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    <title>Ernaux (Annie)</title>
    <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=4593</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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    <item>
      <title>« À mi-chemin entre littérature et sciences         humaines ». L’adaptation du modèle autosociobiographique d’Annie         Ernaux dans Comme nous existons (2021) de         Kaoutar Harchi</title>
      <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=4590</link>
      <description>Grâce aux travaux pionniers du sociologue Pierre Bourdieu et de         l’écrivaine Annie Ernaux, le genre de l’autosociobiographie, entre         autobiographie, socioanalyse et réflexion sociologique, s’est imposé         avec succès dans le champ littéraire français. Dans cette contribution         sont examinés les liens entre le récit intersectionnel de Kaoutar         Harchi Comme nous existons (2021), entre         littérature et sociologie, et le modèle autosociobiographique         ernausien, entre littérature et sciences humaines. Si Harchi reprend         le programme d’Annie Ernaux, notamment pour fournir le même rapport         entre ascension sociale, honte, éloignement familial et écriture, elle         s’en distingue tant sur le plan du contenu que sur celui de la         poétique. À la différence d’Ernaux, ascension sociale ne signifie pas         rupture familiale pour Harchi qui a un habitus         lié, tandis qu’Ernaux souffre d’un habitus         clivé. Harchi le met en scène par une composition originale,         laquelle, en ce qui concerne les aspects narratifs, joue beaucoup plus         sur le pacte autobiographique qu’Ernaux. Due to the pioneering work of the sociologist Pierre Bourdieu and         the author Annie Ernaux, the genre of autosociobiography, which         combines autobiography, socio-analysis and sociological reflection,         has successfully established itself in the French literary         field.Our contribution examines the connections between Kaoutar         Harchi’s intersectional narrative Comme nous         existons (2021) between literature and sociology and the         ernausian autosociobiographical model between literature and social         sciences. It will be shown that Harchi takes up Annie Ernaux’s         programme, in particular to provide the same relationship between         social ascension, shame, family estrangement and writing, but that she         also distinguishes herself from Ernaux in terms of both content and         poetics: unlike Ernaux, social ascension does not mean family break-up         for her. Harchi has a non-cleaved habitus,         whereas Ernaux suffers from a cleaved habitus.         Harchi illustrates it by means of an original composition. As far as         the other narrative aspects are concerned, she plays much more on the         autobiographical pact than Ernaux. </description>
      <pubDate>jeu., 18 avril 2024 14:36:26 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>ven., 26 juil. 2024 14:53:03 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Le discours actuel sur les transclasses et les         autosociobiographies en France et en Allemagne : un entre-deux à bien         des égards</title>
      <link>http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=4597</link>
      <description>L’article aborde tout d'abord la thèse selon laquelle les         autosociobiographies constituent une forme narrative hybride qui peut         très bien être caractérisée par le modèle de l’« entre-deux ». On peut         constater que les récits autosociobiographiques franchissent les         frontières entre la littérature et les sciences sociales, en racontant         des parcours personnels dans le miroir d’un diagnostic         socio-analytique. Au niveau du texte, le caractère hybride peut         également être démontré à l’aide des protagonistes transclasses car         des individus passent d’un milieu d’origine populaire à la         bourgeoisie. Sur le plan narratologique, ce caractère « entre-deux »         se manifeste à travers le statut du narrateur autodiégétique : le         « je » narré est représentatif du milieu d’origine modeste, tandis que         le « je » narrateur a déjà pris pied dans le milieu bourgeois. Ces         deux niveaux du « je » se rapprochent de plus en plus au fil du récit         autosociobiographique, ce qui reflète aussi la mobilité sociale des         protagonistes.Dans un deuxième temps, l’accent est mis sur le         discours sur les transclasses et la réception des         autosociobiographies, en adoptant une perspective comparative entre la         France et l’Allemagne. Il s’avère que les débats en France sont bien         plus controversés qu’en Allemagne. Cela s’explique d’une part par le         fait que les autosociobiographies ont une tradition nettement plus         longue en France, alors qu’elles n’ont été découvertes en Allemagne         qu’à partir de 2016 et que le courant ne s’est imposé que lentement.         Qui plus est, l’acuité des débats en France est due au fait que les         catégories sociales de classe et du milieu d’origine ont été intégrées         dans les controverses générales sur les politiques d’identité, ce que         l’on ne peut pas (encore) observer en Allemagne en 2023/2024.La         dernière étape consiste à expliquer dans quelle mesure le fait que de         nombreux auteurs transclasses se considèrent comme des ‘héritiers’ de         Bourdieu est également en partie responsable des débats parfois âpres         qui ont lieu en France. Le fait que Bourdieu ait lui-même une         biographie transclasse et que ses recherches et son engagement social         aient déjà fait l’objet de vives critiques de son vivant de la part         des représentants conservateurs de sa discipline et aussi des médias         conservateurs est sans doute l’une des raisons pour lesquelles ses         héritiers autoproclamés doivent eux aussi faire face à tant de vents         contraires. The article begins with the thesis that autosociobiographies         constitute a hybrid narrative form that can be characterized by the         'in-between' model. It can be seen that autosociobiographical         narratives cross the boundaries between literature and the social         sciences, recounting personal journeys in the mirror of a         socio-analytical diagnosis. The hybrid nature of the text can also be         demonstrated by the actors, individuals who move up the social ladder,         from a working-class background to the bourgeoisie. From a         narratological point of view, this in-between character manifests         itself through the status of the autodiegetic narrator: the narrated         ‘I’ is representative of a lower-class background, while the narrating         ‘I’ has already gained a foothold in the middle class. These two         levels of ‘I’ come closer and closer together as the         autosociobiographical narrative progresses, which also reflects the         social mobility of the protagonists.The second part is focused on         the discourse on individuals benefiting from long-range social         mobility, and the reception of autosociobiographies, adopting a         comparative perspective between France and Germany. It turns out that         the debates in France are far more controversial than in Germany. On         the one hand, this is due to the fact that autosociobiographies have a         much longer tradition in France, whereas they were only discovered in         Germany in 2016, and the trend has only slowly taken hold. On the         other hand, the acuteness of the debates in France is due to the fact         that the social categories of class and social background have been         integrated into the general controversies on identity politics,         something that cannot (yet) be observed in Germany in 2023/24.The         final step is to explain to what extent the fact that upwardly-mobile         authors see themselves as Bourdieu's 'heirs' is also partly         responsible for the sometimes heated debates taking place in France.         The fact that Bourdieu himself had a ‘transclass’ biography and that         his research and social engagement had already come under heavy         criticism during his lifetime from conservative representatives of his         field and also from the conservative media is undoubtedly one of the         reasons why his self-proclaimed heirs also have to face so many </description>
      <pubDate>jeu., 18 avril 2024 14:37:01 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 10 juil. 2024 11:09:07 +0200</lastBuildDate>
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