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    <title>Auteurs : Bénédicte Abraham</title>
    <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=304</link>
    <description>Publications de Auteurs Bénédicte Abraham</description>
    <language>fr</language>
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      <title>Un exemple de circulation lexicale de la sphère         scientifique à la sphère non scientifique au XVIIIe siècle : les mots ‘Kraft’ et ‘Energie’</title>
      <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=674</link>
      <description>Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle en         Allemagne, les savoirs se constituent de plus en plus en ‘sciences’ et         se dotent d’une méthodologie et d’une terminologie plus rigoureuses,         empruntées aux domaines des sciences naturelles. Dans ce contexte de         scientificité plus intense des savoirs, les mots ‘Kraft’ et ‘Energie’,         qui sont à l’origine des catégories de la philosophie antique,         connaissent un regain de fortune sans précédent et on assiste à une         circulation lexicale de ces termes et de ceux qui leur sont         sémantiquement proches depuis la sphère scientifique (sciences de la         nature, embryologie) jusque vers une sphère non scientifique très         élargie (littérature, esthétique, philosophie de l’histoire, politique         et économie) où ces termes sont mis en valeur pour leur portée         métaphorique et leur caractère opératoire à une période où l’Allemagne         cherche à s’affirmer dans le concert des nations européennes. In the second half of the eighteenth century in Germany, knowledge         was increasingly coming to be conceived of as ‘the sciences’, with a         more thorough methodology and terminology borrowed from natural         science. In this context of intense scientism, the words ‘Kraft’ and         ‘Energy’, originally categories from the philosophy of Antiquity,         found themselves promoted in an unprecedented manner. This gave rise         to a lexical circulation of these and other semantically similar terms         which spanned both the scientific field (natural science, embryology)         and a wide-ranging nonscientific sphere (literature, aesthetics,         philosophy of history, historiography, politics and economics) where         these words were valorized for their metaphorical significance and         functional status, in a period when Germany was seeking to assert         itself within the group of European nations. Keys words : force, energy, sciences, history, genius, transfer,         word </description>
      <pubDate>mar., 28 nov. 2017 10:03:44 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 21 août 2024 17:33:16 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Les journaux (1933–1945) et LTI de Victor Klemperer (1881–1960) : les possibles stratégies de résistance au langage nazi</title>
      <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=303</link>
      <description>Victor Klemperer (1881-1960), philologue juif allemand, spécialiste des Lumières françaises de 1920 à 1933 titulaire de la chaire de romanistique à l’Université Technique de Dresde, est devenu, peu après la publication de ses journaux en 19991 et leur traduction en français parue en l’an 20002, l’emblème de la clairvoyance, de la pertinence et de la résistance face au langage nazi. Le journal qu’il va tenir assidûment pendant toutes les années du nazisme devient un espace subversif d’écriture résistante dont le propos qui suit souhaite montrer quelques caractéristiques qui rendent compte du fait que, même si les tentatives de musellement sont nombreuses et souvent décourageantes, certaines stratégies de résistance visant à échapper à l’emprise pernicieuse de la langue nazie ne sont pas impossibles. Résister n’a pas seulement été pour Victor Klemperer une attitude psychologique ; il a aussi voulu en faire un acte éthique, une véritable lutte de l’esprit et de la réflexion critique contre la tyrannie sanguinaire des lois raciales et le triomphe de la seule force. Son principe de résistance va consister à attaquer l’inhumain à sa source, c’est-à-dire à s’en prendre à la langue par et dans la langue elle-même en gardant toujours à l’esprit la recherche d’un parler vrai, juste et précis.  Victor Klemperer (1881-1960) was a Jewish philologer from Germany and a specialist of the French Enlightenment. From 1920 to 1933 he was a professor at the Technical University of Dresden. After the publication of his private journals in 1999 and their translation into French in 2000, he became the symbol of clairvoyance, perspicacity and resistance against the language of the Nazis. His journals, which he kept up very faithfully during the period of Nazism, were a subversive space of expression. Our purpose is to analyse the many characteristics of this subversive form of writing. Although it was very difficult to escape the domination of Nazi discourse, it was not impossible to resist. For Victor Klemperer, to resist consisted not only in a psychological attitude; he also conceived of it as an ethical act, a true struggle of the spirit involving a critical reflection aimed at the violence of the racial laws and the domination of brute force. His aim was to attack inhumanity at its source; in other words, to do battle with language by and in that very language while holding all the while to the necessity of maintaining an authentic, precise and truthful position of enunciation.  </description>
      <pubDate>mar., 21 nov. 2017 15:54:11 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>ven., 01 sept. 2023 10:50:46 +0200</lastBuildDate>
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