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    <title>architecture</title>
    <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=3057</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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      <title>The School of the New Athens: Boullée, Raphael and Anachronism in the Bibliothèque du Roi</title>
      <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=3536</link>
      <description>Étienne-Louis Boullée, describing his project for the Bibliothèque du Roi in Paris, claimed Raphael’s School of Athens as his chief source of inspiration. This statement is confirmed by the architect’s drawing of the suggested gallery, in which groups of ancient figures converse, disposed similarly to the philosophers in the Renaissance fresco. Placing ancient costumes in a modern project may at first appear to constitute a simple anachronism, stemming – in this case – from the direct imitation of a model. This article will however contend that far more complex and significant temporalities can be inferred from setting Boullée’s image both within the field of architectural representations (including stage sets and ruin painting) that were so highly appreciated in this age, and within conceptions of time characterising perceptions of the development of the French nation, of its philosophy, its architecture and its use of costume. The tension between linear and cyclical conceptions of time, in particular, leads to renewed interpretations of the library project, especially when one points out that France was then believed to have recreated ancient architecture, and that this “School of Athens” was to be erected in a city frequently named “The New Athens” due to the quality of its intellectual life. The picture will be set within these complex and conflicting visions of history, which suggest that multiple simultaneous readings of Boullée’s drawing and architectural project lay open to his eighteenth-century public. Étienne-Louis Boullée, décrivant son projet pour la Bibliothèque du Roi à Paris, revendiqua L’École d’Athènes de Raphaël comme modèle et source d’inspiration. Son assertion est confirmée par un dessin représentant une vue perspective de la galerie proposée, espace dans lequel il insère des figures à l’antique, disposées à la manière des philosophes de la fresque italienne. Si ceci peut sembler un simple anachronisme dû à l’imitation d’un modèle célèbre, le présent article soutient que des temporalités autrement plus complexes et signifiantes peuvent être inférées d’une analyse replaçant l’image de Boullée à la fois parmi les représentations architecturales alors si appréciées (y compris les décors de théâtre et la peinture de ruines) et au sein de conceptions du temps déterminant la perception de l’évolution de la nation française, de sa philosophie, de son architecture et de son usage du costume. La tension entre conceptions linéaires et cycliques du temps, en particulier, conduira à une interprétation inédite du projet de bibliothèque, en rappelant que l’architecture française de cette époque était comprise comme une recréation de celle de l’Antiquité, et que cette nouvelle « École d’Athènes » devait être construite au sein d’une ville dont la renommée intellectuelle lui avait valu le surnom de « Nouvelle Athènes ». L’image sera replacée parmi plusieurs visions historiques complexes et parfois contraires, suggérant que de multiples interprétations simultanées du dessin et du projet architectural de Boullée étaient ouvertes à son public du dix-huitième siècle. </description>
      <pubDate>ven., 17 juin 2022 13:40:50 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 20 juil. 2022 20:12:53 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Quelle discordance des temps fabriquons-nous ? Le succès des styles « néo » architecturaux, décors et projet de société dans le Grand Paris</title>
      <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=3807</link>
      <description>La discipline architecturale, même si elle emploie peu les termes d’anachronisme et d’anachronie, est traversée par cette question, le temps et l’espace étant au cœur de ses préoccupations. Nous parlons peu d’architecture dans notre société et encore moins de l’architecture de promoteur qui façonne une grande partie de nos villes. Une architecture séduit un nombre croissant d’élus dans le Grand Paris, aussi bien dans le cadre d’opérations de construction, de démolition-reconstruction ou de réhabilitation des bâtiments des années 1960. Elle ne relève pas d’un style unifié. Elle se caractérise par une addition d’emprunts à l’histoire de l’architecture - des “néo-styles”-, produisant des quartiers donnant l’impression d’une épaisseur historique, faite de registres hétéroclites, en contradiction avec leur construction récente. Cette architecture de promoteur constituée de mélanges, pastiches, éclectismes brouillent les frontières temporelles et créent des liens de reconnaissance entre passé et présent. Une simple promenade représente une véritable expérience temporelle comme le montre un rapide détour au Plessis-Robinson, une ville devenue un modèle visité, récompensé et largement diffusé. L’architecture pouvant être considérée comme un exercice de narration, de quelles valeurs, de quelles légitimités et de quelles significations ces architectures néo sont-elles porteuses ? Quelles sont les raisons de leur efficacité ? Enfin, une architecture peut-elle être qualifiée d’anachronique, architecture décalée, logée dans un temps qui ne paraîtrait pas le sien ? The discipline of architecture, even if it does not use the terms anachronism and anachrony very much, is crossed by this question, time and space being at the heart of its concerns. We don't talk much about architecture in our society and even less about the developer architecture that shapes a large part of our cities. An architecture that seduces a growing number of elected officials in Greater Paris, whether in the context of construction, demolition-reconstruction or rehabilitation of buildings from the 1960s. It does not have a unified style. It is characterized by an addition of borrowings from the history of architecture - &quot;neo-styles&quot; -, producing neighborhoods that give the impression of a historical thickness, made up of heterogeneous registers, in contradiction with their recent construction. This developer's architecture, made up of mixtures, pastiches and eclecticisms, blurs the temporal boundaries and creates links of recognition between past and present. A simple walk is a real temporal experience as shown by a quick diversions to Plessis-Robinson, a town that has become a visited, awarded and widely distributed model. Since architecture can be considered as a narrative exercise, what values, legitimacies and meanings do these neo architectures carry? What are the reasons for their effectiveness? Finally, can an architecture be qualified as anachronistic, an architecture out of place, housed in a time that does not seem to be its own? </description>
      <pubDate>lun., 04 juil. 2022 16:04:32 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>lun., 04 juil. 2022 16:04:32 +0200</lastBuildDate>
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      <title>L’envahissement végétal et animal comme futur désirable. De l’idéal de béton au sauvage idéal</title>
      <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=3039</link>
      <description>Après avoir exposé quelques éléments centraux sur lesquels a reposé l’expérience de la grande ville moderne et retracé les contours de l’idéaltype socio-architectural de son urbanité, nous proposons de comprendre les dynamiques culturelles qui témoignent de son processus de saturation. Le désir de vert, désir vert ou ré-ensauvagement de l’urbain, déclinés tant à travers la littérature, le cinéma, les jeux-vidéo que l’architecture contemporaine, montre un glissement de paradigme au cœur de nos imaginaires des villes. Il s’agira de suivre une trajectoire qui, de l’idéal de béton nous conduit au sauvage idéal. After we have exposed some key points of modern cities experience and the contours of the social and architectural type-ideal of modern urbanity, we offer to understand the cultural dynamics which testify about its saturation process. The desire for green, green desire or rewilding of the urban sphere, declined as much literature, cinema, videogames as contemporary architecture, shows a shift of city's imaginary paradigm. In this text, we will follow a path of reflection going from the concrete era to the wild. </description>
      <pubDate>mer., 05 mai 2021 10:17:48 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 21 juil. 2021 11:11:08 +0200</lastBuildDate>
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