García Lorca. À partir des postulats des deux auteurs, ce travail s’intéresse aux principales trajectoires de la berceuse hispano-américaine, prenant comme axe son caractère populaire, son esprit tragique, sa voix lyrique féminine, l’enfance comme groupe récepteur, ainsi que le ton de la protestation et de revendication de la créatrice-berceuse. Sur ce circuit sont incorporées des berceuses de la culture mapuche et de la tradition afro-antillaise, enrichissant ainsi le corpus des berceuses latino-américaines et élargissant leur portée culturelle. </description>
      <pubDate>ven., 12 mai 2023 15:58:26 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>ven., 23 juin 2023 15:16:24 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Eco-linguistic Kinetics and Decolonising Industrial Landscapes in Sherwin Bitsui’s Poetry</title>
      <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=3068</link>
      <description>Poet Sherwin Bitsui (Diné, of the Todich’ii’nii or Bitter Water Clan, born for the Tl’izilani or Many Goats Clan) translates a particularly dissonant perspective of “extractive legacies” (Powell 2018: 29) and colonial violence in America, overlaying interrelational movements, sounds and images in the desert landscape of the Navajo Reservation with southwestern urbanism and the extraction that fuels it. In this essay, I firstly explore how Bitsui translates a continuum of dissolving and emergence using linguistic iconicity and the verb-centered Diné language to pull “the colonizer’s language” into “our ways of knowing”, as the poet says (Bitsui 2013a). His place-based topophilia of a sacred, “storied place”, to use Christina Bacchilega’s term, intermingles with urban settings (2007 : 7-8). However, in all three of his collections, a disturbing and drastic imbalance caused by ecological distress and colonialism—mining and water control in particular—toxifies the interactions between human and non-human bodies so that urban hubs can thrive. Secondly, Bitsui writes Diné narratives into the modern backdrop of extractivist urban life, weaving a linguistic sense of place with a haunting non-place. Yet, despite these realities, Bitsui displays possibility in the present, pointing to “a way out”, even in the cacophony of “steel-rimmed America” (2003 : 26). Integrating Acoma Pueblo poet Simon Ortiz’s notion of song as perception, “transmotion” as defined by Gerald Vizenor (Anishaaabe, White Earth Nation) and Merleau-Ponty’s “vibration of appearances”, this article approaches Bitsui’s simultaneities which challenge boundaries of colonial maps, and perceived boundaries between bodies and the exterior world. Le poète Sherwin Bitsui (Diné, du clan Todich'ii'nii ou Bitter Water, né pour le clan Tl’izilani ou Many Goats) traduit la réalité des environnements coloniaux actuels, superposant le paysage du désert du sud-ouest de l’Amérique à l’urbanisme. Dans cet article, j'explore comment Bitsui traduit un continuum de dissolution et de réémergence malgré la violence coloniale persistante. Premièrement, il utilise les verbes, influencé par la langue Diné, le translinguisme et l’iconicité linguistique pour apporter « la langue du colonisateur » dans « nos manières de savoir » (Bitsui 2013a). Sa topophilie basée sur le lieu d’un paysage sacré et chargé d’histoire se mêle et parfois enchante les milieux urbains. Cependant, dans les trois recueils de Bitsui, des forces de vie naturellement changeantes se frottent à la turbulence inquiétante et au déséquilibre drastique causés par une situation écologique désastreuse et la violence coloniale—l'exploitation minière et le contrôle de l'eau en particulier—affectant les corps humains et non humains pour que les centres urbains puissent prospérer. Bitsui intègre également des récits Diné au contexte moderne de la vie urbaine extractiviste, tissant ensemble un sentiment du lieu linguistiquement riche et un non-lieu hanté. Pourtant, malgré les réalités actuelles, Bitsui indique « une sortie » de la cacophonie d’une « Amérique bordée d’acier ». En intégrant la notion de perception de Simon Ortiz, « transmotion » tel qu’il est défini par Gerald Vizenor et la « vibration des apparences » de Merleau-Ponty, j’explore les simultanéités dans la poésie de Bitsui qui défient les frontières des cartes coloniales et les frontières perçues entre les corps et le monde extérieur. </description>
      <pubDate>jeu., 06 mai 2021 16:28:53 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>mar., 17 août 2021 14:10:40 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Poetic dynamism, the fox and the urban fox</title>
      <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=3175</link>
      <description>Starting from the notion of enchantment in ecopoetics and its social and ethical involvement, this paper connects them with Weberian disenchantment (which implies loss of agency) and with psychic life (which disenchantment impairs) and connects these three elements together by taking the encounter with the urban fox as a common denominator. In mythology, the fox embodied a dynamism of change thanks to which, symbolically, believers entertained an agentive, empowering relation with the world. The sense of empowerment was then lost but features of the fox image survived. Certain pseudo-rebellious fox characters have somewhat interiorised social hierarchies and power relations. Contrarily, in contemporary British poetry, the original features of the fox image have been retained and have gradually led to a new space of creativity and existential liberation. The paper then focuses on urban fox poems and on the process of artistic sublimation which they reveal. This process accompanies the animal encounter and the ensuing act of poetic creation. Restoring the self-love missing from a disenchanted world, it encourages humans to re-empower themselves and reconnect empathically with the world. Cet article part de la notion écopoétique d’enchantement et de ses implications sociales et éthiques pour les relier au désenchantement wébérien (qui affaiblit l’agentivité humaine) et au psychisme (altéré par le désenchantement) et prend la rencontre poétique avec le renard urbain comme point de rencontre de ces trois éléments. Dans la mythologie, le renard incarnait un dynamisme de transformation grâce auquel, symboliquement, les croyants entretenaient avec le monde une relation où ils étaient des agents liés à une puissance. Ce sentiment agentif a disparu mais les traits caractéristiques de l’image du renard ont survécu. Certains personnages de renards pseudo-rebelles ont intériorisé en partie les hiérarchies sociales et les relations de pouvoir. Au contraire, dans la poésie britannique contemporaine, les caractéristiques anciennes ont graduellement évolué vers un espace nouveau de créativité et de libération existentielle. L’article s’intéresse alors aux poèmes suscités par les rencontres avec le renard urbain et au processus de sublimation artistique qu’ils révèlent. Ce processus accompagne la rencontre et l’acte de création qui s’ensuit. Restaurant l’amour de soi qui manque au monde désenchanté, il encourage les humains à reprendre possession de leur puissance et à renouer des liens empathiques avec le monde. </description>
      <pubDate>lun., 14 juin 2021 09:35:06 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>mar., 13 juil. 2021 14:01:03 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Le silence des ratures dans les manuscrits des « Playas de Chile » de Raúl Zurita</title>
      <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=2117</link>
      <description>Cet article s’intéresse aux ratures et réécritures que l’on découvre dans les dactyloscrits des « Playas de Chile » (Anteparaíso) du poète chilien Raúl Zurita. Nous réfléchissons sur la volonté du poète d’alléger ou de compléter le texte tout comme sur le souci de précision manifesté par l’auteur ; nous nous penchons aussi sur la présence d’un Chili-pays et d’un Chili-patrie raturés ainsi que sur la mobilité du texte engendrée par ces retouches. Les ratures signifient-elles pour autant silence expressif et interprétatif ? This article examines the crossings-out and rewritings present in the typescripts of the “Playas de Chile” (Anteparaíso) written by the Chilean poet Raúl Zurita. We study the poet’s desire to lighten or complete the text, the wish of precision that the author reveals and the striked out Chile-country and Chili-fatherland as well as the mobility of the text obtained in this way. Do these crossings-out mean expressive and interpretative silence? </description>
      <pubDate>mar., 30 avril 2019 14:40:03 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>mar., 21 mai 2019 10:17:04 +0200</lastBuildDate>
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