drawing http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=3692 Entrées d’index fr 0 Stuart Davis’s Theory and Practice of ‘Color-Space’: Resisting the Irresistible Attraction of Line http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=3687 Stuart Davis’s paintings include both lines and colour planes. Lines define these colour planes, enclose colours, and in them originates the experience produced by the work. But colour, especially in Davis’s serial works (Little Giant Still Life series, Letter and His Ecol series, Gloucester Harbour series), becomes autonomous in redefining the painting. It opposes stability and introduces movement and time in the work. Through colour, the work becomes process. Colour is difference, it is fragmentation, deviation from the original design, whereas line unifies a series, brings individual works together, creates continuity. The difference brought about by colour gives fluidity to meaning, the work escapes the fixedness of words, titles, and even the artist’s theory, while raising questions about difference, repetition, and continuity. Les peintures de Stuart Davis sont à la fois lignes et plans de couleur. Les lignes définissent ces plans, enferment les couleurs, sont à la source de l’expérience produite par l’œuvre. Mais la couleur, notamment dans les œuvres sérielles (séries Little Giant Still Life, Letter and His Ecol et Gloucester Harbour), devient autonome en redéfinissant l’œuvre. Elle s’oppose à la stabilité de l’œuvre, y introduit le mouvement et le temps. L’œuvre, à travers la couleur, devient processus. La couleur est différence, fragmentation, déviation du dessin/dessein initial, alors que la ligne unifie les séries, rapproche les œuvres individuelles, crée une continuité. La différence qu’introduit la couleur rend le sens de l’oeuvre fluide, la toile échappe à la fixité des mots, du titre, des explications théoriques du peintre lui-même, tout en posant des questions sur la différence, la répétition, et la continuité. ven., 01 juil. 2022 15:00:07 +0200 mer., 25 janv. 2023 12:51:00 +0100 http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=3687 La couleur comme « sexe féminin de l'art » : simple métaphore ou véritable paradigme ? http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=3733 Cet article part du constat que, dans la première moitié du XIXe siècle, le critique d’art Ch. Blanc associe curieusement la couleur en peinture au « sexe féminin de l’art » alors que, deux décennies plus tôt, le chimiste E. Chevreul élabore ses fameuses lois des contrastes chromatiques qui fonderont l’usage de la couleur dans nos sociétés. Or, à bien y regarder, cette concomitance n’est pas fortuite mais peut être lue comme le symptôme du bouleversement profond qui affecte à l’époque la compréhension de la perception visuelle : la science ne commence-t-elle pas, et toujours en ce même début de siècle, à dévoiler toute la complexité cellulaire et nerveuse de la rétine ? La perception de la couleur résultera ainsi d’innombrables processus micro-organiques, des processus de type physiques, charnels. A contrario, une série d’exemples tirée de la pensée ancienne sur la couleur montre que l’évocation de sa perception servait jadis de tout autres buts et notamment à réfléchir sur l’usage convenable des cinq sens. S’agissant de la vision, cette éthique traditionnelle du regard - idéalement régie par la « raison » - sera donc remplacée à l’époque de Blanc et Chevreul par à ce que l’on propose de nommer une éthique de l’œil, une éthique déterminée à présent par les « bonnes » réactions organiques de la rétine. Rien d’étonnant si « dominer » la couleur en peinture équivaudra maintenant, et comme le laissera entendre Blanc, à une sorte de conquête masculine du fait chromatique, incidemment féminisé et érotisé : une conquête non seulement parce que la perception de la couleur requerra un important effort physiologique de la part du regardeur, mais surtout parce qu’aux dires mêmes de renommés peintres (masculins) contemporains elle ne trouverait son achèvement que dans une forme de jouissance (visuelle), quasiment celle dont parleront alors … les sexologues. This article is based on the observation that, in the first half of the 19th century, the art critic Ch. Blanc curiously associated color in painting with the "feminine sex of art", whereas, two decades earlier, the chemist E. Chevreul elaborates his famous laws of chromatic contrasts which will establish the use of color in our societies. However, on closer examination, this coincidence is not fortuitous but can be read as the symptom of the profound upheaval that affected the understanding of visual perception at the time: did science not begin, and still in this same beginning of the century, to reveal all the cellular and nervous complexity of the retina? The perception of color will thus result from innumerable micro-organic processes, processes of a physical, carnal type. Conversely, a series of examples drawn from ancient thought on color shows that the evocation of its perception once served quite different purposes and in particular to think about the appropriate use of the five senses. With regard to vision, this traditional ethics of the gaze - ideally governed by "reason" - will therefore be replaced at the time of Blanc and Chevreul by what is proposed to be called an ethics of the eye, an ethics determined now by the "good" organic reactions of the retina. No wonder if "dominating" color in painting will now amount, and as Blanc will imply, to a kind of masculine conquest of the chromatic fact, incidentally feminized and eroticized: a conquest not only because the perception of color will require a significant physiological effort on the part of the viewer, but above all because, according to the very words of renowned contemporary (male) painters, it would only find its completion in a form of (visual) enjoyment, almost the one that … sexologists would then talk about. ven., 01 juil. 2022 15:44:29 +0200 mar., 24 janv. 2023 13:04:09 +0100 http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=3733