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    <title>Auteurs : Anaïs Leger-Smith</title>
    <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=3370</link>
    <description>Publications de Auteurs Anaïs Leger-Smith</description>
    <language>fr</language>
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      <title>Critique de paysage de l’écoquartier Vidailhan à Balma, entre écologie de l’espace public et identité territoriale urbain-rural</title>
      <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=3359</link>
      <description>Le programme national écoquartier encourage les concepteurs à explorer les pratiques de l’urbanisme écologique, telles que les systèmes de gestion différenciée et de traitement durable des eaux sur site, le maintien d’une diversité végétale, ou la création d’espaces partagés par tous. Le projet de paysage, par sa capacité à mettre en place les conditions favorables au développement du vivant, mais aussi dans sa réflexion autour des espaces publics ouverts de nature, accompagne particulièrement bien ce dessein. Dans l’écoquartier Vidailhan à Toulouse, ces pratiques permettent la construction d’une identité paysagère urbaine-rurale propre, dans un contexte de développement péri-métropolitain. Il s’agit ici d’éclairer, à la lumière d’une critique de paysage, la capacité d’un écoquartier à faire transition entre espace agricole préexistant et espace urbain, entre ruralité et métropolisation, et à être appropriée par les nouveaux habitants.L’évolution des pratiques des paysagistes observées dans les écoquartiers sont l’héritage de deux phénomènes. Citons d’abord la contribution des paysagistes à l’ouverture progressive de la pratique urbaine vers la géographie des territoires. Les principes du Landscape Urbanism en sont une illustration. Ils s’inspirent de la notion d’urbanisme de révélation, de territoire comme palimpseste et de l’approche sédimentaire pour révéler la mémoire des lieux. L’amplification géographique s’appuie sur la structure territoriale préexistante pour projeter une transformation de l’espace. Citons ensuite le tournant paradigmatique vers une pensée écosystémique qui a pris le dessus dans les discours et les pratiques paysagistes au cours des années 2000 et place les processus écologiques au cœur de la conception urbaine. Or dans un espace sud européen où la figure de l’espace public minéral formel domine, les écoquartiers pourraient constituer des poches d’expérimentation pour les paysagistes, invitant au dialogue entre biens communs écologiques et biens communs anthropocentrés, vers la notion de « biens communs écopaysagers hybrides ». L’exemple d’un écoquartier toulousain est intéressant car il suggère, dans un contexte local d’une profession paysagiste en plein développement, un glissement nécessaire des discours paysagistes depuis une approche techno-managériale et une lecture scientifiste du territoire pour aller vers une écologie de l’espace public.Le projet de paysage explore la limite fine entre le contexte global, le phénomène de métropolisation et la culture locale. La mise en place d’une image partagée paysagère post-métropolitaine à Toulouse implique le glissement d’un discours globalisé vers l’incorporation d’une part des particularités locales, des racines rurales, du passé agricole, et d’autre part des particularités métropolitaines préexistantes. Cela passe par la mise en place d’une nouvelle catégorie d’espaces, ni urbains ni ruraux, participant de la relation épistémologique entre l’homme et la nature. The French national programme Ecoquartier (eco-neighbourhood) encourages designers to explore ecological urban design practices, such as sustainable urban drainage systems on site, the development of plant biodiversity, or the creation of public and shared spaces. Landscape design, through its ability to set up conditions that are favourable to the development of living organisms, but also in its reflection on open public spaces, is particularly well suited to this purpose. In the Vidailhan eco-neighbourhood in Toulouse, the site explored in this paper, these landscape design practices allow the emergence of a specific urban-rural identity, in a peri-metropolitan context. The paper is a landscape critique on the capacity of an eco-neighbourhood to facilitate the transition between pre-existing agricultural spaces and the urban forms of the emerging neighbourhood, between rurality and metropolisation, and how the new neighbourhood is appropriated by its inhabitants.The evolution of the design practices of landscape architects observed in eco-neighbourhoods is the legacy of two phenomena. Firstly, the contribution of landscape architects to the gradual opening up of urban design to the scale of the geography of territories. The principles of Landscape Urbanism are an illustration of this. They are inspired by the notion of “revelatory urbanism”, the territory as a palimpsest and the sedimentary approach to reveal the memory of places. “Geographical amplification”, for example, uses the pre-existing territorial structure to design the transformation of a space. Secondly, there is the paradigmatic turn towards ecosystemic thinking, which took over in the discourses and practices of landscape architects in the 2000s and places ecological processes at the heart of urban design. Toulouse is a Southern European city, where the figure of the formal mineral public space dominates. In this context, eco-neighbourhoods could constitute pockets of experimentation for landscape designers, inviting a dialogue between ecological commons and anthropocentric commons. The example of a Toulouse eco-neighbourhood is interesting because it suggests, in a local context of an emerging, but rapidly developing landscape profession, a necessary shift in the landscape discourse from a techno-managerial approach and a scientific reading of the territory to an ecology of public space and of practice. In our paper, landscape design explores the fine line between the global context, the phenomenon of metropolisation and local culture. The establishment of a shared post-metropolitan landscape image in Toulouse implies the shift from a globalized discourse to the incorporation of local particularities, rural roots, agricultural past, and pre-existing metropolitan particularities. This involves the establishment of a new category of spaces, neither urban nor rural, participating in the epistemological relationship between man and nature. </description>
      <pubDate>lun., 29 nov. 2021 12:08:42 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>jeu., 09 déc. 2021 17:44:39 +0100</lastBuildDate>
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