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    <title>atonality</title>
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    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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      <title>Musical reminiscence and structure in James         Joyce’s Finnegans Wake (1939)</title>
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      <description>James Joyce’s enthusiasm for music is proverbial, not to mention         the long-acknowledged importance of music that is at the core of his         creative process. His works are replete with references to Opera,         classical music and song. The way Joyce deploys language denotes the         temporal dissonance of modernity while evoking a disjunction with the         past. James Joyce’s Finnegans Wake (1939) could         well be viewed as a musical composition in its own right. In Finnegans Wake, nostalgia expresses the         impossibility of a mythical return to the prelapsarian unity of time         and space. The dissonant clatter in Joyce’s Wake signals the break with that previous state of         harmony. Joyce’s last novel oozes with an awareness in every word and         phrase, in every rhythm and pause. The aural dimension of the words         questions the status of language itself as the written text makes         audible the dissonance that is at the core of a once harmonious         cultural landscape. Furthermore, Joyce was deeply concerned with the         musicality of the word that enabled him to play on the non-lexical         properties of music. Following Ezra Pound—who believed that the         poet’s duty was to learn music—and Ludwig Wittgenstein for whom         reading was like listening to music, the present paper will first         attempt to tease out some of the musical fragments, allusions,         references and structures in Joyce’s novel, before pointing to music         as both a modality of self-reflexivity and a mirror of the historical         moment in which he produced his work of art. L’intérêt de James Joyce pour la musique est proverbial, et il va         sans dire qu’elle joue un rôle central dans son processus créatif. Ses         œuvres regorgent de références à l'opéra, à la musique classique et à         la chanson populaire. Joyce y déploie un langage qui met en lumière la         dissonance temporelle de la modernité évoquant ainsi une disjonction         avec le passé. Finnegans Wake (1939) peut         d’ailleurs être considéré comme une composition musicale à part         entière. Dans cet ultime roman, la nostalgie exprime l'impossibilité         d'un retour mythique à l'unité du temps et de l'espace prélapsaires.         Le fracas dissonant du Wake signale la rupture         avec cet état antérieur d’une harmonie désormais disparue. Le texte         est imprégné d'une conscience perceptible dans chaque mot, chaque         phrase, chaque rythme et chaque pause. La nature auditivo-phonique des         mots remet en question le statut même du langage, dans la mesure où le         texte écrit rend audible cette dissonance qui est située au cœur d'un         paysage culturel autrefois harmonieux. Joyce était profondément         préoccupé par la musicalité des mots qui lui permettait de recréer les         propriétés non lexicales de la musique et d’en jouer à travers le         texte écrit du roman. À la suite d'Ezra Pound, qui estimait que         le devoir du poète était d'apprendre la musique, et de Ludwig         Wittgenstein, pour qui la lecture s’apparentait à l’écoute musicale,         notre article tentera tout d'abord d'identifier certains fragments,         allusions, références et structures musicales dans le roman de Joyce,         avant de montrer comment la musique y est à la fois l’expression d’une         modalité, d’un désir d’autoréflexivité et un miroir du contexte         historique dans lequel le romancier irlandais a produit son œuvre. </description>
      <pubDate>mar., 09 juil. 2024 14:57:41 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>ven., 26 juil. 2024 16:18:33 +0200</lastBuildDate>
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