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    <title>L’entre-deux, une recomposition des représentations. Regards transdisciplinaires et transfrontaliers</title>
    <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=4536</link>
    <description> L&amp;rsquo;entre-deux, espace d&amp;eacute;limit&amp;eacute; par deux choses, contient une ouverture, distance de longueur variable, qui entra&amp;icirc;ne des recompositions, des mutations dans les repr&amp;eacute;sentations individuelles et collectives. Ce volume explore des trajectoires individuelles, li&amp;eacute;es autant aux d&amp;eacute;placements entre classes sociales, entre milieux sociaux et culturels qu&amp;rsquo;aux changements de r&amp;ocirc;les entre espaces de la vie quotidienne. L&amp;rsquo;entre-deux oblige chacun &amp;agrave; composer entre le singulier et le collectif, entre le monde du d&amp;eacute;part et celui de l&amp;rsquo;arriv&amp;eacute;e. Il appara&amp;icirc;t &amp;eacute;galement dans le mode de narration (notamment dans le r&amp;eacute;cit biographique, la po&amp;eacute;sie), ou dans les repr&amp;eacute;sentations visuelles (h&amp;eacute;ros des s&amp;eacute;ries, formes hybrides d&amp;rsquo;abstraction). Ce volume contient &amp;eacute;galement des analyses au niveau des soci&amp;eacute;t&amp;eacute;s, fa&amp;ccedil;onn&amp;eacute;es par les m&amp;eacute;moires de tensions pass&amp;eacute;es, de rapports de domination, de colonisations, de guerres, autant que par le pr&amp;eacute;sent, constitu&amp;eacute; par les int&amp;eacute;r&amp;ecirc;ts, les rapports de force, et les acteurs les repr&amp;eacute;sentant. L&amp;rsquo;entre-deux peut alors inciter &amp;agrave; l&amp;rsquo;action, engendrer des revendications autonomistes voire ind&amp;eacute;pendantistes. Il s&amp;rsquo;exprime aussi par la langue qui v&amp;eacute;hicule une m&amp;eacute;moire culturelle et se construit sur des r&amp;eacute;alit&amp;eacute;s sociales. Les interactions entre zones de contact, g&amp;eacute;ographiques ou sociales, produisent des recompositions.  Ces diff&amp;eacute;rents sujets sont abord&amp;eacute;s de mani&amp;egrave;re transdisciplinaire et transfrontali&amp;egrave;re.  The in-between, a space delimited by two things, contains an opening, a distance of variable length, which leads to recompositions and mutations in individual and collective representations. This volume explores some individual trajectories, linked both to movements between social classes as well as social and cultural environments, and to changes in roles between spaces in everyday life. The &amp;quot;in-between&amp;quot; forces every individual to negotiate between the singular and the collective, between the world that one leaves and the world that one enters. It also appears in narrative modes (notably in biographical narratives and poetry), and in visual representations (serial heroes, hybrid forms of abstraction). This volume also contains analyses of societies, shaped by memories of past tensions, relationships of domination, colonization and wars, as much as by the present, constituted by interests, balances of power and by the actors representing them. The in-between can then prompt action, giving rise to demands for autonomy or even independence. It is also expressed through language, which conveys a cultural memory and is built on social realities. Interactions between geographical and social contact zones produce recompositions. These different topics are addressed in a transdisciplinary and cross-border way. </description>
    <category domain="http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=75">Numéros</category>
    <language>fr</language>
    <pubDate>Thu, 18 Apr 2024 09:20:01 +0200</pubDate>
    <lastBuildDate>Thu, 28 Nov 2024 13:51:42 +0100</lastBuildDate>
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      <title>L’entre-deux, une recomposition des         représentations. Regards transdisciplinaires et transfrontaliers </title>
      <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=4539</link>
      <pubDate>Thu, 18 Apr 2024 14:33:37 +0200</pubDate>
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      <title>Images de l’entre-deux : l’Irlande du Nord dans         les films Divorcing Jack et ’71 </title>
      <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=4540</link>
      <description>Le cinéma, à travers sa construction discursive, sa voix         indépendante et sa portée populaire, offre un véhicule unique pour         aborder la violence politique en Irlande du Nord liée à la division         sectaire. Les films sur ce conflit politique, assez répandus depuis         ces trois dernières décennies, ont reflété les changements en Irlande         du Nord et ont donc participé à l'évolution de la société. Cet         article, qui traite de deux films sur le début et la fin des Troubles - Divorcing Jack (1998) de David Caffrey         et ’71 (2014) de Yann Demange - observe la         lutte incertaine du « héros » qui, pour une raison ou une autre, se         trouve dans une zone dangereuse « entre deux » factions. Notre         intention ici est de nous concentrer sur ces deux films, à la croisée         de genres différents, qui dépeignent le sort des individus qui         n'appartiennent à aucune communauté. L'article aborde les questions         d’un espace entre-deux, une notion qui bouscule les stéréotypes et les         représentations de l’Irlande du Nord. Cinema, through its discursive construction, its independent voice         and its popular reach, offers a unique medium to address Northern         Ireland’s political violence linked to the sectarian divide. There has         been a growing number of films about the political conflict in the         last three decades which have reflected the changes in Northern         Ireland and therefore taken part in the course of the evolution of         society. This article, which deals with two films about the beginning         and the end of the Troubles—Divorcing Jack         (1998) by David Caffrey and ’71 (2014) by Yann         Demange—focuses the uncertain struggle of the “hero” who, for one         reason or another, finds himself in a dangerous zone between two         factions. Our intention here is to focus on both films, at a crossroad         of different genres, which portray the fate of individuals who don’t         belong to any community. The paper tackles the questions of an         in-between space, which is a notion that debunks stereotyped         representations of Northern Ireland. </description>
      <pubDate>Thu, 18 Apr 2024 14:34:25 +0200</pubDate>
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      <title>Ni patient, ni soignant : le visiteur au chevet         du lit d’hôpital </title>
      <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=4552</link>
      <description>Cet article analyse la représentation de l’expérience de la visite         à l’hôpital dans des poèmes contemporains. Dans la chambre d’hôpital,         le visiteur cherche sa place : il se poste, presque comme une         anomalie, entre le patient alité et le personnel soignant affairé. Son         rôle est en partie contraint par une liste de règles établies par         l’institution. Dans cet entre-deux, le visiteur est ainsi spectateur         et certains poètes ont su évoquer subtilement les émotions générées         par un spectacle si particulier, tant par la scène qui y est jouée que         par le contexte de représentation. Il arrive au visiteur d’être témoin         de la mort du proche sur son lit d’hôpital : l’article se conclut sur         cette « mort en seconde personne » qui, dans plusieurs poèmes, se         traduit par un inconfort, un décalage, une expérience de l’entre-deux,         de l’espace qui sépare le visiteur vivant du proche décédé. This article proposes to analyse the experience of visiting someone         in the hospital as it is represented in a selection of contemporary         poems. In the hospital room, the visitors, whose presence comes close         to being anomalous, try to determine their role: they place themselves         between the bedridden patient and the working medical staff. The         visitor’s role is partly constrained by rules and regulations listed         by the hospital. In this in-between, the visitor turns out to be a         spectator, and some poets have managed to subtly evoke the emotions         prompted by this so peculiar scene. The visitor may also happen to be         the first witness of the death of their relative in a hospital bed:         the article ends on this “death in the second person” which, in a few         poems, is translated by a sort of discomfort, of a distance, an         experience of the in-between, of that space that separates the living         visitor from the dead relative. </description>
      <pubDate>Thu, 18 Apr 2024 14:34:49 +0200</pubDate>
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      <title>L’entre-deux : une grille de lecture pour Pusilipo de Cristóbal Suárez de Figueroa ? </title>
      <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=4562</link>
      <description>Le présent article prétend étudier l’œuvre de Cristóbal Suárez de         Figueroa, Pusílipo : ratos de conversación en los         que dura el paseo (1629, Naples, Lazaro Scoriggio) à l’aune du         concept d’entre-deux afin de déterminer si celui-ci peut offrir une         grille de lecture applicable à l’ensemble de la production littéraire         de l’auteur castillan. The aim of this article is to study Cristóbal Suárez de Figueroa's         Pusílipo: ratos de conversación en los que dura el         paseo (1629, Naples, Lazaro Scoriggio) in terms of the concept of         the entre-deux, in order to determine whether         it can be used to interpret the Castilian author's literary output as         a whole. </description>
      <pubDate>Thu, 18 Apr 2024 14:35:11 +0200</pubDate>
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      <title>Histoires d’art abstrait dans         l’entre-deux-guerres : entre figuration et plastique pure, entre passé         et modernité </title>
      <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=4574</link>
      <description>Comme les géographes Julie Le Gall et Lionel Rougé le         préconisaient, il faut oser l'entre-deux en l'appliquant ici à         l'histoire de l'art et plus particulièrement à l'histoire de l'art         abstrait. À travers les écrits d’artistes et d’historiens de l’art de         la première moitié du XXe siècle et en particulier         l’entre-deux-guerres, cet article s’intéresse à des formes situées         entre figuration et plastique pure. Revenant plus spécifiquement sur         le cas des artistes musicalistes, plusieurs d’entre eux voient         l’abstraction non pas seulement comme une tendance proprement moderne         mais qui se retrouve dans diverses traditions anciennes et         extra-occidentales. As recommended by geographers Julie Le Gall and Lionel Rougé, we         must dare to apply the in-between concept to the history of art, and         more specifically to the history of abstract art. Through the writings         of artists and art historians from the first half of the twentieth         century, and particularly from the inter-war period, this article         deals with forms situated between figuration and pure plasticity.         Focusing more specifically on musical artists, several of them see         abstraction not only as a specifically modern trend, but also as one         that can be found in a variety of ancient and non-Western         traditions. </description>
      <pubDate>Thu, 18 Apr 2024 14:35:33 +0200</pubDate>
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      <title>Poétique de l’entre-deux dans l’édifice         romanesque de Maryam Madjidi </title>
      <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=4582</link>
      <description>Située à la lisière entre la biographie et la fiction, entre la         littérature et la sociologie, la production littéraire madjidienne         pose la question des origines et de la perte des origines, de la         construction identitaire en contextes biculturels, ainsi que de la         place que l’individu occupe dans le socle sociétal. Il s’agit, par         conséquent, d’un parcours scriptural qui s’interroge sur la manière         dont la culture modifie notre conceptualisation du monde, notre         manière de traduire les interactions transculturelles et les relations         interpersonnelles dans la France d’aujourd’hui. C’est dans ce contexte         que Madjidi explore le questionnement inhérent aux processus         migratoires, transnationaux et transclasses. De ce fait, l’analyse de         la poétique de l’entre-deux dans le parcours romanesque madjidien         revêt un intérêt, aussi bien du point de vue esthétique         qu’éthique. Situated on the borderline between biography and fiction, between         literature and sociology, Madjidi’s literary production raises the         question of origins and the loss of origins, the construction of         identity in bicultural contexts, and the place that the individual         occupies in the societal foundation. It is, therefore, a scriptural         journey that questions the way in which culture modifies our         conceptualization of the world, our way of translating transcultural         interactions and interpersonal relations in contemporary France. In         this context, Madjidi explores the most pressing issues in migration,         from both a transnational and transclass perspective. Analyzing the         poetics of the in-between in the author's novels is thus significant,         both from aesthetic and ethical points of view. </description>
      <pubDate>Thu, 18 Apr 2024 14:35:58 +0200</pubDate>
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      <title>« À mi-chemin entre littérature et sciences         humaines ». L’adaptation du modèle autosociobiographique d’Annie         Ernaux dans Comme nous existons (2021) de         Kaoutar Harchi </title>
      <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=4590</link>
      <description>Grâce aux travaux pionniers du sociologue Pierre Bourdieu et de         l’écrivaine Annie Ernaux, le genre de l’autosociobiographie, entre         autobiographie, socioanalyse et réflexion sociologique, s’est imposé         avec succès dans le champ littéraire français. Dans cette contribution         sont examinés les liens entre le récit intersectionnel de Kaoutar         Harchi Comme nous existons (2021), entre         littérature et sociologie, et le modèle autosociobiographique         ernausien, entre littérature et sciences humaines. Si Harchi reprend         le programme d’Annie Ernaux, notamment pour fournir le même rapport         entre ascension sociale, honte, éloignement familial et écriture, elle         s’en distingue tant sur le plan du contenu que sur celui de la         poétique. À la différence d’Ernaux, ascension sociale ne signifie pas         rupture familiale pour Harchi qui a un habitus         lié, tandis qu’Ernaux souffre d’un habitus         clivé. Harchi le met en scène par une composition originale,         laquelle, en ce qui concerne les aspects narratifs, joue beaucoup plus         sur le pacte autobiographique qu’Ernaux. Due to the pioneering work of the sociologist Pierre Bourdieu and         the author Annie Ernaux, the genre of autosociobiography, which         combines autobiography, socio-analysis and sociological reflection,         has successfully established itself in the French literary         field.Our contribution examines the connections between Kaoutar         Harchi’s intersectional narrative Comme nous         existons (2021) between literature and sociology and the         ernausian autosociobiographical model between literature and social         sciences. It will be shown that Harchi takes up Annie Ernaux’s         programme, in particular to provide the same relationship between         social ascension, shame, family estrangement and writing, but that she         also distinguishes herself from Ernaux in terms of both content and         poetics: unlike Ernaux, social ascension does not mean family break-up         for her. Harchi has a non-cleaved habitus,         whereas Ernaux suffers from a cleaved habitus.         Harchi illustrates it by means of an original composition. As far as         the other narrative aspects are concerned, she plays much more on the         autobiographical pact than Ernaux. </description>
      <pubDate>Thu, 18 Apr 2024 14:36:26 +0200</pubDate>
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    </item>
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      <title>Le discours actuel sur les transclasses et les         autosociobiographies en France et en Allemagne : un entre-deux à bien         des égards </title>
      <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=4597</link>
      <description>L’article aborde tout d'abord la thèse selon laquelle les         autosociobiographies constituent une forme narrative hybride qui peut         très bien être caractérisée par le modèle de l’« entre-deux ». On peut         constater que les récits autosociobiographiques franchissent les         frontières entre la littérature et les sciences sociales, en racontant         des parcours personnels dans le miroir d’un diagnostic         socio-analytique. Au niveau du texte, le caractère hybride peut         également être démontré à l’aide des protagonistes transclasses car         des individus passent d’un milieu d’origine populaire à la         bourgeoisie. Sur le plan narratologique, ce caractère « entre-deux »         se manifeste à travers le statut du narrateur autodiégétique : le         « je » narré est représentatif du milieu d’origine modeste, tandis que         le « je » narrateur a déjà pris pied dans le milieu bourgeois. Ces         deux niveaux du « je » se rapprochent de plus en plus au fil du récit         autosociobiographique, ce qui reflète aussi la mobilité sociale des         protagonistes.Dans un deuxième temps, l’accent est mis sur le         discours sur les transclasses et la réception des         autosociobiographies, en adoptant une perspective comparative entre la         France et l’Allemagne. Il s’avère que les débats en France sont bien         plus controversés qu’en Allemagne. Cela s’explique d’une part par le         fait que les autosociobiographies ont une tradition nettement plus         longue en France, alors qu’elles n’ont été découvertes en Allemagne         qu’à partir de 2016 et que le courant ne s’est imposé que lentement.         Qui plus est, l’acuité des débats en France est due au fait que les         catégories sociales de classe et du milieu d’origine ont été intégrées         dans les controverses générales sur les politiques d’identité, ce que         l’on ne peut pas (encore) observer en Allemagne en 2023/2024.La         dernière étape consiste à expliquer dans quelle mesure le fait que de         nombreux auteurs transclasses se considèrent comme des ‘héritiers’ de         Bourdieu est également en partie responsable des débats parfois âpres         qui ont lieu en France. Le fait que Bourdieu ait lui-même une         biographie transclasse et que ses recherches et son engagement social         aient déjà fait l’objet de vives critiques de son vivant de la part         des représentants conservateurs de sa discipline et aussi des médias         conservateurs est sans doute l’une des raisons pour lesquelles ses         héritiers autoproclamés doivent eux aussi faire face à tant de vents         contraires. The article begins with the thesis that autosociobiographies         constitute a hybrid narrative form that can be characterized by the         'in-between' model. It can be seen that autosociobiographical         narratives cross the boundaries between literature and the social         sciences, recounting personal journeys in the mirror of a         socio-analytical diagnosis. The hybrid nature of the text can also be         demonstrated by the actors, individuals who move up the social ladder,         from a working-class background to the bourgeoisie. From a         narratological point of view, this in-between character manifests         itself through the status of the autodiegetic narrator: the narrated         ‘I’ is representative of a lower-class background, while the narrating         ‘I’ has already gained a foothold in the middle class. These two         levels of ‘I’ come closer and closer together as the         autosociobiographical narrative progresses, which also reflects the         social mobility of the protagonists.The second part is focused on         the discourse on individuals benefiting from long-range social         mobility, and the reception of autosociobiographies, adopting a         comparative perspective between France and Germany. It turns out that         the debates in France are far more controversial than in Germany. On         the one hand, this is due to the fact that autosociobiographies have a         much longer tradition in France, whereas they were only discovered in         Germany in 2016, and the trend has only slowly taken hold. On the         other hand, the acuteness of the debates in France is due to the fact         that the social categories of class and social background have been         integrated into the general controversies on identity politics,         something that cannot (yet) be observed in Germany in 2023/24.The         final step is to explain to what extent the fact that upwardly-mobile         authors see themselves as Bourdieu's 'heirs' is also partly         responsible for the sometimes heated debates taking place in France.         The fact that Bourdieu himself had a ‘transclass’ biography and that         his research and social engagement had already come under heavy         criticism during his lifetime from conservative representatives of his         field and also from the conservative media is undoubtedly one of the         reasons why his self-proclaimed heirs also have to face so many </description>
      <pubDate>Thu, 18 Apr 2024 14:37:01 +0200</pubDate>
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      <title>The elusive middle path. A comparative analysis         of the colonial past of Cyprus and Ireland </title>
      <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=4608</link>
      <description>This article proposes a comparative and longue durée analysis of         Ireland and Cyprus; two predominantly white and Christian nations, but         with some of the most intractable ethnopolitical conflicts of the 20th         century to have erupted on European soil. Its objective is twofold.         First, it highlights similarities and differences in their colonial         history, that is both in the ways they were ruled by Imperial Britain         and the ways they responded to her rule, particularly after the         emergence of nationalism and the outbreak of insurgency campaigns         calling into question the legitimacy of British presence there.         Second, it illustrates the challenges of overcoming the rigid boundary         dictated by colonialism and nationalism and defending a credible         'middle path' on either side of the colonial divide. Cet article propose une analyse comparative de l'Irlande et de         Chypre, sur la longue durée ; deux nations à prédominance blanche et         chrétienne, mais avec deux conflits ethnopolitiques comptant parmi les         plus insolubles du XXe siècle qui aient éclaté sur         le sol européen. Son objectif est double. Premièrement, il met en         évidence les similitudes et les différences dans leur histoire         coloniale, c'est-à-dire dans la manière dont ils ont été gouvernés par         l’Angleterre impériale et dans la manière dont ils ont réagi à son         règne, en particulier après l'émergence du nationalisme et le         déclenchement de campagnes d'insurrection remettant en question la         légitimité de la présence britannique là-bas. Deuxièmement, il         illustre les défis liés au dépassement de la frontière rigide dictée         par le colonialisme et le nationalisme et à la défense d'une « voie         médiane » crédible de part et d'autre de la fracture coloniale. </description>
      <pubDate>Thu, 18 Apr 2024 14:37:51 +0200</pubDate>
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      <title>Être Écossais, un entre-deux permanent ?         Réflexions sur le pluralisme identitaire dans un État d’union </title>
      <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=4621</link>
      <description>L’identité écossaise constitue un entre-deux car l’Écosse,         indépendante jusqu’au XVIIe siècle, a conservé de         nombreuses spécificités en formant la Grande-Bretagne à l’issue d’une         union législative avec l’Angleterre. Cette identité nationale, loin         d’être exclusive, est souvent associée à d’autres identités. Cet         article met en évidence, grâce à des sources primaires, son         utilisation par les partis politiques pour justifier l’adoption de         politiques publiques distinctes, dans le cadre de la dévolution du         pouvoir, ou de l’indépendance à venir pour certains. Il soutient que         le Brexit, lié à l’affirmation d’une identité anglaise, pourrait         entraîner une recomposition de cet équilibre. Scottish identity is « in-between » for Scotland, that remained         independent until the 17th century, retained         numerous specificities when it formed Great Britain through the         legislative union with England. This inclusive identity is often         hyphenated. This article, based on primary sources, analyses the way         political parties use it to justify distinctive public policies, as         part of devolution, or, for some, within an independent Scotland in         the future. It then contends that this in-between position might have         to be adapted to Brexit, which resulted from a resurgent English         identity. </description>
      <pubDate>Thu, 18 Apr 2024 14:38:06 +0200</pubDate>
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      <title>La Polynésie française est-elle dans ou hors la         République ? </title>
      <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=4628</link>
      <description>Les liens institutionnels entre la République française et ses         outre-mer n’ont cessé d’évoluer au cours de l’Histoire, affirmant         chaque fois un peu plus, dans le temps, les diverses spécificités de         ces territoires de la République. La Polynésie française ne fait pas         exception, bien au contraire, elle qui constitue après la         Nouvelle-Calédonie le territoire ultramarin disposant à l’heure         actuelle du plus fort degré d’autonomie, y compris par l’adoption de         signes distinctifs forts qui soulignent son individualité. Elle est à         la fois profondément différente – et tant éloignée – de la France         hexagonale, mais constitue également une partie intégrante de la         République a priori soumise à ses principes         fondamentaux. Cet ‘entre-deux’ aux antipodes de la planète, cependant,         ne se réalise pas sans certains grands écarts qui peuvent surprendre.         L’autonomie polynésienne, progressivement construite, a ainsi donné         lieu à un système économique et fiscal très en marge de ce que l’on         peut connaître usuellement, jusqu’à pouvoir heurter parfois la         compréhension des Français de métropole qui y sont confrontés. À la         lumière de ce système propre et d’expériences réglementaires nouvelles         en matière de protection de l’emploi et du foncier, nous nous         proposons de discuter les particularités de la Polynésie française,         qui en font un territoire français qui n’est pas la France, un élément         de la République qui lui échappe pourtant parfois, un ‘entre-deux’ non         pas seulement institutionnel, mais aussi économique et fiscal,         l’éloignant parfois sensiblement des valeurs ou principes généralement         considérés comme acquis. The institutional links between the French Republic and its         overseas territories have constantly evolved over the course of         history, each time affirming a little more, over time, the various         specificities of these territories of the Republic. French Polynesia         is no exception - on the contrary, after New Caledonia it is the         overseas territory with the greatest degree of autonomy at present,         including the adoption of strong distinctive signs that underline its         individuality. It is both profoundly different from—and so far removed         from—mainland France, but also an integral part of the Republic, a priori subject to its fundamental         principles.This ‘in-between’ situation, on the other side of the         planet, is not, however, achieved without certain major deviations         that may come as a surprise. The Polynesian autonomy that has         gradually been built up has given rise to an economic and fiscal         system that is so far removed from the usual, that it may offend the         understanding of French people living in mainland France. In the light         of this particular system, and of new regulatory experiments in         employment and land protection, we propose to discuss the         particularities of French Polynesia, which make it a French territory         that is not France, an element of the Republic that nevertheless         sometimes eludes it, an ‘in-between’ not only institutionally, but         also economically and fiscally, sometimes significantly distancing it         from values or principles generally taken for granted. </description>
      <pubDate>Thu, 18 Apr 2024 14:38:27 +0200</pubDate>
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    </item>
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      <title>Entre-deux langues : un point de vue de         linguiste </title>
      <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=4642</link>
      <description>On considère ici l'espace (métaphorique) entre deux langues,         diversement prévu par les approches des linguistes. Pour les         locuteurs, c'est un espace de pratiques abondantes, et stratégiques         sur le plan anthropologique, celui de la construction des langues.         Mais ces réalités, qui débordent les modèles de langues instituées,         sont difficiles à décrire. C'est le cas aussi des interlangues et des         compétences d'intercompréhension. Ces pratiques se heurtent à         l'hégémonie de la description en langues séparées, souvent même au         corps défendant des linguistes, qui sont intéressés à l'identité des         langues distinctes, et ressentent, comme les autres locuteurs,         l'inconfort de l'indistinction.L'entre-deux langues se révèle         ainsi le lieu de stratégies de synergies et de schismes, touchant à la         constitution des langues et aux politiques linguistiques. This article deals with the (metaphorical)         space between two languages, variously envisaged by linguists'         approaches. For speakers, it is a space of abundant practices, and         strategic on the anthropological level, that of language construction.         But these realities, which go beyond established language models, are         difficult to describe. This is also true of interlanguages and         intercomprehension skills. These practices come up against the         hegemony of the description of separate languages, often even in spite         of linguists, who are interested in the identity of distinct languages         and, like other speakers, feel the discomfort of indistinction.         In-between languages thus prove to be the site of strategies of         synergy and schisms, affecting the constitution of languages and         language policies. </description>
      <pubDate>Fri, 19 Apr 2024 08:40:12 +0200</pubDate>
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      <title>Interviews with Rt Rev. Dr Jill Duff, a female         bishop in the Church of England </title>
      <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=4656</link>
      <description>Jill Duff was appointed as one of the first female bishops in the         Church of England. She embodies different sorts of “entre-deux”, through her position and her own path.         In these interviews, she deals with her ministry as a woman, working         in deprived communities, as part of an established Church. She also         explains how she conciliates the legacy of her initial training as a         scientist and early career in the oil industry with her current         position. She regards these specificities as assets that enrich her         work. Jill Duff est l’une des premières femmes évêques de l'Église         anglicane. Elle incarne de multiples « entre-deux », liés autant à sa         fonction qu’à son parcours personnel. Dans ces entretiens, elle évoque         l’exercice de son magistère, en tant que femme, travaillant dans des         quartiers pauvres, au sein de l’Église officielle en Angleterre. Elle         revient également sur sa façon de concilier cette fonction avec sa         formation scientifique initiale et son début de carrière dans         l’industrie pétrolière. Elle considère ces spécificités comme des         sources d’enrichissement. </description>
      <pubDate>Fri, 19 Apr 2024 08:40:49 +0200</pubDate>
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    </item>
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      <title>Anne-Marie Reboul Díaz y Patricia Martínez (dir.), Creación e intermediación en las ficciones contemporáneas del artista </title>
      <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=4666</link>
      <pubDate>Fri, 19 Apr 2024 10:43:45 +0200</pubDate>
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    </item>
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      <title>Philippe Colin, Lissell Quiroz, Pensées décoloniales. Une introduction aux théories         critiques d’Amérique latine </title>
      <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=4669</link>
      <pubDate>Fri, 19 Apr 2024 10:51:05 +0200</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title>Henri Béhar, Essai d’analyse culturelle des         textes </title>
      <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=4672</link>
      <pubDate>Fri, 19 Apr 2024 10:51:24 +0200</pubDate>
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    </item>
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      <title>Maxime Decout, Faire trace. Les         écritures de la Shoah </title>
      <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=4674</link>
      <pubDate>Fri, 19 Apr 2024 10:51:46 +0200</pubDate>
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      <title>Bernard Sicot, Últimos ecos del exilio. Estudios         de poesía hispanomexicana </title>
      <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=4675</link>
      <pubDate>Fri, 19 Apr 2024 10:52:07 +0200</pubDate>
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    </item>
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      <title>Musique et mémoire dans la littérature et le         cinéma anglophones </title>
      <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=4681</link>
      <pubDate>Fri, 05 Jul 2024 11:14:48 +0200</pubDate>
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    </item>
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      <title>Un tombeau en musique : souvenir et rituel de         deuil dans la fiction britannique et irlandaise contemporaine </title>
      <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=4684</link>
      <description>Le mythe d’Orphée offre un exemple paradigmatique des liens qui         unissent les pouvoirs incantatoires de la musique et le désir         (aporétique ?) de ranimer les ombres des morts dans le récit de deuil.         Dans la lignée de ce mythe, plusieurs ouvrages de fiction britannique         et irlandaise contemporaine comportent des scènes musicales qui         semblent œuvrer à la fois à préserver le souvenir des défunts et à         constituer un rituel funéraire pour accompagner le processus de deuil.         La fin de la nouvelle « The Dead » dans Dubliners         (1914) de James Joyce met en scène l’écoute d’une chanson qui         mène à une profonde introspection. Dans Artful         (2012), Ali Smith dissémine le texte d’une ballade funèbre pour         rythmer le retour du fantôme mais aussi des souvenirs du·de la         défunt·e, tout comme la musique d’Orphée lui restitue temporairement         son Eurydice. Dans The Child in Time (1987) et         The Gathering (2007), Ian McEwan et Anne         Enright soulignent la valeur relationnelle de la performance musicale.         L’élégie visant avant tout à « émouvoir » et à « se souvenir »         (Maulpoix De l’élégie 2018, 65), deux         caractéristiques qu’elle partage avec la musique, nous chercherons à         explorer dans cet article la contribution ou non des scènes musicales         au geste élégiaque et à la commémoration (ou mémoire partagée) des         défunt·e·s.Dans ces ouvrages, ce n’est pas seulement la pensée de         la musique, mais plutôt la performance musicale concrète qui fait         émerger la prosopopée, la voix des défunts. Alors que le temps du         souvenir envahit la narration, la limite entre vivants et morts s’en         trouve brouillée. Cet article se propose d’étudier comment l’irruption         de la musique au sein du récit de la mémoire, en constituant un rituel         de deuil, peut transformer le roman en un tombeau, au sens musical et         monumental du terme. The myth of Orpheus offers a paradigmatic example of the links         between the incantatory powers of music and the (aporetic?) desire to         revive the shadows of the dead in the narrative of mourning. In line         with this myth, several works of contemporary British and Irish         fiction feature musical scenes that seem to work both to preserve the         memory of the deceased and to constitute a funerary ritual to         accompany the mourning process. The end of the short story “The Dead”         in James Joyce’s Dubliners (1914) stages the         introspective potential of music-listening. In Artful (2012), Ali Smith scatters the text of a         funeral ballad to punctuate the return of the ghost and the memories         of the deceased, just as Orpheus' music temporarily restores his         Eurydice. In The Child in Time (1987) and The Gathering (2007), Ian McEwan and Anne Enright         emphasize the relational value of musical performance. As elegy aims         above all to &quot;move&quot; and &quot;remember&quot; (Maulpoix De l'élégie 2018, 65),         two characteristics it shares with music, this article seeks to         explore the contribution or otherwise of musical scenes to the elegiac         gesture and to the commemoration (or shared memory) of the deceased.         In these works, it's not just the thought of music, but rather the         concrete musical performance that brings out the prosopopoeia, the         voice of the dead.As the time of remembrance invades the         narrative, the boundary between the living and the dead is blurred.         This article examines how the irruption of music into the narrative of         memory, by constituting a ritual of mourning, can transform the novel         into a tomb, in the musical and monumental sense of the term. </description>
      <pubDate>Fri, 05 Jul 2024 11:33:48 +0200</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title>Music and Memory in Cinema – The topos of Mourning in The         Dead (John Huston, 1987), Broken Lullaby         (Ernst Lubitsch, 1932) and Brief Encounter         (David Lean, 1948) </title>
      <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=4695</link>
      <description>The relations between the two concepts are examined through a         single topos, mourning, which the three films         have in common. Huston’s film follows Joyce’s key scene in which a         voice which is heard singing a ballad has an emotional impact on the         heroine by awakening her memory of her dead lover. Lubitsch uses a         similar device, when Schumann’s Lullaby is         played and arouses the hearers’ memory of the dead soldier. The         cinema’s use of music and memory is brought to greater complexity in         the third film, owing to inner monologue, while Rachmaninov’s Second Piano Concerto is adapted to the film’s         narrative and becomes film music. Les relations entre les deux concepts sont examinées du point de         vue de la figure du deuil. Le film de Huston se réapproprie la scène         centrale de la nouvelle de Joyce, lorsqu’une ballade est chantée a capella hors-champ, et réveille le fantôme d’un         jeune amant dans la mémoire de l’héroïne. Lubitsch utilise un procédé         similaire, lorsque la Berceuse de Schumann est         jouée sur le violon du mort et ressuscite son fantôme pour sa famille.         Dans le troisième film, ce procédé entre en résonance avec d’autres :         le monologue intérieur, et la transposition du Deuxième Concerto pour Piano de Rachmaninov en         musique de film. </description>
      <pubDate>Fri, 05 Jul 2024 11:41:52 +0200</pubDate>
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    </item>
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      <title>“Bluetopia”: music and memory in Toni Morrison’s         God Help the Child </title>
      <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=4711</link>
      <description>“Full fathom five thy father lies, / Of his bones         are coral made, / Those are pearls that were his eyes, / Nothing of         him that doth fade, / But doth suffer a sea-change, / Into something         rich and strange” (The Tempest, 1.2). In         Shakespeare’s The Tempest, Ariel’s song         conjures up a corpse transformed by the sea “into something rich and         strange.” Likewise, in Toni Morrison’s ultimate novel God Help the Child, set in present-day California,         Booker’s wave-like, italicized poetry “dissolves” the trauma of         slavery “in a seaworld,” turning it into something bluesy: “You accepted like a beast of burden the whip of a         stranger’s curse […] along with the scar it leaves […] a slim line         drawn on a shore and quickly dissolved in a seaworld any moment when         an equally mindless wave fondles it like the accidental touch of a         finger on a clarinet stop” (Morrison 2015: 149-150).Like her         aptly named Booker character (an avid reader, trumpetist, and         experimental writer named after a former slave become advisor to         several US presidents), Morrison not only wrote to recall the tragic         times of the Afro-American community, but also to reclaim—after its         appropriation by the mainstream—the music originally created by her         people to transfigure the trauma. As Morrison confided in an         interview, “There was a time when black people needed the music. Now         that it belongs to everybody, black people need something else which         is theirs. That’s what novels can do, what writing can do. I write in         order to replicate the information, the medicine, the balm we used to         find in music” (Bigsby 1992: 29). Morrison’s writing more than         “replicates” the original musical “balm”: it uses the latter’s music         and orality to dissolve the written word of the novel—an artform,         consensus has it, of white European origin—, dismembering,         remembering, decomposing and recomposing the black and white         aesthetics, alchemizing them into “something else.” Morrison’s         ultimate novel is her finest achievement in this regard, colouring the         world as it does in a “rich and strange,” iridescent kind of blue         which I propose to term “bluetopia” (my variation on the word         “utopia,” from the Greek “no-place”). I would define “bluetopia” as an         intersemiotic, unfathomable interval where the two aesthetics become         alchemized as a result of their interplay. This paper is an approach         in three movements of this bluetopia.The first movement will be         devoted to the 21st century slave song flowing         from God Help the Child, where black and white         voices relay each other delivering first-person solos, in a collective         effort to break their chains—somehow like a colour-blind and mixed         blend of the Freudian talking cure, Aristotelian catharsis, and jazz         jam sessions. The second movement will lend an attentive ear to the         novel’s Orphic blues: like Orpheus’ severed head carried away by the         river to an alien shore, Morrison’s dismembered characters keep         singing to be re-membered and transfigured by waves of blue. The last         movement will aim at detecting the “blue notes,” or “blue harmony” (as         musicology qualifies them) incorporated by Morrison between her         lines—a genuine feat as such notes are almost impossible to reproduce         on a musical staff, let alone in a novel. À cinq brasses sous les eaux ton père est         gisant, / Ses os sont changés en corail / Ses yeux sont devenus deux         perles ; / Rien de lui ne s’est flétri. / Mais tout a subi dans la         mer un changement / En quelque chose de riche et de rare. (La Tempête, Acte I scène 2). Dans La Tempête de Shakespeare, la chanson d'Ariel         évoque un corps transformé par la mer « en quelque chose de riche et         de rare ». De même dans Délivrances, ultime         roman de Toni Morrison, dont l’action se déroule de nos jours en         Californie, la poésie de Booker dissout et transforme le trauma de         l'esclavage dans ses vagues à la fois teintées de blues et inspirées         du monde aquatique.Tout comme Booker, passionné de lecture, de         musique, et poète expérimental, Morrison écrivait non seulement pour         évoquer le passé tragique de la communauté afro-américaine, mais aussi         pour rendre ses notes de noblesse à une musique passée dans le         mainstream : celle que ses ancêtres avaient créée pour sublimer         l’horreur de l’esclavage. Comme le confiait Morrison dans un         entretien, « il fut un temps où cette musique était vitale pour le         peuple noir. Mais maintenant que tout le monde se l’est appropriée,         nous avons besoin d’inventer autre chose qui nous appartienne. La         forme romanesque peut nous y aider, et c’est pourquoi j’écris, afin de         retrouver ce baume salvateur qu’était la musique de mes ancêtres. »         L'écriture de Morrison ne se contente pas de « retrouver ce baume » :         elle en extrait l’oralité et la musique pour y dissoudre la lettre du         roman, forme artistique dont l’origine blanche européenne fait         consensus, fusionnant les esthétiques noire et blanche afin de les         recomposer en « quelque chose de riche et de rare ». Le plus bel         exemple de cette alchimie nous est sans doute offert dans Délivrances, où le monde se teinte d’un blues aux         mille et une nuances, est recomposé par l’artiste en utopie bleutée :         un monde intersémiotique presqu’inatteignable, niché dans l’intervalle         insondable où jouent et s’entremêlent les deux esthétiques. La         présente étude propose une approche en trois mouvements de cette         utopie bleutée.Le premier mouvement sera consacré au chant         d’esclaves qui s’élève du roman, où se relayent à la première personne         solistes noirs et blancs en un effort collectif pour briser leurs         fers ; dans cet ensemble transculturel, la cure par la parole         freudienne le dispute à la catharsis aristotélicienne et à         l’improvisation des jazz sessions. Dans le deuxième mouvement, on         prêtera une oreille attentive au blues orphique qui se dégage du         texte : telle la tête coupée du musicien emportée par la rivière vers         un rivage étranger, les personnages meurtris de Toni Morrison         (re)trouvent leurs voix pour se réinventer. Dans le dernier mouvement         de cette étude, on tâchera de détecter ce que l’écrivaine glisse entre         ses lignes : des « notes bleues » — comme le diraient les musicologues         — véritable gageure tant il est difficile, voire impossible, de les         transcrire sur une portée musicale, d’autant plus dans un roman. </description>
      <pubDate>Tue, 09 Jul 2024 12:19:15 +0200</pubDate>
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    </item>
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      <title>La fonction évocatrice et structurante du pibroch dans The Lost         Pibroch (1896) de Neil Munro et The Big         Music (2012) de Kirsty Gunn </title>
      <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=4727</link>
      <description>Instrument national de l’Écosse, la cornemuse fascine. Une partie         de son répertoire considérée comme « classique » et communément         appelée pibroch fascine plus encore. Neil Munro         et Kirsty Gunn, respectivement dans The Lost         Pibroch (1896) et The Big Music (2012),         mettent cette musique savante et compliquée sur le devant de la scène         pour en faire l’élément évocateur central d’un passé particulièrement         paradoxal puisqu’il paraît être à la fois vivant et révolu. Les deux         approches sont certes différentes, mais semblent viser un objectif         commun, celui de chanter la culture gaélique avec toute la nostalgie         tragique qui lui est propre. Munro, en faisant référence à de nombreux         pibrochs, renvoie aux secrets et aux vies oubliées qui lui permettent         de faire revivre, au gré de ses nouvelles et de façon clairement         fantasmée, des Highlands meurtris par le cours         de l’histoire et par ceux qui l’ont écrite. Gunn s’attache quant à         elle à reproduire les méandres de cette musique — construite sur le         principe d’un thème suivi de variations de plus en plus complexes qui         s’achèvent sur un retour au thème initial — afin de mettre en lumière         une mémoire collective, au travers de cette structure à la fois         répétitive dans sa fidélité au motif de départ et linéaire du fait de         sa progression logique.Cet article se propose donc de montrer         comment, chacune à sa façon, ces deux œuvres de fiction composées à         plus d’un siècle d’intervalle présentent le pibroch comme une forme musicale ayant cristallisé         et sacralisé le passé et la culture de tout un peuple. Bagpipes, Scotland's national instrument, are fascinating. Even         more fascinating is a part of its repertoire considered to be         'classical' and commonly known as pibroch. Neil         Munro and Kirsty Gunn, in The Lost Pibroch         (1896) and The Big Music (2012) respectively,         bring this learned and complicated music to the fore, making it the         central evocative element of a past that is particularly paradoxical         in that it appears to be both alive and gone. The two approaches are         certainly different, but they seem to share a common goal, that of         singing Gaelic culture with all its tragic nostalgia. With many a         reference to pibrochs, Munro evokes secrets and         forgotten lives in order to revive, in the course of his short stories         and in a clearly fantasised way, the Highlands scarred by the course         of history and by those who wrote it. Gunn, for her part, sets out to         reproduce the meandering nature of this music — built on the principle         of a theme followed by increasingly complex variations that end with a         return to the initial theme — in order to highlight the shaping of a         collective memory through a structure that is both repetitive in its         fidelity to the initial motif and linear in its logical         progression.This article sets out to show how, each in its own         way, these two works of fiction written more than a century apart         present pibroch as a musical form that has         crystallised and sacralised the past and the culture of an entire         people. </description>
      <pubDate>Tue, 09 Jul 2024 12:29:21 +0200</pubDate>
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      <title>Greystoke: The Legend of         Tarzan, Lord of the Apes, Variations sur des thèmes d’Edward         Elgar </title>
      <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=4734</link>
      <description>Greystoke: The Legend of Tarzan, Lord of the         Apes (1984) est un film du metteur en scène britannique Hugh         Hudson, auteur des Chariots de feu (1981). Inspiré du Tarzan of the         Apes (1912) d’Edgar Rice Burroughs, il montre l’éducation de         l’enfant dans la jungle parmi les grands singes, sa transplantation         chez son grand-père en Écosse en tant que John, comte de Greystoke, et         son retour définitif dans la jungle. Film musical, il s’ouvre et se         ferme par une “symphonie de la jungle” due au compositeur John Scott.         Hudson s’ingénie à dresser des parallèles et des effets de miroir         entre les mondes de la jungle et de la civilisation, associée         musicalement au thème de marche caractéristique qui ouvre la Première Symphonie, op. 55 (1907) d’Edward Elgar,         jamais mentionné au générique. Ce thème est constamment varié dans la         symphonie et ces variations apparaissent à des moments-clés du film         pour ponctuer l’évolution de John. Dans le contexte des années         Thatcher, l’opposition entre le thème de John Scott et la musique         d’Elgar permet à Hudson de dénoncer une société britannique corrompue,         violente et engluée dans ses privilèges, à laquelle Elgar est         associée, et d’accompagner le rejet progressif de Greystoke de la         civilisation et son retour dans la jungle où il devient Tarzan. Greystoke: The Legend of Tarzan, Lord of the         Apes, a 1984 British film directed by Hugh Hudson, of Chariots of Fire fame (1981), recycles E. R.         Burroughs’ 1912 Tarzan of the Apes. The film         shows the boy’s jungle education among the Mangani apes, his uneasy         transplantation to Scotland as John, Earl of Greystoke and his final         return to the wild where one supposes he becomes Tarzan. A musical         film whose score by John Scott opens with an “Overture” and closes         with a musical epilogue, it uses fragments of Elgar’s Symphony n°1,         surprisingly never mentioned in the credits, whose first movement’s         funeral march motto, a symbol of imperial Britain, links all four         movements. It appears under several guises in a series of variations         at dramatic key points in the narrative and underlines the numerous         parallels between the characters, images and situations in Africa and         Scotland and sets up a “doppelganger discourse”, with a mirror as         matching objective correlative. Elgar’s music thus links the jungle         and Scottish scenes, and helps justify the hero’s return to Nature,         red in tooth and claw, and his renunciation of civilisation and         Imperial Britain as corrupt and evil. </description>
      <pubDate>Tue, 09 Jul 2024 14:49:36 +0200</pubDate>
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    <item>
      <title>“Strange Meeting”: Representing Traumatic Memory         in Benjamin Britten’s War Requiem (1962) and         Derek Jarman’s Film Adaptation (1989) </title>
      <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=4748</link>
      <description>This article offers a comparative reading of Benjamin Britten’s War Requiem, Op. 66 (1962)         and Derek Jarman’s eponymously titled cinematographic adaptation (1989). It examines how both of these works         represent personal and collective memory by conflating the traumas of         the First and Second World War through their inclusion of Wilfred         Owen’s war poetry as a literary intertext. I show how the musical         composition and the film both function as multi-layered intermedial         structures, which not only denounce the carnage of warfare, but also         evoke the complex ways in which art, and official commemoration in         particular, can mediate traumatic memory. I analyse the tension         between commemoration and subversion in Britten’s and Jarman’s         artistic strategies through the lens of the sublime, in particular         what Kiene Brillenburg Wurth terms an “(an)aesthetics of shock.” Cet article propose une lecture comparée du War         Requiem, op. 66 (1962) et de l’adaptation cinématographique         éponyme de Derek Jarman (1989). Il examine comment ces deux œuvres         représentent la mémoire collective et personnelle en créant un         télescopage entre les traumatismes de la Première et de la Seconde         Guerre mondiale à travers leur inclusion de la poésie de guerre de         Wilfred Owen comme un intertexte littéraire. Je montre comment la         composition musicale et le film fonctionnent comme des structures         intermédiales qui multiplient les strates de signification non         seulement pour dénoncer le carnage de la guerre, mais aussi pour         mettre l’accent sur le rôle complexe de l’art, et des commémorations         officielles en particulier, dans la transmission de la mémoire         traumatique. J’analyse la tension entre commémoration et subversion         dans les stratégies artistiques de Britten et Jarman à travers le         prisme du concept de sublime, notamment ce que Kiene Brillenburg Wurth         appelle une « (an)esthétique du choc ». </description>
      <pubDate>Tue, 09 Jul 2024 14:54:07 +0200</pubDate>
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    <item>
      <title>Musical reminiscence and structure in James         Joyce’s Finnegans Wake (1939) </title>
      <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=4761</link>
      <description>James Joyce’s enthusiasm for music is proverbial, not to mention         the long-acknowledged importance of music that is at the core of his         creative process. His works are replete with references to Opera,         classical music and song. The way Joyce deploys language denotes the         temporal dissonance of modernity while evoking a disjunction with the         past. James Joyce’s Finnegans Wake (1939) could         well be viewed as a musical composition in its own right. In Finnegans Wake, nostalgia expresses the         impossibility of a mythical return to the prelapsarian unity of time         and space. The dissonant clatter in Joyce’s Wake signals the break with that previous state of         harmony. Joyce’s last novel oozes with an awareness in every word and         phrase, in every rhythm and pause. The aural dimension of the words         questions the status of language itself as the written text makes         audible the dissonance that is at the core of a once harmonious         cultural landscape. Furthermore, Joyce was deeply concerned with the         musicality of the word that enabled him to play on the non-lexical         properties of music. Following Ezra Pound—who believed that the         poet’s duty was to learn music—and Ludwig Wittgenstein for whom         reading was like listening to music, the present paper will first         attempt to tease out some of the musical fragments, allusions,         references and structures in Joyce’s novel, before pointing to music         as both a modality of self-reflexivity and a mirror of the historical         moment in which he produced his work of art. L’intérêt de James Joyce pour la musique est proverbial, et il va         sans dire qu’elle joue un rôle central dans son processus créatif. Ses         œuvres regorgent de références à l'opéra, à la musique classique et à         la chanson populaire. Joyce y déploie un langage qui met en lumière la         dissonance temporelle de la modernité évoquant ainsi une disjonction         avec le passé. Finnegans Wake (1939) peut         d’ailleurs être considéré comme une composition musicale à part         entière. Dans cet ultime roman, la nostalgie exprime l'impossibilité         d'un retour mythique à l'unité du temps et de l'espace prélapsaires.         Le fracas dissonant du Wake signale la rupture         avec cet état antérieur d’une harmonie désormais disparue. Le texte         est imprégné d'une conscience perceptible dans chaque mot, chaque         phrase, chaque rythme et chaque pause. La nature auditivo-phonique des         mots remet en question le statut même du langage, dans la mesure où le         texte écrit rend audible cette dissonance qui est située au cœur d'un         paysage culturel autrefois harmonieux. Joyce était profondément         préoccupé par la musicalité des mots qui lui permettait de recréer les         propriétés non lexicales de la musique et d’en jouer à travers le         texte écrit du roman. À la suite d'Ezra Pound, qui estimait que         le devoir du poète était d'apprendre la musique, et de Ludwig         Wittgenstein, pour qui la lecture s’apparentait à l’écoute musicale,         notre article tentera tout d'abord d'identifier certains fragments,         allusions, références et structures musicales dans le roman de Joyce,         avant de montrer comment la musique y est à la fois l’expression d’une         modalité, d’un désir d’autoréflexivité et un miroir du contexte         historique dans lequel le romancier irlandais a produit son œuvre. </description>
      <pubDate>Tue, 09 Jul 2024 14:57:41 +0200</pubDate>
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      <title>Music, Memory and Metaphysical Odyssey: How Joyce         Composes Readers and Text in “Sirens” </title>
      <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=4769</link>
      <description>In the eleventh episode of James Joyce’s Ulysses, “Sirens,” Joyce displays a mastery of         musical and memory-based narrative by breaking the rhetorical wall and         composing the reader into the text. Through the structure and style of         the episode, the reader assumes the role of Odysseus; they are bound         to the ship’s mast (parallel processing), secured by the rope         (aesthetic of delay/parallax), and seduced by the Sirens (music and         memory). Analyzing the reader as a character integrated into the text         helps us identify new cognitive and literary relationships between the         reader and musically driven writing techniques. These uncoverings are         apparent through an examination of how the episode’s first sixty-three         lines work in relation to the rest of the episode, and how “Sirens”         works in relation to the rest of the book. It becomes imperative for         the reader to engage elastically with the text in order to gain the         full context of provided references and meaning. Additionally, I         explore how Joyce’s use of local and nonlocal repetitions of details         work in relation to linear and nonlinear cognitive         interpretation.Utilizing Hugh Kenner’s concept of the “aesthetic         of delay” and Patrick Colm Hogan’s studies of parallel processings, I         will explicate the indivisible relationship between the role of music         and memory within the episode, consequently displaying how rhetorical         interplay is thus produced between reader and text. Through Joyce’s         use of textual echoes set to melodic architecture, the reader befits a         metaphysical parody of Odysseus and sails through a sea of Sirens on         their own hero’s journey home. Résumé: Dans le onzième épisode (dit des « Sirènes ») d’Ulysse, de James Joyce, l’auteur démontre sa         maitrise de la narration musicale et mémorielle en brisant le mur         rhétorique et en inscrivant le lecteur dans le texte. À travers la         structure et le style de cet épisode, le lecteur est projeté dans le         rôle d’Ulysse : il est attaché au mât du navire (traitement en         parallèle), fixé par une corde (esthétique du différé / parallaxe), et         envoûté par les sirènes (musique et mémoire). Le fait d’interpréter le         lecteur comme un personnage intégré dans le texte nous permet de         déceler de nouvelles relations cognitives et littéraires entre le         lecteur et un texte caractérisé par des techniques d’écriture         d’inspiration musicale. Ces nouvelles modalités de lecture se révèlent         à travers l’étude du rôle des soixante-trois premières lignes dans la         construction de l’épisode dans son ensemble, et du rôle des         « Sirènes » dans la construction de l’œuvre dans son ensemble. Le         lecteur doit alors impérativement adopter une attitude élastique afin         d’accéder au contexte complet des allusions et des connotations. De         plus, j’étudie la façon dont le caractère local ou non-local des         répétitions se traduit par la linéarité ou non-linéarité de         l’interprétation cognitive. À l’aide du concept de « l’esthétique du         différé » formulé par Hugh Kenner, et de l’étude du « traitement en         parallèle » réalisée par Patrick Colm Hogan, je mettrai en évidence le         lien indivisible entre le rôle de la musique et celui de la mémoire à         l’intérieur de l’épisode des « Sirènes », ce qui me mènera à montrer         comment un jeu de nature rhétorique s’établit entre le lecteur et le         texte. À travers la mise en musique d’échos textuels que réalise Joyce         à travers l’architecture de cet épisode, le lecteur endosse le rôle de         parodie métaphysique d’Ulysse, et vogue à travers une mer peuplée de         Sirènes nageant vers leur propre port d’attache. </description>
      <pubDate>Tue, 09 Jul 2024 15:00:41 +0200</pubDate>
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      <title>Musical Poetics in ‘Four Quartets’: A         Transcendence of the Individual Will </title>
      <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=4777</link>
      <description>It is true that a great piece of music expresses to us something         that words cannot express, and which therefore we cannot explain in         words; it is true that music in its own way enlarges our range of         emotion. But the moment a poet sacrifices sense to sound he ceases to         write poetry (Eliot, Brooker and Schuchard 2019: 16). T. S.         Eliot.Underlying the ‘Four Quartets’, arguably one of Eliot’s         masterpieces, is a desperate search and expression for the real         essence of life: one that encompasses an inarticulate, universalised         emotion to transcend the individual will. A metaphysical poem, ‘Four         Quartets’ is a clear allusion to Eliot’s desire in achieving a         universal will that stretches beyond life and the external reality to         reach the realm of a timeless still-point. Aiming to write poetry that         could ‘get beyond poetry’ – get beyond life – Eliot’s experimentation         in threading music and poetry together elucidates the importance of         musicality in poetry (Matthiessen 1947: 90). With its power to evoke a         ‘world unconscious’ to reveal the absolute, music gives form and         pushes poetry beyond the limitations posed by the semantics of words         (Virkar-Yates 2017: 82). This article examines Eliot’s musical pattern         of uniting sound and sense in ‘Four Quartets’ to argue that a musical         experience of poetry could transcend time: in exposing both poetry and         life ‘naked in their bare bones’, Eliot aspires towards a state of         absolute harmony in surrendering the individual to the universal will         (Matthiessen 1947: 90). Il est vrai qu’une grande œuvre musicale exprime quelque chose que         les mots sont incapables d’exprimer, et que l’on ne peut donc pas         expliquer à l’aide de mots ; il est vrai qu’à sa manière, la musique         élargit le spectre de nos émotions. Mais dès qu’un poète sacrifie le         sens au son, il cesse d’écrire de la poésie.1 T. S. Eliot.Cet article étudie la         musicalité du chef-d’œuvre de T.S. Eliot, « Quatre quatuors ». Inspiré         par Schopenhauer et Beethoven, Eliot présente une expérience poétique         musicale qui exprime une émotion indicible mais universelle, et qui         transcende la volonté individuelle. La musique, avec son pouvoir         d’évoquer un « inconscient du monde » qui renvoie à un absolu, est         vecteur de forme et pousse la poésie au-delà des limites imposées par         la sémantique des mots. À propos de la qualité intérieure des quatuors         de Beethoven, Eliot affirme : « J’aimerais parvenir à reproduire cette         sonorité-là dans mes vers avant de mourir ». La nature transcendantale         de la musique de Beethoven résonne fortement avec l’esthétique         musicale de l’absolu formulée par Schopenhauer : avec son potentiel de         libération de la volonté individuelle, la musique peut communiquer         l’essence interne de l’émotion et le monde tel qu’il est. En         manipulant les mots pour former des images évocatrices d’émotions de         différentes intensités à travers ses « quatuors », le « schéma         musical » d’Eliot encadre et amplifie les deux propriétés musicales de         la poésie que sont la structure et le rythme. Au sens propre, son         schéma permet d’étudier la façon dont les mots peuvent se charger         d’une musicalité propre à susciter l’imagination auditive ; au sens         métaphorique, il évoque le désir de soulager la douleur de la volonté         individuelle en atteignant la dimension atemporelle de la volonté         universelle. </description>
      <pubDate>Tue, 09 Jul 2024 15:08:53 +0200</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title>“Song Back”: Music/al Performance as Activism and         Archive in Harlan County USA (1976) </title>
      <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=4790</link>
      <description>Barbara Kopple’s debut documentary film Harlan         County USA (1976) captures and continues an oral history         tradition specific to a geography expressed particularly in song in         covering the 1973-1974 Brookside strike among coal miners and their         families in rural eastern Kentucky. This article examines the         aesthetics of the film’s sound design, and how the film is positioned         to capture audiovisually not only the strike as it happened but also         the historical role of song/songwriting as present-tense expressions         of protest and solidarity and as an archive of collective         identity/experience, by using a more sound- and song-based         interpretation of Jane Gaines’ concept of “political mimesis.” Rather         than serving merely as background music overwhelmed by and secondary         to the images and situations that unfold on camera, songs performed on         screen and played on the soundtrack express the collective spirit and         solidarity of the striking miners and their families that span         generations and therefore play an important testimonial role within         the documentary. Kopple’s decision to use songs specific to this         community and region not only remembers as well as continues the         significant role of song among miners, their families, and their         personal/professional associates, particularly among women, but also         reveals the multifaceted use of music in relation to remembering,         fostering a sense of belonging, and expressing dissent. I thus also         examine the history of protest songwriting/performance by women in the         Appalachian region in connection to the key role that they played in         the strike. Le premier film documentaire de Barbara Kopple, Harlan County USA (1976), s’inscrit dans (et         perpétue) une tradition de transmission orale, où l’histoire locale se         raconte à travers la chanson. Le film suit les mineurs de fond de         Brookside, dans l’est du Kentucky, ainsi que leurs familles, lors de         la grève de 1973-1974. À partir du concept de « mimésis politique » de         Jane Gaines appliqué à la musique, cet article examine l'esthétique de         la conception sonore du film et la façon dont le film se positionne         pour capturer de manière audiovisuelle non seulement la grève telle         qu'elle s'est déroulée, mais aussi le rôle historique de la chanson         comme expression au présent de la contestation et de la solidarité et         comme archive d’identités et d’expériences collectives. Plutôt que de         servir simplement de musique de fond au service d’images et de         situations qui se déroulent devant la caméra, les chansons jouées à         l'écran et sur la bande sonore expriment l'esprit collectif et la         solidarité des mineurs en grève et de leurs familles à travers les         générations : elles jouent donc un rôle important de témoignage dans         le documentaire. En sa qualité de réalisatrice et d’ingénieure du son,         la décision de Kopple d’utiliser des chansons spécifiques à cette         communauté et à cette région permet non seulement de prolonger le rôle         important de la chanson chez les mineurs et leurs familles (notamment         leurs épouses), mais aussi de révéler les multiples fonctions de la         musique, celle-ci favorisant l’acte de mémoire, le sentiment         d'appartenance et l’expression de la dissidence. J'examine donc         également l’histoire de l'écriture/interprétation de chansons         protestataires par des femmes dans la région des Appalaches en lien         avec le rôle clé qu’elles ont joué dans la grève. </description>
      <pubDate>Tue, 09 Jul 2024 16:33:45 +0200</pubDate>
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    </item>
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      <title>Filming the Cultural Work of Americana Music: Inside Llewyn Davis and the Disruptive Potential of         Nostalgic Sound </title>
      <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=4800</link>
      <description>The Coen Brothers’ exploration of the cinematic and musical past is         more than mere nostalgia. The looping narrative structure of Inside Llewyn Davis defies simple assumptions about         chronology, moving simultaneously back in time and forward to a         different version of the present. Similarly, Americana music points         back to a dynamic past that can be the source of various potential         futures. The temporal paradox that defines Inside         Llewyn Davis allows the Coens to scrutinize the structures and         discourses inherent in our understanding of our shared, imaginary         musical past. One of these structures is class. By untangling the         relationships between the past, class, and the South, the film         represents and explores the disruptive cultural work of the type of         nostalgia central to Americana music. Thus, the film’s disruption of         cinematic time serves to trouble class lines, distinctions, and         assumptions, exposing the processes and discourses that make class a         structure that seems natural, inevitable. L’exploration que font les frères Coen du passé cinématique et         musical dépasse la simple nostalgie. La structure narrative circulaire         de Inside Llewyn Davis va à l’encontre de la         chronologie classique, puisqu’elle remonte le temps en même temps         qu’elle avance vers une version différente du présent. De même, la         musique dite « américana » rappelle un passé dynamique qui peut         déboucher sur différents avenirs potentiels. Le paradoxe temporel qui         définit Inside Llewyn Davis permet aux Coen de         scruter les structures et les discours inscrits dans l’idée que nous         nous faisons de notre passé musical imaginaire partagé. L’une de ces         structures est la classe sociale. En démêlant l’écheveau des relations         entre passé, classe, et le Sud, ce filme représente et explore le         travail de déstabilisation culturelle opéré par le type de nostalgie         qui caractérise l’« américana ». Ainsi, dans ce film, la perturbation         du temps cinématographique sert à rendre poreux les frontières, les         distinctions et les préjugés de classe, et à révéler les processus et         les discours qui confèrent un caractère naturel et inévitable à la         structure qu’est la classe sociale. </description>
      <pubDate>Tue, 09 Jul 2024 16:36:02 +0200</pubDate>
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      <title>The Fiery Furnaces: Memory-Based Rock Music as         Literature </title>
      <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=4813</link>
      <description>This article addresses the topic of “sound-based recollection”         through the work of Matthew and Eleanor Friedberger, musicians best         known as brother-sister rock duo The Fiery Furnaces. Though the         Friedbergers work primarily within music and not literature or film, I         argue that their music is literature, especially in the way Matthew's         lyrics and Eleanor's performances of those lyrics engage with their         personal memories, including their creative recollection of objects         and traditions they refer to in their songs. After exploring how the         music industry's indie rock category parallels the book publishing         industry's literary fiction category, I illustrate how the Fiery         Furnaces' allusions to history and popular culture connect the         listener's memory of cultural objects to the songs' newly adapted         versions. Narrative components like temporality, order, and character,         customarily associated with literature or film, are central to the         Fiery Furnaces' musical reminiscence. The article concludes by tracing         the evolution of those elements in the songs to the endpoint (indeed         the “moral&quot;) of the Friedbergers' attention to memory, biography, and         fiction: that neither music nor text is sufficient to replicate the         past, but that a literary approach to music and memory can playfully         embrace that reality. Cet article se penche sur la question de la « mémoire auditive » à         travers l’œuvre de Matthew et Eleanor Friedberger, le frère et la sœur         qui composent le duo rock The Fiery Furnaces. Bien que les Friedberger         travaillent principalement dans le domaine de la musique et non de la         littérature ou du cinéma, j’avance que leur musique est bien de la         littérature, surtout au regard de la façon dont les paroles écrites         par Matthew et leur interprétation par Eleanor puisent dans leurs         souvenirs personnels, notamment à travers la remémoration créative des         objets et des traditions dont ils parlent dans leurs chansons. Après         avoir étudié les parallèles entre la catégorie « indie rock » dans le         domaine musical et la catégorie « literary fiction » dans le domaine         de l’édition, j’illustre la façon dont les allusions que font les         Fiery Furnaces à l’histoire et à la culture populaire associent chez         l’auditeur le souvenir d’objets culturels aux nouvelles versions qu’en         proposent leurs chansons. On retrouve des éléments narratifs comme la         temporalité, l’ordre et le personnage, plus souvent associés à la         littérature ou au cinéma, au cœur des réminiscences musicales des         Fiery Furnaces. L’article conclut que ces éléments découlent de         l’intérêt des Friedberger pour la mémoire, la biographie et la         fiction : dans leur œuvre, ni la musique ni le texte ne suffisent à         restituer le passé, mais une approche littéraire de la musique et de         la mémoire aboutit à une acceptation ludique de cette réalité. </description>
      <pubDate>Tue, 09 Jul 2024 16:39:41 +0200</pubDate>
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    </item>
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      <title>The relationship between diegetic music and         memory in two early Hitchcock films </title>
      <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=4825</link>
      <description>The function of music in a number of the films directed by Alfred         Hitchcock during his time in Hollywood has been widely explored,         especially with regard to his collaboration with composer Bernard         Herrmann, who wrote the music for such films as Vertigo (1958), North by         Northwest (1959) and Psycho (1960). However, even in Hitchcock’s early British         movies, it is clear that care was given to the ways in which music was         employed within the filmic narratives. This article focuses on the use         of diegetic music, i.e., the music that can be heard by the characters         in a movie, in two of Hitchcock’s British films, namely The 39 Steps (1935) and The Lady Vanishes (1938). Both of the storylines         are based upon novels, yet neither book features music as one of its         themes. The function and impact of certain diegetic melodies in the         filmed versions of both stories is therefore of particular interest. I         argue that the relationship between music and memory in the two films         is crucial within the narratives, not only in the way the stories are         presented and linked to main characters, but also with regard to how         the strands of the plots are drawn together at the end of each movie.         As I exemplify, in each case, the connection between the diegetic         melodies I discuss, and the remembrance of this music by a main         character, proves to be an important and elucidating theme within the         films. La fonction de la musique dans nombre de films réalisés par Alfred         Hitchcock au cours de sa période hollywoodienne a été étudiée en         détail, surtout en ce qui concerne sa collaboration avec le         compositeur Bernard Hermann, qui a écrit la musique de films comme Sueurs froides (1958), La Mort         aux Trousses (1959) et Psychose (1960).         Cependant, il est clair que déjà, dans ses films britanniques,         Hitchcock était très attentif à la façon dont la musique pouvait être         intégrée au récit filmique. Le présent article s’intéresse à la         musique diégétique, c’est-à-dire la musique entendue par les         personnages, dans deux des films britanniques d’Hitchcock, à savoir         Les 39 marches (1935) et Une         femme disparaît (1938). Les deux intrigues sont tirées de romans,         mais aucun de ces deux romans ne parle de musique. La fonction et         l’effet de certaines mélodies diégétiques présentent donc un intérêt         particulier. J’avance que l’articulation entre musique et mémoire,         pour ces deux films, joue un rôle crucial dans l’agencement du récit,         non seulement parce qu’elle permet d’introduire les événements et de         les mettre en relation avec les personnages, mais aussi parce qu’elle         permet de rassembler les différents fils de l’intrigue à la fin de         chaque film. Comme je le montrerai, le lien entre une mélodie         diégétique et sa remémoration émerge comme un thème central, grâce au         pouvoir d’élucidation que lui confèrent ces deux intrigues. </description>
      <pubDate>Tue, 09 Jul 2024 16:44:37 +0200</pubDate>
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    </item>
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      <title>“Shallow fopp’ry” and “music of the spheres”: the         multifarious mnemonic values of music in Shakespeare’s The Merchant of Venice </title>
      <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=4831</link>
      <description>In The Merchant of Venice, music is         perceived both mentally through the words alluding to it – literally         or metaphorically – and from the sounds of the words – through         resounding rhetorical forms and the musicality of language. These musical encounters address the memory of the         characters and audience alike, reviving traumatic experiences or         reminding them of joyous events. In addition, the characters’ lines         are environed by songs and instrumental music, psychically inspiring         and contributing to reach a desired and universal harmony, as recorded         in classical texts.This paper offers close readings of the         musical and rhetorical strategies at work in the play’s text (as well         as in some recent performances) to shed light on the ways in which         music is embedded in the play and stimulates memorization processes.         At the same time, it shows how Shakespeare’s play serves as a reminder         of Early Modern social and religious issues tied in to the         understanding of music and its practices. Dans Le Marchand de Venise, la musique         apparaît à la fois dans les mots qui y font allusion – de manière         directe ou métaphorique – et dans les sonorités des mots – à travers         des figures rhétoriques résonantes et par la musicalité du langage.         Ces types de rencontres musicales s’adressent à la mémoire des         personnages aussi bien qu’à celle du public, ravivant des expériences         traumatiques ou rappelant des évènements joyeux. De plus, les paroles         des personnages sont entourées de chansons et de musique         instrumentale, qui inspirent psychiquement et contribuent à atteindre         une harmonie désirée et universelle, comme mentionné dans les textes         classiques.Cet article met en œuvre une lecture rapprochée des         stratégies musicales et rhétoriques du texte de la pièce (et         auxiliairement dans quelques mises en scène récentes), pour mettre en         lumière les manières dont la musique est intégrée dans la pièce et         permet de stimuler les processus de mémorisation. Il montre aussi         comment la pièce de Shakespeare se fait mémoire de questions sociales         et religieuses de la première modernité liées aux conceptions et         pratiques musicales. </description>
      <pubDate>Tue, 09 Jul 2024 16:50:18 +0200</pubDate>
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      <title>« Time broke » : Temps, Mémoire et Musique, de         Saint Augustin à Richard II </title>
      <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=4841</link>
      <description>Dans le théâtre de Shakespeare, quatre scènes montrent l’expérience         intime du temps et de la mort comme corollaires de l’expérience         musicale. Une lecture intertextuelle de Shakespeare et de Saint         Augustin donne à ces scènes, et en particulier à la scène 5 du         cinquième acte de Richard II, une dimension         phénoménologique, très éloignée de la doxa platonicienne/boétienne en         vigueur à la renaissance. In Shakespeare’s drama, four scenes focus on the intimate         experience of time and death as corollaries of musical experience,         more especially Richard II act V scene 5. An         intertextual reading of Shakespeare and Augustine provides a         phenomenological approach, distinct from the Renaissance         Boetian/Platonic model. </description>
      <pubDate>Tue, 09 Jul 2024 16:52:40 +0200</pubDate>
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