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    <title>Mathilde Stevens</title>
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    <description>Entrées d’index</description>
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      <title>Critique d’art au féminin au XIXe siècle : Mathilde Stevens</title>
      <link>http://preo.ube.fr/textetimage/index.php?id=84</link>
      <description>C’est avec la parution, d’abord en feuilleton, des Impressions d’une femme au salon de 1859, que Mathilde Stevens débuta vraiment sa carrière littéraire. Sous le pseudonyme de Jeanne Thilda, celle-ci rendit compte des œuvres présentées au Salon et de la Peinture. Cet art ne lui est pas inconnu, elle est alors l’épouse du critique et marchand d’art belge Arthur Stevens. Cette femme de lettres, aujourd’hui tombée dans l’oubli, fut une des figures des plus en vue de la société parisienne des années 1880. Elle inspira à Guy de Maupassant le personnage de Mme Forestier dans Bel-Ami. Si cette figure atypique mérite que l’on s’attarde sur son existence, c’est pour découvrir qui a influencé sa conception de la Peinture. Elle a ainsi emprunté à son mari, marchand des artistes de l’école de Barbizon, son goût pour les paysages romantiques. On retrouve également certaines idées développées par Charles Baudelaire dans son Salon de 1846. Mathilde Stevens reprend son analogie entre peinture et harmonie musicale ainsi que le rôle important joué par la mémoire dans l’appréciation d’une œuvre. Malgré toutes ces influences masculines, Les Impressions d’une femme au salon de 1859 demeure un écrit féminin. Leur auteure n’a pas manqué de rappeler son identité sexuelle et les marques de la féminité, telle que la concevaient ses contemporains, sont nombreuses, à commencer par les nombreuses digressions et un compte-rendu centré sur la narratrice. À bien y regarder, Mathilde Stevens semble avoir caricaturé le comportement féminin. Est-ce une stratégie de sa part ? Si son appartenance au « beau sexe » la marginalise et la discrédite quelque peu auprès de ses confrères masculins, elle lui offre paradoxalement un vaste champ de liberté. Étant une critique « hors norme », elle n’a, de ce fait, aucun modèle, aucun discours à reproduire pour être entendue du grand public. Mathilde Stevens started being really famous with Les Impressions d’une femme au Salon de 1859, which was first published as a serial. She wrote about the paintings in Le Salon and about painting generally. The artistic world was well-known to her: her husband was Arthur Stevens, the famous Belgian art critic and art dealer. Although she is now mostly forgotten, she was one of the most highly regarded women in Paris of the 1880s. She inspired Guy de Maupassant when he created Madame Forestier in Bel-Ami. Talking about her life is to discover who shaped her ideas about painting. Her taste for Romantic landscapes comes from her husband’s love for the Barbizon School. Charles Baudelaire and his Salon de 1846 also inspired her: she took up his comparison between Painting and Musical harmony as well as the importance of memory. In spite of these men’s influences, Les Impressions d’une femme au salon de 1859 is definitely a female text. Often, the author reminds the reader of her sexual identity, her thoughts are typically feminine: shallow and lightweight. In fact, Mathilde Stevens seems to caricature stereotypical female behaviour. Is it a strategy? In fact, she doesn’t compete with male critics: she can write and think more freely. </description>
      <pubDate>jeu., 25 janv. 2018 09:33:47 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>lun., 25 sept. 2023 15:25:47 +0200</lastBuildDate>
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