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    <title>nature</title>
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    <description>Index terms</description>
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      <title>Istanbul, une mégapole réenchantée par ses chats dans le documentaire Kedi de Ceyda Torun</title>
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      <description>Dans son premier long-métrage Kedi – Des chats et des hommes (2016), la documentariste turque Ceyda Torun donne à voir Istanbul, sa ville natale, à travers les liens privilégiés que ses habitants entretiennent non avec les chats domestiqués mais avec les innombrables chats errants de la cité. Elle se détourne d’un point de vue anthropocentrique en filmant à hauteur de chat la relation des chats au monde humain, animal et végétal. Constitutive de l’identité de cette mégapole, cette triple relation remet en question l’opposition entre ville et nature et contribue à réenchanter le sauvage urbain. In her first full-length documentary Kedi (2016), Turkish filmmaker Ceyda Torun portrays her hometown Istanbul through the privileged relationship between its inhabitants and its cats – not the domesticated ones but the innumerous stray cats of the city. Distancing herself from a traditional anthropocentric viewpoint, the director films the connections between the human, the animal and the vegetal worlds from the felines’ height and perspective. This network of connections is part of the identity of the megacity; it undermines the idea of a dichotomy between the city and nature, thus reenchanting urban wildness. </description>
      <pubDate>Mon, 14 Jun 2021 09:19:46 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>Tue, 19 Jul 2022 19:03:12 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Le sauvage dans le street art, ou comment l’artiste colombienne Bastardilla réenchante les jungles urbaines</title>
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      <description>L’art urbain peut être qualifié de sauvage à plus d’un titre : synonyme de vandalisme, expression des contestations politiques et sociales, il est par essence un produit de la contre-culture qui échappe en grande partie aux circuits traditionnels de la marchandisation de l’art. Les œuvres de la graffeuse colombienne Bastardilla sont ‘sauvages’ pour toutes ces raisons mais également et surtout car leur contenu accorde une place primordiale aux éléments dits naturels : minéral, végétal et animal s’entrelacent dans ses œuvres jusqu’à former des êtres harmonieusement hybrides qui rompent avec le hiatus humain/non humain qui s’est largement imposé en Occident.En s’appuyant sur une lecture écocritique des œuvres de Bastardilla, nourrie par les apports de Philipe Descola sur les rapports entre nature et culture, ainsi que par les travaux de Joy Porter sur l’environnementalisme amérindien et le concept de wilderness, cet article étudie en quoi les peintures murales de l’artiste colombienne, en dessinant une humanité reconnectée à la ‘nature’, réenchantent pour partie la grisaille des jungles de béton que sont devenues la plupart des grandes villes latino-américaines. Il y est plus précisément question de l’œuvre Uma Hallu/Hallu Uma (« eau de pluie » en aymara), située à Cochabamba en Bolivie. Dans cette œuvre, une gigantesque goutte d’eau rappelle l’importance vitale de cet élément, les enjeux socio-économiques qu’il représente dans un pays comme la Bolivie, mais également son caractère sacré en le reliant aux rites andins d’appel à la pluie décrits par l’anthropologue Francisco M. Gil García. Street art can be viewed as wild from different angles. An expression of political and social unrest, street art is synonymous with vandalism. It is inherently a product of counterculture, slipping through the traditional circuits of the merchandizing of art. The artworks produced by Columbian graffiti artist Bastardilla are “wild” according to the above criteria, and all the more so because they grant a primordial role to elements considered as natural. Bastardilla’s works indeed entangle mineral, vegetal, and animal forms so as to create harmoniously hybrid creatures that disrupt the human/nonhuman dichotomy which has come to rule much Western thinking.Drawing from Philippe Descola’s reflection on the relationships between nature and culture, together with Joy Porter’s work on Native American environmentalism and the concept of wilderness, this paper proposes an original ecocritical reading of Bastardilla’s oeuvre. My aim is to demonstrate that, by reconnecting humans with “nature,” Bastardilla’s mural paintings partly reenchant the grey, concrete jungles that most Latino-American cities have become. This contribution focuses specifically on Uma Hallu/Hallu Uma (meaning “rain water” in Aymara), a piece of work created in Cochabamba, Bolivia. The enormous artwork foregrounds a gigantic rain drop that encapsulates the vital importance of water—an element with huge socio-economic stakes in Bolivia—while recalling its sacred character. As this paper demonstrates, Bastardilla’s artwork taps into Andean rituals meant to invoke rain and which have been studied by Francisco M. Gil García. </description>
      <pubDate>Fri, 28 May 2021 11:43:05 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>Mon, 12 Jul 2021 15:37:21 +0200</lastBuildDate>
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