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    <title>art</title>
    <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=3315</link>
    <description>Index terms</description>
    <language>fr</language>
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    <item>
      <title>No Man’s Eye? Prácticas         artísticas hacia una mirada no antropocéntrica</title>
      <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=5061</link>
      <description>Desde la consolidación de la perspectiva lineal, la         mirada humana adoptó una posición de centralidad en la visión del         mundo y su consiguiente representación en las artes, así como,         posteriormente, en los registros de la imagen fotográfica y         audiovisual. Una mirada antropocéntrica que, lejos de quedarse         meramente en el ámbito representativo, se         relaciona estrechamente con formas de pensamiento discursivo que         retratan tanto como influencian modos de ser, estar y coexistir en el         mundo. No obstante, la aparición de dispositivos que modifican,         subvierten o prescinden del ser humano al incorporar elementos no         humanos (desde la propia cámara fotográfica hasta herramientas como         los drones, las GoPros, los satélites o las IA generadoras de         imágenes) han puesto en jaque la predominancia de este         antropocentrismo visual, abriendo nuevas brechas de debate en torno a         nociones como la autoría, la agencia o el automatismo. Este artículo         invita a especular sobre cómo dichas tecnologías constituyen un         terreno fértil para una reorientación escópica que se aproxime a         determinadas problemáticas desde una perspectiva niveladora y no         jerárquica, abriendo vías para un entendimiento interrelacionado y         ecológico de la alteridad. Como ya nos señala Burton (2017), la         irrupción de lo no humano en la creación de la imagen altera su         proveniencia y significado, recuperando la agencia no humana en la         misma (la máquina, el ecosistema, los animales, el clima…).         Atendiendo, pues, a una reconfiguración de las relaciones entre         artefacto, sujeto, entorno y punto de vista, que incide en lo         experiencial y lo espacial de la imagen, nos acercaremos a la imagen         como una pantalla que ejerce de affordance para         “la práctica, el pensamiento y el ejercicio de la imaginación”         (Martínez Luna: 2016), capaz de cuestionar y reformular no sólo el         cuerpo y su percepción, sino también las prácticas, afectos y         conflictos que lo envuelven. Since the consolidation of linear perspective, the         human gaze has occupied a central position in the perception of the         world and its representation in the arts, as well as in photographic         and audiovisual imagery. This anthropocentric vision, far from being         merely representational, is closely linked to forms of discursive         thought that both depict and influence ways of being and coexisting in         the world. However, the emergence of devices that modify, subvert or         bypass the human role in image creation (ranging from the photographic         camera itself to drones, GoPros, satellites or AI-generated images)         have challenged the dominance of this visual anthropocentrism, opening         new debates around notions such as authorship, agency, and automatism.         This article speculates on how such technologies provide fertile         ground for a scopic reorientation that approaches various issues from         a levelling, non-hierarchical perspective, paving the way for an         interrelated and ecological understanding of alterity. As Burton         (2017) noted, the irruption of non-human elements in image creation         alters its provenance and meaning, incorporating non-human agency         (machines, ecosystems, animals, weather, etc.). By examining the         reconfiguration of relationships between artifact, subject,         environment and point of view, which impacts the experiential and         spatial aspects of the image, we will consider the image as a screen         that serves as an affordance for &quot;practice, thought, and the exercise         of the imagination&quot; (Martínez Luna: 2016), capable of questioning and         reformulating not only the conception of the body itself and its         perception, but also the practices, affects and conflicts that         surround them. Depuis la consolidation de la perspective linéaire,         le regard humain a occupé une position centrale dans la vision du         monde et sa représentation dans les arts, ainsi que dans les domaines         de la photographie et de l'audiovisuel. Cette vision         anthropocentrique, loin d'être simplement représentative, est         intimement liée à des formes de pensée discursive qui non seulement         représentent, mais influencent les manières d'être et de coexister         dans le monde. Toutefois, l'émergence de dispositifs qui modifient,         subvertissent ou suppriment l'humain dans la prise de vue (allant de         l'appareil photographique aux drones, en passant par les GoPros, les         satellites ou les IA génératrices d'images) a remis en question la         prédominance de cet anthropocentrisme visuel. Cela ouvre de nouvelles         perspectives dans le débat sur des notions telles que la paternité de         l’œuvre, l'agentivité ou l'automatisme. Cet article se propose de         réfléchir sur la façon dont ces technologies constituent un terrain         propice à une réorientation scopique qui aborde certaines         problématiques dans une perspective non hiérarchique, ouvrant la voie         à une compréhension interrelationnelle et écologique de l'altérité.         Comme l'a souligné Aaron Burton (2017), l'irruption du non-humain dans         la création des images modifie leur provenance et leur sens, en         intégrant l'action des agents non-humains tels que les machines, les         écosystèmes, les animaux, le climat... En nous intéressant à la         reconfiguration des relations entre artefacts, sujets, environnement         et points de vue, qui affecte les aspects expérientiels et spatiaux de         l'image, nous aborderons celle-ci comme un écran agissant comme une         affordance pour « la pratique, la pensée et         l'exercice de l'imagination » (Martínez Luna : 2016). Cela permettra         d'interroger et de reformuler non seulement la conception et la         perception du corps, mais aussi les pratiques, les affects et les         conflits qui les entourent. </description>
      <pubDate>Tue, 26 Nov 2024 13:35:28 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>Thu, 20 Feb 2025 13:34:07 +0100</lastBuildDate>
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      <title>L’anachronisme dans l’imaginaire préhistorique : enjeux épistémiques et idéologiques</title>
      <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=3499</link>
      <description>Le creusement de la chronologie de l’histoire de l’homme, et plus généralement du vivant, dans la seconde moitié du XIXe siècle ne s’est pas fait sans susciter certains vertiges. Vacillements intellectuels d’abord, devant l’immensité du temps qu’invite à contempler la préhistoire et qui rejette l’humain dans une histoire qui l’excède. Inquiétudes ontologiques ensuite, puisque la mise en perspective de l’homme dans le temps profond devait nécessairement impliquer la relativisation de son hégémonie. L’appropriation par un large public de la préhistoire s’est opérée en dépit de ces résistances, et peut-être grâce à la fascination que de telles problématiques ont pu exercer. Mais à l’examen des moyens mis en œuvre pour ménager un accès des publics à la préhistoire (ethno-comparatisme, procédés d’identification, reconduction des habitus contemporains…), nous gageons que l’anachronisme tient une part importante. Mieux, les court-circuitages chronologiques peuvent se donner à penser comme les conditions même de sa mise en circulation. En effet, il apparait que, dans le texte comme dans l’image, le télescopage des périodes est une constante dans l’imaginaire préhistorique et il nous est apparu nécessaire d’en observer les paramètres et les conditions pour mieux en comprendre les raisons. Nous pourrons, à cette occasion, nous interroger sur l’ampleur de leur application, de l’inscription dans le passé préhistorique de problématiques contemporaines à la mise à proximité d’espèces que des millions d’années séparent (dont celle du dinosaure et de l’homme apparaît comme la manifestation la plus spectaculaire). Cette présentation sera l’occasion d’observer selon quelles modalités ce geste de compression permet la saisie du temps profond, l’inscription du présent dans le passé, de l’actuel dans le révolu et facilite ainsi l’identification et l’insertion du lecteur.ice-observateur.ice dans une diégèse radicalement exotique. Le constat de la reconduction des habitus contemporains en contexte préhistorique nous invitera surtout à penser ces effets de dépliages comme manifestations des problématiques idéologiques qui travaillent souterrainement cet imaginaire. En effet, derrière ces décors de cavernes, de villages lacustres ou de forêts hostiles affleurent bien souvent des préoccupations propres au Second Empire ou à la IIIe République : légitimation de l’entreprise coloniale ou de la domination masculine, promotion du travail comme valeur millénaire, inquiétudes quant à la redéfinition des contours de l’humain… Attentif aux effets de résonnance qu’ils impliquent, nous nous proposons d’observer ces phénomènes d’anachronies au regard de l’épistémè dans laquelle ils s’insèrent : plutôt qu’un regard rétrospectif sur les éventuelles aberrations chronologiques, c’est bien d’une préhistoire délibérément contrefactuelle que nous voulons faire l’examen. In the second half of the XIXth century, explorations of the chronology of the history of humanity, and more generally of the living world, gave historians a sense of vertigo. This first manifested as intellectual uncertainty in front of the immensity of the time that invites to contemplate prehistory and that confronts humans with a history that exceeds them. This then gave way to ontological preoccupations, since setting humanity in the perspective of deep time necessarily implied the relativization of its hegemony. The appropriation of prehistory by a large public took place in spite of these resistances, and perhaps thanks to the fascination that such problems could exert. But when we examine the means used to provide access to prehistory for the general public (ethno-comparatism, identification procedures, reconduction of contemporary habitus...), anachronism’s important role is confirmed. Better, chronological shortcuts can construed as the conditions of the very circulation of prehistorical imagery. Indeed, it appears that, in texts as well as in images, telescoping various periods is a recurring theme in the prehistoric imaginary. It thus seems necessary to observe the parameters and the conditions of such telescopings to better understand it. This paper questions the extent of their application, from inscribing contemporary problems into the prehistoric past to bringing together species actually separated by millions of years (the most spectacular demonstration of this being the juxtaposition of man and dinosaur). This paper will examine how this gesture of compression allows to capture the deep time, to inscribe the present into the past, and thus to facilitate the identification and the insertion of the reader-viewer in a radically exotic narrative. The analysis of the reconduction of the contemporary habitus in prehistoric context will question these effects of unfolding as manifestations of the ideological problems which are at work in this imaginative process. Indeed, behind cave paintings, lacustrine villages or hostile forests, preoccupations specific to the Second Empire or the Third Republic often emerge: the legitimization of the colonial enterprise or of the male domination, the promotion of work as millenary value, concerns about the biological redefinition of the human being... By paying attention to their various resonances, we will consider these anachonic phenomena in relation to the episteme to which they belong: rather than a retrospective look at possible chronological aberrations, it is indeed a deliberately counterfactual prehistory that we want to examine. </description>
      <pubDate>Thu, 16 Jun 2022 14:30:07 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>Mon, 04 Jul 2022 14:40:43 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Re-enchanting urban play-parks</title>
      <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=3310</link>
      <description>In the secular, rationalistic worldview, ancient ideas of magic and enchantment are seen as primitive illusions. Banishing magic and mystery from the cultural tradition leads to the disenchantment of the world. It can be argued further that the world's disenchantment ultimately manifests as disengagement, boredom, apathy and depression. The concept of re-enchantment suggests a countermove to the process of disenchantment. What are the practical methods of re-enchantment?In 2018, I worked as a community artist in Helsinki City Play-parks. In my work, I conducted a series of art projects with children that focused on imagination and material play. The artistic process is not confined by the borders of the rational mind but advances through imaginative and intuitive insight. Working artistically with images, sounds, and movements opens us to the creative life forces. Communal art allows us to become the active creators of our collective environment and may lead to the re-enchantment of our lives.If the dominance of the rigidly rational mind is the cause of disenchantment, re-enchantment must find new ways of acting beyond the rational. The origin of the word enchantment suggests a casting of a magical spell through chanting. From the perspective of deep psychology, the spellbinding effect of enchantment can be seen as an unconscious projection of mental or emotional energy to a person, object or idea.My research draws upon the work on imagination done by Carl Gustav Jung and Gaston Bachelard. Jung developed the idea of the archetypes that are expressed in the images of the collective unconscious. Bachelard's work on material imagination reveals how poetic and artistic imagery rises from our relationship to different states of matter. The paper shows how the activation of the imaginative unconscious can lead to a re-enchanted view of ourselves and the world around us. Dans la vision laïque et rationaliste du monde, les vieilles idées concernant la magie et l'enchantement sont considérées comme des illusions primitives. Bannir la magie et le mystère de la tradition culturelle conduit au désenchantement du monde. On peut également affirmer que le désenchantement du monde se manifeste finalement par le désengagement, l'ennui, l'apathie et la dépression. Le concept de ré-enchantement suggère un contre-mouvement au processus de désenchantement. Quelles sont les méthodes pratiques de réenchantement ? En 2018, j'ai travaillé en tant qu'artiste au service de la communauté dans les parcs de jeux de la ville d'Helsinki. Dans le cadre de mon travail, j'ai mené une série de projets artistiques avec des enfants, axés sur l'imagination et le jeu ancré dans la réalité matérielle.Le processus artistique n'est pas limité par les frontières de l'esprit rationnel mais existe grâce à l'imagination et à l'intuition. Travailler artistiquement avec des images, des sons et des mouvements nous ouvre aux forces créatives de la vie. L'art communautaire nous permet de devenir les créateurs actifs de notre environnement collectif et peut conduire à un réenchantement de nos vies.Si la domination de l'esprit rationnel rigide est la cause du désenchantement, le réenchantement doit trouver de nouvelles façons d'agir au-delà du rationnel. L'origine du mot &quot;enchantement&quot; suggère un sort magique jeté à l’aide de chants. Du point de vue de la psychologie profonde, l'effet envoûtant de l'enchantement peut être considéré comme une projection inconsciente d'énergie mentale ou émotionnelle sur une personne, un objet ou une idée.Ma recherche s'inspire des travaux sur l'imagination réalisés par Carl Gustav Jung et Gaston Bachelard. Jung a développé l'idée des archétypes qui s'expriment dans les images de l'inconscient collectif. Le travail de Bachelard sur l'imagination matérielle révèle comment l'imagerie poétique et artistique naît de notre relation aux différents états de la matière. L'article montre comment l'activation de l'inconscient imaginatif peut conduire à une vision réenchantée de nous-mêmes et du monde qui nous entoure. </description>
      <pubDate>Wed, 27 Oct 2021 13:09:29 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>Thu, 09 Dec 2021 16:12:33 +0100</lastBuildDate>
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