prédication réformée http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=4889 Entrées d’index fr 0 Latin et anglais, sermons et littérature : des transmissions textuelles dans l’Angleterre d’Elisabeth http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=1066 Au XVIe siècle, au temps d’Elisabeth I, les prédicateurs anglais lisent en latin des textes d’époques très diverses, textes bibliques, histoire, traités de morale et de droit, répertoires symboliques. Ces derniers textes (Bersuire, Bromyard, Vincent de Beauvais, Peraud) sont édités et utilisés du XIIIe jusqu’au XVIIe siècle. Les prédicateurs confrontent aussi les traductions, notamment celles de la Bible, se tenant au courant des développements les plus récents. Mais l’analyse des sources d’un prédicateur réformé ordinaire, Francis Trigge et de leur utilisation montre un réemploi des matériaux antérieurs les plus traditionnels (glose ordinaire, glose du droit canon) pour réfléchir aux évolutions sociales. Parlant en anglais à un public étendu de façon répétée et explicite, les prédicateurs lui transmettent argumentations, schémas narratifs et représentations symboliques. Des exemples tirés de nombreux sermons, et notamment de celui de Trigge, montrent ces transmissions aux auteurs littéraires qui écrivent en anglais (Shakespeare, Sidney et Lyly). Les symboles ne sont pas ornementaux ; ce sont des condensés de signification, des outils d’argumentation et de réflexion au moment où l’analogie est confrontée à la culture de la curiosité. Elizabethan preachers read a wide range of texts spanning several centuries: Biblical, historical, moral, law treatises, compendiums of symbols and distinctiones. Vincent of Beauvais, Bersuire Peraud or Bromyard were published and used from the 13th century to the 17th century. Preachers also compared Biblical translations and knew the most recent developments. Yet even a dedicated reformer such as Francis Trigge will be influenced by the glossa ordinaria and the gloss of the Decretum when pondering over social changes. Speaking in English repeatedly and explicitly on the realities of their day to a wide audience with those very ancient and very modern tools, they shape the mental background of the general public, conveying lines of argument, narrative structures and symbols. The examples for this analysis are drawn from Trigge, an ordinary preacher, and many other such showing those transmissions to English literary writers, Shakespeare, Sidney and Lyly. Symbols are not cosmetic, they encapsulate meanings, they are intellectual tools. With them writers ponder and argue, even in the late 16th century when curiosity challenged analogy. mar., 05 déc. 2017 12:43:31 +0100 jeu., 26 sept. 2024 15:27:45 +0200 http://preo.ube.fr/textesetcontextes/index.php?id=1066