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    <title>Auteurs : Laura Carpentier-Goffre</title>
    <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=2857</link>
    <description>Publications de Auteurs Laura Carpentier-Goffre</description>
    <language>fr</language>
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      <title>« Du père au droit, la conséquence est bonne » : une étude sociologique de la frontière public/privé au prisme des violences faites aux travailleuses domestiques en Bolivie et au Pérou</title>
      <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=2856</link>
      <description>Les divergences en matière de trajectoire de politisation des rapports sociaux de sexe, de classe, de race en Bolivie et au Pérou ont eu des répercussions durables sur leur État respectif, que ce soit au niveau du profil sociographique des élites dirigeantes, de l’univers de discours politique ou de la substance de l’action publique. Le rapport entre les travailleuses domestiques, au carrefour de ces trois oppressions, et l’État permet d’observer à la loupe les contrastes entre le régime de citoyenneté que je propose d’appeler « universaliste post-colonial néolibéral », en vigueur au Pérou, et le « régime social-démocrate indigéniste », institué en Bolivie depuis l’arrivée d’Evo Morales au pouvoir. Si les contrastes entre ces deux configurations sont saisissants eu égard aux rapports sociaux de race et de classe, les disparités s’estompent lorsque l’on s’intéresse plus spécifiquement aux rapports sociaux de sexe, en particulier à la question des violences sexuelles, auxquelles les travailleuses domestiques sont surexposées. Étudier les modalités de prise en charge étatique des violences sexo-spécifiques infligées aux travailleuses domestiques apporte des éclairages heuristiques sur la citoyenneté de l’ensemble des femmes, mettant au jour le déficit de protection et de Justice que l’État leur oppose dans ces deux pays. Se dessine alors un continuum de domination masculine de part et d’autre de la frontière supposée séparer hermétiquement la sphère privée du domestique et la sphère publique de l’État, qui ampute la citoyenneté de la classe des femmes dans sa totalité. The discrepancies in the politicization of gender, class and race in Bolivia and Peru have had a long-lasting impact on these respective states, whether one looks at the sociographic profile of the ruling elite, the universe of political speech or the substance of policy. The relationship between domestic workers - who exist at the crossroads of these three oppressive identities - and the state enables one to observe in detail the contrasts between the &quot;universalist post-colonial neoliberal&quot; citizenship regime in force in Peru and the &quot;social democrat indigenist&quot; regime established in Bolivia since Evo Morales took office. While these two configurations show glaring contrasts regarding race and class, the differences fade when we consider gendered relationships more specifically, in particular the question of sexual abuse, to which female domestic workers are overexposed. Studying the way the state deals with gendered violence inflicted on female domestic workers sheds a heuristic light on all women's citizenship, exposing the lack of protection and justice they receive from the state, in both countries. Thus, a continuum of male domination appears on both sides of the border that is supposed to hermetically seal the private domestic sphere from the state public sphere, cutting down the citizenship of the class of women as a whole. </description>
      <pubDate>mar., 10 nov. 2020 15:32:14 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>lun., 11 janv. 2021 08:42:34 +0100</lastBuildDate>
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