Introduction
Le terme de plumbata se rencontre pour la première fois chez l’auteur anonyme du De Rebus Bellicis qui fournit des données précieuses, à la fois textuelles et iconographiques, sur ses caractéristiques morphologiques1. C’est une arme légère, de la longueur d’une flèche, lancée à la main, que les sources écrites, autant que les nombreuses découvertes, ont permise de dater de la fin du iiie siècle aux premières décennies du vie siècle après J.-C., pour les exemplaires les plus tardifs.
La plumbata, littéralement dard plombé, est constituée d’une pointe métallique en fer emmanchée sur une hampe de bois, à l’extrémité inférieure de laquelle ont été accrochées des pennes qui constituent l’empennage. Un espace suffisant entre les plumes et le bout de la hampe est réservé afin de permettre la préhension de l’arme par le soldat. Une gaine de plomb ovoïdale enserre la jonction entre la pointe de fer et la hampe (fig. 1).
Figure 1 : nomenclature et abréviation des données métriques relevées sur les plumbatae.
Crédits/sources : DAO P. Bombled.
Les antiquaires et les collectionneurs semblent avoir porté un intérêt certain aux plumbatae dès la période de la Renaissance. Il faut pourtant attendre le xixe siècle et surtout les années 1970, avec la multiplication des découvertes archéologiques en Angleterre et en Europe de l’Est, pour que cette arme, longtemps restée obscure, soit mieux connue2.
Depuis la seconde moitié du xxe siècle, les articles et les chapitres d’ouvrages sur le sujet se sont multipliés, avec une prédilection pour les expérimentations archéologiques. Elles ont porté une attention particulière à la question des techniques de préhension et à la portée de l’arme3. L’un des défis de ces essais consistait à reproduire et à dépasser les résultats éloquents que John Eagle avait pu obtenir lors de ses tests en 19894. Parallèlement, la recherche, rétive à reconnaître cet objet comme une innovation romaine de l’Antiquité tardive, a essayé de remonter son apparition aux périodes protohistoriques5. Pourtant, ce vif intérêt n’empêche pas Maurizio Buora de relever en 1997 l’absence d’études comparatives morphologiques de tous les exemplaires trouvés en contextes archéologiques6. Des analyses de ce type ont pourtant été entreprises par Thomas Völling en 19917 et par Miroslav B. Vujović en 20108. Mais, l’ancienneté des travaux du premier et le territoire restreint auquel se bornent les recherches du second, les ont contraints à analyser un nombre limité de spécimens, moins d’une trentaine.
L’archéologie permet aujourd’hui d’en recenser plus de cent soixante, distribuées inégalement sur l’ensemble du territoire romain. Certains ne trouvent pas d’équivalents parmi les types existants. Il est ainsi apparu nécessaire de proposer un classement des plumbatae intégrant l’ensemble des découvertes et dans lequel l’aspect morphologique ne constitue pas le seul critère, mais s’associe à d’autres, métriques, techniques et incidemment, fonctionnels. La combinaison de ces différentes données invite à s’interroger sur les liens qui peuvent exister entre la forme, la fonction et les techniques de fabrication.
D’autre part, elle questionne sur la répartition géographique des dards plombés et leur contexte de découverte. Le recensement des plumbatae mises au jour dans l’Empire romain met en évidence des inégalités dans la répartition et la distribution de ces vestiges qui soulèvent de nombreuses questions. Les dards plombés étaient-ils l’apanage d’une unité spécifique de l’armée romaine qui aurait œuvré principalement dans la partie orientale du territoire ou étaient-ils des armes adaptées à des circonstances bien spécifiques des combats, et/ou pour peut-être faire face à une menace singulière, bien plus présente en Orient qu’en Occident ? Le but de ce propos n’est pas de minimiser l’usage des plumbatae sur le champ de bataille. À la lecture de Végèce et de ses confrères, leur rôle lors de ces rencontres armées ne peut être négligé. Il s’agit plutôt ici de discuter de leur usage défensif et peut-être de leur rôle plus prépondérant dans la poliorcétique.
La plumbata : définition
D’après les sources anciennes
Les armes lestées ayant l’apparence de flèches qui sont lancées ou non à la main ne constituent pas une technologie nouvelle dans l’histoire de l’armement romain9.
Dès le ier siècle apr. J.-C., Tite-Live décrit, l’usage par les Macédoniens d’une arme de jet, composée d’une tête métallique de deux palmes (ca 15,24 cm) montée sur un bois d’une demi-coudée de long (ca 23,13 cm) et d’un doigt d’épaisseur (ca 1,9 cm). Elle était garnie de trois plumes à la manière d’une flèche, afin d’en conserver l’équilibre et était projetée à la fronde par un ample mouvement rotatif10. Les descriptions n’explicitent toutefois pas la présence de lest sur cette arme.
Un siècle plus tard, au ier siècle après J.-C., Pline l’Ancien évoque l’usage d’une flèche nommée plumbis sagittis, dont les Arabes font usage pour abattre une espèce particulière d’oiseau qui se perchent au sommet des arbres11.
C’est au pilum qui arme les légionnaires romains depuis le ive siècle avant J.-C. que l’on attribue les origines de la plumbata12. À la fin de la période républicaine et au début du Principat, les soldats romains auraient été armés d’un nouveau type de pilum, lesté13. Sa création, encouragée par les guerres civiles, avait probablement pour but de faciliter la pénétration de l’arme dans les boucliers en contre-plaqués portés par les Romains, plus solides que le bouclier de planches traditionnellement employé par les ennemis de Rome14. Le changement consistait à fixer un lest à l’emmanchement de la pointe et de la hampe, comme cela est illustré sur la frise A du relief de Cancellaria, daté du dernier quart du ier siècle après J.-C., sur quelques métopes du Tropaeum Traiani d’Adamklissi (Roumanie) ou bien sur des stèles à Rome datées des iie-iiie siècle après J.-C.15 Les découvertes archéologiques pour cette catégorie de pilum restent rares.
Hormis ces quelques exemples, aucune arme assimilable à la plumbata ne semble avoir été régulièrement employée par les troupes romaines avant le ive siècle après J.-C. En effet, l’absence de plumbatae sur le site de la bataille d’Harzhorn qui a eu lieu en Basse-Saxe (Allemagne) au cours de la première moitié du iiie siècle après J.-C. semble montrer que l’arme de jet, à cette époque, n’était pas encore une arme qui équipait les soldats de l’armée romaine. Au cours de cette bataille, les troupes romaines, en marche vers le barbaricum, surprises par des contingents germaniques lors de la traversée d’un défilé à l’extrémité est de Harzhorn, ont fait massivement usage de dispositifs d’artillerie pour résister à l’attaque surprise de ces populations germaniques. Ce sont près d’une centaine de pointes de traits et un nombre important de pointes de flèches, de lances et de pila qui ont été mises au jour sur le site de cette bataille16. Elles témoignent de l’importance qu’ont joué les dispositifs d’artillerie et les attaques à distance au cours de cet affrontement. L’absence de dards plombés parmi les vestiges archéologiques semble témoigner du fait que les armées romaines n’étaient alors pas équipées de tels instruments au moment des affrontements.
Si le terme de plumbata se rencontre pour la première fois dans les lignes du De Rebus Bellicis, c’est Végèce, le premier, qui mentionne cette arme dans son Traité d’Art Militaire daté de la fin du ive siècle après J.-C. Il use d’un tout autre terme pour la qualifier, celui de mattiobarbulus17, quand Maurice, dans le Strategikon, emploie tantôt le mot martzobarboulon, tantôt celui de riptaria18. Il est généralement admis que mattiobarbulus correspondrait à une erreur de retranscription des copistes médiévistes du mot martiobarbulus ou « Barbe de Mars19 ». Il insisterait alors sur la présence de barbelures dans le prolongement de la lame. L’auteur ne donne pas d’autres précisions sur les caractéristiques morphologiques de l’arme, probablement parce que celles-ci ne devaient pas être nécessaires pour le lecteur qui lui était contemporain.
En revanche, l’Anonyme du De Rebus Bellicis fournit une description détaillée de deux variantes de cette arme. L’une se caractérise par un fer rond qui se termine en pointe. Elle est nommée plumbata mamillata20. La seconde, la plumbata tribolata, est marquée par des pointes fixées sur la chape de plomb et disposées à intervalles réguliers. Ainsi, si l’arme vient à manquer sa cible et tombe au sol, elle n’en reste pas moins efficace puisqu’elle fonctionne alors comme une chausse-trappe en blessant les pieds des ennemis qui viendraient à marcher dessus21. Mais contrairement à la plumbata mamillata, l’existence de la plumbata tribolata n’a jamais été attestée par des découvertes archéologiques. Il pourrait s’agir d’une invention de l’auteur comme il en a été constatée à plusieurs reprises dans certains chapitres de l’ouvrage. L’idée qu’un copiste médiéviste, ne comprenant pas l’usage de l’arme et l’ait confondu avec une autre de son temps ne doit pas non plus être écartée.
Les traités médiévaux et modernes sur les arts du feu contiennent d’ailleurs, pour certains d’entre eux, des miniatures représentant des pointes qui se composent d’une armature métallique emmanchée sur un fût de bois, sur lequel a été fixée une balle incendiaire posée sur une sorte de soucoupe. De celle-ci ressortent des piques métalliques22. Une illustration semblable se rencontre dans les pages du Feuerwerksbuch de Ernst Braun (1682)23. Quelques années auparavant, Hans Georg Schirvatt intègre dans son livre Kunst-und Artillerie-Buch (1622) la représentation d’un trait incendiaire à la lame barbelée montée sur une tige à l’extrémité inférieure de laquelle a été fixée une balle incendiaire piquée de pointes acérées24.
Les sources écrites et les descriptions précises qui sont faites de la plumbata ont facilité leur identification archéologique, surtout si le lest de plomb est toujours présent.
Selon le matériel archéologique : petite mise à jour des classements
État des travaux typologiques
Depuis le milieu des années 1970, seulement deux analyses comparatives des découvertes archéologiques, avec pour objectif la classification des objets, ont été entreprises. La première, fruit des réflexions de l’anglais Th. Völling voit le jour en 1991. La seconde est proposée par M. B. Vujović en 2010 dans un article de quelques dizaines de pages. Ces travaux s’appuient respectivement sur un modeste corpus d’une trentaine d’artefacts dont les caractéristiques morphologiques et métriques conduisent les deux chercheurs à les ranger dans trois groupes distincts.
Pour Th. Völling, une distinction doit être faite entre les plumbatae barbelées à tige lisse, carrée ou ronde (type 1), plus rarement torsadée (type 1a) et celles qui sont dépourvues de ces prolongements (type 2). Chacun de ces groupes accueille des exemplaires de petites dimensions (moins de 12 cm de long), de dimensions intermédiaires ou moyennes (entre 13 et 16,5 cm) et de grandes dimensions (entre 18,5 et 22 cm). Les exemplaires de grande taille, de plus de 25 cm, comme ceux d’Olympie25 ou de Sisak26 font figure d’exceptions27.
Pour M. B. Vujović, la forme de la lame est un critère déterminant pour la classification des artefacts. Outre des pointes barbelées de forme triangulaire, l’archéologie atteste de l’existence, d’exemplaires à lame oblongue prolongée de barbelures orientées vers la tige ou vers l’extérieur et de pointes trilobées pour lesquelles l’empennage se compose de trois ailes28.
Malgré la modestie des corpus sur lesquelles reposent ces propositions de classification, ces travaux mettent en exergue une certaine variété dans les formes que peuvent adopter les plumbatae. Une diversité qui se retrouve dans l’assemblage de ces deux corpus et des trouvailles plus récentes provenant de toute l’Europe.
Le corpus : essai de classification des vestiges archéologiques
Le recensement de 163 dards plombés, provenant de 85 sites, par un examen attentif de la bibliographique et par une prospection muséographique a ainsi permis de confirmer et de compléter la variété des formes29 (fig. 2).
Comme Th. Völling le soulignait en 1990, deux grandes catégories de lames ont pu être observées ; celles barbelées (majoritaires) et celles dépourvues de barbelures (moins courantes). De la même manière, deux sortes de tiges ont pu être relevées. Si la plupart sont lisses et de section carrée, d’autres sont torsadées.
Figure 2 : proposition de classification des plumbatae.
Crédits/sources : DAO P. Bombled.
Les vestiges les mieux préservés peuvent être rangés dans une fourchette de longueur relativement large, entre 8,4 et 27,5 cm, pour une longueur moyenne de 14 cm. Quelle que soit la taille générale de la pointe métallique, la lame n’excède jamais les 6 cm de long et mesure moins de 2 cm de large. La tige sur laquelle elle est montée mesure moins de 10 cm de long et possède une épaisseur moyenne de 0,5 cm.
Le lest mesure le plus souvent moins de 5 cm de long. Ces excroissances moulées, comme semble l’induire la présence de cupules sur la surface de la chape, restes des évents prévus pour l’évacuation du surplus de plomb, sont de section circulaire. Ils sont moins couramment carrés. Dans ce dernier cas, ils n’ont pas été moulés, mais ils ont pu être roulés et martelés. Ces lests adoptent des profils assez variés, tantôt trapus, massifs et larges, tantôt oblongs et étroits.
En enserrant le système d’emmanchement des dards plombés, ces excroissances autorisent difficilement à en déterminer la nature. Le système à douille semble être le plus répandu. Une série de radiographies réalisées sur des plumbatae mises au jour à Wroxeter (Angleterre) ont permis de reconnaître une douille fendue percée par un clou et conservant encore quelques fragments de bois30. Un second mode d’emmanchement, à soie, a aussi pu permettre l’association des parties ligneuses et métalliques. Il semble toutefois moins fréquent et a pu être déduit d’un exemplaire trouvé à Burgh-Castel (Angleterre) et totalement dépourvu de lest31.
Environ un cinquième des dards plombés recensés est caractérisé par une lame concave, de section losangique ou lenticulaire (type 1). La plupart des exemplaires, dont la longueur moyenne est de 13,8 cm (fig. 3), sont constitués d’une tige lisse de section carrée ou circulaire, trouvant une équivalence dans le type Völling 132. Ils possèdent un lest trapu, petit et court (type 1a). Un seul spécimen se compose d’une tige torsadée, comparable au type Völling 1a33. Il est équipé d’une chape de plomb oblongue (type 1b).
Figure 3 : tableau récapitulatif des valeurs métriques minimales, maximales et moyennes des types de plumbatae relevés.
Crédits/sources : P. Bombled.
Près du quart des plumbatae du corpus possède une lame biconvexe de section losangique ou lenticulaire, aux barbelures tournées vers la tige. Celle-ci peut être torsadée, pour le type 2a notamment, ou lisse et de section carrée ou circulaire (type 2b). La première catégorie pour laquelle quatre exemplaires ont été recensés est assimilable au type Vujović 134. La seconde comprend trente-quatre vestiges équivalents au type Vujović 235. Les exemplaires de ces deux variantes mesurent en moyenne moins de 14 cm (12,7 cm pour les artefacts de type 2a et 13,3 cm pour ceux de type 2b). Le dard plombé provenant d’Olympie (Grèce)36, du haut de ses 27 cm de long, est la seule occurrence pour laquelle le lest de plomb est fixé sur une tige longue de 21,1 cm, plutôt qu’à hauteur du système d’emmanchement.
Les plumbatae à lame concave, de section losangique ou lenticulaire, avec un empennage anguleux à l’extrémité supérieure, se répartissent entre deux groupes. Le premier (type 3a) rassemble les six exemplaires à tige lisse mesurant entre 11,7 et 17,6 cm de long. Le second accueille la seule occurrence de cette catégorie pour laquelle la tige est torsadée. Avec ses 22 cm de long, l’exemplaire est aussi de grande dimension.
La dizaine de plumbatae de type 4 est caractérisée par une lame convexe de section losangique ou lenticulaire, dont les barbelures sont orientées vers l’intérieur. Les occurrences mesurent entre 11 et 20,25 cm de long et sont constituées d’une tige toujours lisse quadrangulaire ou circulaire.
Les trois dards de type 5 possèdent une lame triangulaire trifoliée aux tranchants rectilignes, prolongés par des barbelures droites. Ils mesurent entre 13,7 et 14,3 cm de long. La tige est lisse et de section quadrangulaire pour chacun des cas. Ils sont équivalents au type Vujović 337.
Aucune des plumbatae de type 6 ne présente de barbelures. Les lames, dont le point le plus large est localisé dans la partie inférieure, sont montées sur des tiges lisses de section quadrangulaire ou circulaire. Deux catégories ont été distinguées à partir des dimensions des artefacts et de l’emplacement du lest de plomb. La première, le type 6a, accueille six spécimens de petites dimensions mesurant moins de 12 cm de long. Ils possèdent une lame à la section losangique et lenticulaire. Le lest de plomb a été moulé à hauteur du système d’emmanchement de la pointe. Le type 6b, pour lequel une seule occurrence a été recensée, se distingue par sa taille imposante. Mesurant 25,5 cm de long, il se compose d’une pointe plutôt pyramidale, de section quadrangulaire. Le lest de plomb ceint la tige juste au-dessus de la douille qui permet l’emmanchement avec le fût de bois. La masse de l’arme est aussi remarquable. Elle pèse 350 g. L’exemplaire trouve son équivalence dans le type Völling 238.
Observations
La classification souligne une certaine variété morphologique et technique des vestiges, de laquelle transparait une forme de modulation des types. Chaque grand groupe semble pouvoir se décliner en au moins deux modules, l’un à tige lisse, l’autre à tige torsadée. Une troisième variété, plus lourde et plus grande, constitue parfois un dernier module.
Ce phénomène peut être consécutif de la méthode de classification, du choix des critères sélectionnés et de leur ordonnancement. Mais il peut aussi être significatif d’une fonction ou d’un usage spécifique de l’arme.
D’après les expérimentations archéologiques, les exemplaires les plus longs sont aussi les moins performants en termes de portée. Ils sont aussi moins commodes à transporter dans le bouclier. L’emplacement du lest de plomb qui alourdit l’arme joue aussi sur son équilibre général, sur la position de son centre de gravité, sur sa trajectoire et incidemment sur ses conditions de vol.
La torsion de la tige qui démontre les compétences de l’artisan qui l’a réalisée souligne éventuellement un besoin de renforcer cet élément long et fin. La tige apparait pliée sur un nombre important d’artefacts pour lesquels elle est lisse.
Les problèmes de datation et de chronologie des sites ayant livré des restes de plumbatae, qui sont pour beaucoup des trouvailles anciennes pour lesquelles le contexte de découverte, l’emplacement sur le site et l’assemblage des mobiliers sont méconnus ou mal connus, ne permettent pas de proposer une évolution typochronologique des exemplaires mis au jour sur le territoire de l’empire Romain. En Mésie supérieure, par exemple, les connaissances que nous avons concernant l’occupation de la zone frontalière découlent des travaux fragmentaires qui ont été menés au cours des xviiie et xixe siècles par des voyageurs et des érudits39. Pour une partie des sites situés le long du Danube, les connaissances ou les informations relatives à l’occupation du site ne sont connues que par des campagnes de fouilles qui ont été entreprises entre les années 1964 et les années 1980. Certaines de ces campagnes ne sont documentées que par des clichés photographiques et des plans, parfois de moindre qualité40. Pour mieux préciser la nature de l’occupation de ces sites et surtout la durée de cette occupation, il serait nécessaire de retourner sur le terrain. Malheureusement, la construction de deux barrages successifs le long du fleuve a immergé la majeure partie de ces sites rendant impossible la conduite de nouvelles explorations41.
Si les dards plombés se prêtent difficilement à l’établissement d’un cadre typochronologique, ils sont en revanche considérés comme des marqueurs chronologiques fiables d’une occupation tardive des sites.
La distribution des plumbatae ne laisse pas transparaître de particularismes locaux qui pourraient indiquer une morphologie régionale, spécifique à un atelier ou un artisan. Les types 1a et 2b (fig. 2), les plus représentés, sont relevés sur l’ensemble du territoire, de la province de Dacie méditerranéenne à la Bretagne, tandis que le petit nombre d’items placés dans les catégories restantes ne permet pas d’aboutir à des conclusions satisfaisantes. La littérature, l’iconographie, l’épigraphie ou l’archéologie ne livrent aucun indice concernant la production et les lieux de façonnage des dards plombés dans l’Empire. La Notice des Dignités, qui fournit une liste des fabricae impériales chargées de fournir les troupes romaines en équipements militaires, reste fruste sur le sujet.
La similarité morphologique et technique de ces projectiles avec les pointes de flèche permet d’avancer l’idée qu’ils auraient pu être façonnés dans des ateliers spécialisés dans la confection de flèches. La Notice des Dignités en signale deux dans l’Empire romain ; à Mastico (possiblement Mâcon en France)42 et à Iulia Concordia (Concordia, Italie)43. Le document signale également une production d’arc à Pavie (Italie)44. Cependant, rien ne permet d’affirmer que les plumbatae ont été produites en ces lieux. Par ailleurs, l’adjonction d’un lest de plomb implique, pour les forgerons, de disposer de structures, d’outils et de compétences leur permettant de travailler la matière et de produire des objets finis ou d’être associé à des maîtres plombiers établis ou non dans les ateliers concernés.
Fonctions et usages d’après les textes et les expérimentations archéologiques
Dans les sources textuelles, la plumbata apparait comme une arme polyvalente. Si Végèce ne s’attarde pas à la décrire, il apporte en revanche des informations essentielles sur les fonctions et les usages de l’arme et sur l’identité de son porteur45.
À l’Antiquité tardive, l’armée romaine aurait compté dans ses rangs deux légions illyriennes spécialisées dans son maniement. Leur habileté à utiliser la plumbata, les nombreux exploits et la bravoure dont elles auraient fait preuve, leur auraient permis d’acquérir une telle réputation qu’elles se virent attribuer le nom de Martiobarbuli ou « Tireurs de Mars ». Elles reçurent de Dioclétien et de Maximien le nom de Iovani et d’Herculiani, proclamant ainsi leur supériorité sur les autres légions46.
D’abord Végèce, puis deux siècles plus tard, l’empereur Maurice, mentionnent l’usage versatile du dard plombé, autant dans des situations offensives que défensives, surtout lors des batailles rangées et quelques fois lors de sièges47 ou des batailles navales48.
Comme le fut le pilum avant lui, ce projectile lesté serait une arme caractéristique du légionnaire romain49. Végèce et l’empereur Maurice l’attribuent autant aux fantassins lourds placés sur les lignes de front qu’à l’infanterie légère déployée à l’arrière de la formation50. Lancée à la main, sans aucune aide mécanique51, elle serait particulièrement efficace pour atteindre des ennemies sur de longues distances, là où échouent la plupart des missiles52.
Portée et efficacité sur le champ de bataille : soixante-dix ans d’expérimentations archéologiques
Les sources écrites font surtout référence à la plumbata dans le cadre de batailles en plaine. Sur le champ de bataille, l’usage des dards plombés interviendrait avant le début de la bataille53 et/ou à l’approche des ennemis, lors de la charge54. Il permettrait d’accroître la puissance de feu des légionnaires au moment vital de la confrontation55.
Le développement de ce missile et son adoption au cours de l’Antiquité tardive sont emblématiques des évolutions tactiques mises en œuvre dès le début du iiie siècle après J.-C. Le pilum est ainsi progressivement délaissé au profit d’armes qui se prêtent autant aux attaques à distance qu’aux combats plus rapprochés et capables de contrer les menaces des opposants, notamment montés56, face auxquels l’infanterie lourde, reine des batailles, avait un impact limité57. L’utilisation d’armes de jet par une portion de l’infanterie légionnaire aurait permis d’en accroître la flexibilité tactique58. Elles se révèlent également particulièrement agaçantes pour les montures qui deviennent plus incontrôlables et plus promptes à briser les formations militaires, donc à les fragiliser59.
Le soldat selon Végèce transporterait cinq plumbatae dans la concavité de son bouclier60. Il s’en saisirait en pinçant l’extrémité inférieure du fût de bois, derrière les pennes61. Ainsi tenues, elles peuvent être propulsées par un geste du bras et du poignet, exécuté soit au-dessus, soit en dessous de l’épaule (lancer particulièrement efficace d’après les expérimentateurs62) (fig. 4). Si la première peut toujours être exécutée après que les troupes ont adoptées un ordre serré (qui implique un rapprochement des combattants avec leur voisin de droite et de gauche jusqu’à la rencontre des bords des boucliers) ou dense (correspondant à la superposition des boucliers63), la seconde, en revanche, devient impraticable. La pièce défensive maintenue à hauteur du buste bloque toutes actions qui pourraient être entreprises en dessous de la ligne des épaules. En revanche, lorsque la hampe de l’arme est saisie dans sa partie centrale, entre le plomb et les plumes, elle peut alors être lancée à la manière d’un javelot. Une telle préhension serait à préférer à l’approche de l’ennemi, car la portée du lancer, si telle était l’intention principale de cette arme, resterait limitée64.
En essayant de surpasser les résultats de John Eagle, les nombreuses expérimentations archéologiques postérieures ont mis en exergue la portée remarquable de ces armes et l’influence considérable que leur longueur peut exercer sur celle-ci. Plus elle est longue, plus elle s’en retrouve réduite, quand, plus petite, elle atteint des distances considérables, jusqu’à 70 m65. Celles mesurant 50 cm ou moins se sont révélées les plus performantes66.
Figure 4 : modes de préhension des dards plombés.
Crédits/sources : DAO P. Bombled.
Les lois aérodynamiques peuvent constituer un élément de réponse pour expliquer cette disparité. Le vol d’un projectile est en effet influencé par sa masse, sa forme, ses dimensions, la présence ou l’absence d’un empennage, ainsi que ses proportions, la matière qui le constitue, la technique de lancer, etc.67 Soit autant d’éléments qui agissent sur les deux forces principales auxquelles il est soumis durant ce vol, la gravité et la trainée. La première a pour effet de faire chuter l’objet vers le centre de la Terre. La seconde renvoie au phénomène de ralentissement qui touche un corps dans l’air dans lequel il se propage. Il est caractérisé par un frottement qui s’exerce sur le projectile, lui conférant une forte résistance à l’air, par conséquent une moins bonne pénétration. Dans le cas des dards plombés, on peut supposer que plus l’arme est longue, plus le frottement est important, engendrant une plus grande résistance à l’air qui, par conséquent, en amoindrit la portée. Il ne faut cependant pas ignorer sa masse totale, la forme de son plomb (qui peut engendrer un frottement plus ou moins important) et l’emplacement du centre de gravité.
Les essais menés avec ces armes et les données apportées par les publications ne permettent pas de saisir le comportement des forces sur le vol de la plumbata. Il faudrait donc envisager de mettre en place de nouvelles expérimentations intégrant les problématiques de la balistique extérieure qui étudie le vol d’un projectile, de son lancer ou de sa sortie jusqu’à son impact, en s’appuyant sur les principes de l’aérodynamique et de l’aérodynamisme.
Les essais expérimentaux ont permis d’observer le vol parabolique adopté par le dard plombé. Après avoir atteint son point de culmination, l’arme entame une descente à pic qui se traduit par un accroissement de sa vitesse sous l’effet de l’attraction terrestre. Elle n’est alors plus soumise qu’à la résistance de l’air et à son propre poids, sous l’effet duquel la vitesse de chute augmente. La chape de plomb, en alourdissant le dard, concourt probablement à le stabiliser et contribue d’autant plus à augmenter la vélocité de cette précipitation et par conséquent, sa force de pénétration68. Les rares masses relevées et renseignées pour les vestiges de plumbatae les plus complets se placent sur une large échelle de valeurs allant de 20 g, pour le spécimen le plus léger, à 350 g pour le plus lourd, pour une masse moyenne de 120 g. Ces données concernent des objets lacunaires, dépourvus de hampe de bois, qui pour certains sont dans un état de conservation plutôt précaire.
Le poids en plomb enserre le plus souvent la jonction entre les parties métalliques et la pointe. Pour une poignée d’exemplaires, il est placé dans la partie supérieure de la tige69. La disparition de la hampe de bois et la méconnaissance de ses dimensions ne permettent pas de restituer avec assurance l’emplacement précis du lest sur le missile. Nous ne pouvons assurer s’il prend place dans la partie centrale de l’arme, dans sa partie inférieure ou dans sa partie supérieure. Un consensus s’accorde à le placer dans la moitié supérieure du projectile, déportant par conséquent le centre de gravité de l’arme vers la tête, ce qui a pu avoir une incidence sur la portée et l’efficacité de l’arme.
Les mesures qui ont été instaurées dans les années 1980 par la Fédération Sportive Internationale concernant le point d’équilibre des javelots utilisés lors des rencontres sportives mondiales et olympiques illustrent bien l’influence qu’exerce l’emplacement du centre de gravité d’un projectile sur sa portée et sur son vol. Au milieu des années 1980, les performances des lanceurs de javelot qui parvenaient à projeter leur missile sur près de 100 m (soit la longueur maximale des terrains de lancer), devenant dangereuses, il a été nécessaire de modifier le règlement afin de limiter la portée du javelot. Plutôt que de l’alourdir, c’est la position de son centre de gravité qui a été modifiée et avancée de 4 cm vers la tête. Cette décision a eu pour effet de restreindre la dynamique du javelot en maintenant son nez vers le bas, donc d’en limiter à la fois la portance, la portée et les performances. Plutôt que de chuter horizontalement, le javelot fait désormais un vol parabolique et retombe plus près du lanceur, presque à la verticale70.
La mesure des angles d’impact réalisée par John Emery en 2010 lors de ses expérimentations montre que les parties hautes du corps des adversaires sont particulièrement vulnérables face à cette arme. Ce sont la tête et les épaules qui peuvent être atteintes le plus facilement. En effet, les tests de lancers ont démontré que les plumbatae pénétraient dans le sol selon un angle d’impact de 30° à 76°, terminant ainsi leur course par une chute presque verticale. Ainsi le soldat, même protégé derrière son bouclier, peut difficilement échapper à cette pluie de dards71.
En parlant des plumbatae sans barbelures, Maurice précise d’ailleurs leur aisance à pénétrer le bouclier de l’ennemi ou les obstacles similaires72. Celles trilobées, analogues à une catégorie de pointes de flèches pourraient plus aisément percer les armures73.
Bien au contraire, les exemplaires barbelés semblent avoir été conçus pour ne plus sortir des corps dans lesquels ils se plantent74. Les courtes barbes, dont la longueur n’excède jamais les 3 cm de long, s’accrochent alors dans les tissus et les organes, rendant leur extraction douloureuse et exposant la victime à l’aggravation de la blessure. Quelques rapports médicaux publiés vers la fin du xixe siècle et le début du xxe siècle, relatent les interventions chirurgicales, autant atypiques que délicates, menées par des médecins pour sauver la vie de patients blessés diversement par des lances barbelées, aussi appelées lance-harpon. À cette époque, elles étaient encore largement employées par certaines tribus africaines et aborigènes. Entièrement fabriquée dans de l’os ou du bois, ce n’est pas le caractère infrangible de l’arme qui est recherché, mais bien son efficacité et sa létalité. Lorsque les barbelures sont enfoncées dans la chair, parfois accrochées à des organes, il est risqué d’extraire la pointe comme elle est entrée. Il faut alors la retirer de façon rétrograde, c’est-à-dire l’amener à poursuivre sa course dans le corps et l’en extraire par-derrière75. En d’autres termes, tirer sur l’arme pour l’extraire déchire les tissus et les organes, la pousser approfondi la blessure et accroit l’hémorragie. Or, la volumineuse chape de plomb rend impossible une telle intervention. Si l’arme se fige dans le bouclier, elle contraint alors son porteur à la trainer partout, celle-ci restant suspendue à son équipement défensif. Les crochets bloquent son extraction et la composition métallique de la pointe empêche le belligérant de la sectionner avec le tranchant de son épée76.
Instrument de poliorcétique
L’usage des plumbatae dans la poliorcétique est plus rarement mentionné par les auteurs anciens. Elles seraient employées aussi bien en contextes offensifs que défensifs.
Dans la première situation, les javeliniers (iaculatores) peuvent faire usage de dards plombés afin de nettoyer les sommets des remparts des belligérants qui en assurent la sécurité et qui pourraient compromettre l’avancée des tours mobiles, le déploiement des ponts, des échelles et l’ascension des soldats. Selon les propos de Végèce, au livre IV, c’est au moment où les tours mobiles sont mises en mouvement que les lanceurs de plumbatae, assistés de frondeurs, d’archers, de manubalistarii et d’arcuballistarii rentrent en action77. Une partie d’entre eux pourrait prendre position sur les tours mobiles, dont la partie supérieure est justement aménagée pour accueillir des piquiers et des archers chargés d’éliminer les défenseurs retranchés en haut des fortifications78.
Les expérimentations archéologiques entreprises par W. B. Griffith au niveau de l’une des portions reconstruites de la fortification d’Arbeia (South Shields, Angleterre) ont donné des résultats peu probants lorsque l’arme est lancée depuis le pied des murs défensifs. Elle peine alors à s’élever et à atteindre les défenseurs placés en leurs sommets79. Si l’arme, lancée du haut d’un rempart, vient à manquer sa cible, elle ne peut donc être réutilisée par les ennemis.
À l’inverse, les résultats se sont révélés bien plus positifs lorsque le dard a été lâché depuis le sommet du rempart. En situation défensive, les assiégés cherchent avant tout à maintenir les ennemis à distance des portes et des murs des fortifications ou à les contraindre à la retraite. Ils organisent des sorties au cours desquelles ils s’exercent à éloigner les assiégeants, à détruire leur équipement ou à briser leur moral sous le feu continu d’une gamme diversifiée de projectiles qu’ils balancent du haut des remparts80. Une position qui leur confère un avantage certain, celui d’une vue dominante sur les emplacements et les dispositifs des ennemis81. La variété des armes qu’ils tirent sur leurs adversaires ne peut être établie que par le croisement des nombreux récits antiques. Au nombre des flèches, des pierres, des instruments incendiaires, des armes de trait, figurent aussi des hasts et des plumbatae.
Au chapitre 29 de son volume consacré à l’art de la fortification et à la manière de tenir un siège, Végèce mentionne l’efficacité du dard plombé lorsque, pour la défense des places, il est jeté depuis une éminence. Il précise que ces armes, au même titre que les lances, les javelines et les javelots (courts ou longs), retombent bien plus violemment sur l’ennemi lorsqu’ils sont lancés d’une hauteur82. Même sans propulser l’arme, celle-ci n’en reste pas moins mortelle, l’œuvre de la gravité terrestre associée à la masse du lest ayant pour effet d’accroître sa vélocité lors de la chute.
Propulsée depuis les hauteurs des remparts par un lancer au-dessus ou en dessous de l’épaule, l’arme pourrait avoir une portée supérieure à celle des autres armes de jet et retomber avec autant de vélocité que si elle était simplement lâchée depuis le sommet des murs. Son rôle aurait pu être complémentaire à celui des machines d’artilleries établies sur les hauteurs des murailles. Ses dimensions et son mode de transport supposent un usage plus souple et plus mobile que le permettent ces dernières. Elles auraient pu constituer une aide supplémentaire pour saper les machines de guerre adverses.
Les Romains disposaient de plusieurs moyens pour prévenir les dangers provoqués par de tels équipements, notamment celui d’y mettre le feu. Toujours d’après Végèce, les garnisons assiégées pouvaient sortir de derrière leur retranchement et marcher sur l’ennemi, dans le but de saboter les machines de sièges en arrachant les protections et le cuir servant à prévenir des risques d’incendie, avant d’y mettre le feu. Mais si ces unités ne pouvaient quitter leur fortification, elles lançaient à l’aide de balistes des projectiles incendiaires capables de percer le cuir et d’enflammer l’intérieur des machines. Pour ce faire, Végèce mentionne l’emploi de malléoles (malleoli), des flèchent enflammées, et de falariques (falarica), des armes de jet à large pointe autour de la hampe desquelles étaient enroulées des étoupes garnies de toutes sortes de matières inflammables. Projetées par la force des balistes, elles déchirent les enveloppes protectrices des tours, se fichent dans le bois plus aisément encore si la lame est barbelée, et enflamment la structure83. Végèce n’indique pas explicitement que les plumbatae aient pu être employées ainsi.
C’est Th. Völling qui avance l’hypothèse d’un usage incendiaire des plumbatae, notamment celles possédant une tige torsadée. Cette caractéristique observée sur quelques-uns des artefacts recensés dans cette étude viserait, selon le chercheur, à la rendre plus dure, plus tenace et serait un indice d’une utilisation du dard plombé comme projectile incendiaire. La torsion du métal conférerait au fer une plus grande résistance à la chaleur84. Les propriétés de l’arme pourraient en effet se prêter à cet usage. L’intensification de la vitesse de l’arme dans sa chute, presque à la verticale, permise par la masse du plomb, lui accorde une plus grande force de pénétration qui lui permettrait éventuellement de percer les couches protectrices des machines de guerre et d’atteindre le bois des structures. Le dard s’enfoncerait seulement jusqu’au lest qui, s’il a préalablement été enrobé de matières inflammables, peut constituer le point de départ d’un incendie. Les barbelures accrochant la cible dans laquelle elles se sont plantées garantiraient une meilleure emprise et donc un contact plus prolongé des flammes avec des matières inflammables.
L’artillerie médiévale compte dans sa panoplie nombre de projectiles, de pointes de flèches et de carreaux d’arbalète à l’extrémité supérieure desquelles ont été fixées des protubérances. Celles-ci, contrairement aux plumbatae, ne seraient pas en plomb, mais d’un mélange de matières hautement inflammables de tissus, de soufre, de poix, d’étoupes et de carbone. L’un de ces traits est illustré dans le manuscrit Das Feuerwerksbuch (Le livre des Feux d’artifice) de Martin Merz (1473)85. Outre une arbalète montée sur des roues, c’est aussi un carreau incendiaire qui est représenté. Une grosseur ovoïdale rassemblant les matériaux incendiaires enserre la jonction entre les parties métalliques et le fût sous une tête pourvue d’une unique barbelure86.
Toutefois, aucun indice de carbonisation des pièces métalliques ou aucune trace de matériaux inflammables ne sont mentionnés ou n’ont pas été directement relevés sur les plumbatae.
Usage dans les forces navales
Les dards plombés semblent également avoir constitué une arme navale, plus précisément de l’artillerie navale. Les auteurs s’attardent toutefois peu sur cet usage. Végèce mentionne seulement au livre IV que la marine romaine pouvait aussi être équipée de plumbatae et en faire usage sur ses adversaires87.
Distribution et contexte de découverte
Répartition géographique et organisation militaire
Les vestiges de plumbatae sont disséminés dans l’ensemble de l’Empire romain et exclusivement, ou presque, dans celui-ci (fig. 5 , fig. 6). Les découvertes s’étirent de la Bretagne (Angleterre) à la rive droite de la mer Noire. La moitié des exemplaires est localisée dans la partie occidentale de l’Empire. La seule province illyrienne accueille près du quart des découvertes. Un quart provient de la moitié orientale, principalement de la province de Dacie.
Figure 5 : diagramme de distribution quantitatif des plumbatae du corpus
Crédits/sources : P. Bombled.
La distribution globale des dards plombés montre quatre zones de concentration majeures (fig. 6, fig. 7). L’une dans la région des Portes de Fer, la seconde dans celle des Alpes juliennes, une troisième à la jonction des limes rhénan et danubien, dans le coude que forme le lit du Rhin. Une dernière peut être identifiée en Bretagne. L’importance stratégique et économique de ces espaces au cours de l’Antiquité tardive a été largement retranscrite dans les écrits anciens et par l’archéologie. C’est par ces zones que transitent marchands, civils et contingents militaires qui empruntent les principales voies d’accès menant diversement vers les grandes cités provinciales et permettant de parcourir l’intérieur des terres romaines ou d’en côtoyer les limites.
La présentation qui suit, bien qu’elle ne couvre pas l’ensemble des sites du corpus, expose un ensemble de caractéristiques transposables à la plupart des sites du corpus, quel que soit leur emplacement. La plumbata apparait le plus souvent sur ou aux alentours de structures militaires à caractère défensif, contrôlant des points de passages fluviaux et terrestres, le plus souvent frontaliers, de grandes valeurs pour l’Empire, permettant d’accéder aisément et rapidement aux grands pôles économiques, administratifs et militaires de l’arrière-pays.
Figure 6 : distribution quantitative des plumbatae dans l’Empire romain.
Crédits/sources : SIG P. Bombled, fond de carte par OpenStreetMap France, sous licence CC BY-SA, données © les contributeurs OpenStreetMap, sous licence ODbL.
Figure 7 : distribution quantitative des vestiges de plumbatae dans les régions des Alpes juliennes et des Portes de Fer.
Crédits/sources : SIG P. Bombled, fond de carte par OpenStreetMap France, sous licence CC BY-SA, données © les contributeurs OpenStreetMap, sous licence ODbL.
Les Alpes juliennes
Les Alpes juliennes forment ainsi une fenêtre ouvrant sur l’Adriatique, la Méditerranée ou encore la Pannonie, donc sur le reste de l’Empire romain. Mais elles correspondent aussi aux dernières défenses de l’Italie et de ses capitales face aux incursions des populations exogènes venues de l’est et du nord88. Leur position géostratégique et l’inquiétude engendrée par les irruptions intempestives et répétées des Germains ont justifié la mise en place dès le iiie siècle après J.-C. d’un vaste système défensif de surveillances, de prévention des embuscades, des avancées ou des mouvements des troupes. Il se compose de fortifications et de palissades qui jouxtent les axes de circulations terrestres, maritimes et fluviaux89. La cité fortifiée de Sisak (Croatie) constitue, à cet égard, l’un des exemples les plus représentatifs. Localisée au milieu de la large avenue de terre que forme la jonction entre la Save et le Danube, plus précisément, au confluent des rivières Kupa, Save et Odra, elle fut tout au long de la période impériale un verrou stratégique permettant de contrôler les mouvements, tant fluviaux que terrestres des populations90. Six pointes de plumbatae ont été extraites des profondeurs de la rivière Kupa à proximité immédiate de l’ancienne cité fortifiée.
À partir du iie siècle après J.-C., les rives du Danube, formant une porte d’entrée pour accéder aux terres romaines, ont été intégrées à un vaste projet défensif et de restructuration. Les anciennes fortifications de terre sont remplacées par des constructions de pierre et de nouveaux bâtiments défensifs sont érigés entre les iie et les ive siècles après J.-C.91 Au ive siècle après J.-C., la forteresse de Fenékpuszta (Hongrie) est érigée pour assurer la défense de la route principale Aquicium-Aquileia, reliant la capitale provinciale à l’Italie. Elle jalonne une autre voie de circulation romaine importante faisant le lien entre Pécs et Trèves. Deux dards ont été retrouvés lors des fouilles92.
Le Danube et La région des Portes de Fer
La région des Portes de Fer a constitué le premier rempart établi sur la base du limes danubien entre les terres romaines et celles germaniques. À cet endroit, zone sensible de la frontière, les rives du Danube offrent quelques points de passage aisés vers les terres romaines. De « là seulement, une fois le Danube traversé, on pouvait pénétrer plus profondément dans l’arrière-pays93 ». C’est très certainement la présence de ces passages naturels ou des îles fluviales qui a influencé le choix de l’emplacement de ces infrastructures militaires94. C’est peut-être aussi pour ces raisons que les fortifications construites entre le fortin de Čezava et la fortification d’Egeta sont toutes directement positionnées sur le Danube, ou du moins, le plus proche possible du fleuve95 et démontrent une certaine relation topographique avec celui-ci. Ce tronçon constitue aussi un lieu de circulation économique et militaire et une zone de contrôle vers l’entrée du réseau minier localisé principalement dans les environs du mont Kosmaj96.
Les infrastructures militaires, dans ou aux alentours desquelles ont été mises au jour des plumbatae, se situent au carrefour d’axes de circulations essentiels à l’Empire, qu’ils soient fluviaux, terrestres ou mixtes.
Le site de Murghiol (Roumanie) qui accueillit un camp légionnaire, adopte par sa position, à proximité du Danube et à l’embouchure de la mer Noire, une position stratégique qui lui valut d’ailleurs d’être le lieu de cantonnement de la Classis in Plateypegiis97.
Le fortin d’auxiliaires de Dubravica (Serbie) placé au confluent de la Morava et du Danube occupe également à l’Antiquité tardive le rôle de poste de commandement de la flotte danubienne98. D’après la Notice des Dignités, la Classis Strasensis et Germensis y aurait d’ailleurs stationné au cours du ive siècle après J.-C.99
Le fortin de Zemun (Serbie) localisé en Pannonie Seconde et associé à une grande cité militaire et marchande se dresse sur la colline de Gardoš au confluent de la Save et du Danube. Bénéficiant de son emplacement favorable sur le fleuve, il constitua aussi un port pour la flotte de Pannonie100.
Il en est de même pour la fortification de Svrljiški Grad (Serbie) construite sur la rive gauche de la rivière Timok et dans le voisinage de la route qui relie Naissus à Ratiaria et qui fut autant empruntée par les militaires que par les civils pour rallier l’intérieur des provinces danubiennes.
À Veliko Gradište (Serbie), deux détachements de cavaliers, le cuneus equitum Constantiacorum101 et le cuneus equitum Dalmatarum102 ont séjourné dans la forteresse construite à l’embouchure de la Pek et siège de l’un des districts miniers impériaux de Mésie supérieure pour la région de la rive du Danube103.
La forteresse auxiliaire de Kula (Bulgarie), située sur la rive gauche de la rivière Čičilska a occupé à l’Antiquité une position stratégique favorable à l’entrée du col de Vraška Čuka, sur la route reliant Bononia à la vallée du Timok et, plus loin, au palais fortifié de Galère à Romuliana (Gamzigrad)104.
Dans le secteur des Alpes juliennes, les fortifications associées au système de défense de l’Italie (la Claustra Alpium Iuliarum) ayant livré des restes de plumbatae occupent toutes des points et des fonctions stratégiques primordiales. En amont de cette ligne défensive, le camp légionnaire établit à Sisak, associée à la capitale romaine de Pannonie, sur une île se dressant au milieu de la large avenue d’eau formée par la jonction entre la Save et le Danube, a constitué à l’Antiquité tardive un verrou stratégique majeur pour l’Empire romain. Elle a permis d’exercer la surveillance et le contrôle des mouvements des populations empruntant les voies fluviales autant que terrestres105. Selon la Notice des Dignités, elle fut le siège de la Classis II Pannonica106.
Vrhnika (Slovénie), siège d’une petite fortification, a été pour la région des Taurisques un port important et un nœud majeur de communication. Elle aurait constitué un point de liaison pour la circulation des biens commerciaux venant d’Aquilée embarqués et expédiés vers l’est, par la Ljubljanica et la Save107. Aquilée elle-même a constitué un pôle économique, militaire et administratif majeur pour l’Empire en devenant très tôt une plaque tournante du commerce méditerranéen en direction des régions danubiennes et rhénanes. Cet important port fluvial placé sur le fleuve Natissa constituait le point de départ vers la Norique au débouché des routes venant des Alpes (notamment la route de l’ambre) et vers les régions danubiennes et les provinces d’Illyrie et de Pannonie.
La Bretagne
En Angleterre, Wroxeter a constitué jusqu’au ve siècle après J.-C., un poste frontalier au carrefour de voies fluviales et terrestres. Le camp légionnaire, secondé quelques dizaines de mètres plus loin d’un fortin auxiliaire, se dresse sur les rives de la rivière Severn. À proximité de la route qui traverse la Bretagne à partir de Dover, un pont passant au-dessus de la Severn force l’obstacle naturel que constitue la rivière108. Les investigations archéologiques successives ont révélé la présence de plumbatae en divers points de la fortification, dans les couches faisant la jonction entre les derniers niveaux antiques datés du ive-ve siècle après J.-C. et la surface du sol109.
La fortification de Caernarfon (Pays de Galles) fondée à l’embouchure du détroit de Ménai à la fin du ier siècle après J.-C., a constitué durant tout le Haut-Empire un centre administratif et militaire de premier ordre, directement lié au camp légionnaire de Chester, établi quelques kilomètres plus loin. À l’Antiquité tardive, les troupes qui occupent la fortification, une cohorte 500 fantassins auxiliaires, doivent lutter contre les actes de pirateries perpétrées par les Francs110.
Le camp légionnaire de Richborough a constitué un port sécurisé et la tête de pont à la base du ravitaillement à l’intérieur de la Bretagne. Il a notamment constitué l’un des points de départ de la voie romaine reliant Canterbury à Wroxeter en passant par Londres et Saint-Albans. Dès le iiie siècle après J.-C., l’infrastructure intègre le système de défense de la côte saxonne et la lutte contre la piraterie saxonne111. D’après les sources classiques, il aurait été occupé par les limitanei de la Legio II Augusta112.
De même que Richborough, Burgh Castle, située sur les berges de la Waveney, a pu constituer un fort défensif côtier113. Il aurait accueilli à l’Antiquité tardive une unité d’Equites Stablesiani114.
Ailleurs sur le continent, dans la partie occidentale, comme orientale de l’Empire, une même corrélation entre les lieux de découverte de dards plombés et des infrastructures militaires érigées en des points stratégiques du territoire frontalier peut être observée.
Des lieux d’affrontements entre Romains et barbares
Érigées à l’emplacement de ces portes d’entrée vers les terres romaines, ces fortifications, au cours de la seconde moitié du ive siècle et au ve siècle après J.-C., ont été fréquemment les cibles des belligérants germaniques et steppiques. Beaucoup doivent leur destruction, puis leur abandon aux campagnes militaires des Germains et des Huns menées au cours de la seconde moitié du ive siècle après J.-C. et jusqu’à la seconde moitié du ve siècle après J.-C. Le complexe de Velike Malence, après avoir été incendié et détruit vers 378, est ensuite complètement laissé à l’abandon115.
Entre 441 et 443, lorsqu’Attila, prenant avantage des invasions perses et vandales qui mobilisent une partie des forces romaines à Constantinople et Carthage, lance de lourdes attaques sur le Danube, il rase une partie des fortifications et des villes importantes qui se trouvent sur son passage, notamment dans la région des Portes de Fer. Les forts de Zemun, de Niš, de Kostolac, de Dubrivaca, de Orašje ou encore de Mihaijlovac sont assiégés et détruits au cours de ces campagnes116. Abandonnées à la suite de ces ravages, ces cités et ces forteresses ne seront pas réoccupées avant une bonne centaine d’années, à partir du règne de Justinien (527-565), à la fin du vie siècle après J.-C.117
Une dizaine d’années plus tard, les nouvelles actions militaires des Huns portées contre l’Empire romain, plus à l’ouest et à l’intérieur des terres romaines auront raison d’une partie des défenses romaines. En 450, Attila mène ses troupes à hauteur du coude que forme le Rhin dans sa partie supérieure. Là, il conduit une série d’attaques au cours desquelles il pille et saccage, entre autres, les cités de Strasbourg, de Worms et de Mayence avant de traverser le fleuve et de pénétrer plus profondément dans les terres romaines. Parcourant offensivement la Germanie Première, les Belgiques, puis la Lyonnaise Première et s’attaquant aux grandes cités des Gaules (Cologne, Trèves, Metz, Reims, Tournai, etc.), il est finalement repoussé et défait après les affrontements des champs Catalauniques à proximité d’Orléans. Il se serait, après coup, replié entre Troyes et Châlons-en-Champagne avant d’envahir l’Italie et les Alpes juliennes118. La forteresse d’Aquilée (Italie), en 452, résiste pendant près de trois mois au siège mené par les Huns avant de céder aux pressions qu’ils exercent sur elle119. Au cours de ces mêmes campagnes, les fortifications de Ljubljana (Slovénie), de Vrhnika (Slovénie) ou encore de Fenékpuszta (Hongrie) sont prises d’assaut et abattues120.
Ces états de siège qui marquent la fin violente de ces infrastructures militaires, sans s’aventurer à affirmer qu’ils sont le fait d’une population spécifique, sont reconnus lors des fouilles par des couches et des niveaux d’incendie qui constituent le plus souvent les dernières phases de l’occupation des fortifications, avant (pour celles concernées) leur réfection au vie siècle après J.-C. Une partie des plumbatae mise au jour sur les sites recensés provient de ces niveaux de destruction.
Un exemplaire provenant de Gamzigrad (Serbie) a été mis au jour dans les ruines d’une des tours de la porte du mur ouest du camp légionnaire121. C’est également le cas des exemplaires provenant des fortifications de Mihajlovac (Serbie), de Čezava (Serbie) et de Pilismarót (Hongrie) dans lesquelles les dards plombés gisaient dans les ruines de tours de garde jalonnant les remparts des forts auxiliaires122.
À Niš, l’exemplaire gisait dans les niveaux de démolitions datés de la seconde moitié du ive siècle au milieu du ve siècle après J.-C. C’est également ce qui a été relevé pour l’une des plumbatae mises au jour dans le camp légionnaire de Celei (Roumanie). Le projectile a été découvert dans une couche d’incendie datée entre la première moitié du ive siècle à la première moitié du ve siècle après J.-C. Elle marque la dernière phase d’occupation de la fortification avant sa restauration dans le courant du vie siècle après J.-C.123
La convergence de ces facteurs, c’est-à-dire le contexte de découverte dans des structures militaires frontalières ayant subi des états de siège et dans une position qui pourrait être considérée comme primaire, invite à considérer avec plus d’attention le rôle défensif des plumbatae dans la tactique romaine.
Conclusion
L’accroissement des travaux d’urbanisation et d’aménagement du territoire européen à partir des années 1990 a été profitable à l’archéologie et à la découverte de plumbatae. Entre le premier état des découvertes proposé par Th. Völling dans les années 1990 et les premières décennies du xxie siècle, ce sont non moins de 133 artefacts qui sont venus enrichir le corpus des dards plombés.
Les 163 occurrences qui ont été recensées dans le cadre de cette analyse forment probablement un corpus non exhaustif. Elles témoignent néanmoins de la variété morphologique et métrique des trouvailles qu’il est encore difficile de corréler à une production régionale ou à un usage spécifique.
En revanche, elles mettent en exergue une certaine concordance entre l’emplacement de la découverte sur le territoire, la nature de l’occupation ancienne et le contexte de découverte, qui pourrait conjecturer de l’emploi et de l’intervention de ces projectiles dans des conditions et des circonstances bien spécifiques de la stratégie et de la tactique militaire.
Les trouvailles proviennent majoritairement de structures militaires romaines établies le long des frontières et/ou à l’embouchure de cours d’eau navigables permettant de gagner aisément et rapidement l’intérieur des terres impériales. Ces infrastructures prennent part à la stratégie de défense du territoire romain qui passe, au cours de la seconde moitié du ive siècle après J.-C., par le renforcement du système de défense frontalier et la construction de fortifications supplémentaires. Ces dernières doivent assurer le contrôle, la surveillance et la protection des axes de circulation terrestres et fluviaux de grande importance pour l’Empire. Dans la région des Portes de fer, comme dans le coude du Rhin, à la jonction entre le limes rhénan et danubien, les forts tournés vers le Rhin et le Danube gardent les passages naturels, des guets ou des îlots, permettant la traversée du fleuve et faisant la liaison entre les terres romaines et les territoires libres. La ligne de fortifications interconnectées de la Claustra Alpium Iuliarum a constitué une barrière défensive intérieure essentielle pour Rome, visant à prévenir l’accès aux plaines du nord de l’Italie. En Bretagne, une partie des fortifications ayant livré des projectiles lestés a contribué à prévenir les actes de piraterie saxonne. Certaines ont également constitué la base de flottilles fluviales chargées de la surveillance des rives, servant d’appui pour le transport des troupes d’intervention et à une navigation marchande active.
Dans ces fortifications, les plumbatae retrouvées, peut-être pour une part d’entre-elles en position primaire, gisent dans les derniers niveaux d’occupation des sites, dans les couches de destruction et d’incendie. Elles témoignent de la fin violente de ces infrastructures défensives qui ont constitué le premier rempart séparant les populations germaniques et steppiques des terres romaines, donc les premières cibles à abattre pour se frayer un passage dans l’arrière-pays. Parmi les peuples que les troupes romaines affrontent, toutes n’abordent pas la conduite de sièges avec la même aisance. Les Alamans, les Francs et d’une manière générale la plupart des tribus germaniques présentes à la frontière rhénane, se sont montrés peu aguerris dans l’art de la poliorcétique, que ce soit dans la construction de fortifications ou dans la conduite offensive ou défensive de sièges124. C’est en revanche moins le cas des populations steppiques et plus particulièrement, des Perses, des Huns, puis plus tard des Avars qui disposent d’engins de siège et en ont la maîtrise125. La prise et la destruction d’un grand nombre de forteresses danubiennes, certaines ayant livré des restes de plumbatae, après le passage des forces hunniques indiquent qu’ils se sont particulièrement distingués dans ce type d’affrontement126. Ils disposaient de nouvelles machines de guerre ou savaient faire bon usage de celles romaines lorsqu’ils mettaient la main dessus, là où la maîtrise de cet art faisait souvent défaut aux tribus germaniques127.
Il s’agirait d’une réflexion assez séduisante, notamment pour mieux comprendre l’absence de dards plombés dans les diocèses hispaniques, africains, asiatiques, orientaux ou encore dans les fortifications qui jalonnent le Bas-Rhin et son delta. Cette rupture pourrait bien sûr refléter l’état de la recherche dans ces régions128, une absence de communication autour de découvertes129 ou des problèmes d’identification des objets130. Les découvertes fortuites, « sauvages », aussitôt revendues sur la toile et passant donc entre les mailles de la recherche, peuvent également biaiser les données.
Les sources textuelles mettent en évidence la polyvalence des plumbatae, en insistant particulièrement sur leurs usages lors des batailles en plaine. La localisation des exemplaires de dards plombés et leur contexte de découverte en position, semble-t-il, primaire, souvent dans des niveaux de destructions des infrastructures militaires, amènent à réfléchir sur l’utilisation potentielle de ces armes dans des contextes militaires, stratégiques et tactiques bien spécifiques. Il ne s’agit pas ici de nier les propos des auteurs anciens et l’importance qu’ont pu jouer les plumbatae dans les affrontements en plaine. Il s’agit plutôt de se demander, en considérant leur très courte durée d’existence (en opposition à d’autres armes) si la force de ces projectiles pouvait ne pas résider uniquement dans la supériorité de leur portée par rapport à la gamme des missiles dont disposent les troupes romaines, mais à la puissance de feu qu’elle leur apporte et surtout à leur capacité à gagner en vitesse et en force de pénétration lorsqu’elles sont lâchées depuis une hauteur, même sans force de propulsion. Si en plus de cela, elles se transforment en arme incendiaire, elles auraient alors pu devenir redoutables contre l’artillerie, les machines de siège et les navires ennemis. D’après Végèce, c’est une terrible chose qu’un abordage où le feu et l’eau conspirent simultanément à la destruction131.
Peut-être faudrait-il alors voir dans cette arme caractéristique de l’Antiquité tardive, non pas un instrument propre à un type de combattant, mais au contraire, un projectile adopté et adapté à une stratégie et à une tactique bien précise pour lutter dans des circonstances particulières contre des ennemis spécifiques. La multiplication des trouvailles autant que de plus amples investigations, notamment par des expérimentations archéologiques centrées autour des capacités aérodynamiques et aérodynamistes des plumbatae pourraient permettre de mieux cerner leur rôle dans les combats et les situations auxquelles leur usage se prête le mieux.
Catalogue
Toutes les dimensions indiquées pour les « matériaux » dans le catalogue le sont en centimètres, quant au poids (P) il l’est en grammes. Les abréviations utilisées sont développées dans la légende de la fig. 1.
Type 1a
1. Mayence (Rhénanie-Palatinat, Allemagne)
Contexte : occupation urbaine, fortification
Emplacement de l’arme : trouvaille isolée
Datation : Antiquité tardive
Matériaux : fer ; plomb
Lt : 20,6 ; L tige : 8 ; la lest : 3,6 ; L : 5 ; la tige : 1,2 ; L lest : 7,6 ; la : 2,8 ; L ba : 1,2 ; la ba : 0,7
Description : exemplaire à tête concave, de section losangique aux tranchants prolongés par des barbelures orientées vers l’extérieur. Elle est montée sur une tige de section circulaire. Le système d’emmanchement à douille est enserré d’une chape de plomb de section circulaire, trapue et concave (fig. 8).
Lieu de conservation : indéterminé
Bibliographie : Völling 1991, p. 295 ; Degen 1992, p. 143, fig. 4,12 ; Kazanski 1995, p. 45, fig. 1, 11 ; Glad 2015, p. 178
2. Koenigshoffen, Strasbourg (Bas-Rhin, France)
Contexte : occupation urbaine, fortification
Emplacement de l’arme : trouvaille isolée faisant partie d’un ensemble d’objets mis au jour à quelques mettre au nord de l’Altweg, chemin rural au niveau duquel R. Forrer y observe des traces d’une voie plus ancienne orientée est-ouest. Onze monnaies ont été mises au jour à l’emplacement et de part et d’autre de cette voie composée de recharges de gravier et d’ornières. Elles s’échelonnent de Tibère à Constantin avec des monnaies à l’effigie d’Hadrien, Marc Aurèle et Élagabal. Forrer 1927 met en rapport ces militaria avec une bataille qui se serait déroulée au cours du iiie siècle après J.-C.
Datation : Antiquité tardive
Matériaux : fer ; plomb
Lt : 14,7 ; L tige : 4,4 ; la lest : 2,4 ; L : 4,4 ; la tige : 0,7 ; L lest : 5,8 ; la : 2,4 ; L ba : 1,1 ; E : 0,9 ; la ba : 0,4 ; P : 132
Description : exemplaire à tête concave, de section losangique aux tranchants prolongée par des barbelures orientées vers l’extérieur. Elle est montée sur une tige de section circulaire. Le système d’emmanchement est enserré d’une chape de plomb de section circulaire, trapue et concave (fig. 8).
Lieu de conservation : Musée Archéologique de Strasbourg (?)
Bibliographie : Forrer 1927, p. 558‑560, Taf. 78-M ; Völling 1991, p. 295 ; Degen 1992, p. 143, Abb. 4, 6 ; Kazanski 1995, p. 45, fig. 1,12 ; Baudoux et al. 2002, p. 441‑443 ; Glad 2015, p. 178.
3. Altkirch, Biesheim (Haut-Rhin, France)
Contexte : fortification
Datation : fin du ive siècle-début du ve siècle après J.-C. (?)
Matériaux : fer ; plomb
Lt : 13,3 ; L tige : 7,1 ; L : 2,3 ; L lest : 3,9 ; P : 68,83
Description : exemplaire à tête convexe, de section lenticulaire, aux tranchants prolongés par des barbelures orientées vers l’extérieur. Elle est montée sur une tige de section carrée. Le système d’emmanchement est enserré d’une chape de plomb de section circulaire, trapue et convexe.
Lieu de conservation : Musée archéologique de Biesheim ; inv. n° 2000.03.733
Bibliographie : Reddé et al. 2005, p. 248, fig. 35, 6
4. Unterfeld, Biesheim (Haut-Rhin, France)
Contexte : militaire
Datation : fin du ive siècle-début du ve siècle après J.-C. (?)
Matériaux : fer ; plomb
Lt : 17,7 ; L tige : 10,3 ; la lest : 2,1 ; L : 3,3 ; la tige : 0,8 ; L lest : 4,2 ; P : 112,17
Description : exemplaire à tête concave, de section losangique aux tranchants prolongée par des barbelures orientées vers l’intérieur. Elle est montée sur une tige de section circulaire. Le système d’emmanchement est enserré d’une chape de plomb de section circulaire, trapue et convexe (fig. 8).
Lieu de conservation : Musée archéologique de Biesheim ; inv. n° 2006.1.473
Bibliographie : Reddé et al. 2005, p. 248 ; Biellmann 2006, p. 20
5. Cathédrale Notre-Dame, Tournai (Hainaut, Belgique)
Contexte : occupation urbaine, fortification
Datation : Antiquité tardive
Matériaux : fer ; plomb
Lt : 11,2 ; L tige : 8,8 ; L : 2,9 ; la tige : 0,6 ; la : 2,1 ; E : 0,4
Description : exemplaire à tête concave aux tranchants prolongée par des barbelures orientées vers l’intérieur. Elle est montée sur une tige de section carrée. Une petite partie du lest en plomb est conservé à la base de l’arme (fig. 8).
Lieu de conservation : indéterminé
Bibliographie : Brulet 2012, p. 82‑84, fig. 25, 8
6. Windisch (Argovie, Suisse)
Contexte : fortification (camp légionnaire)
Datation : Antiquité tardive
Matériaux : fer ; plomb
Lt : 9,3 ; L tige : 3,6 ; la lest : 2,3 ; L : 3 ; la tige : 0,5 ; L lest : 3 ; la : 1,7 ; L ba : 0,9 ; la ba : 0,2 ; P : 38
Description : exemplaire à tête concave aux tranchants prolongés par des barbelures orientées vers l’extérieur. Elle est montée sur une tige de section circulaire. Le système d’emmanchement est enserré d’une chape de plomb partiellement conservé, de section circulaire, trapue et concave (fig. 8).
Lieu de conservation : Vindonissa Museum, Brugg ; inv. n° indéterminé
Bibliographie : Degen 1992, p. 145, Abb. 5, 1 ; Deschler-Erb, Unz 1997, p. 23, Taf. 19, 334 ; Glad 2015, p. 178
7. Col du Grand-Saint-Bernard (Suisse/Italie)
Contexte : religieux
Emplacement de l’arme : Sanctuaire de Zeus
Datation : Antiquité tardive
Matériaux : fer ; plomb
Lt : 15,4 ; L tige : 8,1 ; la lest : 2,2 ; L : 2,6 ; la tige : 0,6 ; L lest : 5,2 ; la : 1,7 ; L ba : 0,3 ; E : 0,5 ; la ba : 0,2
Description : exemplaire à tête concave, de section losangique aux tranchants prolongée par des barbelures orientées vers l’intérieur. Elle est montée sur une tige légèrement pliée, de section circulaire. Le système d’emmanchement est enserré d’une chape de plomb de section circulaire, longiligne et convexe (fig. 8).
Lieu de conservation : indéterminé
Bibliographie : Degen 1992, p. 145, fig. 5, 4 ; Deschler-Erb 2010, p. 203, fig. 6, 4 ; Deschler-Erb 2012, p. 458, 472, fig. 3, 9
8. Enns (Linz-Land, Autriche)
Contexte : occupation urbaine, fortification (camp légionnaire)
Datation : ive-ve siècle après J.-C.
Matériaux : fer ; plomb
Description : exemplaire à tête concave, aux tranchants prolongés par des barbelures orientées vers l’extérieur (dont une seule est conservée). Le système d’emmanchement est dissimulé sous une chape de plomb convexe, longiligne, de section circulaire.
Lieu de conservation : Museum Lauriacum, Enns ; inv. n° indéterminé
9. Enns (Linz-Land, Autriche)
Contexte : occupation urbaine, fortification (camp légionnaire)
Datation : ive-ve siècle après J.-C.
Matériaux : fer ; plomb
Description : exemplaire à tête concave, aux tranchants prolongés par des barbelures orientées vers l’extérieur. Le système d’emmanchement est dissimulé sous une chape de plomb convexe, trapu, de section circulaire.
Lieu de conservation : Museum Lauriacum, Enns ; inv. n° indéterminé
10. Wroxeter (Shropshire, Angleterre)
Contexte : fortification (camp légionnaire)
Emplacement de l’arme : dans les bains de la basilique, dans la couche I/II sous la terre végétale
Datation : ive-première moitié ve siècle après J.-C.
Matériaux : fer
Description : seule une tête concave dont les tranchants sont prolongés par des barbelures droites (dont une seule est préservée) est conservée (fig. 8).
Lieu de conservation : Museum at Wroxeter (?)
Bibliographie : Glad 2015, p. 178.
11. Begeč (Bačka, Serbie)
Contexte : fortification
Datation : ive siècle après J.-C.
Matériaux : fer
Description : exemplaire à tête convexe, aux tranchants prolongés par des barbelures orientées vers l’intérieur. Elle est montée sur une tige de section indéterminée. L’absence de chape de plomb associée à la pièce pourrait amener à reconsidérer son interprétation en tant que dard plombé (fig. 8).
Lieu de conservation : Musée archéologique de Novi Sad ; inv. n° indéterminé
Bibliographie : Glad 2015, p. 178, fig. 32
12. Dičin (Veliko Tarnovo, Serbie)
Emplacement de l’arme : secteur E, US 54573
Datation : 400-475/480 après J.-C.
Matériaux : fer ; plomb (?)
Lt : 17
Description : exemplaire à tête concave, de section rectangulaire, aux tranchants prolongés par des barbelures orientées vers l’extérieur (dont une seule est conservée). Elle est montée sur une tige de section circulaire. Le système d’emmanchement est dissimulé sous une chape de plomb convexe, longiligne, de section circulaire (fig. 8).
Lieu de conservation : indéterminé
Bibliographie : Glad 2015, p. 179, fig. 32
13. Kostolac (Stig, Serbie)
Contexte : occupation urbaine, forteresse (camp légionnaire)
Datation : seconde moitié du iiie-ve siècle après J.-C.
Matériaux : fer ; plomb
Lt : 11,9 ; L tige : 4,3 ; la lest : 1,43 ; L : 3 ; la tige : 0,4 ; L lest : 4,8
Description : exemplaire à tête concave, de section losangique, aux tranchants prolongés par des barbelures orientées vers l’extérieur (dont une seule est conservée). Elle est montée sur une tige torsadée. Le système d’emmanchement est dissimulé sous une chape de plomb convexe, longiligne, de section circulaire (fig. 8).
Lieu de conservation : National Museum Požarevac ; inv. n° 02/1899
Bibliographie : Vujović 2009, p. 208, fig. 2, 7 ; Glad 2015, p. 181
14. Ljubljana, Slovénie
Contexte : occupation urbaine, fortification (camp légionnaire)
Datation : Antiquité tardive
Matériaux : fer ; plomb
Lieu de conservation : Narodni muzej Slovenije (?)
Bibliographie : Guštin 1979, T.80, 4 ; Degen 1992, p. 143, Abb. 4/10 ; Pflaum 2005, 297 ; Glad 2015, p. 178 ; (fig. 8)
15. Inconnu
Contexte : indéterminé
Matériaux : fer ; plomb
Description : exemplaire à tête concave, à l’empennage prolongé par des barbelures orientées vers l’extérieur. Elle est montée sur une tige de section carrée. Le système d’emmanchement est dissimulé sous une chape de plomb convexe, trapu, de section circulaire (fig. 8).
Bibliographie : Pair Of Roman Lead & Iron Plumb Bobs [en ligne : https://www.liveauctioneers.com/item/16603370_pair-of-roman-lead-and-iron-plumb-bobs]
Lieu de conservation : collection privée
16. Inconnu, Croatie
Contexte : indéterminé
Matériaux : fer ; plomb
Lt : 15
Description : exemplaire à tête concave, aux tranchants prolongés par des barbelures orientées vers l’extérieur. Le système d’emmanchement est dissimulé sous une chape de plomb convexe, trapu, de section circulaire.
Bibliographie : Catawiki (2018). Romain antique Fer Plumbatae - römische Wurfspeere [en ligne] Disponible à : https://www.catawiki.eu/l/20048297-romain-antique-fer-plumbatae-romische-wurfspeere-15-cm-12-cm-2 [Consulté le 26/02/2020]
Lieu de conservation : Collection privée
17. Inconnu, Serbie
Contexte : indéterminé
Matériaux : fer
Lt : 10,5 ; L tige : 4 ; L : 3 ; la tige : 0,47 ; la : 1,4 ; L ba : 0,5 ; la ba : 0,3
Lieu de conservation : National Museum, Belgrade ; inv. n° 3155/III
Bibliographie : Vujović 2009, p. 208, fig. 2, 1
(fig. 9)
18. Inconnu , Serbie
Contexte : indéterminé
Matériaux : fer ; plomb
Lt : 15,3 ; L tige : 7,8 ; la lest : 2,4 ; L : 2,1 ; la tige : 0,68 ; L lest : 3 ; la : 1,4 ; L ba : 0,93 ; la ba : 0,23
Description : exemplaire à tête concave, aux tranchants prolongés par des barbelures orientées vers l’extérieur (dont une seule est conservée). Elle est montée sur une tige de section circulaire. Le système d’emmanchement, une douille ouverte, est en partie dissimulé sous une chape de plomb convexe, trapu, de section circulaire (fig. 9).
Lieu de conservation : collection privée.
Bibliographie : Vujović 2009, p. 208, fig. 2.6
19. Svrljiški Grad (Svrljig, Golak, Serbie)
Contexte : fortification romaine
Emplacement de l’arme : trouvaille fortuite
Datation : ive-vie siècle après J.-C.
Matériaux : fer ; plomb
Lt : 12 ; L tige : 5,1 ; la lest : 1,57 ; L : 2,8 ; la tige : 0,5 ; L lest : 3,84 ; la : 1,7 ; L ba : 0,8 ; E : 0,55 ; la ba : 0,25 ; P : 35
Description : exemplaire à tête concave, de section losangique, aux tranchants prolongés par des barbelures orientées vers l’extérieur. Elle est montée sur une tige circulaire. Le système d’emmanchement est dissimulé sous une chape de plomb convexe, trapue, de section circulaire (fig. 9).
Lieu de conservation : indéterminé
Bibliographie : Vujović 2009, p. 208, fig. 3, 1
20. Autun (Saône-et-Loire, France)
Contexte : occupation urbaine
Datation : ive siècle après J.-C.
Matériaux : fer
Lt : 11,7 ; L tige : 8,6 ; L : 3,1 ; la tige : 0,65 ; L ba : 0,8 ; E : 0,4 ; la ba : 0,3
Description : exemplaire à tête concave, de section lenticulaire, aux tranchants prolongés par des barbelures orientées vers l’extérieur. Elle est montée sur une tige de section carrée se terminant par une douille ouverte. L’absence de plomb pourrait amener à reconsidérer l’identification de l’objet comme dard plombé (fig. 9).
Lieu de conservation : indéterminé
Bibliographie : Kasprzyk 2005, p. 199, pl. 303, 2
21. Sisak (Sisak-Moslavina, Croatie)
Contexte : milieu aquatique
Emplacement de l’arme : dans le lit de la rivière Kupa, à proximité du camp légionnaire
Datation : ive-ve siècle après J.-C.
Matériaux : fer ; plomb
Lt : 15 ; L tige : 5,8 ; la lest : 1,7 ; L : 3 ; la tige : 0,3 ; L lest : 6,2 ; la : 1,3 ; L ba : 0,3 ; E : 0,4 ; la ba : 0,2
Description : exemplaire à tête concave, de section losangique, aux tranchants prolongés par des barbelures orientées vers l’extérieur. Elle est montée sur une tige de section carrée. Le système d’emmanchement est dissimulé sous une chape de plomb convexe, longiligne de section circulaire. (fig. 9).
Lieu de conservation : indéterminé
Bibliographie : Kazanski 1988, p. 80, fig. 1-3
22. Wroxeter (Shropshire, Angleterre)
Contexte : fortification, occupation urbaine
Emplacement de l’arme : dans la couche I/II située entre le sol de surface et le dernier niveau archéologique
Datation : ive-première moitié ve siècle après J.-C.
Matériaux : fer ; plomb
Description : exemplaire à tête concave, de section losangique, aux tranchants prolongés par des barbelures orientées vers l’extérieur. Elle est montée sur une tige de section carrée. Le système d’emmanchement est dissimulé sous une chape de plomb convexe, trapu, de section circulaire (fig. 9).
Lieu de conservation : Museum at Wroxeter ; inv. n° indéterminé
Bibliographie : Musty, Barker 1974 ; Kazanski 1988, p. 80, fig. 1-8 ; Glad 2015, p. 178
23. Wroxeter (Shropshire, Angleterre)
Contexte : fortification
Emplacement de l’arme : dans la couche I/II située entre le sol de surface et le dernier niveau archéologique
Datation : ive-première moitié ve siècle après J.-C.
Matériaux : fer ; plomb
Lt : 13,25 ; L tige : 5 ; la lest : 2 ; L : 3 ; la tige : 0,4 ; L lest : 4,5 ; la : 1,6 ; L ba : 0,8 ; la ba : 0,2
Description : exemplaire à tête concave, de section losangique, aux tranchants prolongés par des barbelures orientées vers l’extérieur. Elle est montée sur une tige de section carrée. Le système d’emmanchement est dissimulé sous une chape de plomb convexe, trapu, de section circulaire (fig. 9).
Lieu de conservation : Museum at Wroxeter ; inv. n° indéterminé
Bibliographie : Musty, Barker 1974 ; Kazanski 1988, p. 80, fig. 1-9 ; Dixon, Southern 2000, p. 114, fig. 46 ; Bishop, Coulston 2006, p. 201, fig. 127, 12 ; Glad 2015, p. 178.
24. Predjama (Slovénie)
Contexte : fortification
Datation : ive-ve siècle après J.-C.
Matériaux : fer ; plomb
Lt : 10,6 ; L tige : 5 ; la lest : 1,6 ; L : 2,6 ; la tige : 0,5 ; L lest : 2,4 ; la : 1,6 ; L ba : 0,7 ; la ba : 0,4
Description : exemplaire à tête concave, aux tranchants prolongés par des barbelures orientées vers l’extérieur (dont une seule est conservée). Elle est montée sur une tige circulaire. Le système d’emmanchement à douille fermée est dissimulé sous une chape de plomb partiellement conservé (fig. 9).
Lieu de conservation : indéterminé
Bibliographie : Degen 1992, p. 143, Abb. 4, 11 ; Pflaum 2005, p. 297 ; Glad 2015, p. 178
25. Aquilée (Udine, Italie)
Contexte : fort auxiliaire
Datation : ive-ve siècle après J.-C.
Matériaux : fer ; plomb
Description : exemplaire à tête concave. Le système d’emmanchement est dissimulé sous une chape de plomb convexe, trapu, de section circulaire (fig. 9).
Lieu de conservation : Museo Archeologico Nazional Aquileia ; inv. n° indéterminé
Bibliographie : Feugère 2013, p. 322, Tavant 1, 6
26. Čezava (Serbie)
Contexte : fort auxiliaire
Emplacement de l’arme : sondage L/22
Datation : seconde moitié du ive siècle après J.-C.
Matériaux : fer
Lt : 9,3 ; L tige : 6 ; L : 3,3 ; la tige : 0,5 ; la : 1,6 ; la ba : 0,3
Description : exemplaire à tête convexe prolongée par des barbelures orientées vers l’extérieur. Elle est montée sur une tige torsadée prolongée par une douille. L’absence de la chape de plomb pourrait amener à reconsidérer l’identification de l’objet (fig. 9).
Lieu de conservation : Djerdap Museum ; inv. n° 1830
Bibliographie : Vujović 2009, p. 208, fig. 2, 3 ; Glad 2015, p. 179, fig. 32
27. Gamzigrad (Serbie)
Contexte : palais fortifié
Emplacement de l’arme : à proximité de la fortification
Datation : seconde moitié du ive-début du ve siècle après J.-C.
Matériaux : fer ; plomb
Lt : 12 ; L tige : 3,9 ; la lest : 1,7 ; L : 2,8 ; la tige : 0,5 ; L lest : 5,3 ; la : 1,6 ; L ba : 0,5 ; la ba : 0,3 ; P : 59,09
Description : exemplaire à tête concave, de section losangique, aux tranchants prolongés par des barbelures (dont une seule est conservée) orientées vers l’extérieur. Elle est montée sur une tige de section circulaire. Le système d’emmanchement est dissimulé sous une chape de plomb convexe, longiligne, de section circulaire (fig. 9).
Lieu de conservation : National Museum Zaječar ; inv. n° 942.
Bibliographie : Christodoulou 2001, p. 31‑33, fig. 8 ; 9C ; Vujović 2009, p. 206, fig. 1, 2 ; Glad 2015, p. 179, fig. 32.
28. Inconnu
Contexte : indéterminé
Matériaux : fer ; plomb ?
Description : exemplaire à tête convexe, aux tranchants prolongés par des barbelures (dont une seule est conservée) orientées vers l’extérieur. Elle est montée sur une tige de section circulaire. Le système d’emmanchement est dissimulé sous une chape de plomb convexe, longiligne, de section circulaire (fig. 9).
29. Inconnu
Contexte : indéterminé
Matériaux : fer ; plomb
Lt : 15,5 ; L tige : 6,4 ; la lest : 2,4 ; L : 3,8 ; la tige : 0,4 ; L lest : 5,1 ; la : 1,6 ; L ba : 0,7 ; la ba : 0,2 ; P : 124,6
Description : exemplaire à tête convexe, de section losangique, aux tranchants prolongés par des barbelures orientées vers l’extérieur. Elle est montée sur une tige de section carrée. Le système d’emmanchement est dissimulé sous une chape de plomb convexe, trapue, de section circulaire (fig. 9).
Lieu de conservation : Musée d’Art Classique, Mougins ; inv. n° MMoCA.517
Bibliographie : Fiere 2005
Type 1b
30. Svrljiški Grad (Svrljig, Golak, Serbie)
Contexte : fortification
Datation : ive-vie siècle après J.-C.
Matériaux : fer ; plomb
Lt : 14,5 ; L tige : 6,3 ; la lest : 1,53 ; L : 2,75 ; la tige : 0,5 ; L lest : 5,2 ; la : 1,3 ; L ba : 0,7 ; E : 0,3 ; la ba : 0,2 ; P : 59
Description : exemplaire à tête convexe, de section rectangulaire, aux tranchants prolongés par des barbelures orientées vers l’extérieur. Elle est montée sur une tige torsadée. Le système d’emmanchement, est dissimulé sous une chape de plomb convexe, longiligne, de section circulaire (fig. 10).
Lieu de conservation : indéterminé
Bibliographie : Vujović 2009, p. 208, fig. 3, 2
Type 2a
31. Inconnu
Contexte : indéterminé
Matériaux : fer ; plomb
Description : exemplaire à tête concave, à l’empennage prolongé par des barbelures orientées vers l’intérieur (dont une seule est conservée). Elle est montée sur une tige torsadée. Le système d’emmanchement est dissimulé sous une chape de plomb convexe, trapu, de section circulaire (fig. 10).
Bibliographie : Hixenbaugh Ancient Art (2020) Plumbatae.
Lieu de conservation : collection privée
32. Brinjeva gora (Slovénie)
Contexte : fortification
Datation : Antiquité tardive
Matériaux : fer
Lt : 13,2 ; L tige : 6,4 L : 3,2 ; la tige : 0,6 ; la : 2,2 ; L ba : 1,1 ; la ba : 0,3
Description : exemplaire à tête concave, de section carrée, à l’empennage prolongé par des barbelures orientées vers l’intérieur. Elle est montée sur une tige torsadée terminée par une douille fermée, circulaire. L’absence de chape de plomb pourrait amener à reconsidérer l’identification de l’objet en tant que dard plombé (fig. 10).
Lieu de conservation : Musée national de Slovénie (?)
Bibliographie : Ciglenečki 2015, Taf. 2, 14
33. Veliko Gradište (Braničevo, Serbie)
Contexte : fort auxiliaire
Datation : Antiquité tardive
Matériaux : fer ; plomb
Lt : 12,7 ; L tige : 5,2 ; la lest : 1,7 ; L : 2,08 ; la tige : 0,56 ; L lest : 5,1 ; la : 0,84 ; L ba : 0,64 ; la ba : 0,25
Description : exemplaire à tête convexe, de section losangique, aux tranchants prolongés par des barbelures orientées vers l’intérieur (dont une seule est conservée). Elle est montée sur une tige torsadée. Le système d’emmanchement est dissimulé sous une chape de plomb concave, trapu, de section circulaire (fig. 10).
Lieu de conservation : National Museum Požarevac ; inv. n° 02/230
Bibliographie : Vujović 2009, p. 208, fig. 2, 8
34. Schaan (Oberland, Liechtenstein)
Contexte : fort auxiliaire
Datation : ive -milieu du ve siècle après J.-C.
Matériaux : fer ; plomb
Lt : 12,3 ; L tige : 4,5 ; la lest : 1,5 ; L : 2,4 ; la tige : 0,6 ; L lest : 5 ; la : 1,4 ; L ba : 1,2 ; la ba : 0,2 ; P : 48,4
Description : exemplaire à tête convexe aux tranchants prolongés par des barbelures orientées vers l’intérieur. Elle est montée sur une tige torsadée. Le système d’emmanchement est dissimulé sous une chape de plomb convexe, longiligne, de section circulaire (fig. 10).
Lieu de conservation : Vorarlberger Landesmuseum, Bregenz (?)
Bibliographie : Ettlinger 1959, p. 277, Taf. 11, 16 ; Degen 1992, p. 145, Abb. 5, 3 ; Glad 2015, p. 178
Type 2b
35. Rankweil (Vorarlberg, Autriche)
Contexte : occupation rurale (villa ?)
Datation : Antiquité tardive
Matériaux : fer ; plomb
Lt : 12,9 ; L tige : 4,7 ; la lest : 1,4 ; L : 3,6 ; la tige : 0,6 ; L lest : 4,5 ; la : 1,5 ; L ba : 0,69 ; la ba : 0,3
Description : exemplaire à tête concave, aux tranchants prolongés par des barbelures orientées vers l’extérieur. La largeur de la lame au-dessus des barbelures est similaire à l’épaisseur de la tige carrée. Le système d’emmanchement, une douille fermée est partiellement dissimulée sous une chape de plomb trapu (fig. 11).
Lieu de conservation : centre des collections Suisse (?)
Bibliographie : Brem et al. 2008, p. 128, Abb. 159
36. inconnu
Contexte : indéterminé
Matériaux : fer ; plomb
Description : exemplaire à tête concave, aux tranchants prolongés par des barbelures droites (dont une seule est conservée). Elle est montée sur une tige circulaire. Le système d’emmanchement est dissimulé sous une chape de plomb biconcave, longiligne, de section circulaire.
Lieu de conservation : collection privée
37. Près de Thuin (Belgique)
Matériaux : fer ; plomb
Lt : 8,9
Description : exemplaire à tête concave, aux tranchants prolongés par des barbelures orientées vers l’intérieur. Le système d’emmanchement est dissimulé sous une chape de plomb convexe, longiligne, de section circulaire.
Lieu de conservation : collection privée
38. Balkans (?)
Contexte : indéterminé
Matériaux : fer ; plomb
Lt : 14 ; la lest : 1,7 ; L lest : 6 ; P : 61,5
Description : exemplaire à tête convexe, de section losangique, aux tranchants prolongés par des barbelures orientées vers l’extérieur. Le système d’emmanchement est dissimulé sous une chape de plomb biconcave, longiligne, de section circulaire.
Lieu de conservation : collection privée
39. inconnu (Bulgarie)
Contexte : indéterminé
Matériaux : fer ; plomb
Description : exemplaire à tête concave, aux tranchants prolongés par des barbelures droites. Elle est montée sur une tige carrée. Le système d’emmanchement est dissimulé sous une chape de plomb.
Lieu de conservation : collection privée
40. Wroxeter (Shropshire, Angleterre)
Contexte : fortification (camp légionnaire)
Emplacement de l’arme : dans les bains de la basilique, dans la couche I/II située sous la terre végétale
Datation : ive-ve siècle après J.-C.
Matériaux : fer ; plomb
Lt : 11,2 ; L tige : 7,2 ; L : 3,8 ; la tige : 0,7 ; L lest ; la : 1,8 ; L ba : 0,8 ; la ba : 0,3
Description : exemplaire à tête concave, aux tranchants prolongés par des barbelures orientées vers l’extérieur (dont une seule est conservée). Elle est montée sur une tige circulaire. L’absence de chape de plomb pourrait amener à reconsidérer l’identification de l’objet en tant que dard (fig. 11).
Lieu de conservation : Museum at Wroxeter ; inv. n° C117-4923
Bibliographie : Degen 1992, p. 143, Abb. 4, 3 ; Glad 2015, p. 178
41. Wroxeter (Shropshire, Angleterre)
Contexte : fortification (camp légionnaire)
Datation : ive-ve siècle après J.-C.
Matériaux : fer ; plomb
Description : exemplaire à tête concave, aux tranchants prolongés par des barbelures orientées vers l’intérieur (dont une seule est conservée). L’absence de chape de plomb pourrait amener à reconsidérer l’identification de l’objet en tant que dard plombé (fig. 11).
Lieu de conservation : Museum at Wroxeter ; inv. n° indéterminé
Bibliographie : Glad 2015, p. 178.
42. Catterick (Richmondshire, Angleterre)
Contexte : fort auxiliaire
Datation : ive siècle après J.-C.
Matériaux : fer
Lt : 11,8 ; L tige : 8,3 ; L : 3,5 ; la tige : 0,5 ; la : 1,5
Description : exemplaire à tête concave, de section losangique, aux tranchants prolongés par des barbelures orientées vers l’intérieur. La largeur de la lame au-dessus des barbelures est presque identiques à l’épaisseur de la tige de section carrée. L’absence de la chape de plomb pourrait amener à reconsidérer l’identification de l’objet en tant que dard plombé (fig. 11).
Lieu de conservation : local Museum, Catterick (?)
Bibliographie : Bishop, Coulston 2006, p. 201, fig. 127, 13
43. Catterick (Richmondshire, Angleterre)
Contexte : fort auxiliaire
Datation : ive siècle après J.-C.
Matériaux : fer
Lt : 15 ; L tige : 5,8 ; L : 5,3 ; la tige : 0,5 ; la : 1,6
Description : exemplaire à tête concave, de section losangique, aux tranchants prolongés par des barbelures orientées vers l’extérieur. La largeur de la lame au-dessus des barbelures est presque identique à l’épaisseur de la tige de section carrée, terminée par une douille circulaire enroulée et fermée. L’absence de la chape de plomb pourrait amener à reconsidérer l’identification de l’objet en tant que dard plombé (fig. 11).
Lieu de conservation : local Museum, Catterick (?)
Bibliographie : Völling 1991, p. 295 ; Glad 2015, p. 178
44. Deutsch Altenburg (Basse-Autriche, Autriche)
Contexte : occupation urbaine, fortification (camp légionnaire)
Datation : Antiquité tardive
Matériaux : fer ; plomb
Lt : 14,1 ; L tige : 6,4 ; la lest : 2 ; L : 2,6 ; la tige : 0,2 ; L lest : 4,8 ; la : 1,6 ; L ba : 0,8 ; la ba : 0,2
Description : exemplaire à tête concave, aux tranchants prolongés par des barbelures orientées vers l’intérieur. Elle est montée sur une tige de section circulaire. Le système d’emmanchement est dissimulé sous une chape de plomb convexe, trapu, de section circulaire (fig. 11).
Lieu de conservation : Museum Carnuntium (?)
Bibliographie : Völling 1991, p. 295 ; Degen 1992, p. 143, Abb. 4, 14
45. Pannonie (?) (Hongrie)
Contexte : indéterminé
Datation : Antiquité tardive
Matériaux : fer ; plomb
Lt : 14 ; L tige : 7 ; la lest : 1,5 ; L : 3,2 ; la tige : 0,4 ; L lest : 3,6 ; la : 1,8 ; L ba : 1 ; la ba : 0,2
Description : exemplaire à tête concave, aux tranchants prolongés par des barbelures orientées vers l’intérieur. Elle est montée sur une tige de section carrée. Le système d’emmanchement est dissimulé sous une chape de plomb convexe, longiligne, de section circulaire (fig. 11).
Lieu de conservation : Magyar Nemzeti Múzeum ; inv. n° indéterminé
Bibliographie : Völling 1991, p. 295 ; Degen 1992, p. 143, Abb. 4, 15
46. Negotin (Timočka Krajina, Negotinska Krajina, Serbie)
Contexte : indéterminé
Datation : seconde moitié du iiie -ve siècle après J.-C.
Matériaux : fer ; plomb
Lt : 13,5 ; L tige : 6,1 ; la lest : 1,54 ; L : 3,8 ; la tige : 0,5 ; L lest : 3,64 ; la : 1,6 ; L ba : 1 ; la ba : 0,42
Description : exemplaire à tête concave, de section losangique, aux tranchants prolongés par des barbelures orientées vers l’intérieur (dont une seule est conservée). Elle est montée sur une tige circulaire. Le système d’emmanchement à douille, traversé par un rivet, est dissimulé sous une chape de plomb convexe, trapu, de section circulaire (fig. 11).
Lieu de conservation : Negotinska Krajina Museum ; inv. n° 119
Bibliographie : Völling 1991, p. 209, fig. 3,7 ; Vujović 2009, p. 209, fig. 3,7 ; Glad 2015, p. 181.
47. Pirotski Grad/Pirot (Ponišavlje, Serbie)
Contexte : fortification
Datation : seconde moitié du iiie -première moitié ve siècle après J.-C.
Matériaux : fer ; plomb
Lt : 15 ; L tige : 7 ; la lest : 1,55 ; L : 3,85 ; la tige : 0,6 ; L lest : 3,5 ; la : 1,4 ; L ba : 1,1 ; la ba : 0,15
Description : exemplaire à tête concave, aux tranchants prolongés par des barbelures orientées vers l’extérieur. La largeur de la lame au-dessus des barbelures est semblable à l’épaisseur de la tige carrée. Le système d’emmanchement est dissimulé sous une chape de plomb convexe, longiligne, de section circulaire (fig. 11).
Lieu de conservation : Ponišavlje Museum, Pirot ; inv. n° 116
Bibliographie : Vujović 2009, p. 209, fig. 3, 4 ; Glad 2015, p. 181, fig. 32.
48. Wroxeter (Shropshire, Angleterre)
Contexte : fortification (camp légionnaire)
Datation : ive-ve siècle après J.-C.
Matériaux : fer ; plomb
Description : exemplaire à tête concave, aux tranchants prolongés par des barbelures orientées vers l’intérieur (dont une seule est conservée). Le système d’emmanchement est dissimulé sous une chape de plomb convexe, trapu, de section circulaire (fig. 11).
Lieu de conservation : Museum at Wroxeter ; inv. n° indéterminé
Bibliographie : Glad 2015, p. 178
49. Inconnu
Contexte : indéterminé
Matériaux : fer ; plomb
Description : exemplaire à tête concave, à l’empennage prolongé par des barbelures orientées vers l’intérieur. Elle est montée sur une tige de section circulaire. Le système d’emmanchement est dissimulé sous une chape de plomb convexe, trapu, de section circulaire (fig. 11).
Lieu de conservation : collection privée
50. Tsari Mali grad, Belchin (Bulgarie)
Contexte : forteresse
Datation : premières décennies du ve siècle après J.-C.
Matériaux : fer ; plomb
Lt : 12,6 ; L tige : 3 ; la lest : 1,8 ; L : 5 ; la tige : 0,3 ; L lest : 5,2 ; la : 1,43 ; L ba : 0,9 ; E : 0,6 ; la ba : 0,2 ; P : 63
Description : exemplaire à tête concave, de section carrée, à l’empennage prolongé par des barbelures orientées vers l’intérieur. Elle est montée sur une tige de section circulaire. Le système d’emmanchement est dissimulé sous une chape de plomb convexe, longiligne, de section circulaire (fig. 11).
Lieu de conservation : complexe de Tsari Mali Grad ; inv. n° indéterminé
Bibliographie : Hristov 2012, p. 124‑125, fig. 2, 3
51. Inconnu
Contexte : indéterminé
Matériaux : fer ; plomb
Lt : 16 ; L tige : 6,5 ; la lest : 2,1 ; L : 3,6 ; la tige : 0,6 ; L lest : 6 ; L ba : 1,5 ; la ba : 0,5
Description : exemplaire à tête concave, à l’empennage prolongé par des barbelures orientées vers l’intérieur. Elle est montée sur une tige de section circulaire. Le système d’emmanchement est dissimulé sous une chape de plomb convexe, trapu, de section circulaire (fig. 11).
Lieu de conservation : indéterminé
Bibliographie : Bishop 2017, p. 73.
52. 4 rue Saint-Didier et 13, Lyon (Rhône, France)
Contexte : occupation urbaine
Datation : milieu du ive siècle après J.-C.
Matériaux : fer
Lt : 23 ; L tige : 2,6 ; L : 7
Description : exemplaire à tête concave, de section lenticulaire, à l’empennage prolongé par des barbelures orientées vers l’intérieur (une seule est conservée). Elle est montée sur une tige partiellement lacunaire, de section carrée, terminée par une douille enroulée, circulaire. L’absence de chape de plomb pourrait amener à reconsidérer l’identification de l’objet en tant que dard plombé.
Lieu de conservation : Musée gallo-romain de Lyon-Fourvière (?)
Bibliographie : Silvino 2012, pl. 20, n° 5 ; Guillaud 2017, p. 14‑15, pl. 11, 61
53. Inconnu
Contexte : indéterminé
Matériaux : fer ; plomb
Description : exemplaire à tête concave, à l’empennage prolongé par des barbelures orientées vers l’intérieur. Elle est montée sur une tige de section carrée. Le système d’emmanchement est dissimulé sous une chape de plomb convexe, trapu, de section circulaire (fig. 11).
Lieu de conservation : collection privée.
Bibliographie : Pair Of Roman Lead & Iron Plumb Bobs [en ligne : https://www.liveauctioneers.com/item/16603370_pair-of-roman-lead-and-iron-plumb-bobs]
54. Inconnu, Croatie
Contexte : indéterminé
Datation : milieu du iiie-viie siècle après J.-C.
Matériaux : fer ; plomb
Lt : 12
Description : exemplaire à tête concave, aux tranchants prolongés par des barbelures orientées vers l’extérieur. Le système d’emmanchement est dissimulé sous une chape de plomb convexe, longiligne, de section circulaire.
Lieu de conservation : collection privée
Bibliographie : vendu par Catawiki, Lot 20048297, 31/07/2018.
55. Niš (Ponišavlje, Serbie)
Contexte : habitat rural de type villa
Emplacement de l’arme : dans les restes d’une structure identifiés comme un centre artisanal
Datation : seconde moitié du ive-milieu du ve siècle après J.-C.
Matériaux : fer ; plomb
Lt : 16,5 ; L tige : 7,35 ; la lest : 1,57 ; L : 5,85 ; la tige : 0,57 ; L lest : 3,15 ; la : 2,6 ; L ba : 1,9 ; la ba : 0,52
Description : exemplaire à tête convexe, aux tranchants prolongés par des barbelures orientées vers l’intérieur. La largeur de la lame au-dessus des barbelures est semblable à l’épaisseur de la tige. Le système d’emmanchement est dissimulé sous une chape de plomb concave, trapu, de section circulaire (fig. 12).
Lieu de conservation : National Museum Niš ; inv. n° C-1304
Bibliographie : Vujović 2009, p. 208, fig. 3,3
56. Altkirch, Biesheim (Haut-Rhin, France)
Contexte : fortification
Emplacement de l’arme : trouvaille isolée
Datation : Antiquité tardive
Matériaux : fer
Lt : 8,4 ; L tige : 3,6 ; L : 3,2 ; la tige : 0,4 ; la : 1 ; L ba : 0,6 ; E : 0,2 ; la ba : 0,2 ; P : 6,88
Description : exemplaire à tête concave, de section rectangulaire, aux tranchants prolongés par des barbelures orientées vers l’extérieur. Elle est montée sur une tige de section carrée se terminant par une douille ouverte percée d’un orifice pour le clouage ou le rivetage (fig. 12).
Lieu de conservation : Musée Archéologique de Biesheim ; inv. n° 1989.1.172
57. Fenékpuszta (Hongrie)
Contexte : forteresse (camp légionnaire)
Datation : ive-ve siècle après J.-C.
Matériaux : fer ; plomb ?
Lt : 15,2
Description : exemplaire à tête convexe aux tranchants prolongée par des barbelures orientées vers l’intérieur. Elle est montée sur une tige. Le système d’emmanchement est dissimulé sous une chape de plomb convexe et longiligne (fig. 12).
Lieu de conservation : Musée Balaton, Keszthel ; inv. n° 1975.170.3
Bibliographie : Kazanski 1988, p. 80, fig. 1-5 ; Glad 2015, p. 178
58. Aquilée (Udine, Italie)
Contexte : fort auxiliaire
Datation : ive-ve siècle après J.-C.
Matériaux : fer ; plomb
Description : exemplaire à tête concave, aux tranchants prolongés par des barbelures orientées vers l’intérieur (dont une seule est conservée). Elle est montée sur une tige torsadée. Le système d’emmanchement est dissimulé sous une chape de plomb convexe, longiligne, de section circulaire (fig. 12).
Lieu de conservation : Museo Archeologico Nazional Aquileia ; inv. n° indéterminé
Bibliographie : Feugère 2013, p. 322, Tavant 5
59. Zemun (Syrmie, Serbie)
Contexte : fortification
Datation : Antiquité tardive (jusqu’au milieu du ve siècle après J.-C.)
Matériaux : fer ; plomb
Lt : 13,7 ; L tige : 4,71 ; la lest : 1,6 ; L : 3,9 ; la tige : 0,5 ; L lest : 5 ; la : 1,4 ; L ba : 0,9 ; la ba : 0,3.
Description : exemplaire à tête convexe et à pointe anguleuse, de section losangique, aux tranchants prolongés par des barbelures orientées vers l’extérieur. Le système d’emmanchement est dissimulé sous une chape de plomb convexe, longiligne, de section circulaire (fig. 12).
Lieu de conservation : collection privée.
Bibliographie : Vujović 2009, p. 208, fig. 3, 6
60. Sisak (Croatie)
Contexte : occupation urbaine, fortification (camp légionnaire)
Datation : ive-ve siècle après J.-C.
Matériaux : fer ; plomb
Description : exemplaire à tête concave, de section losangique, aux tranchants prolongés par des barbelures (dont seulement une est conservée) orientées vers l’intérieur. Le système d’emmanchement est dissimulé sous une chape de plomb convexe, longiligne, de section circulaire (fig. 12).
Lieu de conservation : indéterminé
Bibliographie : Völling 1991, p. 295 ; Glad 2015, p. 178
61. Aquilée (Udine, Italie)
Contexte : forteresse
Datation : ive-ve siècle après J.-C.
Matériaux : fer ; plomb
Description : exemplaire à tête concave, de section losangique, aux tranchants prolongés par des barbelures orientées vers l’intérieur. Elle est montée sur une tige de section circulaire. Le système d’emmanchement est dissimulé sous une chape de plomb convexe, massive, de section circulaire (fig. 12).
Lieu de conservation : Museo Archeologico Nazional Aquileia ; inv. n° indéterminé
Bibliographie : Völling 1991 ; Feugère 2013 Tavant 1, 2 ; Glad 2015, p. 178
62. Aquilée (Udine, Italie)
Contexte : forteresse
Datation : ive-ve siècle après J.-C.
Matériaux : fer ; plomb
Lt : 12,2 ; L tige : 4,3 ; la lest : 1,7 ; L : 3,6 ; la tige : 0,4 ; L lest : 4,2
Description : exemplaire à tête concave. Le système d’emmanchement est dissimulé sous une chape de plomb convexe, trapu et de section circulaire (fig. 12).
Lieu de conservation : Museo Archeologico Nazional Aquileia ; inv. n° indéterminé
Bibliographie : Völling 1991 ; Feugère 2013 Tavant 1, 2 ; Glad 2015, p. 178.
63. Gamzigrad (Serbie)
Contexte : palais fortifié
Emplacement de l’arme : les plumbatae ont été mises au jour à proximité de l’aire palatiale de Gallerius, où ont été identifiés des restes de thermae, au sud-est de la résidence impériale. Un autre exemplaire provient de la tour 19, qui assurait la défense de la porte au mur ouest de la première fortification (fig. 12).
Datation : seconde moitié du ive siècle-début du ve siècle après J.-C.
Matériaux : fer
Lt : 10,1 ; L tige : 2,9 ; L : 3 ; la tige : 0,4 ; la : 0,9 ; L ba : 0,4 ; la ba : 0,23
Description : exemplaire à tête concave aux tranchants prolongés par des barbelures (dont une seule est conservée) orientées vers l’extérieur. Elle est montée sur une tige de section circulaire terminée par une douille également circulaire et fermée. La disparition de la chape de plomb pourrait amener à reconsidérer l’identification de l’objet.
Lieu de conservation : National Museum Zaječar ; inv. n° C-28/1997
Bibliographie : Vujović 2009, p. 206, fig. 1, 5
64. Inconnu
Contexte : indéterminé
Matériaux : fer ; plomb
Description : exemplaire à tête concave et à pointe étroite, aux tranchants prolongés par des barbelures orientées vers l’extérieur. Elle est montée sur une tige de section circulaire. Le système d’emmanchement est dissimulé sous une chape de plomb convexe, trapu, de section circulaire (fig. 12).
Lieu de conservation : collection privée
65. Ajdna près de Potoki (Haute-Carniole, Slovénie)
Contexte : occupation de hauteur
Datation : deuxième moitié du ve siècle après J.-C.
Matériaux : fer ; plomb
Lt : 16,2 ; L tige : 7,03 ; la lest : 2,8 ; L : 4 ; la tige : 0,6 ; L lest : 4,3 ; la : 2 ; L ba : 1,14 ; E : 0,6 ; la ba : 0,4
Description : exemplaire à tête concave, de section lenticulaire, aux tranchants prolongés par des barbelures orientées vers l’intérieur. Elle est montée sur une tige de section carrée. Le système d’emmanchement est dissimulé sous une chape de plomb convexe, trapu, de section circulaire (fig. 12).
Lieu de conservation : indéterminé
Bibliographie : Pflaum 2005, p. 297 ; Glad 2015, p. 178 ; Ciglenečki 2015, p. 246, Abb. 7,13
66. Vodice ( Šibenik-Knin, Slovénie)
Contexte : vicus (?)
Emplacement de l’arme : dépôt métallique
Datation : ive siècle après J.-C.
Matériaux : fer ; plomb
Lt : 10,5 ; L tige : 3,9 ; la lest : 1,6 ; L : 3,3 ; la tige : 0,4 ; L lest : 2,3 ; la : 1,3 ; L ba : 0,54 ; E : 0,5 ; la ba : 0,36 ; P : 20
Description : exemplaire à tête concave, de section carrée, à l’empennage prolongé par des barbelures orientées vers l’intérieur. Elle est montée sur une tige de section carrée. Le système d’emmanchement est dissimulé sous une chape de plomb convexe, trapu, de section circulaire (fig. 12).
Lieu de conservation : Vojni Musej, Logatec ; inv. n° 130/19
Bibliographie : Pflaum 2005, p. 285, 296, fig. 9, 7.
67. Vodice (Šibenik-Knin Slovénie)
Contexte : vicus (?)
Emplacement de l’arme : dépôt métallique
Datation : Antiquité tardive
Matériaux : fer ; plomb
Lt : 11,6 ; L tige : 4,5 ; L : 3,96 ; la tige : 0,5 ; la : 1,5 ; L ba : 1,1 ; la ba : 0,2 ; P : 16
Description : exemplaire à tête concave, de section carrée, à l’empennage prolongé par des barbelures orientées vers l’intérieur. Elle est montée sur une tige de section carrée se terminant par une douille ouverte traversée par un clou. Des traces de plomb sont partiellement visibles à l’emplacement de ce système d’emmanchement (fig. 12).
Lieu de conservation : Vojni Musej, Logatec ; inv. n° 130/20
Bibliographie : Pflaum 2005, p. 287, 296, fig. 9, 8.
68. Fontaine-Étoupefour (Calvados, France)
Contexte : indéterminé
Datation : deuxième moitié du ive siècle après J.-C.
Matériaux : fer
Lt : 12,7 ; L tige : 6,4 ; L : 3,6 ; la tige : 0,6 ; la : 1,3 ; L ba : 0,1 ; la ba : 0,2
Description : exemplaire à tête concave, à l’empennage prolongé par des barbelures orientées vers l’intérieur. Elle est montée sur une tige de section carrée terminée par une douille. L’absence de plomb pour amener à reconsidérer l’identification de l’objet en tant que dard plombé.
Lieu de conservation : Musée de Normandie, Caen ; inv. n° 85.19.6.
Bibliographie : Halbout et al. 1986, p. 113, fig. 210
Type 2c
69. Sisak (Croatie)
Contexte : milieu aquatique
Emplacement de l’arme : dans le lit de la rivière Kupa, à proximité du camp légionnaire
Datation : ive-ve siècle après J.-C.
Matériaux : fer ; plomb
Lt : 27,5 ; L tige : 21,1 ; la lest : 1,1 ; L : 3,1 ; la tige : 0,4 ; L lest : 3,9 ; la : 1,3 ; L ba : 0,7 ; E : 0,4 ; la ba : 0,2
Description : exemplaire à tête convexe, de section losangique, aux tranchants prolongés par des barbelures orientées vers l’extérieur. Elle est montée sur une tige de section carrée se terminant par une douille ouverte. Un lest de plomb aux contours convexes, longilignes enserre la longue tige quelques centimètres sous la lame (fig. 13).
Lieu de conservation : indéterminée
Bibliographie : Hoffiller 1912, p. 201, Abb. 293 ; Kazanski 1988, p. 80, fig. 1-2 ; Völling 1991, p. 295 ; Radman-Livaja 2004, Tabl. 9, 35 ; Bishop, Coulston 2006, p. 201, fig. 127, 11 ; Glad 2015, p. 178
Type 3a
70. Windisch (Argovie, Suisse)
Contexte : occupation urbaine, fortification (camp légionnaire)
Emplacement de l’arme : amphithéâtre
Datation : Antiquité tardive
Matériaux : fer ; plomb
Lt : 4,3 ; L tige : 6,2 ; la lest : 2,6 ; L : 4 ; la tige : 0,5 ; L lest : 4,2 ; la : 1,7 ; L ba : 0,4 ; E : 0,3 ; la ba : 0,3 ; P : 105,35
Description : exemplaire à tête concave avec une extrémité sommitale anguleuse, de section lenticulaire et aux tranchants prolongés par des barbelures orientées vers l’intérieur. Elle est montée sur une tige légèrement pliée, de section carrée. Le système d’emmanchement est enserré d’une chape de plomb de section circulaire, trapue et concave (fig. 14).
Lieu de conservation : Vindonissa-Museum, Brugg ; inv. n° indéterminé
Bibliographie : Deschler-Erb, Unz 1997, Taff. 19-335, p. 23 ; Degen 1992, p. 145, Abb. 5, 1 ; Glad 2015, p. 178.
71. Inconnu
Contexte : indéterminé
Matériaux : fer ; plomb
Description : exemplaire à tête concave et à pointe anguleuse, à l’empennage prolongé par des barbelures droites. Elle est montée sur une tige de section carrée. Le système d’emmanchement est dissimulé sous une chape de plomb convexe, longiligne, de section circulaire (fig. 14).
Lieu de conservation : collection privée.
72. Žarkovac (Symie, Serbie)
Contexte : indéterminé
Datation : Antiquité tardive
Matériaux : fer ; plomb
Lt : 11,7 ; L tige : 3,4 ; la lest : 2 ; L : 3,45 ; la tige : 0,44 ; L lest : 5 ; la : 1,32
Description : exemplaire à tête convexe et à pointe anguleuse, aux tranchants prolongés par des barbelures droites (dont une seule est conservée). Elle est montée sur une tige de section carrée. Le système d’emmanchement est dissimulé sous une chape de plomb concave, trapue, de section (fig. 14).
Lieu de conservation : Local Museum Ruma ; inv. n° 708
Bibliographie : Vujović 2009, p. 208, fig. 2, 4
73. Podutik (Haute Carniole, Slovénie)
Contexte : indéterminé
Datation : Antiquité tardive
Matériaux : fer, plomb
Lt : 14,1 ; L tige : 5,2 ; la lest : 2,4 ; L : 4,6 ; la tige : 0,6 ; L lest : 5,2 ; la : 2 ; L ba : 0,6 ; la ba : 0,2
Description : exemplaire à tête concave et à extrémité anguleuse, aux tranchants prolongés par des barbelures orientées vers l’extérieur. Elle est montée sur une tige circulaire. Le système d’emmanchement est dissimulé sous une chape de plomb convexe, trapue, de section circulaire (fig. 14).
Lieu de conservation : Narodni Muzej Slovenije (?)
Bibliographie : Guštin 1979, T. 80, 3 ; Völling 1991, p. 295 ; Degen 1992, p. 143, Abb. 4, 9.
74. Svilajnac (Resava, Serbie)
Contexte : fortification
Datation : Antiquité tardive
Matériaux : fer ; plomb
Lt : 14
Description : exemplaire à tête convexe et à pointe anguleuse, de section losangique, aux tranchants prolongés par des barbelures droites. Elle est montée sur une tige carrée, pliée dans sa partie inférieure. Le système d’emmanchement est dissimulé sous une chape de plomb biconcave, trapu, de section circulaire (fig. 14).
Lieu de conservation : Mića Stojković Elementary School ; inv. n° indéterminé
Bibliographie : Vujović 2009, p. 208, fig. 3, 5
75. Inconnu
Contexte : indéterminé
Matériaux : fer ; plomb
Lt : 17,6 ; L tige : 8 ; la lest : 2 ; L : 3,6 ; la tige : 0,4 ; L lest : 5,8 ; la : 1,2 ; L ba : 0,6 ; la ba : 0,2
Description : exemplaire à tête concave et à extrémité sommitale anguleuse, aux tranchants prolongés par des barbelures droites. Elle est montée sur une tige de section circulaire. Le système d’emmanche-ment est dissimulé sous une chape de plomb convexe, longiligne, de section circulaire (fig. 14).
Lieu de conservation : Musée d’art classique, Mougins ; inv. n° MMoCA96
Type 3b
76. Aquilée (Udine, Italie)
Contexte : fort
Datation : ive-ve siècle après J.-C.
Matériaux : fer ; plomb
Description : exemplaire à tête triangulaire, anguleuse, de section carrée, aux tranchants prolongés par des barbelures (seulement une est conservée) droites. Elle est montée sur une tige torsadée ? Le système d’emmanchement est dissimulé sous une chape de plomb convexe, longiligne de section circulaire (fig. 13).
Lieu de conservation : Museo Archeologico Nazional Aquileia ; inv. n. : indéterminé
Bibliographie : Völling 1991 ; Feugère 2013, Tavant 1 ; Glad 2015, p. 178
77. Pilismarót (Komárom-Esztergom, Hongrie)
Contexte : fortification (tour de guet)
Emplacement de l’arme : Tour B
Datation : 370 après J.-C.
Matériaux : fer
Lt : 22 ; L tige : 12,4 ; la lest : 2 ; L : 4,8 ; la tige : 0,4 ; L lest : 5,8 ; la : 0,8
Description : exemplaire à tête convexe avec une pointe, aux tranchants prolongés par des barbelures (dont une seule est conservée) droites et de petites dimensions. Elle est montée sur une tige torsadée. Le système d’emmanchement est dissimulé sous une chape de plomb convexe, longiligne, de section circulaire (fig. 13).
Lieu de conservation : indéterminé
Bibliographie : Degen 1992, p. 143, Abb. 4, 13 ; Bishop, Coulston 2006, p. 201, fig. 127, 2 ; Glad 2015, p. 178
Type 4
78. Grippe-Soleil, Escolives-Sainte-Camille (Yonne, France)
Contexte : habitat rural/Praetoria (?)
Datation : ive siècle après J.-C.
Matériaux : fer ; plomb
Lt : 19,95 ; L tige : 9,6 ; la lest : 2,9 ; L : 4 ; la tige : 0,5 ; L lest : 6,2 ; la : 1,4 ; L ba : 0,8 ; E : 0,27 ; la ba : 0,2
Description : exemplaire à tête convexe, de section losangique aux tranchants prolongés par des barbelures orientées vers l’intérieur. Elle est montée sur une tige de section carrée. Le système d’emmanchement est enserré d’une chape de plomb de section circulaire, trapue et concave (fig. 15).
Lieu de conservation : indéterminé
Bibliographie : Kasprzyk 2005, p. 242‑243, fig. 4 ; Glad 2015, p. 178
79. Enns (Linz-Land, Autriche)
Contexte : occupation urbaine, fortification (camp légionnaire)
Datation : ive-ve siècle après J.-C.
Matériaux : fer ; plomb
Description : exemplaire à tête convexe, aux tranchants prolongés par des barbelures orientées vers l’extérieur (dont une seule est conservée). Le système d’emmanchement est dissimulé sous une chape de plomb convexe, longiligne, de section circulaire.
Lieu de conservation : Museum Lauriacum ; inv. n° indéterminé
80. Kostolac (Stig, Serbie)
Contexte : forteresse (camp légionnaire)
Datation : seconde moitié du iiie siècle-première moitié ve siècle après J.-C.
Matériaux : fer ; plomb
Lt : 12,7 ; L tige : 6 ; la lest : 1,5 ; L : 2,4 ; la tige : 0,5 ; L lest : 4,1 ; la 1,15 ; L ba : 0,23 ; la ba : 0,17.
Description : exemplaire à tête concave, de section losangique, aux tranchants prolongés par des barbelures orientées vers l’intérieur (dont une seule est conservée). Le système d’emmanchement est dissimulé sous une chape de plomb convexe, longiligne, de section circulaire (fig. 15).
Lieu de conservation : Musée National de Pozarevac ; inv. n° 02/230.
Bibliographie : Glad 2015, p. 181, fig. 32.
81. Osijek (Osijek-Baranja, Croatie)
Contexte : occupation urbaine, forteresse
Datation : ive siècle après J.-C.
Matériaux : fer ; plomb
Lt : 18,7 ; L tige : 9,3 ; la lest : 2,7 ; L : 1,8 ; la tige : 0,6 ; L lest : 7,1 ; la : 1,8.
Description : exemplaire à tête concave, aux tranchants prolongés par des barbelures orientées vers l’intérieur. Le système d’emmanchement est dissimulé sous une chape de plomb convexe, longiligne, de section circulaire (fig. 15).
Lieu de conservation : Arheološki muzej, Zagreb ; inv. n° indéterminé.
Bibliographie : Arheološki muzej (Zagreb), 2010, p. 243.
82. Čezava (Serbie)
Contexte : fort auxiliaire
Emplacement de l’arme : Tour II
Datation : milieu du ive siècle après J.-C.
Matériaux : fer ; plomb
Lt : 11 ; L tige : 3,7 ; la lest : 1,4 ; L : 3,5 ; la tige : 0,6 ; L lest : 3,6 ; la : 1,6 ; la ba : 0,3.
Description : exemplaire à tête concave, de section losangique, aux tranchants prolongés par des barbelures orientées vers l’intérieur. Le système d’emmanchement est dissimulé sous une chape de plomb convexe, longiligne, de section circulaire (fig. 15).
Lieu de conservation : Djerdap Museum ; inv. n° 2066/69.
Bibliographie : Vujović 2009, p. 208, fig. 2, 2 ; Glad 2015, p. 179, fig. 32
83. Gamzigrad (Serbie)
Contexte : palais impérial
Emplacement de l’arme : les plumbatae ont été mises au jour à proximité de l’aire palatiale de Gallerius, où ont été identifiés des restes de thermae, au sud-est de la résidence impériale. Un autre exemplaire provient de la tour 19. Elle assurait la défense de la porte au mur ouest de la première fortification.
Datation : seconde moitié du ive siècle-début du ve siècle après J.-C.
Matériaux : fer ; plomb
Lt : 16,5 ; L tige : 7,2 ; la lest : 1,7 ; L : 1,8 ; la tige : 0,5 ; L lest : 7,4 ; la : 1,2 ; P : 117,69.
Description : exemplaire à tête concave, aux tranchants prolongés par des barbelures brisées. Elle est montée sur une tige de section carrée. Le système d’emmanchement est dissimulé sous une chape de plomb convexe, longiligne, de section circulaire (fig. 15).
Lieu de conservation : National Museum Zaječar ; inv. n° 941.
Bibliographie : Christodoulou 2001, p. 31‑33, fig. 8 ; 9B ; Vujović 2009, p. 206, fig. 1, 1 ; Glad 2015, p. 181, fig. 32.
84. Sisak (Sisak-Moslavina, Croatie)
Contexte : milieu aquatique
Emplacement de l’arme : dans le lit de la rivière Kupa, à proximité du camp légionnaire
Datation : ive-ve siècle après J.-C.
Matériaux : fer ; plomb
Lt : 20,25 ; L tige : 10,3 ; la lest : 2,7 ; L : 4 ; la tige : 0,8 ; L lest : ; 4,3 ; la : 2 ; L ba : 1,2 ; E : 0,4 ; la ba : 0,4.
Description : exemplaire à tête convexe, de section lenticulaire, aux tranchants prolongés par des barbelures orientées vers l’intérieur. Elle est montée sur une tige de section carrée. Le système d’emmanchement est dissimulé sous une chape de plomb convexe, trapue, de section circulaire (fig. 15).
Lieu de conservation : indéterminé.
Bibliographie : Hoffiller 1912, Abb. 16 ; Radman-Livaja 2004, Tabl. 34 ; Bishop, Coulston 2006, p. 201, fig. 127,14 ; Glad 2015, p. 178.
85. Inconnu
Contexte : indéterminé
Matériaux : fer ; plomb
Lt : 18,7 ; L tige : 9,5 ; la lest : 1,6 ; L : 3,2 ; la tige : 0,5 ; L lest : 5,9 ; la : 1,7 ; L ba : 0,9 ; la ba : 0,25.
Description : exemplaire à tête convexe, aux tranchants prolongés par des barbelures orientées vers l’intérieur. Elle est montée sur une tige de section circulaire. Le système d’emmanchement est dissimulé sous une chape de plomb convexe, longiligne, de section circulaire (fig. 15).
Lieu de conservation : Musée d’Art Classique, Mougins : inv. n° MMoCA518.
Bibliographie : https://www.romavictrix.com/summa-divisio/armamentarium/pila-hastae-et-sagittae/plumbatae-ii-v-secolo-d-c.html [Consulté le 26/02/2020].
86. Augst (?) (Bâle-Campagne, Suisse)
Contexte : indéterminé
Datation : Antiquité tardive
Matériaux : fer ; plomb
Lt : 12,8 ; L tige : 6,2 ; la lest : 1,9 ; L : 2,8 ; la tige : 0,8 ; L lest : 4,4 ; la : 1,4 ; L ba : 0,6 ; la ba : 0,2 ; P : 91
Description : exemplaire à tête convexe, à l’empennage prolongé par des barbelures orientées vers l’extérieur (dont une seule est conservée). Elle est montée sur une tige de section circulaire. Le système d’emmanchement est dissimulé sous une chape de plomb convexe, trapu, de section circulaire (fig. 15).
Lieu de conservation : Musée d’Augusta Raurica (?)
Bibliographie : Degen 1992, p. 143, Abb. 4, 7.
Type 5
87. Enns (Linz-Land, Autriche)
Contexte : fortification (camp légionnaire)
Datation : ive-ve siècle après J.-C.
Matériaux : fer ; plomb
Description : exemplaire à tête convexe trifoliée, à l’empennage prolongé par des barbelures droites (dont deux sont disparues). Le système d’emmanchement est dissimulé sous une chape de plomb convexe, longiligne, de section circulaire.
Lieu de conservation : Museum Lauriacum ; inv. n° indéterminé
88. Dubravica (Braničevo, Serbie)
Contexte : fort auxiliaire
Datation : seconde moitié du iiie-ve siècle après J.-C.
Matériaux : fer ; plomb
Lt : 14,3 ; L tige : 6,7 ; la lest : 1,8 ; L : 2,88 ; la tige : 0,7 ; L lest : 4,64 ; E : 0,64
Description : exemplaire à tête « en goutte », trifoliée, sans barbelures. Elle est montée sur une tige carrée. Le système d’emmanchement est dissimulé sous une chape de plomb concave, oblong, de section circulaire (fig. 10).
Lieu de conservation : National Museum Požarevac ; inv. n° 02/1235.
Bibliographie : Vujović 2009, p. 208, fig. 2, 9 ; Glad 2015, p. 179, fig. 32.
89. Baracs (Fejér, Hongrie)
Contexte : fort auxiliaire
Datation : Antiquité tardive
Matériaux : fer ; plomb
Lt : 13,7 ; L tige : 6,6 ; la lest : 1,7 ; L : 2,48 ; la tige : 0,7 ; L lest : 4,6 ; P : 70.
Description : exemplaire à tête convexe trifoliée, à l’empennage prolongé par des barbelures droites (dont une est manquante). Le système d’emmanchement est dissimulé sous une chape de plomb convexe, longiligne, de section circulaire (fig. 10).
Lieu de conservation : Intercisa Museum ; inv. n° indéterminé.
Bibliographie : Keszi 2018, p. 24, fig. 5, 6.
Type 6a
90. Pitsunda (Abkhazie, Géorgie)
Contexte : fort
Datation : Antiquité tardive
Matériaux : fer ; plomb
Lt : 10 ; L tige : 3 ; la lest : 2 ; L : 2,43 ; la tige : 0,5 ; L lest : 4.
Description : exemplaire à tête « en goutte », de section lenticulaire, dépourvue de barbelures. Le système d’emmanchement est dissimulé sous une chape de plomb convexe, trapu, de section circulaire (fig. 15).
Lieu de conservation : Musée de Pitsunda ; inv. n° indéterminé.
Bibliographie : Bennett 1991, p. 59-63, Fig. 1, 1 ; Glad 2015, p. 178.
91. Aquilée (Udine, Italie)
Contexte : fort auxiliaire
Datation : ive-ve siècle après J.-C.
Matériaux : fer ; plomb
Description : exemplaire à tête « en goutte », dépourvu de barbelures. Le système d’emmanchement est dissimulé sous une chape de plomb convexe, longiligne, de section circulaire (fig. 15).
Lieu de conservation : Museo Archeologico Nazional Aquileia ; inv. n° indéterminé.
Bibliographie : Feugère 2013, p. 322, Tavant 1.
92. Hrušica (Carniole, Slovénie)
Contexte : occupation de hauteur
Datation : seconde moitié du ive siècle après J.-C.
Matériaux : fer ; plomb
Lt : 10,9 ; L tige : 7,6 ; la lest : 2 ; L : 3,4 ; la tige : 0,8 ; L lest : 3,6.
Description : exemplaire à tête convexe dépourvue de barbelures. Elle est montée sur une tige de section circulaire prolongée par une douille. Une chape de plomb incomplète enserre la tige à son extrémité supérieure, quelques centimètres sous la tête.
Lieu de conservation : Narodni Muzej Slovenije (?).
Bibliographie : Völling 1991, p. 291 ; Degen 1992, p. 143, Abb. 4, 8 ; Pflaum 2005, p. 297 ; Glad 015, p. 178
93. Pitsunda (Abkhazie, Géorgie)
Contexte : fortification
Datation : Antiquité tardive
Matériaux : fer ; plomb
Lt : 11,8 ; L tige : 5,27 ; la lest : 2,3 ; L : 2,3 ; la tige : 0,6 ; L lest : 4,2
Description : exemplaire à tête « en goutte », de section lenticulaire, sans barbelures. Le système d’emmanchement est dissimulé sous une chape de plomb convexe, trapu, de section circulaire (fig. 15).
Lieu de conservation : Musée de Pitsunda ; inv. n° indéterminé
Bibliographie : Bennett 1991, p. 59‑63, Fig. 1, 3 ; Buora 1997, p. 143 ; Glad 2015, p. 178
94. Pitsunda (Abkhazie, Géorgie)
Contexte : fortification
Datation : Antiquité tardive
Matériaux : fer ; plomb
Lt : 10 ; L tige : 3,3 ; la lest : 1,9 ; L : 2,38 ; la tige : 0,5 ; L lest : 4,4
Description : exemplaire à tête « en goutte », de section lenticulaire, sans barbelures. Le système d’emmanchement est dissimulé sous une chape de plomb convexe, trapu, de section circulaire (fig. 15).
Lieu de conservation : Musée de Pitsunda ; inv. n° indéterminé
Bibliographie : Bennett 1991, p. 59‑63, Fig. 1-2 ; Buora 1997, p. 147 ; Glad 2015, p. 178
95. Hrušica (Carniole, Slovénie)
Contexte : occupation de hauteur
Datation : seconde moitié du ive siècle après J.-C.
Matériaux : fer ; plomb
Lt : 13,6 ; la lest : 3,6 ; L : 5,6 ; la tige : 1,2 ; L lest : 6,8 ; E : 1,8
Description : exemplaire à tête carrée, sans barbelures, montée sur une courte tige circulaire enserrée par une chape de plomb convexe, trapue, de section circulaire (fig. 15).
Lieu de conservation : Narodni Muzej Slovenije (?)
Bibliographie : Ciglenečki 1994, Taf. 1, 20 ; Pflaum 2005, p. 297 ; Glad 2015, p. 178
Type 6b
97. Olympie (Élide, Péloponnèse, Grèce)
Contexte : religieux
Emplacement de l’arme : sanctuaire de Zeus
Datation : fin du vie-début du viie siècle après J.-C.
Matériaux : fer ; plomb
Lt : 25,5 ; L tige : 13 ; la lest : 3,4 ; L : 4,4 ; L lest : 4 ; E : 1,2 ; P : 350
Description : exemplaire à tête « en goutte », de section carrée montée sur une tige de section carrée prolongée par une douille de section circulaire, fermée. Une chape de plomb enroulée, massive et trapue, enserre la tige vers son extrémité inférieure, au-dessus du système d’emmanchement (fig. 13).
Lieu de conservation : Musée d’Olympie ; inv. n° E83
Bibliographie : Völling 1991, p. 287, 289, Abb. 1a et b ; Glad 2015, p. 181,fig. 32
Indéterminé
98. Le Clos du Château, Mandeure (Doubs, France)
Contexte : fortification
Datation : fin du iiie-ive siècle apr. J.-C.
Matériaux : plomb
la lest : 2 ; L lest : 6
Description : chape de plomb longiligne aux contours concaves, de section circulaire. Elle semble avoir été enroulée. Les parties ferreuses ont disparu.
Lieu de conservation : indéterminé
Bibliographie : Barral et al. 2007, p. 419, fig. 35, 2
99 . Pfyn (Thurgovie, Suisse)
Contexte : fortification
Datation : ive-ve siècle après J.-C.
Matériaux : plomb
Lt : 3,1 ; P : 25.
Description : chape de plomb formée d’une tôle épaisse enroulée en un bec elliptique et pointu avec des bords amincis et superposés.
Lieu de conservation : Transitorisches Museum (?)
Bibliographie : Brem et al. 2008, p. 128, 255, Abb. 158, Taf. 39, 2457
101. Pfyn (Thurgovie, Suisse)
Contexte : fortification
Datation : ive-ve siècle après J.-C.
Matériaux : plomb
Lt : 1,1 ; la lest : 1,6 ; E : 0,5 ; P : 9
Description : chape de plomb partiellement conservée, enroulée en un bec.
Lieu de conservation : Transitorisches Museum (?)
Bibliographie : Brem et al. 2008, p. 79, 255, Taf. 39, 2458
102. Pfyn (Thurgovie, Suisse)
Contexte : fortification
Datation : ive-ve siècle après J.-C.
Matériaux : plomb
Lt : 2,5 ; la lest : 1,9 ; P : 36
Description : chape de plomb partiellement conservée, pliée en un tube court et épais et pliée ensemble. Les bords sont contigus, l’extrémité est complète.
Lieu de conservation : Transitorisches Museum (?)
Bibliographie : Brem et al. 2008, p. 79, 255, Taf. 39, 2458
103. Wroxeter (Shropshire, Angleterre)
Contexte : fortification (camp légionnaire)
Emplacement de l’arme : dans les bains de la basilique, dans la couche I/II située sous le sol végétal.
Datation : ive-ve siècle après J.-C.
Matériaux : fer ; plomb
Description : exemplaire à tête concave, aux tranchants prolongés par des barbelures orientées vers l’extérieur (dont une seule est conservée). Le système d’emmanchement est dissimulé sous unechape de plomb biconcave, trapu, de section circulaire.
Lieu de conservation : Museum at Wroxeter ; inv. n° indéterminé
Bibliographie : Glad 2015, p. 178
104. Doncaster (Yorkshire du Sud, Angleterre)
Contexte : fort auxiliaire
Datation : 388/392 après J.-C.
Matériaux : fer ; plomb (?)
Lt : 9,8
Lieu de conservation : indéterminé
Bibliographie : Völling 1991, p. 295 ; Glad 2015, p. 178
105. Kenchester (Midlands de l’Ouest, Angleterre)
Contexte : fort auxiliaire
Datation : Antiquité tardive
Matériaux : fer ; plomb (?)
Lt : 13,5
Lieu de conservation : indéterminé
Bibliographie : Völling 1991, p. 295 ; Glad 2015, p. 178
106. Kenchester (Midlands de l’Ouest, Angleterre)
Contexte : fort auxiliaire
Datation : Antiquité tardive
Matériaux : fer ; plomb (?)
Lt : 15,2
Lieu de conservation : indéterminé
Bibliographie : Völling 1991, p. 295
107. Richborough (Kent, Angleterre)
Contexte : fortification (camp légionnaire)
Datation : Antiquité tardive
Matériaux : fer ; plomb (?)
Lt : 13,5
Lieu de conservation : indéterminé.
Bibliographie : Völling 1991, p. 295 ; Glad 2015, p. 178
108. Richborough (Kent, Angleterre)
Contexte : fortification (camp légionnaire)
Datation : Antiquité tardive
Matériaux : fer ; plomb (?)
Lt : 14,7
Lieu de conservation : indéterminé
Bibliographie : Völling 1991, p. 295 ; Glad 2015, p. 178
112. Kula (Vidin, Bulgarie)
Contexte : fort auxiliaire
Emplacement de l’arme : Carré 34
Datation : 370/380-408 après J.-C.
Matériaux : fer, plomb
Lt : 13
Lieu de conservation : indéterminé
Bibliographie : Glad 2015, p. 181
113. Fenékpuszta (Hongrie)
Contexte : fortification (camp légionnaire)
Datation : ive-ve siècle après J.-C.
Matériaux : fer, plomb
Lt : 17
Lieu de conservation : indéterminé.
Bibliographie : Kazanski 1988, p. 80, Fig. 1-5 ; Völling 1991, p. 295
114. Dunapentele (Fejér, Hongrie)
Contexte : fortification
Datation : Antiquité tardive
Matériaux : fer ; plomb ?
Lieu de conservation : Museum d’Intercisa ; inv. n° indéterminé
Bibliographie : Glad 2015, p. 178
115. Celei (Olt, Roumanie)
Contexte : fortification (camp légionnaire)
Emplacement de l’arme : sondage 1/94, carré 21
Datation : 310-350 après J.-C.
Matériaux : fer ; plomb
Lt : 9 ; L tige : 3,2 ; la lest : 2 ; la tige : 1 ; L lest : 5,67
Description : seules la chape de plomb convexe, longiligne de section circulaire, et une partie de la tige de fer circulaire ont été conservées.
Lieu de conservation : Musée d’archéologie et d’ethnographie de Corabia ; inv. n° indéterminé
Bibliographie : Glad 2015, p. 178, fig. 32
116. Celei (Olt, Roumanie)
Contexte : fortification (camp légionnaire)
Emplacement de. l’arme : découverte lors des campagnes de fouilles menées entre 1942 et 1945 dans une couche d’incendie attribuée aux invasions hunniques survenues au début du ve siècle après J.-C.
Datation : 310-350 après J.-C.
Matériaux : fer ; plomb
Lt : 12,1
Description : seule la chape de plomb convexe, longiligne de section circulaire et une partie de la tige de fer circulaire ont été conservées.
Lieu de conservation : Musée d’archéologie et d’ethnographie de Corabia ; inv. n° indéterminé
Bibliographie : Tudor 1948, p. 185, fig. 32.5 ; Glad 2015, p. 179, fig. 32
117. Cernavodă (Dobrogea, Roumanie)
Contexte : occupation urbaine, fortification
Datation : fin du iiie-début du ve siècle après J.-C.
Matériaux : fer ; plomb ?
Lieu de conservation : Musée des Antiquités Nationales de Bucarest ; inv. n° indéterminé
Bibliographie : Tudor 1948, p. 185 ; Glad 2015, p. 179
118. Murighiol (Județ, Roumanie)
Contexte : Habitat (?)
Datation : 380/390-420 après J.-C.
Matériaux : fer, plomb
Lieu de conservation : Institut de recherche Eco-Muséales de Tulcea ; inv. n° 45 108
Bibliographie : Glad 2015, p. 181
119. Rtkovo-Glamija (Serbie)
Contexte : fort auxiliaire
Datation : 380-440 après J.-C.
Lieu de conservation : indéterminé
Bibliographie : Glad 2015, p. 181
120. Ruma (Syrmie, Serbie)
Contexte : fortification
Datation : seconde moitié du iiie-ive siècle après J.-C.
Matériaux : fer ; plomb ?
Lieu de conservation : indéterminé
Bibliographie : Hoffiller 1912, p. 174 ; Glad 2015, p. 178
121. Iža-Leànyvàr (Slovaquie)
Contexte : occupation rurale
Datation : Antiquité tardive
Matériaux : fer, plomb
Lt : 16,1
Lieu de conservation : indéterminé
Bibliographie : Völling 1991, p. 295 ; Glad 2015, p. 178
123. Aquilée (Udine, Italie)
Contexte : fort auxiliaire
Datation : ive-ve siècle après J.-C.
Matériaux : fer ; plomb
Description : seule la chape de plomb convexe, trapu, de section circulaire et la tige ferreuse de section circulaire sont conservés.
Lieu de conservation : Museo Archeologico Nazional Aquileia ; inv. n° indéterminé
Bibliographie : Buora 2016, p. 33, fig. 8, a
124. Aquilée (Udine, Italie)
Contexte : fort auxiliaire
Datation : ive-ve siècle après J.-C.
Matériaux : fer ; plomb
Description : seule la chape de plomb convexe, trapu, de section circulaire et la tige ferreuse de section circulaire sont conservées.
Lieu de conservation : Museo Archeologico Nazional Aquileia ; inv. n° 151 367
Bibliographie : Buora 2016, p. 33, fig. 8, b
125. Sisak (Sisak-Moslavina, Croatie)
Contexte : milieu aquatique
Emplacement de l’arme : dans le lit de la rivière Kupa, à proximité du camp légionnaire
Datation : ive-ve siècle après J.-C.
Matériaux : fer ; plomb
Lt : 13 ; la lest : 1,37 ; la tige : 0,3 ; L lest : 4,2
Description : seules une chape de plomb convexe, longiligne, de section carrée et la tige de fer sont conservées. Celle-ci, de section carrée se termine par une douille fendue, de section circulaire. La chape de plomb enserre la tige à son extrémité supérieure, à la jonction de la douille.
Lieu de conservation : indéterminé
Bibliographie : Radman-Livaja 2004, Tabl. 8, 31
126. Sisak (Sisak-Moslavina, Croatie)
Contexte : milieu aquatique
Emplacement de l’arme : dans le lit de la rivière Kupa, à proximité du camp légionnaire
Datation : ive-ve siècle après J.-C.
Matériaux : plomb
Lt : 4 ; la lest : 1,57 ; L lest : 4
Description : chape de plomb convexe, longiligne de section circulaire.
Lieu de conservation : indéterminé
Bibliographie : Radman-Livaja 2004, Tabl. 8, 32
127. Gamzigrad (Serbie)
Contexte : palais fortifié
Emplacement de l’arme : à proximité de l’aire palatiale de Galerius. L’exemplaire provient de la tour 19, qui assurait la défense de la porte au mur ouest de la première fortification. Les exemplaires de la tour 19 ont été mis au jour dans des couches datées par la monnaie.
Datation : fin du ive siècle-début du ve siècle après J.-C.
Matériaux : plomb
Lt : 4,3 ; L tige : 1 ; la lest : 1,6
Description : chape de plomb biconvexe de section circulaire.
Lieu de conservation : National Museum Zaječar ; inv. n° C-466
Bibliographie : Vujović 2009, p. 206, fig. 1, 6
128. Gamzigrad (Serbie)
Contexte : palais fortifié
Emplacement de l’arme : à proximité de l’aire palatiale de Gallerius. L’exemplaire provient de la tour 19, qui assurait la défense de la porte au mur ouest de la première fortification. Les exemplaires de la tour 19 ont été mis au jour dans des couches datées par la monnaie.
Datation : fin du ive-début du ve siècle après J.-C.
Matériaux : plomb
Lt : 4,3
Description : chape de plomb biconvexe de section circulaire, partiellement conservée.
Lieu de conservation : National Museum Zaječar ; inv. n° C-413
Bibliographie : Vujović 2009, p. 206, fig. 1, 7
129. Žarkovci (Serbie)
Contexte : indéterminé
Datation : Antiquité tardive
Matériaux : fer
Lt : 16,2 ; L tige : 7,8 ; L : 4 ; la tige : 0,66 ; la : 2 ; la ba : 0,55
Description : exemplaire à tête concave, de section losangique, aux tranchants prolongés par des barbelures orientées vers l’intérieur (dont une seule est conservée). Elle est montée sur une tige de section carrée terminée par une douille circulaire. L’absence de chape de plomb pourrait amener à reconsidérer l’identification de l’objet comme dard plombé.
Lieu de conservation : Local Museum, Ruma ; inv. n° 711
Bibliographie : Vujović 2009, p. 208, fig. 2, 5
130. Mihajlovac (Podunavlje, Serbie)
Contexte : fort auxiliaire
Datation : troisième quart du ive-début du ve siècle après J.-C.
Matériaux : fer ; plomb
Lt : 11,5 ; L tige : 3,6 ; la lest : 2,4 ; L lest : 7,6.
Description : seules une chape de plomb convexe, longiligne et une partie de la tige de fer sont conservées.
Lieu de conservation : Djerdap Museum ; inv. n° indéterminé
Bibliographie : Vujović 2009, 208, fig. 2, 10
131. Mihajlovac (Podunavlje, Serbie)
Contexte : fort auxiliaire
Datation : troisième quart du ive-début du ve siècle après J.-C.
Matériaux : fer ; plomb
Lt : 13 ; L tige : 6,9 ; la lest : 2,31 ; la tige : 0,7 ; L lest : 4,62
Description : seule une chape de plomb convexe, longiligne et une partie de la tige de fer carrée sont conservées.
Lieu de conservation : Djerdap Museum ; inv. n° indéterminé
Bibliographie : Vujović 2009, p. 208, fig. 2, 11
132. Altkirch, Biesheim (Haut-Rhin, France)
Contexte : fortification
Emplacement de l’arme : trouvaille isolée
Datation : Antiquité tardive
Matériaux : fer ; plomb
Lt : 8,8 ; L tige : 5,7 ; la lest : 1,4 ; la tige : 0,6 ; L lest : 3,3
Description : la lame est manquante. Seules une tige de section circulaire et un lest de plomb longiligne aux contours convexes et de section circulaire sont conservés.
Lieu de conservation : Musée Archéologique de Biesheim ; inv. n° indéterminé
133. Unterfeld, Biesheim (Haut-Rhin, France)
Contexte : occupation urbaine, fortification
Emplacement de l’arme : trouvaille isolée
Datation : Antiquité tardive
Matériaux : fer ; plomb
Lt : 6,3 ; L tige : 1,2 ; la lest : 2 ; la tige : 0,6 ; L lest : 4,9 ; P : 118,85
Description : la lame est manquante. Seules une tige de section circulaire et un lest de plomb longiligne aux contours convexes et de section circulaire sont conservés.
Lieu de conservation : Musée Archéologique de Biesheim ; inv. n° indéterminé
134. Unterfeld, Biesheim (Haut-Rhin, France)
Contexte : occupation urbaine, fortification
Emplacement de l’arme : trouvaille isolée
Datation : Antiquité tardive
Matériaux : fer ; plomb
Lt : 4,4 ; L tige : 1,2 ; la lest : 1,9 ; la tige : 0,56 ; L lest : 3 ; P : 42,91
Description : la lame est manquante. Seules une tige de section circulaire et un lest de plomb longiligne aux contours convexes et de section circulaire sont conservés.
Lieu de conservation : Musée Archéologique de Biesheim ; inv. n° indéterminé
135. Unterfeld, Biesheim (Haut-Rhin, France)
Contexte : occupation urbaine, fortification
Emplacement de l’arme : trouvaille isolée
Datation : Antiquité tardive
Matériaux : fer ; plomb
Lt : 3,7 ; la lest : 1,9 ; L lest : 3,6 ; P : 50,96
Description : chape de plomb aux contours convexes.
Lieu de conservation : Musée Archéologique de Biesheim ; inv. n° indéterminé
136. Unterfeld, Biesheim (Haut-Rhin, France)
Contexte : occupation urbaine, fortification
Emplacement de l’arme : trouvaille isolée
Datation : Antiquité tardive
Matériaux : fer ; plomb
Lt : 6,8 ; L tige : 2,6 ; la lest : 2 ; L lest : 3,7 ; P : 77,65
Description : la lame est manquante. Seules une tige fortement corrodée et un lest de plomb longiligne aux contours convexes et de section circulaire sont conservés.
Lieu de conservation : Musée Archéologique de Biesheim ; inv. n° indéterminé
137. Cibilium (Géorgie)
Contexte : indéterminé
Datation : vie siècle après J.-C.
Matériaux : fer ; plomb
Description : exemplaire à tête convexe, de section losangique, aux tranchants prolongés par des barbelures orientées vers l’intérieur. Elle est montée sur une tige de section carrée. Le système d’emmanchement est dissimulé sous une chape de plomb concave, trapu, de section circulaire.
Lieu de conservation : indéterminé
Bibliographie : Kazanski 1988, p. 80, fig. 1, 1
138. Ravna/Timacum (s) Minus (Slovénie)
Contexte : fort auxiliaire
Datation : ive siècle après J.-C. (?)
Matériaux : fer ; plomb (?)
Lieu de conservation : indéterminé
Bibliographie : Glad 2015, p. 181
139. Tonovcov Grad (Slovénie)
Contexte : occupation de hauteur
Datation : ive -première moitié du ve siècle après J.-C.
Matériaux : fer ; plomb (?)
Lieu de conservation : indéterminé
Bibliographie : Glad 2015, p. 178.
140. Velike Malence (Bas Carniole, Slovénie)
Contexte : habitat rural
Emplacement de l’arme : mise au jour à proximité d’une structure excavée, sur le pavement d’une sorte de cours intérieure. Le complexe architectural a été victime et détruit lors d’un incendie en 378 après J.-C. Il n’y a aucune trace d’une activité plus tardive.
Datation : Dernier tiers du iiie-dernier tiers du ive siècle après J.-C.
Matériaux : fer ; plomb
Lieu de conservation : indéterminé
Bibliographie : Pflaum 2005, p. 297 ; Glad 2015, p. 178
141. Velike Vodenice (Bas Carniole, Slovénie)
Contexte : indéterminé
Datation : Antiquité tardive
Matériaux : fer, plomb
Lieu de conservation : indéterminé
Bibliographie : Glad 2015, p. 178
142. Vrhnika (Carniole, Slovénie)
Contexte : fortification
Datation : Antiquité tardive
Matériaux : fer, plomb
Lt : 18,6 ; L tige : 8,4 ; la lest : 2,2 ; L : 4,2 ; la tige : 0,4 ; L lest : 6,2 ; la : 1,9 ; L ba : 0,6 ; la ba : 0,3
Description : exemplaire à tête concave, aux tranchants prolongés par des barbelures orientées vers l’extérieur (dont une seule est conservée). Elle est montée sur une tige circulaire. Le système d’emmanchement est dissimulé sous une chape de plomb convexe, longiligne, de section circulaire.
Lieu de conservation : indéterminé
Bibliographie : Völling 1991, p. 295 ; Degen 1992, p. 143, Abb. 4,10 ; Pflaum 2005, p. 297 ; Glad 2015, p. 178
143. Bordjej (Serbie)
Contexte : fortification
Datation : milieu ive- ve siècle après J.-C.
Matériaux : fer, plomb
Lieu de conservation : indéterminé
Bibliographie : Vujović 2009, p. 209
144. Karataš (Serbie)
Contexte : fort auxiliaire
Datation : Antiquité tardive
Matériaux : fer, plomb
Lieu de conservation : indéterminé
Bibliographie : Vujović 2009, p. 209
145. Ilișua (Bistrița-Năsăud County, Roumanie)
Contexte : fort auxiliaire
Datation : seconde moitié du iie-début du iiie siècle après J.-C. (?)
Matériaux : fer ; plomb
Lt : 14 ; L tige : 8 ; la lest : 2,7 ; L lest : 6 ; P : 240
Lieu de conservation : indéterminé
Description : seuls une chape de plomb convexe de section circulaire, partiellement conservée, et un morceau de la tige ferreuse, fortement corrodée ont été préservés.
Bibliographie : Gaiu 2017, p. 58, 67, pl. III, 1
146. Wroxeter(Shropshire, Angleterre)
Contexte : fortification (camp légionnaire)
Emplacement de l’arme : Dans la couche I/II située entre le sol de surface et le dernier niveau d’occupation.
Datation : ive-ve siècle après J.-C.
Matériaux : fer ; plomb
Lt : 11 ; L tige : 6,2 ; la lest : 2,2 ; la tige : 0,8 ; L lest : 4,8
Description : la lame est manquante. Seules une tige de section carrée et une chape de plomb convexe, trapu de section circulaire sont conservées.
Lieu de conservation : Museum at Wroxeter ; inv. n° indéterminé
Bibliographie : Musty, Barker 1974 ; Degen 1992, p. 143, Abb. 4, 1 ; Glad 2015, p. 178
147. Gamzigrad (Serbie)
Contexte : palais fortifié
Emplacement de l’arme : à proximité de l’aire palatiale de Galerius, où ont été identifiés des restes de thermae, au sud-est de la résidence impériale. Un autre exemplaire provient de la tour 19, qui assurait la défense de la porte au mur ouest de la première fortification.
Datation : fin du ive-début du ve siècle après J.-C.
Matériaux : fer ; plomb
Lt : 7,8 ; la lest : 1,7 ; L lest : 5,1
Description : seules la chape de plomb longiligne aux contours biconcave et une partie de la tige ferreuse sont conservées.
Lieu de conservation : National Museum Zaječar ; inv. n° G1 T
Bibliographie : Vujović 2009, p. 206, fig. 1, 4
148. Gamzigrad (Serbie)
Contexte : palais fortifié
Emplacement de l’arme : trouvée en 1993 dans l’air du temple sud
Datation : Fin du ive-début du ve siècle après J.-C.
Matériaux : fer ; plomb
Lt : 9,3 ; L tige : 3,9 ; la lest : 1,8 ; la tige : 0,56 ; L lest : 5,3 ; P : 65,95
Description : seule la chape de plomb longiligne, de section circulaire, aux contours convexes et une partie de la tige ferreuse sont conservées.
Lieu de conservation : National Museum Zaječar ; inv. n° 1514
Bibliographie : Christodoulou 2001, p. 31‑33, fig.8, 9D ; Vujović 2009, p. 206, fig. 1, 3 ; Glad 2015, p. 182, fig. 32
149. Weissenberg (Saxe, Allemagne)
Contexte : fort auxiliaire
Datation : Antiquité tardive
Matériaux : fer ; plomb ?
Lieu de conservation : RömerMuseum in Weißenburg (?)
Bibliographie : Glad 2015, p. 178
150. Grünwald (Bavière, Allemagne)
Emplacement de l’arme : occupation de hauteur
Datation : Antiquité tardive
Matériaux : fer ; plomb
Lt : 6,7 ; L tige : 3,8 ; la lest : 2 ; la tige : 0,4 ; L lest : 3,6 ; P : 38,4
Description : seuls une chape de plomb convexe, trapu et de section circulaire et les restes d’une tige de fer torsadée sont conservés.
Lieu de conservation : Archäologische Staatsammlung, München ; inv. n° inconnu
Bibliographie : Völling 1991, p. 291, Abb. 3 ; Glad 2015, p. 178
151. Haltern (Rhénanie-du-Nord–Westphalie, Allemagne)
Contexte : fortification (camp légionnaire)
Datation : époque augustéenne (?)
Matériaux : fer, plomb
Lieu de conservation : indéterminé
Bibliographie : Glad 2015, p. 178
152. Burgh-Castle (Norfolk, Angleterre)
Contexte : fortification (camp légionnaire)
Emplacement de l’arme : TG/475 045
Datation : ca 274 après J.-C.
Matériaux : fer
Lt : 15,8 ; L tige : 10 ; L : 5,8 ; L ba : 1,4 ; E : 0,4 ; la ba : 0,3
Description : exemplaire à tête concave, de section lenticulaire, aux tranchants prolongés par des barbelures orientés vers l’intérieur et dont la largeur au-dessus des barbelures est presque identique à l’épaisseur de la tige. Elle est montée sur une tige de section carrée. Le système d’emmanchement, à soie (?) est dissimulé sous une chape de plomb convexe, longiligne, de section circulaire.
Lieu de conservation : indéterminé
Bibliographie : Sherlock 1978, p. 141‑143, fig. 1, a ; Völling 1991, p. 296, Cat. 1 ; Glad 2015, p. 178
153. Hrušica (Carniole, Slovénie)
Contexte : occupation de hauteur
Datation : seconde moitié du ive siècle après J.-C.
Matériaux : fer ; plomb ?
Lt : 6,3
Lieu de conservation : Narodni Muzej Slovenije (?)
Bibliographie : Völling 1991, p. 291 ; Pflaum 2005, p. 297 ; Glad 2015, p. 178
154. Šmihel (Styria, Slovénie)
Contexte : indéterminé
Datation : Antiquité tardive
Matériaux : fer ; plomb ?
Lieu de conservation : indéterminé
Bibliographie : Buora 1997, p. 143
155. Šmihel (Styria, Slovénie)
Contexte : indéterminé
Datation : Antiquité tardive
Matériaux : fer ; plomb ?
Lieu de conservation : indéterminé
Bibliographie : Buora 1997, p. 143
156. Martinj Hrib (Slovénie)
Contexte : fortification
Datation : Antiquité tardive
Matériaux : fer ; plomb ?
Lieu de conservation : indéterminé
Bibliographie : Buora 1997, p. 143
157. Celei (Olt, Roumanie)
Contexte : fortification (camp légionnaire)
Datation : seconde moitié du iiie-ve siècle après J.-C.
Matériaux : fer ; plomb ?
Lieu de conservation : indéterminé
Bibliographie : Buora 1997, p. 143
158. Celei (Olt, Roumanie)
Contexte : fortification (camp légionnaire)
Datation : seconde moitié du iiie-ve siècle après J.-C.
Lieu de conservation : indéterminé
Bibliographie : Buora 1997, p. 143
159. Rumski Petrovci (Croatie)
Contexte : indéterminé
Datation : Antiquité tardive
Lieu de conservation : indéterminé
Matériaux : fer ; plomb
160. Murighiol (Județ, Roumanie)
Contexte : fortification (camp légionnaire)
Datation : troisième tiers du iiie-ive siècle après J.-C.
Matériaux : fer ; plomb
P : 71,75
Lieu de conservation : indéterminé
Bibliographie : Glad, Nutu 2010, p. 136, fig. 2, 3 ; Glad 2015, p. 178
161. Caernarfon (Gwynedd, Angleterre)
Contexte : fortification (camp légionnaire)
Datation : ive siècle après J.-C. (?)
Matériaux : fer ; plomb
Lt : 12 ; P : 74.2
Description : exemplaire à tête concave, à l’empennage prolongé par des barbelures droites. Elle est montée sur une tige de section carrée. Le système d’emmanchement est dissimulé sous une chape de plomb convexe, trapue, de section circulaire.
Lieu de conservation : National Museum Wales ; inv. n° 82.22H/3.1
Bibliographie : Marchant 1990, p. 3, pl. 1, 2 ; Glad 2015, p. 178
162. Caernarfon (Gwynedd, Angleterre)
Contexte : fortification (camp légionnaire)
Datation : Antiquité tardive
Matériaux : fer ; plomb
Lieu de conservation : National Museum Wales ; inv. n° inconnu
Bibliographie : Glad 2015, p. 178
163. Rtkovo-Glamija
Contexte : fort auxiliaire
Datation : fin du ive-première moitié du ve siècle après J.-C.
Matériaux : fer ; plomb ?
Lieu de conservation : indéterminé
Bibliographie : Glad 2015, p. 181
Figures
Figure 8 : exemples de plumbatae de type 1A.
Crédits/source : DAO P. Bombled ; 1. d’après Völling 1991 ; 2. d’après Forret 1927 ; 5. d’après Brulet 2012 ; 7. d’après Deschler-Erb 2010 ; 11. d’après Glad 2015 ; 12. d’après Glad 2015 ; 14. d’après Degen 1992.
Figure 9 : exemples de plumbatae de type 1A.
Crédits/source : DAO P. Bombled ; 17. d’après Vujović 2009 ; 20. d’après Kasprzyk 2005 ; 21. d’après Kazansky 1988 ; 24. d’après Degen 1992 ; 26. d’après Vujović 2009 ; 27. d’après Vujović 2009.
Figure 10 : exemples de plumbatae de type 1B (n° 30), 2A (n°31-34), 5 (n° 88-89).
Crédits/source : DAO P. Bombled ; 30. d’après Vujović 2009 ; 32. d’après Ciglenečki 2015.
Figure 11 : exemples de plumbatae de type 2B.
Crédits/source : DAO P. Bombled ; 42. d’après Bishop, Coulston 2006 ; 43. d’après Völling 1991 ; 44. d’après Degen 1992 ; 45. d’après Degen 1992 ; 46. d’après Vujović 2009 ; 47. d’après Vujović 2009.
Figure 12 : exemples de plumbatae de type 2B.
Crédits/source : DAO P. Bombled ; 55. d’après Vujović 2009 ; 57. d’après Kazansky 1988 ; 63. d’après Vujović 2009 ; 65. d’après Ciglenečki 2015 ; 66. Pflaum 2005 ; 67. Pflaum 2005.
Figure 13 : exemples de plumbatae de type 2C (n° 69), 3B (n° 76-77) et 6B (n° 97).
Crédits/source : DAO P. Bombled ; 69. d’après Hoffiller 1912 ; 97. d’après Völling 1991.
Figure 14 : exemples de plumbatae de type 3A.
En gris, les parties conservées en plomb ; en blanc, les parties conservées en fer. Les illustrations sont à l’échelle 1/3. Les exemplaires n° 71, 75 sont sans échelle.
Crédits/source : DAO P. Bombled ; 70. d’après, Unz, Deschler 1976 ; 72. d’après Vujović 2009 ; 73. d’après Guštin 1979 ; 74. d’après Vujović 2009.
Figure 15 : exemples de plumbatae de type 4 (n° 78-86) et 6A (n° 90-95).
Crédits/source : DAO P. Bombled ; 78. d’après Kasprzyk 2005 ; 80. d’après Glad 2015 ; 82. d’après Vujović 2009 ; 83. d’après Vujović 2009 ; 84. d’après Hoffiller 1912 ; 86. d‘après Degen 1992 ; 90. d’après Bennet 1991 ; 93. d’après Bennet 1991 ; 94. d’après Bennet 1991 ; 95. d’après Ciglenečki 1994.















