The “crisis of political parties” in the British & Irish Isles http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=4379 Ce numéro 18-2 de la revue Textes et Contextes vise à confirmer ou infirmer la validité de la thèse d'une “crise des partis politiques” en se penchant sur l'étude des partis politiques à travers les îles Britanniques et Irlandaises. Au lieu de limiter l'étude aux grands partis britanniques (le Parti conservateur et le Parti travailliste) ou aux grands partis de la République d'Irlande (Fianna Fáil et Fine Gael), le numéro adopte une approche archipélagique, tout en se concentrant sur un très large éventail de partis : les partis de gouvernement et les partis d'opposition ; dans la catégorie des partis de gouvernement, les partis qui gouvernent à la fois au niveau de l'État et au niveau sub-étatique ; les partis au niveau de l'État et les branches locales ou sub-étatiques de ces partis ; et enfin, un parti (Sinn Féin) qui existe dans les deux États concernés. Ce numéro propose donc une analyse comparative des succès et des échecs actuels des partis politiques en Écosse, en Irlande (République et Irlande du Nord), au pays de Galles et en Angleterre. This issue 18.2 of the journal Textes et Contextes aims to confirm or refute the validity of the thesis of a 'crisis of political parties' by looking at the study of political parties across the British and Irish Isles. Rather than limiting the study to the major British parties (the Conservative Party and the Labour Party) or the major parties in the Republic of Ireland (Fianna Fáil and Fine Gael), the issue adopts an archipelagic approach, while focusing on a very wide range of parties: governing parties and opposition parties; within the category of governing parties, parties that govern at both state and sub-state level; state-level parties and the local or sub-state branches of these parties; and finally, one party (Sinn Féin) that exists in both states concerned. This issue therefore offers a comparative analysis of the current successes and failures of political parties in Scotland, Ireland (Republic and Northern Ireland), Wales and England. Numéros fr mer., 18 oct. 2023 13:54:31 +0200 jeu., 18 avril 2024 09:35:51 +0200 http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=4379 0 The SNP, Brexit and immigration: a crisis of political representation in Scotland? http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=4381 Scotland is usually regarded as an exception in the UK as Brexit was rejected and immigration, a key argument for English Brexiteers, is welcomed. These positions are consensual amongst elected politicians, especially from the SNP. However even though the ruling party can be said to represent Scotland in the sense that it is the main Scottish party at every electoral level, this article argues that it is not fully representative of public opinion in these fields, and that it owes its victories to their low saliency under devolution. Should independence be contemplated, the consensus would have to be reinforced in order to avoid a looming political crisis. L'Écosse est généralement considérée comme une exception au Royaume-Uni, tant pour son attachement à l’UE que pour l’accueil réservé aux immigrés, cibles principales des partisans anglais du Brexit. Ces positions font l’objet d’un consensus au sein de l’élite politique, en particulier le SNP. Cependant, si le parti au pouvoir, dominant à chaque élection, représente effectivement l’Écosse au sens électoral, cet article défend l’argument selon lequel il n’est pas pleinement représentatif de l’opinion publique dans ces domaines, et que ses victoires sont dues à la faible importance de ces questions dans le cadre de la dévolution du pouvoir. Dans l’hypothèse d’une accession à l’indépendance, le consensus resterait à construire afin d’éviter une crise politique en germe. jeu., 26 oct. 2023 13:47:02 +0200 http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=4381 Labour in a “cold climate”: devolution, unionism and the Scottish Labour party http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=4392 The downward spiral of Scottish Labour’s electoral scores since the introduction of devolution to Scotland has led to a long period of soul-searching as it has questioned its organisation, ideology and identity. An array of factors has played into the electoral demise of the Scottish Labour party and its troubles have not been entirely disconnected from the broader difficulties experienced by Labour on the wider British political scene. Remarkably, it has been victim to the singularities of Scotland’s post-devolution political landscape and the increasingly compelling force of Scottish nationalism. This article shall thus contend that Scottish Labour failed to carve out a clear Scottish identity for itself and adapt to the challenges posed by devolution. Its analysis shall first consider the structural reasons for Labour’s decline in Scotland, before appraising the impact of devolution on the Scottish Labour party and arguing that Labour’s ambivalent approach to both Scottish independence and Brexit – key issues associated with the defence of Scottish interests by the electorate on both ends of the spectrum – has hurt the party’s ability to attract support. La chute vertigineuse des résultats électoraux du parti travailliste écossais depuis l’introduction de la dévolution en Ecosse a généré une longue période d’introspection et de questionnement structurel, idéologique et identitaire du parti. Un certain nombre de facteurs ont contribué aux déboires électoraux du parti travailliste écossais, dont certains sont liés aux difficultés rencontrées par les travaillistes de façon plus globale, à l’échelle du Royaume-Uni. Néanmoins, le parti travailliste écossais a tout particulièrement été victime des singularités du paysage politique écossais depuis l’introduction de la dévolution et de la montée en force du nationalisme écossais. Nous verrons que le parti travailliste écossais n’a pas été en mesure de s’adapter au nouveau contexte institutionnel et politique écossais après 1999, ni d’établir une identité écossaise qui lui était propre. Nous analyserons ainsi les causes structurelles du déclin travailliste en Ecosse, avant d’étudier l’impact de la dévolution sur le parti, et d’examiner en quoi l’ambivalence du parti travailliste écossais sur les questions de l’indépendance et du Brexit, considérées comme étant au cœur des intérêts écossais par l’ensemble de l’électorat, ont porté atteinte à l’image du parti. jeu., 26 oct. 2023 16:47:14 +0200 http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=4392 The Labour Party in Wales: “Crisis? What Crisis?” http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=4402 Over the last 25 years, the Labour Party in Wales, which has governed the country ever since the introduction of devolution, has experienced a very different fate from the UK-wide Labour Party, a party in crisis (especially since 2010) that has suffered from internal divisions and from successive defeats. Welsh Labour has been able to present itself as a distinctively Welsh party, introducing radical measures on key issues such as the protection of the environment or the economy. Yet, Welsh Labour has repeatedly been accused of discursive radicalism, and it has had to face a recentralisation of central power in London over the last few years. Au cours des 25 dernières années, le Parti travailliste gallois, à la tête du pays de Galles depuis l'introduction de la dévolution, a connu un destin très différent de celui de son homologue britannique, qui est un parti en crise, surtout depuis ses échecs successifs aux élections législatives depuis 2010, sources de divisions internes. Il a pu se présenter comme un parti spécifiquement gallois, capable de proposer des mesures radicales sur des questions-clés comme la protection de l'environnement ou l'économie. Pourtant, le Welsh Labour a été accusé à plusieurs reprises de radicalité discursive, et a dû faire face ces dernières années à une recentralisation du pouvoir central à Londres. jeu., 26 oct. 2023 16:47:42 +0200 http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=4402 From Revolution to Conformity: The Rise and Crisis of the Irish Labour Party, 1912-2020 http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=4412 From 1922 to the early 2010s, the Irish Labour Party represented the main political force on the left, in a country where antagonisms were based on a divide other than the traditional one between right and left. This means that, despite its ideological shifts over time, Labour never held the reins of power and was only able to influence Irish politics to some extent through its sporadic participation in coalition governments from the late 1940s onwards. This article therefore seeks to understand why Labour’s modest yet promising electoral gains were systematically followed by setbacks and crises, with the last one even threatening its existence. De 1922 au début des années 2010, le Parti travailliste irlandais représenta la principale force politique de gauche, dans un pays où les antagonismes reposaient sur un clivage autre que celui, traditionnel, entre une formation de droite et une autre de gauche. Cela signifie que, malgré ses infléchissements idéologiques au fil du temps, les travaillistes ne tinrent jamais les rênes du pouvoir et ne furent en mesure d’influencer quelque peu la vie politique irlandaise que via leur participation sporadique à des gouvernements de coalition à partir de la fin des années 1940. Cet article se propose donc de comprendre pourquoi les progrès électoraux du parti travailliste, modestes mais néanmoins prometteurs, furent systématiquement suivis de revers et de crises, la dernière allant même jusqu’à mettre en danger son existence. jeu., 26 oct. 2023 16:48:05 +0200 http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=4412 The SNP’s conundrum over a second independence referendum: Scotland’s future in Westminster’s hands http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=4421 The SNP’s successive election victories since the referendum on Scotland’s independence, in September 2014, have confirmed that, contrary to what the pro-Union parties had argued at the time, the question of Scotland’s constitutional status was not settled there and then. In fact, with the prospect of Scotland being taken out of the EU against her will, in the wake of the general election of 2015, the demand for a second referendum on independence gathered momentum.Since the EU referendum, the SNP has made of every election, whether to the Scottish or to the British Parliament, an opportunity for the people of Scotland to give them a mandate to argue the case for a second independence referendum. However, the ‘double democratic argument’ put forward by the Scottish Government has fallen on deaf ears in London: while Nicola Sturgeon has on many occasions reminded the British Government that the Scots had not voted for a Conservative Government in any of the three general elections held since the referendum on independence, and that, in 2016, they had voted for the UK to remain in the European Union, all four Conservative Prime Ministers in office since the Brexit vote have dismissed calls for discussions on a new Section 30 Order which would allow the Scottish Government to legislate for a second independence referendum.This article investigates the challenge for the SNP of delivering on its pledge for a second independence referendum while acting within the British constitutional framework. It will first look into the concept of sovereignty - parliamentary or popular - which has informed the constitutional debate in Scotland for the past 70 years or so. It will then discuss the two issues which have been central to the Scottish Government’s request for a Section 30 Order, namely the question of the legal authority to hold a referendum on Scotland’s independence and that of Scotland’s right to self-determination. It will thereafter examine how the British constitutional framework redefined in unitary terms by the British Government in the context the UK’s exit of the European Union has brought back to the fore two antagonistic visions of the British state, as a unitary or as a union state. Finally, it will explore how the unitarist unionism advocated by the British Government has added a new dimension to the case for independence put forward by the SNP, which is that, paradoxically, only independence can protect the Scottish devolution settlement in place since 1999. Les victoires successives du Parti national écossais (Scottish National Party) aux cinq scrutins législatifs – britanniques ou écossais – qui se sont tenus depuis le référendum sur l’indépendance de l’Écosse sont la preuve que, contrairement à ce que les partis défenseurs de l’Union avaient affirmé à l’époque, le référendum du mois de septembre 2014 n’a pas réglé la question du statut constitutionnel de l’Écosse. De fait, au lendemain des élections législatives britanniques de 2015, la perspective que l'Écosse puisse être contrainte de sortir de l'Union européenne contre sa volonté, a accéléré la demande d'un second référendum sur l'indépendance.Depuis le référendum sur le Brexit, le SNP a fait de chaque élection législative, britannique comme écossaise, l’occasion pour les électeurs écossais de lui donner mandat pour défendre l’idée d’un second référendum sur l’indépendance. Cependant, le double argument démocratique mis en avant par le Gouvernement écossais n’a pas été entendu à Londres : alors que Nicola Sturgeon a rappelé à plusieurs reprises au Gouvernement britannique que, d’une part, les électeurs écossais n’avaient voté en faveur d’un gouvernement conservateur à aucune des trois élections législatives britanniques organisées depuis le référendum de 2014, et que, d’autre part, en 2016 ils avaient voté pour le maintien du Royaume-Uni dans l’UE, les quatre Premiers ministres conservateurs qui se sont succédé à Londres depuis le vote sur le Brexit ont tour à tour rejeté les demandes d’ouverture de négociations de la part de l’exécutif écossais visant à obtenir du Gouvernement puis du Parlement britannique l’autorisation de légiférer sur l’organisation d’un second référendum sur l’indépendance, en vertu de l’Article 30 du Scotland Act 1998.Cet article a pour objectif de mettre en lumière le défi que représente pour le SNP le fait de tenir ses engagements concernant la tenue d’un second référendum sur l’indépendance tout en agissant dans le respect du cadre constitutionnel britannique. Il interrogera tout d’abord le concept de souveraineté – parlementaire ou populaire – qui a nourri le débat sur l’avenir constitutionnel de l’Écosse au cours des soixante-dix dernières années, avant d’examiner les deux questions au centre de la requête du Gouvernement écossais auprès du Gouvernement britannique, à savoir celle de l’autorité légale s’agissant de l’organisation d’un référendum sur l’indépendance de l’Écosse, et celle du droit de l’Écosse à l’autodétermination. Il s’attachera ensuite à montrer comment le cadre constitutionnel britannique redéfini par le Gouvernement britannique dans le contexte de la sortie du Royaume-Uni de l’UE, avec pour objectif de réaffirmer l’unité politique et territoriale de l’État britannique, a remis au premier plan du débat public deux visions antagonistes du Royaume-Uni, État unitaire ou État d’union. Enfin, il s’intéressera au fait que l’unionisme unitaire prôné par le Gouvernement britannique a ajouté une nouvelle dimension aux arguments en faveur de l’indépendance avancés par le SNP, à savoir que, de façon paradoxale, seule l’indépendance peut protéger le cadre institutionnel mis en place par le Gouvernement travailliste en 1999. jeu., 26 oct. 2023 16:48:28 +0200 http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=4421 The discursive construction of a people: A new approach to understanding the strategies of the Scottish National Party and Sinn Féin http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=4437 The concept of the “people” is at the heart of populism studies. Who they are, where they come from, what their demands are, what unites them and who are their antagonistic elite are all critical components. While there is growing literature examining these issues in regard to the Scottish National Party (SNP) and Sinn Féin, there are still significant gaps in the literature. This paper uses the theories of Laclau and evidence from elite interviews and manifesto analysis, applying a comparative approach to the SNP and Sinn Féin to understand the strategies of these parties in building and maintaining heterogenous support across multiple identities. In doing so, it argues that applying Laclau’s discursive approach to populism can reveal much about how populist nationalist parties use both values and demands to advance their causes. Le concept de « peuple » est au cœur des études sur le populisme. Qui il est, d’où il vient, quelles sont ses revendications, ce qui l’unit et quelle est son élite antagoniste sont autant d'éléments cruciaux. Bien qu’il y ait de plus en plus de travaux qui examinent ces questions en ce qui concerne le Scottish National Party (SNP) et le Sinn Féin, il y a encore des lacunes importantes dans la littérature. Cet article s’appuie sur les théories de Laclau et sur des données issues d’entretiens avec des élites politiques et de l'analyse des programmes électoraux, en appliquant une approche comparative au SNP et au Sinn Féin afin de comprendre les stratégies de ces partis visant à construire et à maintenir un soutien hétérogène à travers des identités multiples. Ce faisant, il soutient que l’application de l'approche discursive de Laclau au populisme peut révéler beaucoup de choses sur la façon dont les partis nationalistes populistes utilisent à la fois les valeurs et les revendications pour faire avancer leurs causes. jeu., 26 oct. 2023 16:48:51 +0200 http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=4437 Women Rebranding Sinn Féin (2018-2022) http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=4447 In 1998, the Belfast Agreement put an official end to the conflict in Northern Ireland. Twenty years later, a new era began for the Irish republican movement. Gerry Adams and Martin McGuinness put the leadership of Sinn Féin into the hands of two women, Mary Lou McDonald and Michelle O’Neill. As Martin McGuinness, the former Northern Irish Deputy First Minister, passed away and Gerry Adams stepped down from his role as leader of Sinn Féin after 35 years, some commentators denounced a political vacuum while others focused on a potential metamorphosis of the party.This paper investigates how Mary Lou McDonald and Michelle O’Neill helped change the image of Sinn Féin and position it as the first political force both North and South of the Irish border. En 1998, l’Accord de Belfast mit officiellement un terme au conflit en Irlande du Nord. Vingt ans plus tard, une nouvelle ère commença pour le mouvement républicain lorsque Gerry Adams et Martin McGuinness placèrent la présidence du Sinn Féin entre les mains de deux femmes : Mary Lou McDonald et Michelle O’Neill. Lors du décès de Martin McGuinness, l’ancien vice-Premier ministre de l’Irlande du Nord et de la démission de Gerry Adams après 35 ans à la tête du parti, certains commentateurs évoquèrent un vide politique tandis que d’autres envisageaient une métamorphose potentielle du parti.Ce chapitre explore la façon dont Mary Lou McDonald et Michelle O’Neill contribuèrent à changer l’image du Sinn Féin et à en faire la première force politique tant en Irlande du Nord qu’en République d’Irlande. jeu., 26 oct. 2023 16:49:15 +0200 http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=4447 The Alliance Party of Northern Ireland: has its day come? http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=4455 The Alliance Party played a minor role during the Northern Ireland conflict, but since Brexit it has become a significant political force, rallying voters disappointed by dominant parties or not identifying with the traditional divide between unionists and nationalists. Nonetheless, the Northern Irish institutional framework and the perspective of a referendum on Irish reunification constitute major obstacles for this party of the centre seeking to promote power-sharing in a deeply divided region. Si le Parti de l’Alliance n’a joué qu’un rôle mineur pendant les années du conflit nord-irlandais, depuis le Brexit il s'est imposé comme une force politique significative, à laquelle se sont ralliés de nombreux électeurs déçus par les formations dominantes ou ne s’identifiant pas au clivage traditionnel entre unionistes et nationalistes. Cela étant, le fonctionnement des institutions et la perspective d’un référendum sur la réunification irlandaise ne jouent pas en faveur d’une formation centriste qui cherche à promouvoir la coopération intercommunautaire dans une région profondément divisée. jeu., 26 oct. 2023 16:58:08 +0200 http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=4455 The “crisis of political parties” in the British and Irish Isles http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=4464 jeu., 26 oct. 2023 16:58:47 +0200 http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=4464 Sinn Féin’s electoral success http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=4467 Sinn Féin is anything but a traditional party. For years it was the outcast of Irish politics, and an outlier in the EU political landscape. It has however become the main political force on both sides of the island of Ireland. Undoubtedly, rooting its policies into its fundamental ideal, Irish unity, has given the party a vision and an edge over its competitors. Indeed, its pragmatic approach to this ideal, which is presented as entirely attainable, has been constructed with the dual principles of equality and consent which the party has always claimed to defend. This article first looks at the manner in which Sinn Féin has successfully reinvented itself and rewritten its own narrative, after years spent in the shadow of its controversial alter ego, the Irish Republican Army. It will then analyse the approach the party has taken to the debate on Irish unity, as this objective remains at the heart of all its strategies. It will finally assess the way Sinn Féin has embedded what it calls the Equality Agenda into its discourse, with a particular focus on health and housing. Le Sinn Féin est tout sauf un parti traditionnel. Pendant des années, il a été le paria de la politique irlandaise, et une exception dans le paysage politique européen. Il est toutefois devenu la principale force politique des deux côtés de la frontière irlandaise. De toute évidence, le fait d’ancrer ses politiques dans cet idéal a conféré au parti une vision et lui donne un avantage certain sur ses concurrents. Son pragmatisme sur cette question – la réunification étant présentée comme un objectif parfaitement réalisable – se base sur les principes de l’égalité et du consentement, que le parti dit avoir toujours défendus. Cet article examine dans un premier temps la façon dont le Sinn Féin a réussi à se réinventer, et à réécrire son propre récit, après des années passées dans l’ombre de son alter-ego pour le moins controversé, l’Armée républicaine irlandaise (IRA). Il analyse ensuite la manière dont le parti aborde le débat sur la réunification, objectif qui reste au cœur de toutes ses stratégies. Il étudie dans un dernier temps le discours du parti sur le thème de l’égalité et plus particulièrement le logement et la santé publique. ven., 27 oct. 2023 10:54:40 +0200 http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=4467 A crisis in Unionism? The search for new foundations to Unionism in Northern Ireland http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=4494 The 2022 May election saw Sinn Féin become the first party in Northern Ireland, an election described as seismic by most commentators. The republicans are now urging the party which came second - the Democratic Unionist Party (DUP) - to appoint a Deputy First Minister. These results also point to a long and protracted crisis within unionism itself.Indeed, the DUP seems to have lost its traditional voters’ trust, many of whom now feel politically homeless. There also seems to be an increasing representation gap between the party’s elite and the voters’ immediate concerns, partly because of the Northern Ireland Protocol stalemate. Similarly, the Ulster Unionist Party (UUP) has not managed to get out of the political wilderness since it was replaced by the DUP in the wake of the Good Friday/Belfast Agreement. Although the party has recently tried to revamp its image and adjust its agenda to a wider array of voters, including Catholics and the “neithers,” so far it has failed to convince voters that unionism can be more pragmatic, progressive and inclusive.However, the unionist “crisis narrative” is not circumscribed to Northern Ireland only. It appears that at the UK level, unionism is going through a crisis and that unionist parties of different creeds and allegiances along with think-tanks are now trying to redefine unionism and its ideology.This paper will analyse the electoral results and the changing dynamics regarding voting behaviours in Northern Ireland to determine the reasons behind this potential crisis of representation. It will also explore the attempts by these unionist parties at reinventing unionism in the post-devolution and post-Brexit context. Les élections au parlement nord-irlandais de 2022 et le résultat du Sinn Féin ont été décrits comme un véritable séisme politique. Les nationalistes insistent depuis cette date pour que le Democratic Unionist Party (DUP), qui est arrivé second, accepte de nommer un vice Premier ministre. Cependant, ces résultats sont le signe d’une crise plus profonde au sein du camp unioniste.En effet, le DUP semble avoir perdu la confiance de ses électeurs traditionnels, parmi lesquels beaucoup se sentent désormais sans attache politique. Il semble également y avoir une crise de la représentation entre l’élite du parti, ses électeurs et leurs besoins, notamment en raison de l’impasse politique provoquée par le protocole nord-irlandais. De la même manière, le Ulster Unionist Party (UUP) n’est pas parvenu à regagner ses électeurs depuis que le DUP l’a remplacé en tant que premier parti unioniste depuis le début du processus de paix. Bien que le parti ait essayé de moderniser son image et d’adapter son programme à un groupe plus large d’électeurs, y compris les Catholiques et ceux qui ne s’identifient ni aux unionistes ni aux nationalistes, jusqu’à présent le parti a échoué à promouvoir un unionisme plus pragmatique, progressiste et inclusif.Cette crise de l’unionisme n’est cependant pas limitée à l’Irlande du Nord. Il apparaît en fait qu’à l’échelle du Royaume-Uni, l’unionisme comme idéologie politique est entré dans une période de crise que les partis de différentes tendances et couleurs politiques ainsi que des think-tanks tentent de résoudre en en proposant une nouvelle définition.Cet article s’intéressera aux résultats électoraux et aux dynamiques de votes en Irlande du Nord pour expliquer cette potentielle crise de la représentation et se propose d’étudier les tentatives des partis unionistes de moderniser l’unionisme dans un contexte post-dévolution et post-Brexit. ven., 27 oct. 2023 16:42:04 +0200 http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=4494 Riccardo Barontini, Sara Buekens, Pierre Schoentjes (éds), L’Horizon écologique des fictions contemporaines http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=4479 ven., 27 oct. 2023 16:03:34 +0200 http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=4479 Patricia Richard-Principalli, Littérature enfantine et communisme. L’exemple de L’École et la Nation (1961-1970) http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=4482 ven., 27 oct. 2023 16:06:06 +0200 http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=4482 Hervé Bismuth, Pierre-Paul Grégorio, Véronique Liard, Fritz Taubert (éds), La Guerre d’Espagne. Regards d’ailleurs sur un conflit national (1939-2019) http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=4484 ven., 27 oct. 2023 16:35:22 +0200 http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=4484 Emilie Guyard, Nadia Mékouar-Hertzberg (éds), Frontières dans le monde ibérique et ibéro-américain/Fronteras en el mundo ibérico e iberoamericano http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=4489 ven., 27 oct. 2023 16:35:43 +0200 http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=4489