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    <title>Les femmes américaines entre féminisation du politique et politisation de l’intime – Le détective en famille</title>
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    <category domain="http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=75">Numéros</category>
    <language>fr</language>
    <pubDate>Thu, 05 Nov 2020 13:49:41 +0100</pubDate>
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      <title>Les femmes américaines entre féminisation du politique et politisation de l’intime </title>
      <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=2931</link>
      <pubDate>Fri, 20 Nov 2020 11:24:18 +0100</pubDate>
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      <title>Les femmes conservatrices d’Eagle Forum au carrefour d’enjeux contradictoires : engagement militant et discours autour des sphères séparées et de la famille, des années 1970 à nos jours </title>
      <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=2859</link>
      <description>À partir des années 1970, alors que les féministes fustigeaient les constructions genrées qui contraignaient les activités des femmes, les conservatrices, sous l’égide de Phyllis Schlafly, participaient, elles aussi, à politiser les sujets relevant de la sphère privée, au premier rang desquels la famille. Toutefois, il était question de préserver la hiérarchie genrée qu’elles justifiaient au moyen d’un discours essentialiste sur la différence des sexes. Encouragées par la montée d’un mouvement politique conservateur et par le charisme de Phyllis Schlafly, les femmes conservatrices s’étaient constituées en force collective, faisant paradoxalement de leur genre un vecteur de politisation. From the 1970s onwards, despite the feminist criticism of the gendered constructions constraining women’s activities, conservative women, under the lead of Phyllis Schlafly, took part in the politicization of issues related to the private sphere, such as the family. However, they were concerned with preserving the gendered hierarchy, that they legitimated thanks to a discourse based on essentialism and sex differences. Galvanized by the emerging conservative movement and by Schlafly’s charisma, conservative women built a collective force and paradoxically used their gender as a politicizing tool. </description>
      <pubDate>Fri, 20 Nov 2020 08:55:09 +0100</pubDate>
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      <title>« Time to stop praying » : socio-histoire d’une mise en œuvre féminine de la Prohibition aux États-Unis </title>
      <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=2885</link>
      <description>Dès l’entrée en en vigueur aux États-Unis, en 1920, de la Prohibition, l’État fédéral doit lutter contre le non-respect de cette loi. Face à la difficulté de cette tâche, le gouvernement en place sollicite notamment les associations de femmes engagées pour la tempérance pour l’assister dans le déploiement de sa politique prohibitionniste. Cet article analyse l’émergence et le fonctionnement du partenariat d’action publique entre les associations privées de femmes militantes et l’État fédéral américain qui en résulte. Since the early days of Prohibition in the United-States, the federal state had to fight against the non-observance of this law. The difficulty of such task led the administration to solicit the support of women’s temperance societies to contribute to the implementation of Prohibition. This article analyses the emergence and functioning of this partnership in public policy between private associations of women activists and the U.S. federal government. </description>
      <pubDate>Fri, 20 Nov 2020 09:18:58 +0100</pubDate>
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      <title>Entrevista con Gioconda Belli: Identidades, feminismos y maternidad </title>
      <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=2842</link>
      <description>Con ocasión de la publicación de la novela ‘Las fiebres de la memoria’ (2018), la escritora nicaragüense Gioconda Belli aceptó evocar su trayectoria de mujer escritora en el seno del Frente Sandinista de Liberación Nacional, FSLN, una organización política y militar que derrocó la dictadura de Anastacio Somoza en 1979, y abordar algunos temas omnipresentes en su obra poética y narrativa tales como las metamorfosis de la identidad, el feminismo, la subversión/celebración del cuerpo íntimo, la politización de la maternidad y la feminización de lo político. Published in 2018, the novel ‘Las fiebres de la memoria’, by the nicaraguan novelist and poet Gioconda Belli, marks Belli’s return to her position as a female writer at the heart of the Sandinista National Liberation Front, SNLF, a political-military organization that overthrew Anastacio Somoza's dictatorship in 1979, reclaiming certain omnipresent themes on the whole of her poetic and narrative corpus such as the metamorphosis of identity, feminism, subversion/celebration of the private parts of the body, the politicization of motherhood as well as the feminization of politics. </description>
      <pubDate>Mon, 09 Nov 2020 16:30:34 +0100</pubDate>
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      <title>« Du père au droit, la conséquence est bonne » : une étude sociologique de la frontière public/privé au prisme des violences faites aux travailleuses domestiques en Bolivie et au Pérou </title>
      <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=2856</link>
      <description>Les divergences en matière de trajectoire de politisation des rapports sociaux de sexe, de classe, de race en Bolivie et au Pérou ont eu des répercussions durables sur leur État respectif, que ce soit au niveau du profil sociographique des élites dirigeantes, de l’univers de discours politique ou de la substance de l’action publique. Le rapport entre les travailleuses domestiques, au carrefour de ces trois oppressions, et l’État permet d’observer à la loupe les contrastes entre le régime de citoyenneté que je propose d’appeler « universaliste post-colonial néolibéral », en vigueur au Pérou, et le « régime social-démocrate indigéniste », institué en Bolivie depuis l’arrivée d’Evo Morales au pouvoir. Si les contrastes entre ces deux configurations sont saisissants eu égard aux rapports sociaux de race et de classe, les disparités s’estompent lorsque l’on s’intéresse plus spécifiquement aux rapports sociaux de sexe, en particulier à la question des violences sexuelles, auxquelles les travailleuses domestiques sont surexposées. Étudier les modalités de prise en charge étatique des violences sexo-spécifiques infligées aux travailleuses domestiques apporte des éclairages heuristiques sur la citoyenneté de l’ensemble des femmes, mettant au jour le déficit de protection et de Justice que l’État leur oppose dans ces deux pays. Se dessine alors un continuum de domination masculine de part et d’autre de la frontière supposée séparer hermétiquement la sphère privée du domestique et la sphère publique de l’État, qui ampute la citoyenneté de la classe des femmes dans sa totalité. The discrepancies in the politicization of gender, class and race in Bolivia and Peru have had a long-lasting impact on these respective states, whether one looks at the sociographic profile of the ruling elite, the universe of political speech or the substance of policy. The relationship between domestic workers - who exist at the crossroads of these three oppressive identities - and the state enables one to observe in detail the contrasts between the &quot;universalist post-colonial neoliberal&quot; citizenship regime in force in Peru and the &quot;social democrat indigenist&quot; regime established in Bolivia since Evo Morales took office. While these two configurations show glaring contrasts regarding race and class, the differences fade when we consider gendered relationships more specifically, in particular the question of sexual abuse, to which female domestic workers are overexposed. Studying the way the state deals with gendered violence inflicted on female domestic workers sheds a heuristic light on all women's citizenship, exposing the lack of protection and justice they receive from the state, in both countries. Thus, a continuum of male domination appears on both sides of the border that is supposed to hermetically seal the private domestic sphere from the state public sphere, cutting down the citizenship of the class of women as a whole. </description>
      <pubDate>Tue, 10 Nov 2020 15:32:14 +0100</pubDate>
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      <title>La femme qui lit : stéréotypes sexistes dans les représentations de Dilma Rousseff en tant que lectrice dans les médias au Brésil </title>
      <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=2935</link>
      <description>Au cours de mes recherches consacrées à l’analyse des discours sur la lecture, j’ai entrepris une analyse comparative des représentations évoquées dans des textes de la presse brésilienne écrite, de large diffusion, sur le profil de lecteur des anciens présidents Fernando Henrique Cardoso, Luiz Inácio Lula da Silva et Dilma Rousseff. L’analyse de ces représentations de lecteurs nous intéresse dans la mesure où elles correspondent à une métonymie qui actualise des discours sur cette pratique culturelle prestigieuse, lesquels servent à leur tour de vecteur pour la reproduction de valeurs et de stigmates supportant, en les justifiant et en les naturalisant, des hiérarchies de sujets au Brésil. Dans cet article, j’analyse les écrits des principaux journaux imprimés du pays à propos de Dilma Rousseff en tant que lectrice, de façon à décrire et à démontrer le fonctionnement de ces images diffuses, quotidiennes et de longue date, qui jouent en rôle décisif dans la reproduction de certaines valeurs chères à l’exercice du pouvoir, notamment celles fondées sur des préjugés sexistes. During my research concentrating on the discourse analysis of reading, I undertook a comparative study of the representations, mentioned in texts of the Brazilian written press, of former presidents Fernando Henrique Cardoso , Luiz Inácio Lula da Silva and Dilma Rousseff as readers. The analysis of these representations interests us insofar as they reveal a metonymy that updates the discourse around this prestigious cultural practice, and as such serves as a vector for the reproduction of stigmas, by justifying and naturalizing them, and thus supporting the hierarchization of subjects in Brazil. In this article, I analyze the depictions of Dilma Rousseff as a reader, in order to describe how these diffuse images function in playing a decisive role in the reproduction of certain values dear to the exercise of power, in particular those based on sexist prejudices. </description>
      <pubDate>Fri, 20 Nov 2020 11:52:04 +0100</pubDate>
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      <title>Occupation des espaces politiques et violence genrée : le cas des USA aujourd’hui </title>
      <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=2997</link>
      <description>Cet article s’intéresse à la façon dont les espaces qui constituent la sphère politique américaine contemporaine ont créé et maintenu des identités hautement codifiées pour les femmes politiques. Il examine par conséquent le lien entre les identités féminines discordantes, dès lors considérées comme ‘anormales’, et la violence politique déployée contre elles. Articulant le propos autour de l’idée selon laquelle l’espace public n’est pas homogène, cet article veut montrer que l’espace politique est une collection d’espaces physiques qui ont pré-déterminé des personnages genrés spécifiques à chaque espace, et érigés en modèles. Hérités de l’histoire culturelle et politique des États-Unis, ces modèles continuent d’exercer une violente autorité sur les femmes politiques américaines d’aujourd’hui, et notamment sur les femmes politiques appartenant aux minorités ethniques. This paper deals with the way public and political spaces created and maintained highly codified identities for women, and examines how political violence towards women is related to discordant female identities, thus considered as ‘abnormal’. Taking as a starting point the validated idea that public space is not homogenous, I argue that political space is a collection of physical spaces that have pre-determined very specific gendered personas, erected as models. These models, inherited from the cultural and political history of the United States, still hold a strong legacy today and shed a light on the nature of political violence towards female politicians, particularly female politicians of color. </description>
      <pubDate>Tue, 08 Dec 2020 13:50:10 +0100</pubDate>
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      <title>Intimité et éthique du care dans Les Argonautes de Maggie Nelson </title>
      <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=2911</link>
      <description>Les Argonautes, récit paru en 2015 invite le lecteur à partager l’intimité de la famille de l’autrice, Maggie Nelson. Le récit suit la transformation des corps de l’autrice durant sa grossesse et de son compagnon, l’artiste Harry Dodge, durant sa transition. La famille passe d’un couple queer qui se marie en hâte au moment où le mariage homosexuel était en danger, à une famille ressemblant au modèle hétéronormatif avec une mère, un père et deux enfants. L’écriture de l’intime se fait écriture politique, dans un texte qui appelle aux droits de tous ainsi qu’à sortir de toute vision normative des relations humaines. Le récit lie l’intime et le politique, le récit de soi cédant le pas à l’autothéorie, à un collage de textes théoriques présentant le contexte intellectuel dans lequel l’autrice pense son intimité. Le mélange de l’intime, de la théorie et du politique permet en dernier lieu à l’autrice d’impliquer son lecteur dans une philosophie de la relation très proche de l’éthique du care. The Argonauts, Maggie Nelson’s 2015 family narrative invites us to share the writer’s intimacy. The text follows the transformation of the writer’s body during her pregnancy and the transition of her partner, the artist Harry Dodge. Their family changes from a queer couple getting married in haste at a time when gay marriage was endangered to a family looking like a model of heteronormativity with a mother, a father, and two sons. Writing her intimacy becomes for the writer a political act as the text calls for everyone’s rights to be respected and refuses any type of normative vision of human relationships. The intimate and the political merge in this narrative of her life which turns into autotheory, a collage of theoretical texts showing us the intellectual context in which the writer reflects on her intimacy. Bringing together intimacy, theory and politics allows her, ultimately, to involve her reader in a philosophical experience which is very close to the ethics of care. </description>
      <pubDate>Fri, 20 Nov 2020 11:09:51 +0100</pubDate>
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      <title>‘This Unlocked House’: The Intrusion of Politics in Contemporary Chicana Autobiography </title>
      <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=3012</link>
      <description>In the autobiographical writings of two contemporary Chicana writers, Pat Mora and Cherríe Moraga, entities that are usually seen as belonging to the intimate realm –such as the home and the body– are constantly being portrayed as disrupted by, or disrupting, the realm of politics. Mora’s work brings to the foreground, through an attention to the senses, the vulnerability of Mexican-American subjects to political violence even within the domestic sphere and within themselves, while Moraga’s writings capture the vulnerability of the body to politics as an opportunity to mobilize the reader politically. Dans les écrits autobiographiques de Pat Mora et Cherríe Moraga, deux écrivaines contemporaines Chicanas, les deux entités souvent vues comme appartenant à l’intime que sont le corps et la maison sont constamment en relation avec la sphère politique —qu’elles en subissent les atteintes, ou qu’elles cherchent à l’influencer. Mora met en valeur la vulnérabilité du sujet Mexicain-Américain à la violence politique qui peut l’atteindre même dans les recoins de son intériorité et dans la sphère domestique, tandis que Moraga s’empare de cette vulnérabilité du corps à la politique comme d’une opportunité pour mobiliser le lecteur. </description>
      <pubDate>Tue, 08 Dec 2020 14:49:04 +0100</pubDate>
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      <title>“Le privé est politique” comme paradoxe littéraire : révolution et intimité chez les Québécoises Louky Bersianik et France Théoret </title>
      <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=3022</link>
      <description>Cet article propose d’étudier la manière dont le slogan féministe des années 1970, « le privé est politique », a été analysé et versé en littérature par deux des autrices du mouvement féministe québécois, Louky Bersianik et France Théoret. S’attachant à rendre compte de la portée politique de leurs œuvres, l’article interroge la manière dont l’intime se construit ou est évacué du récit en raison-même de sa place problématique dans le questionnement féministe. Louky Bersianik a commencé à mener ce travail indépendamment du reste des féministes, avant que le slogan le privé est politique devienne explicitement un des lieux de travail des écrivaines ; elle fait pourtant partie des écrivaines qui ont le plus illustré l’idée que les détails de la vie quotidienne des femmes ont un sens collectif et qu’il faut le porter politiquement sur la scène publique. L’article étudie cet aspect de son écriture à travers l’analyse de L’Euguélionne (1976) et du Pique-nique sur l’Acropole (1979) : elle met l’accent sur ce qu’il y a de politique dans le privé en développant une littérature franchement satirique et didactique mettant en scène les affres de la vie quotidienne des femmes. France Théoret a situé son travail d’écriture à l’opposé d’un même questionnement. Au contraire de Louky Bersianik, elle est arrivée à l’écriture en côtoyant directement les collectifs d’écrivaines féministes ; elle a assisté aux débats des Têtes de pioche sur « le privé est politique » et le rôle que la littérature peut avoir en politique, et a décidé de s’en couper pour produire une écriture qui lui soit intime et propre avant tout. L’article analyse ses livres de la fin des années 1970 pour montrer comment France Théoret, elle, souligne ce qu’il y a de privé dans le politique en faisant voir que le politique lui-même n’a aucun sens s’il n’est pas situé et ne part pas de l’analyse du privé et du particulier, permise ici par le travail littéraire de la voix de l’écrivaine. This article aims to study the ways in which the 1970s feminist slogan « the personal is political » was analysed and translated into literature by two of the main authors of the Quebec women’s liberation movement, Louky Bersianik and France Théoret. Accounting for the political significance of their works, the article examines to what extent intimacy is built in or evacuated from the narrative on account of its problematic place in feminist questioning. Louky Bersianik began this work independently of other feminists, before « the personal is political » explicitly became one of the staples of Quebec feminist writing ; she illustrated more than others that the details of women’s personal and daily lives have a collective meaning, and that it is necessary to politically address this in the public sphere. This article analyses The Euguélionne (1976) and Le Pique-nique sur l’Acropole (1979) from that point of view: these novels emphasize what is political in the personal, expanding on a frankly satirical and didactic literature that stages the torments of women’s daily lives. France Théoret tackles the same issue using an opposite approach to Louky Bersianik’s. She began writing as part of feminist writers’ collectives; she attended the debates in Les Têtes de pioche about « the personal is political » and about the political meaning of literature, and she decided to cut herself off from all of that in order to create a truly intimate writing of her own. This article analyses her late 1970s work to show how France Théoret stresses what is personal in the political, pointing out the political has no meaning if it is not situated alongside and does not provide analysis of the private and personal, granted in Théoret’s literary work through her voice as a writer. </description>
      <pubDate>Tue, 08 Dec 2020 14:49:29 +0100</pubDate>
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      <title>Mutations et reconfigurations de la famille espagnole dans la série Eladio Monroy </title>
      <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=2752</link>
      <description>Comme bon nombre de ses semblables, Eladio Monroy, détective récurrent né sous la plume de l’écrivain canarien Alexis Ravelo en 2006, est en rupture totale avec sa famille lorsque débutent ses aventures. Il est divorcé et n’a pas vu sa fille depuis plusieurs années. Pourtant, le tableau particulièrement noir de ses relations familiales évolue au cours de la série. Au fil de ses enquêtes Eladio renoue le contact avec sa fille Paula laquelle, devenue adulte, vit désormais en couple avec Mónica, une jeune femme avec laquelle le détective noue rapidement une grande complicité. Quant à sa relation amoureuse avec Gloria, sa voisine, bien que les deux amants conservent chacun leur propre logement, elle tend de plus en plus vers une forme d’engagement. Or, à travers la famille singulière de son détective récurrent, c’est la capacité de la famille espagnole à évoluer et à se reconfigurer en dehors du modèle de la famille nucléaire traditionnelle, pourtant érigée en pilier de la société franquiste pendant presque quarante ans, qu’Alexis Ravelo met en lumière. Like many of his peers, Eladio Monroy, a recurring detective born under the pen of the Canarian writer Alexis Ravelo in 2006, is completely estranged from his family when his adventures begin. He is divorced and has not seen his daughter for several years. However, the particularly bleak picture of his family relationships changes over the course of the series. During the course of his investigations, Eladio reestablishes contact with his daughter Paula, who, having grown up, now lives with Mónica, a young woman with whom the detective quickly establishes a great complicity. As for his love relationship with Gloria, his neighbour, although the two lovers each keep their own home, it tends more and more towards a form of commitment. Through the singular family of his recurring detective, Alexis Ravelo highlights the capacity of the Spanish family to evolve and reconfigure itself outside the model of the traditional nuclear family, which had been a pillar of Franco's society for almost forty years. </description>
      <pubDate>Thu, 05 Nov 2020 16:49:53 +0100</pubDate>
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      <title>Le détective en famille : introduction </title>
      <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=2765</link>
      <pubDate>Fri, 06 Nov 2020 13:04:42 +0100</pubDate>
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      <title>Fabio Montale, le sens de la famille </title>
      <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=2766</link>
      <description>Les trois romans de Jean-Claude Izzo consacrés au solitaire et marginal Fabio Montale développent trois histoires familiales : celle de ses père et mère, morts tous les deux ; celle qui lui reste de sa jeunesse, sa cousine Gélou et ses frères d’armes de l’adolescence, Manu et Ugo ; celle de sa famille d’adoption, Honorine et Fonfon . La première ancre le personnage dans son histoire sociale, celle des enfants de l’immigration marseillaise ; la deuxième sert de moteur à des récits dont le protagoniste n’agit jamais en service commandé ; la troisième entre en tension avec la solitude et la marginalité du héros de roman et rappelle que tout héros de fiction a une famille, fût-elle choisie, fût-elle tardive. Jean-Claude Izzo’s three novels featuring lonely Fabio Montale tell three different family stories: that of his father and mother, who are both dead; the story from his youth, involving his cousin Gélou and his then teenage brothers in arms, Manu and Ugo; that of his adopted family, Honorine and Fonfon. The first one anchors the character into a social history, that of immigrants in Marseille and of their children; the second one serves as the driving force behind stories whose protagonist never acts as an official but on his own initiative; the third one challenges the loneliness and marginality of the novel hero and reminds us that every fictional hero has a family, however chosen, however late in life. </description>
      <pubDate>Fri, 06 Nov 2020 13:12:27 +0100</pubDate>
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      <title>Le rôle du couple dans la fiction policière de Tony Hillerman </title>
      <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=2779</link>
      <description>Tony Hillerman, au travers de dix-neuf romans policiers, met en scène deux membres de la police tribale navajo, Jim Chee et Joe Leaphorn, qui traquent le crime sur la réserve. L’entourage intime des deux protagonistes, épouse pour l’un, fiancées pour l’autre, joue un rôle important et n’est pas sans incidence sur l’évolution des deux hommes et leur travail. Le lieutenant Joe Leaphorn s’est éloigné de ses racines navajos au contact des Blancs et considère avec détachement les traditions de son peuple. Il forme un couple fusionnel avec sa femme Emma, une indienne traditionnaliste qui représente la Voie navajo. Gardienne du passé mythologique et du respect des valeurs navajos, elle l’écoute et le conseille, ce qui permet au policier d’avancer dans ses enquêtes en utilisant les méthodes rationnelles des Blancs tout en puisant dans l’atemporalité de ses origines.Le sergent Jim Chee, son subordonné, policier apprenti-shaman, est quant à lui tiraillé entre son attachement aux traditions et son attraction pour la société moderne. Ses fiancées respectives Mary Landon, Janet Pete et enfin Bernie Manuelito accompagnent son cheminement intérieur, depuis la tentation de rejoindre le monde des Blancs (le FBI à Washington) jusqu’au retour dans le cercle sacré des ancêtres. In his nineteen detective novels, Tony Hillerman provides a stage for two members of the Navajo Tribal Police, Jim Chee and Joe Leaphorn, who track down criminals on the reservation. The family circles of the two protagonists, represented by a wife for one of them and by several successive girlfriends for the other, play an important part in the novels, affecting the evolution of the two men and of their work.Joe Leaphorn is westernized and estranged from his Navajo roots. He and his wife Emma, a traditional Indian who represents the Navajo Way, are inseparable. As a guardian of the mythological past and of Navajo values, Emma advises him, which enables the policeman to move forward in his investigations by using both the rational methods of the Whites and the timeless wisdom of his origins.Jim Chee, a shaman-to-be and police officer, is torn between his attachment to traditions and his attraction to modern society. His successive girlfriends Mary Landon, Janet Pete and Bernie Manuelito, accompany him on his inner journey, embodying the temptation to join the White culture (the FBI in Washington) or, conversely, the return to the sacred world of his ancestors. </description>
      <pubDate>Fri, 06 Nov 2020 13:21:06 +0100</pubDate>
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      <title>Les représentations de la famille et les fonctions de l’intime dans la série des « Miss Silver Mysteries » (1928-1961) de Patricia Wentworth </title>
      <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=2791</link>
      <description>Patricia Wentworth est l’auteur trente-deux romans dans lesquels intervient Miss Silver, vieille dame détective, et cet article se penchera sur leur dimension sérielle et sur le rôle central de ce personnage récurrent original et atypique.Il s’agira d’étudier les connotations familiales qui colorent son mode de représentation, la manière dont la famille est omniprésente (in absentia et par le biais d’objets symboliques) dans la vie privée et professionnelle de Miss Silver, faisant constamment se rejoindre et se chevaucher les dimensions intime et féminine (l’intérieur) et policière (l’extérieur, le masculin). J’effectuerai en particulier un gros plan sur l’activité du tricot que pratique la détective dans tous les romans de la série, sur sa signification et son symbolisme pluriels, son rôle de passerelle entre l’extérieur (la détection) et l’intérieur (la famille, l’intime), et sur sa fonction méta-textuelle. Nous verrons que les personnages récurrents (Miss Silver, et les inspecteurs de Scotland Yard Frank Abbott et son chef, Lamb) nous procurent le double plaisir de la répétition (avec variations) et de la familiarité, analysé par Umberto Eco, et nous font nous sentir « en famille » en lisant les romans de la série. Ils s’inscrivent dans un monde en mutation dont ils montrent l’aspect déstabilisant et défamiliarisant et c’est sans doute la raison pour laquelle Miss Silver, d’une manière rassurante, ne semble pas, pour sa part, changer ou vieillir. Patricia Wentworth wrote thirty-two novels in which Miss Silver, an old lady-detective, intervenes and this essay will focus on their serial dimension and the central role played by this original, atypical recurring character.The paper will deal with the homely, family connotations colouring her representation, and show how the family is omnipresent (albeit in absentia and through symbolic objects) in Miss Silver’s private and professional lives, collapsing the boundaries between the intimate, feminine sphere (the home) and the outside, male world of detection. A close-up on knitting, the detective’s usual activity in the series, will shed light on its multi-layered significance and symbolism, its role as a bridge between the outside (detection) and the inside (the domestic and the homely), and its meta-textual function.The recurring characters of the series (Miss Silver, and the Scotland Yard inspectors Frank Abbott and his chief, Lamb) give us the double pleasure of repetition (with variations) and familiarity studied by Umberto Eco, and make us feel at home, as with relatives, when we read. The novels are set in a changing world, showing how unsettling and defamiliarizing this instability can be, and this is probably why, quite reassuringly, Miss Silver, as for her, never seems to change or grow old. </description>
      <pubDate>Fri, 06 Nov 2020 13:29:58 +0100</pubDate>
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      <title>Adam Dalgliesh et Kate Miskin : une famille fantôme ? </title>
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      <description>Le roman policier est rarement le lieu où le détective s’épanouit dans une vie de famille paisible et heureuse, même si des exceptions notables, tels Maigret ou Wexford, existent. L’œuvre de P. D. James est, à cet endroit, particulièrement exemplaire puisque la vie de famille des héros principaux reflète un thème constant, un fil d’Ariane dans l’œuvre de cette autrice : l’essentielle et existentielle solitude de l’être humain face à la vie et face à la mort. La famille comme le couple sont donc paradoxalement le lieu de l’isolement à deux ou plus ; autrui est un rappel constant de la vanité du divertissement quasi pascalien des relations humaines. La solitude, choisie ou subie, est un motif récurrent, perpétuellement en toile de fond de chacun de ses romans.Par conséquent, les personnages de P.D. James tendent à avoir des vies familiales heurtées et problématiques. Ses détectives récurrents, dont le lecteur peut découvrir peu à peu les blessures, sont des épitomés de l’infinie et tragique solitude de l’être. Adam Dalgliesh et Kate Miskin ne font par conséquent pas exception à la règle : ils sont sans famille et se laissent difficilement approcher. With very few, but notable exceptions such as Maigret or Wexford, detective fiction is rarely a place where the detectives enjoy peaceful and happy family lives. With her main detectives, P.D. James epitomized a recurring theme in her fiction: the essential and existential solitude of human beings in life and death. Families and couples are paradoxically the place where two or more face isolation side by side and human relationships are naught but a tragic illustration of the vanity of what Blaise Pascal described as a frivolous entertainment. One of P.D. James’s favorite themes was indeed solitude, whether it be chosen or not. In P.D. James’s novels, characters tend to have complicated family lives. This theme appears in every single one of her novels. Her main recurring detectives, Adam Dalgliesh and Kate Miskin, are no exceptions, they are in fact epitomes of this solitude and the readers get to understand why by probing more into their wounds with each novel. They do not have any relatives and neither do they easily let people get close to them. </description>
      <pubDate>Fri, 06 Nov 2020 16:53:58 +0100</pubDate>
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      <title>Saturne et l’orphelin : les relations familiales dans le cycle « Isaac Sidel » de Jerome Charyn </title>
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      <description>Cet article se propose d’étudier le thème de la famille, et plus particulièrement la figure de l’orphelin, dans les premiers volumes de la série policière de Jerome Charyn (le cycle Isaac Sidel). Toute l’œuvre de Charyn explore ses propres origines familiales, ce qui lui permet d’écrire une vaste fresque autobiographique qui se superpose à l’histoire de New York depuis le début XXe siècle, revisitant ainsi la grande période de l’immigration des juifs d’Europe de l’est, la construction du New York moderne et la mise en place de multiples systèmes sociaux et criminels. Dans sa saga policière, Charyn développe plusieurs réseaux de liens connectant ses personnages dont le point commun est le commissaire Sidel lui-même, figure paternelle tantôt pathétique tantôt ogresque qui règne tant sur sa famille que sur ses hommes ou ses ennemis récurrents, en Saturne halluciné obsédé par un orphelin qu’il a autrefois brisé. Dans la figure de l’orphelin esseulé survit le rêve melvillien de nouveaux rapports humains, fraternels, un rêve qu’Isaac Sidel, fidèle à ses contradictions, poursuit et anéantit tour à tour. This article focuses on the theme of the family, and more particularly on the figure of the orphan, in the first volumes of Jerome Charyn's detective series (the Isaac Sidel cycle). All of Charyn's work explores his own family origins, which allows him to write a vast autobiographical fresco that he superimposes on the history of New York since the beginning of the twentieth century, revisiting the great period of Jewish immigration from Eastern Europe, the construction of modern New York and the establishment of multiple social and criminal systems. In his police saga, Charyn develops several networks of links bringing together his characters, the common thread being Commissioner Sidel himself, a pathetic and ogre-like paternal figure who reigns over his family as well as over his men or his recurring enemies like a hallucinated Saturn obsessed with an orphan whom he once broke. The figure of the lonely orphan still embodies the Melvillian dream of new human relationships, fraternal ones, a dream which Isaac Sidel, faithful to his contradictions, both pursues and annihilates. </description>
      <pubDate>Mon, 09 Nov 2020 10:28:23 +0100</pubDate>
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      <title>Hélène Campaignolle-Catel et Karine Bouchy (dir.), Écritures V. Systèmes d’écriture, imaginaire lettré </title>
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      <pubDate>Mon, 07 Dec 2020 09:46:38 +0100</pubDate>
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      <title>Vicenzo Mazza (dir.), Postérité du Siècle d’or espagnol chez Albert Camus et ses contemporains </title>
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      <pubDate>Mon, 07 Dec 2020 10:03:11 +0100</pubDate>
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      <title>Guillaume Bridet, Rabindranath Tagore. Quand l’Inde devient monde </title>
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      <pubDate>Mon, 07 Dec 2020 10:05:34 +0100</pubDate>
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      <title>Michaela Tonti, Le nom de marque dans le discours du quotidien. Prisme lexiculturel et linguistique </title>
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      <pubDate>Mon, 07 Dec 2020 10:06:54 +0100</pubDate>
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