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    <title>silence</title>
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    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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      <title>“Bluetopia”: music and memory in Toni Morrison’s         God Help the Child</title>
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      <description>“Full fathom five thy father lies, / Of his bones         are coral made, / Those are pearls that were his eyes, / Nothing of         him that doth fade, / But doth suffer a sea-change, / Into something         rich and strange” (The Tempest, 1.2). In         Shakespeare’s The Tempest, Ariel’s song         conjures up a corpse transformed by the sea “into something rich and         strange.” Likewise, in Toni Morrison’s ultimate novel God Help the Child, set in present-day California,         Booker’s wave-like, italicized poetry “dissolves” the trauma of         slavery “in a seaworld,” turning it into something bluesy: “You accepted like a beast of burden the whip of a         stranger’s curse […] along with the scar it leaves […] a slim line         drawn on a shore and quickly dissolved in a seaworld any moment when         an equally mindless wave fondles it like the accidental touch of a         finger on a clarinet stop” (Morrison 2015: 149-150).Like her         aptly named Booker character (an avid reader, trumpetist, and         experimental writer named after a former slave become advisor to         several US presidents), Morrison not only wrote to recall the tragic         times of the Afro-American community, but also to reclaim—after its         appropriation by the mainstream—the music originally created by her         people to transfigure the trauma. As Morrison confided in an         interview, “There was a time when black people needed the music. Now         that it belongs to everybody, black people need something else which         is theirs. That’s what novels can do, what writing can do. I write in         order to replicate the information, the medicine, the balm we used to         find in music” (Bigsby 1992: 29). Morrison’s writing more than         “replicates” the original musical “balm”: it uses the latter’s music         and orality to dissolve the written word of the novel—an artform,         consensus has it, of white European origin—, dismembering,         remembering, decomposing and recomposing the black and white         aesthetics, alchemizing them into “something else.” Morrison’s         ultimate novel is her finest achievement in this regard, colouring the         world as it does in a “rich and strange,” iridescent kind of blue         which I propose to term “bluetopia” (my variation on the word         “utopia,” from the Greek “no-place”). I would define “bluetopia” as an         intersemiotic, unfathomable interval where the two aesthetics become         alchemized as a result of their interplay. This paper is an approach         in three movements of this bluetopia.The first movement will be         devoted to the 21st century slave song flowing         from God Help the Child, where black and white         voices relay each other delivering first-person solos, in a collective         effort to break their chains—somehow like a colour-blind and mixed         blend of the Freudian talking cure, Aristotelian catharsis, and jazz         jam sessions. The second movement will lend an attentive ear to the         novel’s Orphic blues: like Orpheus’ severed head carried away by the         river to an alien shore, Morrison’s dismembered characters keep         singing to be re-membered and transfigured by waves of blue. The last         movement will aim at detecting the “blue notes,” or “blue harmony” (as         musicology qualifies them) incorporated by Morrison between her         lines—a genuine feat as such notes are almost impossible to reproduce         on a musical staff, let alone in a novel. À cinq brasses sous les eaux ton père est         gisant, / Ses os sont changés en corail / Ses yeux sont devenus deux         perles ; / Rien de lui ne s’est flétri. / Mais tout a subi dans la         mer un changement / En quelque chose de riche et de rare. (La Tempête, Acte I scène 2). Dans La Tempête de Shakespeare, la chanson d'Ariel         évoque un corps transformé par la mer « en quelque chose de riche et         de rare ». De même dans Délivrances, ultime         roman de Toni Morrison, dont l’action se déroule de nos jours en         Californie, la poésie de Booker dissout et transforme le trauma de         l'esclavage dans ses vagues à la fois teintées de blues et inspirées         du monde aquatique.Tout comme Booker, passionné de lecture, de         musique, et poète expérimental, Morrison écrivait non seulement pour         évoquer le passé tragique de la communauté afro-américaine, mais aussi         pour rendre ses notes de noblesse à une musique passée dans le         mainstream : celle que ses ancêtres avaient créée pour sublimer         l’horreur de l’esclavage. Comme le confiait Morrison dans un         entretien, « il fut un temps où cette musique était vitale pour le         peuple noir. Mais maintenant que tout le monde se l’est appropriée,         nous avons besoin d’inventer autre chose qui nous appartienne. La         forme romanesque peut nous y aider, et c’est pourquoi j’écris, afin de         retrouver ce baume salvateur qu’était la musique de mes ancêtres. »         L'écriture de Morrison ne se contente pas de « retrouver ce baume » :         elle en extrait l’oralité et la musique pour y dissoudre la lettre du         roman, forme artistique dont l’origine blanche européenne fait         consensus, fusionnant les esthétiques noire et blanche afin de les         recomposer en « quelque chose de riche et de rare ». Le plus bel         exemple de cette alchimie nous est sans doute offert dans Délivrances, où le monde se teinte d’un blues aux         mille et une nuances, est recomposé par l’artiste en utopie bleutée :         un monde intersémiotique presqu’inatteignable, niché dans l’intervalle         insondable où jouent et s’entremêlent les deux esthétiques. La         présente étude propose une approche en trois mouvements de cette         utopie bleutée.Le premier mouvement sera consacré au chant         d’esclaves qui s’élève du roman, où se relayent à la première personne         solistes noirs et blancs en un effort collectif pour briser leurs         fers ; dans cet ensemble transculturel, la cure par la parole         freudienne le dispute à la catharsis aristotélicienne et à         l’improvisation des jazz sessions. Dans le deuxième mouvement, on         prêtera une oreille attentive au blues orphique qui se dégage du         texte : telle la tête coupée du musicien emportée par la rivière vers         un rivage étranger, les personnages meurtris de Toni Morrison         (re)trouvent leurs voix pour se réinventer. Dans le dernier mouvement         de cette étude, on tâchera de détecter ce que l’écrivaine glisse entre         ses lignes : des « notes bleues » — comme le diraient les musicologues         — véritable gageure tant il est difficile, voire impossible, de les         transcrire sur une portée musicale, d’autant plus dans un roman. </description>
      <pubDate>mar., 09 juil. 2024 12:19:15 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>ven., 26 juil. 2024 16:10:33 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Persistances musicales : la poésie hantée de Lotte Kramer</title>
      <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=2733</link>
      <description>La poésie de Lotte Kramer, Britannique d'origine allemande et juive, se fait le plus souvent retour sur une histoire collective et personnelle marquée par les traumatismes et le chaos de la guerre. Tout au long des poèmes surgissent des figures musicales multiples qui, tout en fournissant un ancrage substantiel à la démarche mémorielle, éclairent le rapport spécifique et intime de l'auteur à la musique dont les pouvoirs se dessinent avec clarté. Voix résurgentes de l'enfance, nombreuses œuvres musicales et réminiscences de musiciens (compositeurs ou instrumentistes happés par le destin) se fondent ainsi dans la structure et la texture de l'ensemble, devenant le véritable moteur de l'investigation de soi qui est au centre de l'écriture. The poetry of English-speaking authoress Lotte Kramer, of German-Jewish origin, mostly recaptures a whole collective and individual history stamped with the traumatic and chaotic impact of the war. The poems are teeming with a variety of musical figures that both provide a substantial anchoring for memory and throw light on the specific, intimate relationship between the writer and music whose powers are clearly outlined. Echoing voices from childhood and a number of musical works and images of musicians (either instrumentalists or composers caught by fate) blend into the structure and texture of the poems, turning into the ultimate self-searching device that is at the core of the writing. </description>
      <pubDate>lun., 18 mai 2020 15:05:20 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 01 juil. 2020 10:40:06 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Ombres portées dans l’œuvre de José Mármol, l’exemple de Casa de sombras</title>
      <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=2129</link>
      <description>Cette étude portera sur l’ouvrage Casa de sombras (2013), fruit de la collaboration du poète José Mármol et du photographe Herminio Alberti, tous deux Dominicains. Le livre se partage à égalité entre poèmes et photographies qui, toutes, font référence à la maison du dictateur Rafael Trujillo qui régna par la terreur sur Saint-Domingue de 1930 à 1961. Le rapport étroit entre les deux formes artistiques et le dispositif qui les associe sera l’objet de nos analyses. Vestige sur les hauteurs de Saint-Domingue, la maison renferme à jamais les vies détruites, les cris réduits au silence (physiquement et socialement). Vers et photographies en noir et blanc s’accordent et recomposent ce vertige d’effrois engloutis dans les ruines. L’hommage poétique y est constant et il s’appuie sur les échos renvoyés par les pierres désormais nues, et cependant investies d’une fonction essentielle de témoignage. This article will study the collaborative work of Dominican poet José Mármol and photographer Herminio Alberti Casa de sombras (2013). The book equally displays poems and photographs which all depict the house of dictator Rafael Trujillo whose reign of terror lasted from 1930 to 1961. We shall analyze the close relationship between these two artistic forms and their association.The remains of this house - in the hills above Saint-Domingue – are the testimonies of lives forever shattered, and screams physically and socially silenced. Poetry lines and black and white photographs superimpose and help recompose this overwhelming horror the ruins have entombed. The poetical homage is omnipresent and relies on the echoes radiating from the wall stones – though now bared and exposed, they are given a crucial testimonial role. </description>
      <pubDate>mar., 30 avril 2019 14:49:47 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>mar., 21 mai 2019 16:35:32 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Le silence des ratures dans les manuscrits des « Playas de Chile » de Raúl Zurita</title>
      <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=2117</link>
      <description>Cet article s’intéresse aux ratures et réécritures que l’on découvre dans les dactyloscrits des « Playas de Chile » (Anteparaíso) du poète chilien Raúl Zurita. Nous réfléchissons sur la volonté du poète d’alléger ou de compléter le texte tout comme sur le souci de précision manifesté par l’auteur ; nous nous penchons aussi sur la présence d’un Chili-pays et d’un Chili-patrie raturés ainsi que sur la mobilité du texte engendrée par ces retouches. Les ratures signifient-elles pour autant silence expressif et interprétatif ? This article examines the crossings-out and rewritings present in the typescripts of the “Playas de Chile” (Anteparaíso) written by the Chilean poet Raúl Zurita. We study the poet’s desire to lighten or complete the text, the wish of precision that the author reveals and the striked out Chile-country and Chili-fatherland as well as the mobility of the text obtained in this way. Do these crossings-out mean expressive and interpretative silence? </description>
      <pubDate>mar., 30 avril 2019 14:40:03 +0200</pubDate>
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      <title>L’image bruissante. Pour une photopoésie</title>
      <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=2141</link>
      <description>En faisant dialoguer une sélection de photographies en noir et blanc de Pía Elizondo et de poèmes de Coral Bracho, deux artistes mexicaines d’aujourd’hui, nous proposons d’interroger les textures et formes bruissantes en acte dans l’objet photopoétique a priori silencieux. En dépit de leur technicité propre, ces expressions esthésiques engagent en convergence regard et écoute : mots, rythmes, images de lumière et d’ombre configurent des paysages d’affleurements, de résonances fugaces ou durables, des territoires d’intensités et posent ainsi le problème de la figurabilité du silence et de sa circulation dans le sensible. Jouant ici avec la précarité des limites du voir et du dire, toujours en tension avec ce qui leur échappe, photographie et poème tour à tour taisent, suspendent son et sens, ou bien se risquent ailleurs. By making a dialogue between a selection of Pía Elizondo's black-and-white photographs and Coral Bracho's poems, we propose to question the textures and rustling forms in action in the photo-poetic object a priori silent. In spite of their own technicality, these esthesic expressions engage in converging gaze and listening: words, rhythms, images of light and shadow configure landscapes of outcrops, fleeting or lasting resonances, intensities territories and thus pose the problem of the figurability of silence and its circulation in the sensitive material. Playing here with the precarious limits of seeing and saying, always in tension with what escapes them, photography and poem alternately quiet, suspend sound and sense, or risk themselves elsewhere. </description>
      <pubDate>mar., 30 avril 2019 14:59:17 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>mar., 21 mai 2019 10:16:07 +0200</lastBuildDate>
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