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    <title>clandestin</title>
    <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=3873</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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      <title>Déconstruction et redéfinition du ‘clandestin’ dans Il ladro di merendine et L’altro capo del filo d’Andrea Camilleri</title>
      <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=3871</link>
      <description>Andrea Camilleri disait regretter que ses romans suscitent plus de divertissement que de réflexion dans l’esprit de ses lecteurs. Son œuvre est en effet militante, porteuse d’idées d’extrême gauche. Dans ses récits, l’auteur opère un travail de déconstruction des schémas et des définitions traditionnels et propose de lire le réel selon d’autres prismes. Ainsi, dans ses deux romans intitulés Il ladro di merendine et L’altro capo del filo, Camilleri déconstruit et redéfinit le concept de ‘clandestinité’, tant au moyen de l’inventio que par le truchement d’objets symboliques. La frontière se déplace : elle ne sépare plus le licite de l’illicite mais l’intime du visible. Andrea Camilleri used to say he regretted that his novels were seen by his readers as more entertaining than thought-provoking. For his work carries a militant message and far-left ideas. In his narratives, the author deconstructs traditional schemes and definitions and proposes to read reality through other prisms. Thus, in his two novels Il ladro di merendine and L’altro capo del filo, Camilleri deconstructs and redefines the concept of ‘clandestinity’, both through inventio and through symbolic objects. The boundary shifts: it no longer separates the licit from the illicit but the intimate from the visible. </description>
      <pubDate>mar., 06 déc. 2022 21:30:33 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 25 janv. 2023 14:53:54 +0100</lastBuildDate>
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      <title>Abel Nema, l’être sans présence dans Alle Tage de Terézia Mora</title>
      <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=3979</link>
      <description>Dans le roman Alle Tage (2004), Terézia Mora met en scène un personnage clandestin, réfugié des Balkans dans une métropole occidentale, caractérisé comme un individu qui n’est « nulle part ». C’est ainsi autour de son identité paradoxale d’« être sans présence » que se cristallisent les représentations nuancées de ce personnage tout au long du roman, ce que cet article se propose d’observer dans sa dimension administrative, existentielle et sociale. In the novel Alle Tage (2004), Terézia Mora focuses on a clandestine character, a refugee from the Balkans in a Western metropolis, characterized as an individual who is &quot;nowhere&quot;. The nuanced representations of this character throughout the novel crystallize around his paradoxical identity of &quot;being without presence&quot;, which this article proposes to observe in its administrative, existential and social dimension. </description>
      <pubDate>mar., 06 déc. 2022 21:59:44 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>jeu., 22 déc. 2022 22:35:10 +0100</lastBuildDate>
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      <title>Un clandestin espagnol en Espagne : le personnage du morisque Ricote dans le Don Quichotte de Miguel de Cervantès (1615)</title>
      <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=3954</link>
      <description>1492 est une année clé pour l’Espagne : c’est celle de la fin de la Reconquista, avec la prise de Grenade, de l’expulsion des Juifs de la Péninsule, et du premier voyage de Christophe Colomb en Amérique. Tout au long du siècle suivant, l’Espagne fait face à une multitude de reconfigurations et cherche à se définir, avant tout, comme un royaume chrétien ; après la minorité juive, l’autre grande minorité religieuse du pays, celle des musulmans, doit alors choisir entre la conversion ou l’exil. A l’orée du XVIIe siècle, cependant, c'est un processus encore inédit qui se met en route : la monarchie décide d’expulser du territoire espagnol tous les morisques, c’est-à-dire les descendants des derniers musulmans du royaume grenadin qui se sont convertis au Christianisme de manière plus ou moins volontaire selon les cas et les régions. La mesure fait polémique : ce sont des Espagnols chrétiens que l’on prétend bannir. Selon des estimations récentes, ce sont 275 000 morisques qui prennent alors le chemin de l’exil. Pourtant, de ceux-là, beaucoup vont revenir en Espagne, malgré les décrets d’interdiction et les risques de sanctions : ils sont obligés de se cacher, de se faire discrets, et ils deviennent ainsi des clandestins dans leur propre patrie. Le phénomène des retours clandestins des morisques est amplement documenté par la critique ; nous en avons aussi des témoignages significatifs dans les textes législatifs de l’époque, ainsi que dans des œuvres littéraires. L’un des romanciers les plus connus de cette période, Miguel de Cervantès, s’empare de ce problème d’actualité dans la seconde partie, très attendue par le public, de son Don Quichotte. Au chapitre 54, en effet, l’un des personnages principaux, Sancho Panza, rencontre sur la route aragonaise un ancien voisin, Ricote, un morisque qui a dû quitter l’Espagne et qui est revenu clandestinement, à la recherche d’un trésor qu’il a laissé enterré et de sa famille. Ce travail cherchera tout d’abord à approfondir la figure de Ricote (de quelles façons les stigmates de l’exil et de la clandestinité se révèlent-ils en lui ? Comment, et à partir de quels éléments, son identité diffractée se reconfigure-t-elle ?), mais aussi à déterminer les enjeux de la mise en scène de la clandestinité par Cervantès, dans cette oeuvre de grande diffusion et de grand succès public : est-elle en mesure de proposer une autre vision de l’altérité morisque ? En quoi le personnage de Ricote se singularise-t-il par rapport à ses homologues littéraires, et qu’apporte cette vision du clandestin à la problématique morisque ? Enfin, dans quelle mesure cet épisode, qui fait de la question de la clandestinité sa pierre de touche, se constitue-t-il, paradoxalement, en une matrice au sein de laquelle se cristallise une nouvelle conception de la fiction, celle qui fera son chemin, après le Don Quichotte, sous la forme du roman moderne ? 1492 is a watershed for Spain: the year marks the end of Reconquista with the conquest of Granada, the expulsion of the Jews from the Peninsula and the first voyage of Christopher Columbus to America. Throughout the following century, Spain went through a series of historical shifts, seeking above all to define itself as a Christian kingdom. The Jews first and then the Muslims, the second predominant religious minority in the country, had to choose between conversion and exile. At the turn of the seventeenth century, however, an unprecedented process was set into motion: the monarch decided to evict all the Moriscos from Spain. Depending on cases and regions, the descendants of the last Muslims of the Granada kingdom had converted to Christianity more or less under duress. The decision was a controversial one as the Moriscos facing banishment were Spanish Christians. According to recent research, an estimated 275,000 Moriscos went into exile. Many of them came back to Spain in spite of the prohibition decrees and the risks of sanctions: they had to hide and pass unnoticed, thus becoming illegal aliens in their own homeland. Historians have amply documented the clandestine return of the Moriscos. Significant testimonies are to be found in contemporary legal texts and literary works. Miguel de Cervantes, one of the period’s most famous novelists, tackled this topical subject in the long-awaited second part of Don Quixote. In chapter 54, Sancho Panza, one of the protagonists, meets a former neighbour on the road to Aragon: Ricote, a morisco who had to leave Spain and has returned illegally, in search of a treasure he has buried and of his family. This essay seeks first of all to examine how the character of Ricote embodies the signs of exile and clandestinity, and how his fragmented identity is reconfigured. It also explores how Cervantes addresses and stages clandestinity in Don Quixote, a highly successful work that had a wide circulation. Does Quixote offer a specific vision of Morisco identity? How does Ricote stand out in relation to his literary counterparts? How does Cervantes’s vision of clandestinity tie into the topic of Morisco identity? The essay will also consider this episode underscored by the topic of clandestinity as a model for a renewed conception of fiction that would shape the modern novel in the wake of Don Quixote. </description>
      <pubDate>mar., 06 déc. 2022 21:47:58 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>jeu., 22 déc. 2022 22:24:35 +0100</lastBuildDate>
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      <title>Les médias italiens contemporains : explorer les représentations du sans-papier </title>
      <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=3962</link>
      <description>La représentation du clandestin est foncièrement un oxymore étymologique. Comment mettre en exergue un être qui est relégué visuellement, socialement et politiquement dans l’ombre ? Les médias appartenant à l’univers audiovisuel sont-ils capables de nous montrer objectivement le quotidien des sans-papiers ? À travers cette contribution, nous tenterons de comprendre, avant tout, comment certains médias de masse altèrent la vision du grand public en lui proposant des images peu édifiantes du clandestin. Puis, nous nous concentrerons sur le poids des stéréotypes véhiculés par les médias de masse – et plus particulièrement par les médias italiens – et par certains produits cinématographiques issus du cinéma commercial, qui proposent une vision massive et dépersonnalisée du clandestin. Pour terminer, nous analyserons les œuvres de cinéastes italiens contemporains tels que Matteo Garrone, Federico Bondi, Emanuele Crialese et Haider Rashid qui tentent, à travers des codes cinématographiques issus du Réalisme poétique, du Néoréalisme et du film-documentaire, d’extirper symboliquement ces êtres de leur anonymat. Cela dans le but de dévoiler, à travers la fiction, leurs parcours, souvent laborieux, frappés par une invisibilité subie. The representation of undocumented migrants is truly an etymological oxymoron. How can we bring attention on a population that is socially and politically always in the shadow? Is the audio-visual media capable of objectively showing illegal migrants' daily life? Through this contribution, we will firstly try to understand how some mainstream media alter the public's vision by showing derogatory images of migrants. Then, we will focus on the impact of the stereotypes conveyed by the mainstream media – more specifically the Italian media – and by cinematographic products from exploitation cinema, that create a massive and unpersonal vision of undocumented migrants. To conclude, we will analyse the works of a group of contemporary Italian movie makers such as Matteo Garrone, Federico Bondi, Emanuele Crialese and Haider Rashid, who use cinematographic codes from poetic realism, neo realism and documentaries to shed light through fictions on this population whose ordeal is often silenced. </description>
      <pubDate>mar., 06 déc. 2022 21:55:49 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>jeu., 22 déc. 2022 00:08:59 +0100</lastBuildDate>
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