L’auteur propose une relecture de l’affrontement qui opposa Sparte et Athènes à l’époque classique en remettant en cause le principe issus d’une lecture thucydidéenne selon lequel Sparte était une cité impérialiste qui, pour préserver sa position dominante, fut contrainte de s’attaquer à Athènes, puissance émergente. Cette lecture a fait florès, notamment à travers des clichés modernes qui, depuis le xixe siècle, ont parfois cristallisé le discours en une opposition entre la Sparte autoritaire et l’Athènes démocratique. L’auteur rappelle à juste titre qu’entre 477 et 432 ce n’est pas Sparte qui s’attaque à Athènes, mais bien l’inverse : profitant du tremblement de terre de 465, Athènes prend pied dans le Péloponnèse, jusqu’alors chasse gardée de Sparte.
L’étude débute en 510 avec l’intervention de Cléomène Ier dans la vie politique athénienne, contre Hippias, puis contre Clisthène et pour Isagoras. L’auteur voit dans cette ingérence mal vécue le point de départ de l’affrontement auqu...
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